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mardi 10 octobre 2017

Les preuves du complot contre Gbagbo (L'article de Fanny Pigeaud sur Mediapart lance un scandale international)

Par Julie Amadis
#IpEaVaEaFaF
Le 10/10/2017
"En novembre, Ouattara se pose visiblement des questions sur la suite : un membre du bureau du procureur informe ses collègues qu’il a reçu un appel de sa part. Le président ivoirien veut rencontrer Ocampo pour une mise à jour et « savoir quels messages il peut délivrer aux diplomates qu’il va rencontrer à Bruxelles » à la fin du mois. « Il a besoin des conseils du procureur », insiste l’employé de la Cour."  Médiapart














Médiapart vient de se réveiller de son long sommeil.
L'omerta sur la Franceàfric s'est partiellement arrêté depuis qu'ils ont embauché, Fanny Pigeaud, la journaliste qui avait dénoncé les salaires à 50 euros par mois de Bolloré au Cameroun (Les Camerounais exploités des palmeraies de Bolloré).
L'avocat de Médiapart, le Franceàfric, Jean-Pierre Mignard était aussi l'avocat des deux chefs terroristes Guillaume Soro et Alassane Ouattara..... et l'avocat de François Hollande.... et.... il est aussi un des principaux soutien de ..... Macron !!

Alors pendant 6 ans, Médiapart n'a pas fait le moindre début d'effort pour dénoncer le coup d’État organisé par la France en CIV.
Y compris en censurant régulièrement ceux qui, régulièrement, tentaient de faire connaitre la vérité, que ce soit en commentaire ou, comme mon camarade Yanick Toutain sur leur blog Médiapart.

jeudi 19 décembre 2013


Franceàfric-Mediapart censure en faveur de Bourry-Taubira

vendredi 7 mars 2014


Faux en écritures: Mediapart censure les preuves : NON Julie Amadis n'est pas administratrice du blog RevActu

La censeur de Médiapart - Géraldine Delacroix - travaille pour la Franceàfric et le régime Ouattara. Elle censure à tout va pour protéger les voyous putschistes qui ont attaqué la RTI le 16 décembre 2010  à coup de Kalachnikov et de lance-roquettes.
Elle aura des comptes à rendre à NOS JDR, à NOS JUGES DELEGUES REVOCABLES.

Mais elle vient de franchir un Rubicon : Là elle EFFACE DES PREUVES.

Les preuve que la LIQUIDATION DEMANDEE par le BARBOUZE ONUCI Bourry est IMPOSSIBLE et BASEE SUR DES FAUX EN ECRITURES.
Julie Amadis ne peut MEME PAS CORRIGER les fautes d'orthographe des textes signés Yanick Toutain. Elle ne peut accéder qu'aux articles qu'elle a rédigé elle-même et signé de son NOM.
La réclamation des JUGES VOYOUS qu'elle EFFACE l'article du 2/1/2011 est donc une EXIGENCE QU'ELLE AILLE FAIRE INTRUSION INFORMATIQUE CONTRE LES ORDINATEURS DE GOOGLE !
Ils réclament d'elle une action qui est PUNIE PAR LA LOI.
C'est cela, ce sont les preuves de cela que vient d'effacer Géraldine Delacroix

Mais de l'eau a coulé sous les ponts, les rapports de force ont changé.
Médiapart ne veut plus passer pour un média Franceàfric et donc.... ils commencent le travail que tout journaliste honnête aurait dû faire depuis 6 ans !
Certes sans incriminer directement les terroristes du 16 décembre 2010 ou sans enquêter sur le harcèlement politique dont je suis victime depuis novembre 2010 par les réseaux français de soutien au terrorisme. Ni sur ma condamnation à payer 35000€ ni sur ma révocation de la Fonction Publique française pour atteinte à la république !

Mais, mieux vaut tard que jamais, et mieux vaut un peu que rien !!!
Le consortium EIC a donc fait une enquête sur la CPI grâce à la fuite de documents confidentielles. 6 mois de travail et les révélations ont été publiées à partir de vendredi 6 octobre.

C'est ce jour-là que Médiapart a révélé que la France de Sarkozy et Juppé complotait activement avec la CPI pour destituer Gbagbo au profit de Ouattara, un bon pantin Franceàfric.

On savait déjà que, dés décembre 2010, par les menaces de Ocampo, la CPI jouait un grand rôle d'auxiliaires des terroristes dans ce coup d'état Franceàfric. Elle agissait pour discréditer un président élu et apprécié de son peuple en le poursuivant pour des crimes imaginaires.

40000 mails de la CPI révèlent ce complot.

Quand on veut tuer son chien on dit qu'il a la rage.
C'est la stratégie qu'ont adopté ces cyniques que sont l’Élysée (Sarkozy et Juppé) la CPI et l'ONU pour favoriser les intérêts esclavagistes de Bolloré (qui a pu avoir la totalité du port d'Abidjan suite à la mise au pouvoir de Ouattara) et les entreprises AXA, BNP (également poursuivi depuis une semaine pour complicité de crime contre l'humanité pour leur participation au génocide rwandais), Total (participant également à l'invasion du Mali par les jihadistes), Airbus, Vinci, Orange...

POUR LÉGITIMER LE COUP D' ÉTAT L' ÉLYSÉE L'ONU ET LA CPI AVAIENT PLANIFIE L'ORGANISATION DE LA POURSUITE DE GBAGBO A LA CPI

Nous apprenons dans Médiapart que le complot a commencé avant même le coup d'état pour virer Gbagbo.
"Mais selon les documents obtenus par Mediapart et analysés avec l’EIC, la Cour a surtout été utilisée, si ce n’est manipulée, pour peser dans le départ espéré de Gbagbo : soit il accepte de quitter le pouvoir, soit il prend le risque de passer ses vieux jours à La Haye. Dans un premier temps, la CPI est donc agitée comme une menace puis, au mépris manifeste des règles de procédure, manœuvrée comme la meilleure façon d’éloigner Laurent Gbagbo de la scène politique. " Médiapart
Le Procureur Ocampo dont on apprend qu'il détenait des sociétés offshores dans les pires paradis fiscaux, complotait avec Sarkozy et Juppé et l'ONU.

"Pendant que Gbagbo croupit à Korhogo, les discussions continuent entre les Français, le bureau du procureur de la CPI et Ouattara. L’affaire est même évoquée lors d’une rencontre entre le ministre français des affaires étrangères, Alain Juppé, et le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, en marge d’une réunion du G8.
Selon le compte-rendu de leur discussion rédigé par la partie française, Ban Ki-moon, consulté par Ouattara « sur le traitement à réserver à Gbagbo », et Juppé « ont convenu que le transfert à La Haye offrait les meilleures garanties de sécurité ». Un mois plus tard, fin juin, Ocampo fait finalement une demande « aux fins d’ouvrir une enquête de sa propre initiative en Côte d’Ivoire ».Médiapart

SECOND OBJECTIF : CRIMINALISER GBAGBO POUR PERMETTRE A OUATTARA LE GARANT
DES SALAIRES ESCLAVAGISTES BOLLORE
DE GOUVERNER


La contestation est énorme en Côte d'Ivoire. Le Conseil Constitutionnel a déclaré que Gbagbo était bien le Président élu. Pour les ivoiriens Gbagbo est leur Président et Ouattara un imposteur à la solde des impérialistes.
Il est donc quasi impossible de gouverner dans de telles conditions. Ouattara n'avait aucune légitimité et il le savait.
Les forces occidentales étaient toujours présentes pour permettre à leur valet de gouverner. Il est question de garantir les énormes bénéfices des entreprises françaises.
Ouattara contacte directement la CPI.
"En novembre, Ouattara se pose visiblement des questions sur la suite : un membre du bureau du procureur informe ses collègues qu’il a reçu un appel de sa part. Le président ivoirien veut rencontrer Ocampo pour une mise à jour et « savoir quels messages il peut délivrer aux diplomates qu’il va rencontrer à Bruxelles » à la fin du mois. « Il a besoin des conseils du procureur », insiste l’employé de la Cour."  Médiapart
Gbagbo est donc accusé des crimes qu'ont commis ses accusateurs.
L’Élysée a utilisé les gangsters terroristes du pays dont Soro (numéro 2 de Côte d'Ivoire) était le chef pour faire le coup d'Etat. Ce sont ces terroristes qui ont été mis au pouvoir.
"Le 26 novembre, tout s’accélère. Ocampo rencontre Ouattara à Paris, puis le diplomate Stéphane Gompertz (qui n’a pas donné suite à nos sollicitations). Trois jours plus tard, Gbagbo est transféré vers les Pays-Bas.
La suite, on la connaît : en 2013, les juges demandent au procureur de revoir son dossier, trop faible pour un procès, mais Gbagbo n’est pas pour autant libéré. Il est inculpé l’année suivante, pour crimes contre l’humanité. Il est accusé d’avoir conçu avec son entourage un « plan commun » pour garder le pouvoir et d’être responsable de la mort d’au moins 167 personnes. L’ancien chef d’État subit son procès à La Haye depuis janvier 2016, au côté de son co-accusé, Charles Blé Goudé." Médiapart
La CPI accuse Gbagbo d'avoir comploté pour avoir gardé le pouvoir "l est accusé d’avoir conçu avec son entourage un « plan commun » pour garder le pouvoir et d’être responsable de la mort d’au moins 167 personnes." ! Alors que c'est Gbagbo qui a gagné l'élection et que ce sont l'Elysée l'ONU + la CPI qui ont comploté avant même l'élection pour organiser le coup d'Etat et mettre leurs valets terroristes au pouvoir Ouattara, Soro, IB !!!

Bensouda  était adjointe de Ocampo à l'époque, elle est maintenant Procureur. Ce sont les mêmes gangsters à la CPI.
Nous apprenons aussi que Ocampo a des sociétés offshores et de l'argent dans les paradis fiscaux.
On se demande donc combien il a touché par l’Élysée et par les entrepreneurs esclavagistes comme Bolloré pour comploter contre Gbagbo.



OCAMPO BENSOUDA ET LES JUGES DE LA CPI SERONT JUGES AU NUREMBERG DE L AFRIQUE
AINSI QUE SARKOZY ET JUPPE

La CPI doit être dissoute. Ce n'est pas un tribunal international mais un organisme au service des patrons esclavagistes.
Nous en avons maintenant la preuve formelle.
Cette Cour Pénale Internationale complotait au service du coup d'Etat Franceàfric mettant les terroristes Ouattara, Soro au pouvoir.

Tous ces corrompus seront jugés au Nuremberg de l'Afrique par des Africains délégués révocables justice.


édité par Yanick Toutain
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COMPLEMENT


LA FRANCE CONTRE LAURENT GBAGBO : 40.000 MAILS DE LA CPI REVÈLENT LE COMPLOT
Pavé dans la mare ! Coup de tonnerre ! Éclair dans le ciel aseptisé de la CPI. Voilà comment l'on peut qualifier les dernières révélations de MEDIAPART sur le Procès de Laurent Gbagbo à la cour pénale internationale.
Après des mois de détention, lorsqu'il prend pour la 1ère fois la parole lors de l'audience de confirmation des charges Laurent Gbagbo aura cette phrase forte : « C'est l'armée Française qui a fait le job ». Mediapart achève de donner raison à l'Homme politique.
Cette fois-ci l'enquête associe plusieurs journalistes qu'ils soient européens ou africains. Les médias qu'ils représentent sont parmi les plus puissants du Monde. Ainsi ce travail d'investigation en équipe est basé sur Plus de 40 000 documents confidentiels – câbles diplomatiques, éléments bancaires, correspondances diverses, etc. – obtenus par Mediapart
« Le 11 avril 2011, à Abidjan (Côte d’Ivoire), une trentaine de chars français se positionne devant les ruines fumantes de la résidence officielle du chef de l’État, bombardée par des hélicoptères français. Laurent Gbagbo se trouve à l’intérieur, avec plus d’une centaine de personnes. Des combattants armés au service de son adversaire politique, Alassane Ouattara, pénètrent dans ce qui reste du bâtiment, grâce à une brèche ouverte dans le mur d’enceinte par l’un des blindés français. Gbagbo se présente à eux : il est désormais leur prisonnier. »
Ce sont donc des soldats français qui ont anéanti les défenses du palais présidentiel pour ensuite laisser passer les hommes du MPCI. Le témoignage du général Philipe Mangou à la CPI confirme cela à travers les menaces du général Palasset quant à une possible attaque du Golf Hôtel par l'armée Ivoirienne. « C'est la France que vous attaquez ».
Cette omniprésence de la France va plus loin. C'est elle qui a planifié l'envoi de Laurent Gbagbo à la CPI, en dehors de tout cadre légal, et au mépris des lois internationales.
« À Paris, la direction Afrique du ministère des affaires étrangères est en ébullition. Son responsable, Stéphane Gompertz, écrit ce même 11 avril 2011 un mail à plusieurs diplomates et officiels français, au Quai d’Orsay ou à l’Élysée – Nicolas Sarkozy, alors président, est un proche d’Alassane Ouattara. Un « collaborateur » français du procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno Ocampo, » vient de m’appeler », note Gompertz. « Le procureur souhaite que Ouattara ne relâche pas Gb [pour Gbagbo – ndlr] » et « qu’un État de la région renvoie l’affaire à la CPI au plus vite », poursuit-il, précisant : « Ocampo va essayer de joindre Ouattara ou un de ses proches. »
La détention de Laurent Gbagbo est illégale, sa présentation devant un juge à la CPI l'est tout autant.
Tous les résistants à la colonisation française, quand ils n'ont pas été tués, ont été éloignés de leur terre. Alpha Yaya, Samory Touré, Behanzin...
La déportation, est d'abord une punition, mais surtout, un moyen d'éloigner du champ d'action politique et de briser toute lutte.
C'est ce qui explique que Laurent Gbagbo se retrouve aujourd'hui à des milliers de kilomètres de la Côte d'Ivoire. Seulement, cette fois, la France a sous-traité le travail au procureur de la CPI, Moreno Ocampo par ailleurs détenteurs de plusieurs compte bancaires dans les pires paradis fiscaux du monde. La CPI a agi dans un cadre illégal, sur ordre de la France pour ôter à Laurent Gbagbo toute influence sur le jeu politique ivoirien. Cela a été planifié bien avant la crise post-électorale, bien avant que Ouattara ne soit proclamé indûment président.
S'il s'agit de justice pourquoi l'on ne s'intéresse qu'à 167 morts sur plus de 3000 ? La CPI a agi au mépris de sa propre charte en collaborant avec une partie d'un conflit, en dehors de tout cadre juridique. La justice internationale a été instrumentalisée pour permettre à Alassane Ouattara de gouverner tranquillement et vêtir un costume trop grand pour lui. La CPI est le joker juridique des puissants. On a mis Laurent Gbagbo au cachot, ensuite seulement on a cherché des morts à lui coller sur le dos. C'est ce que nous révèle MEDIAPART.
Centre Imhotep

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MEDIAPART / PROCÈS GBAGBO : LES PREUVES D’UN MONTAGE (2)
Un document confidentiel de la diplomatie française révèle que la Cour pénale internationale a demandé en avril 2011 de garder prisonnier le président de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo. Seulement à cette époque, il n’existait ni mandat d’arrêt ni saisine de la CPI. Révélations sur une opération aux airs de Françafrique.
Le clan Ouattara épargné par la CPI
Dès le départ, la CPI est considérée comme l’un des outils pour sortir de la crise. Mais selon les documents obtenus par Mediapart et analysés avec l’EIC, la Cour a surtout été utilisée, si ce n’est manipulée, pour peser dans le départ espéré de Gbagbo : soit il accepte de quitter le pouvoir, soit il prend le risque de passer ses vieux jours à La Haye. Dans un premier temps, la CPI est donc agitée comme une menace puis, au mépris manifeste des règles de procédure, manœuvrée comme la meilleure façon d’éloigner Laurent Gbagbo de la scène politique.
Selon le Statut de Rome, traité fondateur de la Cour, cette dernière peut être saisie de trois manières : soit par un État membre, soit par le Conseil de sécurité des Nations unies, soit par elle-même sur l’initiative du bureau du procureur si les crimes ont été commis sur le territoire d’un État membre, ou d’un État qui a accepté sa compétence.
Mais il y a un obstacle : fin 2010, la Côte d’Ivoire n’a pas ratifié le Statut de Rome. En avril 2003, le gouvernement a certes accepté la compétence de la Cour, mais sa déclaration de « reconnaissance » pose potentiellement un problème d’interprétation concernant sa portée dans le temps. Pendant toute la durée de la crise ivoirienne, devenue guerre en mars 2011, le bureau du procureur et les Français, qui ont poussé Ocampo à s’investir sur ce dossier, chercheront donc un moyen de résoudre cette difficulté. Sans résultat, cependant : quand arrive le mois d’avril 2011, personne, à La Haye comme à Paris, n’a trouvé le moyen de faire intervenir légalement la CPI en Côte d’Ivoire.
En ce jour fatidique du 11 avril 2011, le procureur n’a donc aucune base légale pour demander à Ouattara de ne pas relâcher Gbagbo. Celui-ci sera malgré tout gardé prisonnier et envoyé, deux jours plus tard, à Korhogo, dans le nord de la Côte d’Ivoire. Dans la nuit précédente, le procureur a reçu un message de la diplomate française Le Fraper : « As-tu parlé avec Ouattara ? »
À Korhogo, Gbagbo sera enfermé 24 heures sur 24, sans voir la lumière du jour, dans une petite maison privée. Son geôlier est un chef de guerre des Forces Nouvelles, Martin Kouakou Fofié, soumis depuis 2006 aux sanctions des Nations unies, pour des crimes graves, dont des exécutions extrajudiciaires.
Laurent Gbagbo, alors âgé de 65 ans, sera finalement inculpé par la justice ivoirienne pour « crimes économiques » en août 2011 peu après que l’ONU, à Abidjan, a fait part publiquement de son inquiétude au sujet des conditions de sa détention.
Pendant que Gbagbo croupit à Korhogo, les discussions continuent entre les Français, le bureau du procureur de la CPI et Ouattara. L’affaire est même évoquée lors d’une rencontre entre le ministre français des affaires étrangères, Alain Juppé, et le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, en marge d’une réunion du G8.
Selon le compte-rendu de leur discussion rédigé par la partie française, Ban Ki-moon, consulté par Ouattara « sur le traitement à réserver à Gbagbo », et Juppé « ont convenu que le transfert à La Haye offrait les meilleures garanties de sécurité ». Un mois plus tard, fin juin, Ocampo fait finalement une demande « aux fins d’ouvrir une enquête de sa propre initiative en Côte d’Ivoire ».
En octobre 2011, les juges de la CPI font droit à la requête du procureur. Avant même cette décision, le bureau du procureur, les autorités ivoiriennes et les Français, ainsi que l’ONU, ont commencé à préparer le transfèrement de Gbagbo vers La Haye. Plusieurs réunions ont lieu à Abidjan, Paris et La Haye.
En novembre, Ouattara se pose visiblement des questions sur la suite : un membre du bureau du procureur informe ses collègues qu’il a reçu un appel de sa part. Le président ivoirien veut rencontrer Ocampo pour une mise à jour et « savoir quels messages il peut délivrer aux diplomates qu’il va rencontrer à Bruxelles » à la fin du mois. « Il a besoin des conseils du procureur », insiste l’employé de la Cour.
Le 26 novembre, tout s’accélère. Ocampo rencontre Ouattara à Paris, puis le diplomate Stéphane Gompertz (qui n’a pas donné suite à nos sollicitations). Trois jours plus tard, Gbagbo est transféré vers les Pays-Bas.
La suite, on la connaît : en 2013, les juges demandent au procureur de revoir son dossier, trop faible pour un procès, mais Gbagbo n’est pas pour autant libéré. Il est inculpé l’année suivante, pour crimes contre l’humanité. Il est accusé d’avoir conçu avec son entourage un « plan commun » pour garder le pouvoir et d’être responsable de la mort d’au moins 167 personnes. L’ancien chef d’État subit son procès à La Haye depuis janvier 2016, au côté de son co-accusé, Charles Blé Goudé.
Quant aux crimes commis pendant la guerre par les troupes levées par Alassane Ouattara et son allié Guillaume Soro, dont le massacre de 800 civils à Duékoué (ouest du pays) en mars 2011, révélé par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), ils demeurent à ce jour impunis. La Cour n’a émis aucun mandat d’arrêt contre leurs auteurs présumés.
Fin juin 2011, lors d’une rencontre avec Fatou Bensouda, qui était alors l’adjointe de Luis Moreno Ocampo, Alassane Ouattara ira même, selon les documents des Secrets de la Cour, jusqu’à « exprimer des inquiétudes quant à la situation de son premier ministre Soro et au fait que Soro était très soucieux à cause de [l’]intervention [de la CPI] ».
Guillaume Soro, jamais inquiété, est aujourd’hui le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire.




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