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mardi 24 octobre 2017

Après les Africains, ce sont les pauvres en Europe qui sont exclus de la consommation de beurre

Par Julie Amadis
#IpEaVaEaFaF
Le 24/10/2017

"le prix d'un litre de lait frais peut représenter 30 à 50 %, voire 100 % du salaire journalier d'un ouvrier... lorsque cet emploi existe." FAO
" Il est possible de trouver certains produits importés (fromage, crème fraîche, beurre, etc.) mais à des prix très élevés 3500 Fcfa [5,33€] le petit pot de crème fraîche, ou 2500 Fcfa [3,81€] le petit paquet d’emmental, ou 1500 Fcfa [2,3€] la plaquette de beurre."Expat.com

"Le faible niveau de consommation de lait et produits laitiers en Afrique trouve son origine essentielle dans la faiblesse des revenus des populations tant en zone rurale, que dans les villes. Sans une amélioration des conditions de vie en Afrique subsaharienne, la consommation de lait et produits laitiers ne progressera pas et le mil, les haricots, le maïs, le manioc ou le riz demeureront la base de l'alimentation pour la plus grande partie des Africains. Les compressions de salaire engendrées par l'application des PAS, la dévaluation du FCFA et les crises socio-politiques qui secouent de nombreux pays du continent ont déjà pour conséquence une baisse de la consommation en général, affectant le lait et les produits laitiers en particulier."
FAO
Le sort des pauvres d'Europe rejoint petit à petit
celui des pauvres du Tiers-Monde
et en particulier de l'Afrique,
continent le plus pauvre de la planète.(en conclusion)

PAUVRES  D'EUROPE ET D'AFRIQUE PRIVES DE BEURRE :
L’IMPÉRIALISME GÉNÉRALISE L'ESCLAVAGE


Le beurre est un produit de base. Un produit laitier qui entre dans la composition de nombreux plats et gâteaux. Une denrée qui sert aussi de matière grasse de base pour faire chauffer la nourriture dans la poêle ou le four.
Les Européens et en particulier les Français  en consomment abondamment.
Ce n'est pas le cas des Africains, trop pauvres pour consommer ce produit périssable.

Les prix de cette denrée ont explosé cette année.

Le beurre est devenu un produit de luxe. Un produit que les pauvres de France et d'Europe ne peuvent plus se payer.

LE BEURRE : UN PRODUIT DE LUXE


On entend un peu partout en ce moment que le beurre manque dans les supermarchés en France.
Les distributeurs ne veulent pas payer le beurre aux industriels au prix du marché. En conséquence de quoi, ceux ci refusent de livrer à temps.
""Ils jouent sur les mots. Si on voulait fournir la France en beurre, on pourrait fournir" mais les distributeurs ne veulent pas payer plus cher, explique Benoît Koning, responsable lait des JA de l'Orne.

Pour les laitiers, il y a bien une diminution des stocks mais pas de réelle pénurie. "En France, on produit beaucoup, si on priorisait on aurait du beurre. On est est largement excédentaire" rappelle Benoît Koning. "Les industriels n'arrivent pas à répercuter la hausse des prix sur les distributeurs. Pour le mois de novembre, il n'y a pas de hausse des prix prévue à l'achat par l'industrie". Les grandes surfaces ne veulent pas acheter la plaquette de beurre plus cher.

Alors les affichettes expliquant que les fournisseurs ne peuvent livrer agacent les professionnels du lait pour qui les distributeurs sont en partie responsables de cette situation
." France 3 Normandie

 PRIX TRIPLE EN UN AN EN FRANCE

 Le prix du marché du beurre a triplé en un an.
"Le prix de la matière grasse a triplé.
Payé 2 500 euros la tonne en avril 2016, les cours du beurre ont atteint 7 000 euros la tonne l'été dernier.""France3 Normandie


Mais le prix en magasin n'a lui augmenté que de 12 % en France et de 50 % en Allemagne. Les supermarchés refusent de payer le beurre à son véritable prix (prix du marché) et de répercuter cette hausse sur le prix du produit. C'est pourquoi, les industriels ripostent en ne livrant pas en totalité les produits.
Beurre à 6,60€ le kilo : premier prix à Monoprix
Un Français qui achète du beurre marque Monoprix (sous marque)  paye  6,60 € le kilo soit 1,65 € pour 250 grammes.


Le beurre d'une marque connue, c'est plus cher. 8,68€ le kilo pour le beurre Président dans ce même magasin.






Acheter du beurre, une matière grasse d'origine animale, revient au même que d'acheter de la viande
hachée. Chez Picard, magasin de produits surgelé plutôt chic, le prix au kilo du steak haché est de 6,50 euros, le même prix que le beurre premier prix de Monoprix !




COMMENT UNE MATIÈRE GRASSE,
PRODUIT DE PREMIÈRE NÉCESSITÉ
DEVIENT AUSSI CHER QUE DE LA VIANDE ?


Dans le monde capitaliste, officiellement, le prix d'un produit dépend de l'offre et de la demande.
Si l'offre est faible et la demande importante, les prix flambent.
C'est ce qui se passe avec le beurre.
Les Asiatiques se mettent à consommer de plus en plus de beurre. La nouvelle classe moyenne chinoise devient friande des viennoiseries. Globalement, la consommation de beurre dans le monde augmente.
"En cause, une hausse de la demande dans les pays développés comme dans les pays en développement due à un retour en grâce de la matière grasse animale après 30 ans de dédain de la part des nutritionnistes, mais aussi un goût prononcé pour les viennoiseries françaises au beurre, notamment en Chine.
"Avec la réhabilitation des matières grasses animales, la demande pour le beurre a explosé un peu partout dans le monde", indique Gérard Calbrix, directeur des affaires économiques à l'Association de transformation laitière française (Atla)." France 3 Normandie


En plus de ce phénomène s'ajoute le coût de production qui a augmenté.
En effet, le beurre se fabrique à partir du lait.
Et le prix du lait a recommencé à augmenter après une baisse.

source : http://www.web-agri.fr/observatoire_marches/lait.html
Pourquoi le prix du lait a augmenté ?

En Europe de la fin des quotas laitiers (l'UE donnait des aides aux agriculteurs à condition qu'ils respectent des quotas de production) qui a entraîné une surproduction et donc la chute des cours.

Lire :

La crise agricole est la crise du capitalisme.


Suite à cette baisse des cours dramatiques, les éleveurs ont mis un frein à leur production, les prix ont donc augmenté.

Les prix du lait font le yoyo depuis plusieurs années. On le voit très bien sur le graphique ci-dessus.
"Or en face de cette explosion de la demande, on a une production laitière en baisse en Nouvelle-Zélande, plus gros exportateur mondial de lait, ainsi qu'en Europe, où la fin des quotas laitiers il y a deux ans avait provoqué une surproduction et donc une chute des cours poussant les éleveurs à réduire leurs tonnages. En conséquence, les prix ont explosé." France 3 Normandie

  LES AFRICAINS PAYÉS 50 €/ MOIS EN MOYENNE
SONT EXCLUS DE LA CONSOMMATION
DES PRODUITS LAITIERS

Les Africains avaient été touchés par l'augmentation des céréales en 2008.
Les femmes de Dakar s'étaient révoltées.
Yanick Toutain avait écrit une chanson sur ces émeutes, "Aminata a faim".


L'Afrique subsaharienne, la plus pauvre - celle qui subit l'occupation de l'armée française et les dictateurs Franceàfric -  n'est pas touchée par la flambée des prix des produits laitiers. Les populations de ces pays du pré carré français n'en consomment plus, elles en sont déjà exclues.

L'aspect positif, c'est que les habitants de ces territoires appartenant au camp esclavagiste de la Franceàfric où l'espérance de vie ne dépasse pas 50 ans, ne sont pas touchés par cette crise d'augmentation des produits laitiers que nous connaissons en Europe.

Le lait est principalement consommé sous forme de poudre pour les enfants en bas âge et les malades. Cette poudre est importée d'Europe.
La poudre de lait, c'est le dernier maillon de la chaine de production de lait. C'est le lait excédentaire qui n'a été vendu et que l'on exporte en Afrique à des tarifs plus accessibles.

"Une même évidence peut être formulée en ce qui concerne le rôle des prix dans la demande de lait et produits laitiers. Même si les qualités du lait frais sont largement reconnues et appréciées, le prix qui en est proposé au consommateur est trop souvent rédhibitoire; dès lors, la poudre de lait permettant d'obtenir 1 litre de lait reconstitué de 30 à 50 % moins cher qu'un litre de lait frais constitue un substitut très recherché (surtout en Afrique de l'Ouest)."FAO

SALAIRES DIVISES PAR 20
CONSOMMATION DE LAIT DIVISÉE PAR 20


Ceux qui en consomment représentent une petite élite dans les villes.
La grande masse des Africains n'en consomme pas.
""Malgré ce terrain favorable, il faut bien reconnaître que les laits et produits laitiers n'occupent pas une place prépondérante dans la ration alimentaire de l'africain moyen: 17,5 kg/hab/an, c'est 20 à 25 fois moins que ce que consomme l'Européen type. En dépit des efforts déployés depuis de longues décennies, cette consommation moyenne n'évolue pas sensiblement; elle aurait même tendance à régresser en tenant compte de l'évolution démographique que connaît l'Afrique. A cela, il y a une cause incontournable: le consommateur africain ne dispose pas de revenus suffisants pour avoir un accès satisfaisant aux laits et produits laitiers."
FAO

IMPORTATION DE POUDRE DE LAIT
PAR LES GOUVERNEMENTS COMPRADORES
AU LIEU DE DÉVELOPPER UNE FILIÈRE LAIT


Christian Corniaux analyse les raisons qui font que l'Afrique n'est pas productrice de lait.
"Dans les années 80, l'élevage a été délaissé. On a importé à la place de la poudre de lait de l'occident.
Jusqu’à la fin des années quatre-vingts, la production laitière locale a largement été ignorée par les instances dirigeantes de nombreux pays de l’Ouest africain, convaincues qu’elles étaient par l’échec retentissant d’ambitieux projets de collecte1
, par le rôle néfaste de l’élevage dans la désertification des espaces sahéliens ou la dégradation des milieux forestiers, ou encore par la possibilité d’approvisionnement bon marché en poudre de lait venue des pays du Nord, alors excédentaires" son livre en PDF
.Les produits laitiers sont très chers.  Un expatrié français nous donne des informations sur les produits "importés" dont le beurre fait partie.
" Il est possible de trouver certains produits importés (fromage, crème fraîche, beurre, etc.) mais à des prix très élevés 3500 Fcfa [5,33€] le petit pot de crème fraîche, ou 2500 Fcfa [3,81€] le petit paquet d’emmental, ou 1500 Fcfa [2,3€] la plaquette de beurre."Expat.com

PAS DE RÉFRIGÉRATEUR PAS DE BEURRE

N'ayant pas les moyens de conserver les produits frais comme les produits laitiers, les Africains ne peuvent consommer ce type ce produit sans gaspiller la quasi totalité de la denrée...
Il y a très très peu de réfrigérateurs alors que les températures sont beaucoup plus hautes que chez nous en Europe...
 "dans les quartiers populaires, les maisons en dur côtoient les concessions en banco qui s'étendent à la périphérie de toutes les villes. Si l'eau et l'électricité sont assez répandues (50 à 70 % des foyers), elles n'impliquent pas la possession d'un réfrigérateur, équipement-clef dans la consommation régulière d'une large gamme de lait et produits laitiers. Dans ces conditions, les achats se feront au coup par coup dans des boutiques de quartier et porteront sur des produits non périssables: poudres de lait et laits concentrés. Les produits frais ne peuvent occuper qu'une place marginale." FAO

Mais la principale raison ne réside pas dans le fait que les produits soient périssables mais dans la prix élevé des produits laitiers et du lait . Un litre de lait correspond au salaire journalier d'un ouvrier africain. Autrement dit, s'il consommait du lait comme nous en Europe - en moyenne un litre par jour par personne - l'habitant d'Afrique ne pourrait plus se loger, ne pourrait pas se nourrir d'autre chose ni nourrir sa famille....
"Il est évident que le faible revenu général des populations africaines constitue l'obstacle majeur à un accès régulier et important au lait et aux produits laitiers. Dans bien des cas, le prix d'un litre de lait frais peut représenter 30 à 50 %, voire 100 % du salaire journalier d'un ouvrier... Iorsque cet emploi existe." FAO

Le naufrage économique dans laquelle la Franceàfric a plongé l'Afrique pour y accroître ses énormes bénéfices a rendu les gens encore plus pauvres et encore moins consommateurs de produits laitiers.
"Le faible niveau de consommation de lait et produits laitiers en Afrique trouve son origine essentielle dans la faiblesse des revenus des populations tant en zone rurale, que dans les villes. Sans une amélioration des conditions de vie en Afrique subsaharienne, la consommation de lait et produits laitiers ne progressera pas et le mil, les haricots, le maïs, le manioc ou le riz demeureront la base de l'alimentation pour la plus grande partie des Africains. Les compressions de salaire engendrées par l'application des PAS, la dévaluation du FCFA et les crises socio-politiques qui secouent de nombreux pays du continent ont déjà pour conséquence une baisse de la consommation en général, affectant le lait et les produits laitiers en particulier."
FAO


En Afrique, la matière grasse massivement utilisée est l'huile de palme. C'est la matière grasse la moins chère mais aussi la plus dangereuse pour la santé.

"Justement, vous l’aurez deviné, un des composants essentiels de l’huile de palme est l’acide palmitique. Il est donc athérogène, c’est à dire qu’il favorise les dépôts graisseux à l’intérieur des vaisseaux sanguins. Et augmente par conséquent les risques cardio-vasculaires quand il est consommé de manière excessive." Slate.fr

Cette huile est produite par l'entreprise Socapalm de Bolloré qui détient les grandes plantations de palmes à huile en Afrique de l'Ouest.
Le salaire que verse Bolloré à ses travailleurs c'est 50€/mois et pas un euros de plus. Celui qui réclame comme Michael Agbor est menacé de mort !

Esclavage : pas d'abolition pour Bolloré

Embauche systématique de mineurs par Bolloré ! Témoignage inédit d'un ouvrier de SOCAPALM ayant travaillé pour Bolloré pendant 10 ans au Cameroun


 Le cours de l'huile de palme a baissé et les prix sont restés stables.

" Les pays consommateurs s’attendaient à une baisse des prix au second semestre 2017, mais les prix sont restés stables et n'ont pas baissé de manière significative », a déclaré Alan Lim, analyste chez MIDF Research. Il estime que le différentiel entre l’huile de palme et celle de soja devrait se situer entre $80 et $100 la tonne jusqu’à la fin de l’année mais « le maintien du rabais dépendra de la météo au Brésil» affirme-t-il. "Commodafrica (article du 20/10/2017)


Au moins, cette fois la crise alimentaire ne touchera pas l'Afrique !

CONCLUSION

La crise du beurre est révélatrice de la crise du capitalisme.
Le sort des pauvres d'Europe rejoint petit à petit celui des pauvres du tiers monde et en particulier de l'Afrique, continent le plus pauvre de la planète.
Dans le même temps, une "classe moyenne" - la Formoisie compradore et la moyenne Bourgeoisie - se développent dans les pays émergents et réclame les mêmes produits que les Parasites occidentaux, voiture, réfrigérateur... et du beurre...

Le beurre n'était pourtant pas un produit de luxe pour les Européens.
Tout le monde en consommait en grande quantité. Cela faisait partie des habitudes alimentaires depuis des générations...
En Normandie, presque tous les plats contiennent du beurre !
Les capitalistes avec leurs règles inhumaines ont transformé un produit de première nécessité en produit de luxe... et ...les pauvres d'Europe ne peuvent plus en acheter... Ils n'en ont plus les moyens...

Les Africains sont déjà exclus de la consommation des produits laitiers et même du lait.
Ils vivent dans une misère si grande qu'acheter un litre de lait leur revient à l'équivalent du salaire d'une journée de travail pour Bolloré ...

Ne laissons pas ceux qui dirigent le monde, les USAfric, Franceàfric, Chinafric.... continuer cette folie où quelques uns peuvent manger tout ce qu'ils désirent quand la grande majorité des humains sont soumis aux fluctuations des cours de bourse et à des salaires esclavagistes qui leur laissent à peine la possibilité de manger un repas non équilibré, manquant de vitamines, de calcium et de magnésium, par jour.
Dépêchons - nous de mettre en place l'Humanocratie et l'égalisme.
Tarder à faire la révolution, c'est laisser des humains mourir tous les jours par manque de nourriture et de soins ....

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