mercredi 30 septembre 2015

Ma demande de protection en tant que témoin de violences à enfants m'a valu un avertissement


Par Julie Amadis
#IpEaVaEaFaF
Le 29/09/15









A peine arrivée sur l'école Valmy, mon inspecteur vient m'humilier devant mes élèves.
J'écris à la Rectrice Claudine Schmidt-Lainé afin d'être protégée.
Ses menaces à peine déguisées de me virer une seconde fois de l’Éducation Nationale comme il l'avait fait 5 ans plus tôt suite à ma dénonciation de violences envers des enfants de 3 et 4 ans (j'étais à l'époque Assistante pédagogique) faisaient suite au lancement d'une campagne diffamatoire à mon encontre menée dès la rentrée scolaire.

MA LETTRE A LA RECTRICE CLAUDINE SCHMIDT-LAINE


Julie Amadis
Professeur des Écoles
Affectée à l'école Valmy 1 (75 %) et Valmy 2 (25 %) le 01/09/2013
XXXXXXX
76600 Le Havre
06XXXXXX
XXX@XXX


Madame la Rectrice de Seine-Maritime


transmis directement vu l'urgence
copie Mr le Directeur Académique
copie à Mr le Directeur Académique adjoint en résidence au Havre
copie à Mme l'IEN adjointe au directeur académique
transmettre copie à IEN Mr Patrick Deplanque

Cinq motifs principaux m'incitent à me tourner vers vous
- Le fait que je refuse d'être inspectée par l'IEN Mr Patrick Deplanque et que j'invoque la législation du refus d'inspection pour refuser toute inspection.
- Le fait que cet inspecteur censé me protéger est venu - le 26 septembre 2013 peu après 16h -, faire pendant mon temps de classe, en présence de mes élèves, dans la classe et devant un témoin, la directrice de Valmy 2, un harcèlement moral totalement inacceptable: Une menace à peine déguisée de recommencer le licenciement abusif dont j'ai été victime en 2008 par ses soins et un réseaux ad hoc.
- Le fait que votre prédécesseur de 2008, Recteur de Seine-Maritime, n'ait pas jugé bon de répondre à mon courrier de juin 2008 malgré les graves accusations qu'il contenait. (Et malgré le fait que, 4 mois plus tard, j'ai été agréée, par le Rectorat, à travailler comme institutrice suppléante dans l'enseignement privé catholique). J'attends encore la réponse à ce courrier de 2008 qui permettra de clarifier qui mentait dans les violences commises à l'école maternelle Varlin concernant Kévin (3 ans) et Luciano (4 ans).
- Le fait que j'ai été informée que certain secrétariat de Rouen faisait campagne contre moi.
- Le fait, enfin, que l'information que je faisais auprès de parents de mes élèves des années précédentes concernant les maltraitances dans l’Éducation Nationale m'a fait découvrir avant-hier un quatrième cas de violences à enfants du primaire au Havre.
Ce 4° cas (de violences réitérées sur "plusieurs enfants" de maternelle) concerne, cette fois-ci , une école du centre ville. Et non des quartiers défavorisés pour lesquels on m'avait fait comprendre en 2008 qu'il était quasiment légitime d'user contre ces enfants de violences physiques. Je suppose qu'il doit exister, au Havre, plusieurs dizaines de cas du même genre.
Dans la mesure où mon témoignage de 2008 n'avait été pris au sérieux et que l'on avait fini par me traiter de "menteuse" (cf la déclaration qui m'avait été lue par le policier) , je ne peux prendre le risque que ce même inspecteur mentent concernant son observation de la classe, c'est pour cette raison que je refuse qu'il entre dans ma classe. J'ai déjà été visitée dans le passé mais pas par quelqu'un qui
1° m'a traité de menteuse
2° a orchestré le harcèlement subi et mon renvoi (non renouvellement de contrat)
3° vient "régler des comptes" 5 ans plus tard en commençant une campagne à mon encontre à peine il prend ses nouvelles fonctions.
La terreur qui règne contre les témoins fait que, dans les 3 cas qui m'ont été rapportés, ceux qui ont vu ces violences ne veulent pas témoigner.
Ils sont confortés dans leurs crainte par la perte de mon emploi d'assistante pédagogique en 2008 avec l'indifférence totale de votre prédécesseur, de l'Inspecteur d'Académie en résidence au Havre (qui, à l'époque, avait annoncé qu'il allait me convoquer), du maire du Havre que j'avais rencontré à l'époque et qui ne fit absolument rien contre les auteurs de violences ni en faveur de celle qui témoignait).
Tout cela eut comme résultat, outre la perte de mon emploi par non renouvellement de contrat, une tentative de condamnation par la justice de celle qui avait témoigné et du blogueur qui me soutenait.
Une justice qui "oublia" d'enquêter sur les faits de violences.... et qui dû néanmoins classer cette plainte contre moi.
L'indifférence de votre prédécesseur eut donc comme résultat que c'est la témoin des violences qui fut la seule à être sanctionnée et que les diffamateurs et menteurs s'en sortirent la tête haute. Ainsi que les auteurs des violences évidemment.
Par ailleurs, j'ai appris que des conseillers pédagogiques en réunion de circonscription de rentrée avaient entendu l'IEN Deplanque mener campagne contre moi en leur donnant une information diffamatoire à mon encontre.
En réitérant mon annonce de refus d'inspection, je vous prie, madame de prendre enfin , au moins pour le Havre, les mesures urgentes en vue de protéger les enfants et les témoins. Que les témoins soient fonctionnaires ou auxiliaires.
Je peux vous affirmer que les témoins sont tellement terrorisés que même l'annonce d'une enquête officielle de votre part qui ne leur garantirait pas leur emploi serait insuffisante à reconstituer leur confiance en la légalité du fonctionnement interne à l'institution.
J'escompte que prochainement les syndicats mettront comme priorité la défense des enfants et des témoins. Le Conseil de l'Europe pèsera prochainement dans ce sens.
Je vous demande de prendre toutes dispositions nécessaires pour faire cesser immédiatement toutes nouvelles tentatives de harcèlement à mon encontre. En particulier dans le cas où - comme le le 26 septembre dernier - je suis en présence de mes élèves.
Il est insupportable de travailler pour des enfants avec la possibilité à tout moment de voir arriver dans ma classe un harceleur menaçant ironiquement de me faire une nouvelle fois chasser de l’Éducation Nationale.
Dans l'attente d'une réaction active de votre part en faveur des enfants ayant été battus au sein de l’Éducation Nationale au Havre depuis 2008 et d'une intervention protégeant mon statut et mes conditions de travail, veillez, Madame la Rectrice, recevoir l'expression de mes salutations respectueuses.
Julie Amadis

LA RECTRICE Mme SCHMIDT-LAINE NE RESPECTE PAS LES LOIS

Cette lettre à la Rectrice contenait à la fois une demande de protection en tant que témoin de violences ainsi que l'annonce de l'existence d'autres témoins et d'autres violences dans d'autres écoles du Havre.
Sur ces deux points la Rectrice n'a pas respectée la loi.

MA DEMANDE DE PROTECTION A LA RECTRICE
LUI A SERVI POUR ME SANCTIONNER

UN AVERTISSEMENT POUR AVOIR ÉCRIT A LA RECTRICE ET NE PAS ÊTRE PASSÉE PAR MON INSPECTEUR, CELUI QUI ME HARCELAIT
J'ai reçu un avertissement pour avoir écrit à la Rectrice, sanction du 1er groupe, au motif que je n'étais pas passée par la voie hiérarchique.

Il parait évident que je n'allais pas passer par mon inspecteur, puisqu'il était mon harceleur.

Dans toute administration, la hiérarchie a l'obligation de protéger ses agents.
La situation dans laquelle je me trouvais était extrêmement angoissante (même si je faisais face). Mon chef, celui qui devait m'inspecter dans l'année, était celui qui m'avait traitée de menteuse afin de protéger son amie la directrice d'école maternelle. Une directrice qui, non seulement se vantait de taper le petit Luciano mais qui, en plus, refusait de faire un signalement sur un enfant "claqué par terre" par sa mère et donnait raison à l'ATSEM que j'avais vu mettre une fessée violente au petit Kevin 3 ans.
Cet inspecteur Deplanque était aussi celui qui m'avait virée de mon poste d'Assistante Pédagogique.

Et depuis le début de l'année scolaire, mon inspecteur me calomniait auprès des directeurs d'école, des conseillers pédagogiques... qui relayaient eux même la calomnie auprès des enseignants ...

C'est pourquoi, j'étais très isolée dans mon école. Certains instituteurs ne me disaient même pas bonjour, ne me regardaient pas quand je passais dans les couloirs.

"ON M'A CONSEILLE DE NE PAS LUI DEMANDER COMMENT CELA ALLAIT
PARCE QU'ELLE ALLAIT ME PARLER DE SES DIVERS PROBLÈMES,
ET CELA RISQUAIT DE ME FAIRE PERDRE MON TEMPS"


Une d'entre ces personnes pour qui j'étais invisible explique son attitude, on lui a "conseillé" de ne pas me parler.
Madame BAUDOUIN Céline VALMY 2 classe de CM2
« On m'a conseillé, de ne pas lui demander comment cela allait, parce qu'elle allait me parler de ses divers problèmes, et cela risquait de me faire perdre mon temps. »
Le message qui circulait c'est qu'il ne fallait pas me parler et... ça a fonctionné.
En bons petits soldats, les enseignants de l'école, mes collègues ont obéi.

L'Inspectrice d'Académie Adjointe Monique Béaur utilisera cette isolement contre moi.  Alors que l'administration avait construit cette exclusion du groupe, technique utilisée par tous les manipulateurs, L'Inspectrice d'Académie Adjointe a le culot de l'utiliser à mon encontre en me faisant passer pour quelqu'un qui est incapable de s'intégrer.
Il lui semble très difficile de travailler en équipe. Elle a peu d'échanges avec eux, en dehors de confier ses soucis personnels, et s'est mise à l'écart délibérément.(Monique Béaur, Acte d'Accusation)
"Elle entretient avec ses collègues des relations assez distantes, notamment de la part même des enseignants qui, alertés par son attitude en 2008, ne veulent pas prendre parti.(Monique Béaur, Acte d'Accusation)
L'isolement, l'organisation d'absence de solidarité face à la répression que subie un salarié, le dénigrement de son travail (j'ai été inspectée avec des faux en écriture et un 3/20) sont caractéristiques des responsables du harcèlement au travail.
Heinz Leymann et Marie France Hirigoyen ont identifié différentes techniques de harcèlement moral utilisées tels que ; l'isolation du salarié, la mise sous surveillance permanente. Les injonctions paradoxales qui visent à plonger le harcelé dans la confusion et les techniques punitives qui mettent le salarié en situation de justification constante. Par ces différentes techniques de harcèlement, le travailleur se sent culpabilisé par le regard apathique des autres travailleurs. Il est saisi par le doute sur ses propres compétences, il s'entête dans ses projets pour obtenir la reconnaissance sociale de ses chefs à laquelle il pense avoir droit, et perd l'estime de lui-même. Le silence des camarades de travail face au harcèlement d'un collègue par un petit chef précipite la désagrégation du sens commun de la justice, de la dignité humaine, de la solidarité. La victime ne sait à qui s'adresser pour faire reconnaître ses droits et la valeur de ses choix, tant l'éloignement et la diffusion du pouvoir le rend insaisissable, et se trouve dans la situation sans espoir. (Institut de Victimologie)
Le Harcèlement moral au travail est puni par la loi depuis le 17 janvier 2002.
Pour les fonctionnaires, la loi qui prévoit de protéger les agents du harcèlement moral, est plus ancienne. Elle date de juillet 1983.
1. Harcèlement moral - Aux termes de l’article 6 quinquiès de la loi du 13 Juillet 1983 :

« aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel ». Le Harcèlement moral est, par ailleurs, susceptible de constituer un délit conformément à l’article 222-33-2 du Code pénal.
2. Protection fonctionnelle – En vertu du troisième alinéa de l’article 11 de la loi précitée : « La collectivité publique est tenue de protéger les fonctionnaires contre les menaces, violences, voies de fait, injures, diffamations ou outrages dont ils pourraient être victimes à l’occasion de leurs fonctions, et de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté ».
3. Possibilité d’octroi de la protection fonctionnelle en cas de harcèlement moral - Le conseil d’État a jugé en 2010 que : «  des agissements répétés de harcèlement moral étaient de ceux qui pouvaient permettre, à l’agent publique qui en est l’objet, d’obtenir la protection fonctionnelle prévue par les dispositions de l’article 11 de la loi du 13 juillet 1983 contre les menaces, violences, voies de fait, injures, diffamations ou outrages dont les fonctionnaires et agents publics non titulaires pourraient être victime à l’occasion de leurs fonctions » [1]. Déjà par le passé, la Haute Juridiction administrative avait admis que les agissements répréhensibles d’un supérieur hiérarchique pouvaient conduire à faire bénéficier l’agent qui en est victime de la protection fonctionnelle [2]. (Le village de la Justice, communauté du droit)
La Rectrice Claudine Schmidt-Lainé aurait donc dû me protéger.
Et ce n'était pas bien compliqué à faire. Il suffisait de me nommer dans une école d'une autre circonscription. Quand l'administration m'a suspendue sans aucun motif en mars 2014, ils ont trouvé quelqu'un pour me remplacer au pied levé. Quand ça les arrange, ils trouvent rapidement le personnel dont ils ont besoin.
C'était donc une volonté délibérée de la part du réseau omerta76 de me laisser me faire agresser moralement dans cette école !

Monique Béaur, l'Inspectrice d'Académie Adjointe, se vantait pendant l'entretien précédant la réception de mon avertissement "d'avoir bien rigolé avec Mr Deplanque (l'Inspecteur qui me harcelait et m'humiliait devant mes élèves) en lisant ma lettre".

MA DÉNONCIATION DE VIOLENCES A ENFANTS A ÉTÉ L'OCCASION POUR EUX DE MONTER UNE CABALE CONTRE MOI EN UTILISANT LES ENSEIGNANTS D'UNE ÉCOLE DANS LAQUELLE UN INSTITUTEUR TAPE SES ÉLÈVES DEPUIS 20 ANS DANS L’IMPUNITÉ LA PLUS TOTALE

Quand on vous fait part d'un délit vous avez l'obligation d'en informer le Procureur.

C'est d'ailleurs ce que les services des impôts ont fait quand ils ont remarqué les détournements de fonds. Ils en ont avertis le Procureur de Rouen.
"Le travail des policiers devrait être facilité par les investigations déjà entreprises en amont par la direction régionale des Finances publiques (DRFIP) de Haute-Normandie. C’est cette administration qui a alerté la justice. L’article 40 du Code de procédure pénale dispose que « toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs ». (Paris Normandie)
Exclusion 2 ans pour avoir distribué des
tracts que des parents délégués ont distribué
pour me soutenir mais que je n'ai jamais distribué
Mme Claudine Schmidt-Lainé ne l'a respectée la loi concernant les violences à enfants. Elle a choisi le camp des agresseurs d'enfants dans les écoles en me sanctionnant pour l'avoir averti, et en donnant le feu vert au réseau Omerta76 pour utiliser tous les moyens possibles et imaginables d'isolement, de harcèlement moral, de diffamation, de fabrication de faux ... à mon encontre.
L'Inspecteur Deplanque a pu aller au bout de ses rêves de rentrée qu'il m'avait révélé devant le public de ma classe, me faire exclure de l’Éducation Nationale pour 2 ans ! Le motif : avoir distribué les tracts des parents d'élèves ! Un mensonge. Une sanction du 3° groupe que la plupart des enseignants coupables de maltraitance sur leurs élèves ne reçoivent pas ! Mais pas de pitié pour les militantes anti-violences à enfants.

Quand j'ai appris il y a 2 jours, lundi 28 septembre, que La Rectrice Claudine Schmidt-Lainé était poursuivie pour détournement de fonds, je n'ai pas été étonnée. La Rectrice, comme les Inspecteurs d'Académie Philippe Carrière et Serge Tillmann, Monique Béaur, certains membres de syndicats enseignants n'ont aucune éthique. Ils sont prêts à tout pour sauver une institution en péril. Les lois pour eux ne sont qu'un décor dont il faut éviter qu'elle ne vous tombe dessus. Mais ils savent qu'ils sont protégés en très haut lieu et que leur réseau est très puissant.
Parfois, il arrive.... que .... certaines pratiques illégales fuitent.... et que la presse s'en empare....
Malheureusement pour les enfants, les violences qu'ils subissent par certains professeurs ne font pas l'objet d'enquête judiciaire et ne sont pas révélées dans les médias.
Ils devront attendre.... encore..... et subir encore.....


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