mercredi 14 décembre 2016

Ferrero, Bolloré : esclavage des enfants

Par Julie Amadis
#IpEaVaEaFaF
Le 14/12/16







Il n'y a pas que Bolloré qui met les mineurs au travail. Dans le nutella, il y a la sueur des petits africains de 14 ans.

On avait vu dans le reportage de Complément d'enquête que Vincent Bolloré payait 1,50 euros la journée des jeunes de 16 ans.

LIRE : Esclavage : pas d'abolition pour Bolloré

Des mineurs travaillant pour 1,50€/jour dans les plantations
de Bolloré au Cameroun


Bolloré avait attaqué France 2 parce que la chaîne avait diffusé la vérité sur les conditions dramatiques dans lesquelles des jeunes travaillent dans ses plantations.

L'esclavagiste Bolloré ose poursuivre en justice France 2 parce que les journalistes ont dit la vérité sur les salaires d'esclaves qu'il verse aux Africains


J'avais interviewé un ancien salarié de Bolloré au Cameroun chargé du recrutement et qui avait confirmé les révélations de France 2.

LIRE : Embauche systématique de mineurs par Bolloré ! Témoignage inédit d'un ouvrier de SOCAPALM ayant travaillé pour Bolloré pendant 10 ans au Cameroun

Ce sont maintenant  les pratiques de Ferrero qui se retrouve sur le feu des projecteurs.

SumOfUs, organisation qui dénonce les abus des multinationales révèle que Ferrero met en esclavage des enfants en Afrique pour la production du cacao utilisée dans ses produits.


"
Tous les enfants aiment-ils le Nutella? Oui, sûrement...sauf ceux qui sont réduits en
esclavage pour le produire. Nous sommes en 2016 et pour accroître ses bénéfices, Ferrero -- le géant du chocolat propriétaire de Nutella -- va jusqu'à tirer profit de l'asservissement de pauvres enfants.


Arrachés à leurs familles et vendus aux plus offrants dans le pire des cas, ces enfants travaillent gratuitement dans des conditions extrêmement dangereuses. Le plaisir que nous prenons à déguster les tablettes de chocolat Ferrero a un prix : celui de leurs vies.
" (Sumofus)

Ferrero n'est pas la seule multinationale à faire travailler des enfants. Ce sont au total 2,1 millions d'enfants en Afrique de l'Ouest - le pré carré de la France - qui travaillent dans des plantations de cacao.

"Le travail forcé des enfants est l’une des conséquences les plus graves générées par la filière du cacao.  Ils sont 2,1 millions d'enfants à y travailler -- en Afrique de l'Ouest -- selon le Département étasuniens du Travail." (Sumofus)

En 2001, sous la pression de l'opinion publique et des consommateurs occidentaux de chocolat, le Protocole Harkin-Engel était signé par l’industrie chocolatière qui s’était engagée à cesser de faire travailler des enfants. 15 ans plus tard, rien n'a changé !
C'est ce que qu'ont dénoncé plusieurs ONG à travers un appel nommé "10-campaign en 2011.


"Dix ans plus tard, ces promesses sont restées lettres mortes, puisque quelque 1,8 million d’enfants triment toujours dans les exploitations de Côte d’Ivoire et du Ghana. Face à l’échec des initiatives volontaires, des organisations non gouvernementales, dont la Déclaration de Berne, lance la «10-Campaign», demandant aux gouvernements de mettre enfin les entreprises face à leurs responsabilités. "

Ce scandale des petits africains dans les plantations de cacao de Ferrero fait suite à celui révélé il y a 3 semaines par le Sun et repris par de nombreux médias français, des enfants roumains de 6 ans fabriquant les kinder-surprises. Ces enfants travaillent à domicile et assemblent les différentes parties qui composent les œufs Kinder. Ils sont payés 26 centimes d'euro de l'heure !

Enfants roumains fabriquant les Kinder-surprises à domicile
"Dans une enquête intitulée « Les esclaves des œufs Kinder  », Nick Parker, le correspondant à Bucarest du quotidien, révèle que le groupe familial italien fait travailler, par le biais de sous-traitants, des enfants de 6 ans qu'il rémunère 26 centimes d'euro de l'heure. Les salariés mineurs seraient chargés d'assembler les pièces en plastique qui constituent les surprises que les œufs Kinder renferment." Le Point

CONCLUSION


Noël, c'est une fête pour les enfants d'occident mais pas pour tous les autres. Pas pour ceux qui peuvent à peine se nourrir d' un bol de riz par jour.

Il y a les enfants que l'on gave de chocolat et à qui l'on transmet la pathologie consumériste dès le plus jeune âge et puis il y a ceux qui les fabriquent mais ne mangeront jamais de ce chocolat.

Tant que le capitalisme survivra, l'impérialisme continuera et l'esclavagisme aussi.
Tant que le capitalisme survivra, l'ignominie continuera. Et les humains les plus vulnérables comme les enfants continueront de souffrir en silence.

1 commentaire:

  1. Je suis d'accord pour dénoncer les différents problèmes que vivent les enfants mais le problème n'est pas lié aux multinationales il est plus lié à nos parents, à nos familles, à nos cousins ainsi de suite. il faut déjà aller dans certaines familles et voir comment sont traités les enfants certains avant d'aller à l'école doivent laver les assiettes, laver les mammites, laver le sol ainsi de suite, comme ça tout les jours sans être payé. Le Soir rentré de l'école ils refont la même chose avant d'étudier ou de manger, si ça c'est pas de l'esclavage c'est donc quoi? Je veux bien que vous parliez des multinationales qui embauchent des enfants et encore eux au moins ils donnent de l'argent à ses enfants, où sont les ONG pour défendre ou bien pour empêcher ces enfants de faire tous ces travaux le matin avant d'y aller à l'école? Au lieu de se divertir comme tous les autres enfants. Avant de critiquer une multinationale qui soutient l'économie d'un pays où l'avancée d'un pays où qui procure de l'emploi il faut voir le problème plus large tout en se basant aussi de ce que les enfants vivent dans les foyers de ce que les enfants vivent avec le parents de ce que les enfants vivent avec les amis. Si l'esclavage c'est donner du travail à un enfant de façon à ce qu'il puisse gagner de l'argent et bien il faut redefinie cette notion.

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