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vendredi 22 mars 2019

Pour attribuer un logement au Havre, l'adjoint d'Edouard Philippe exigeait d'une femme en détresse des photos nues d'elle. Luc Lemonnier démissionne avant même que le procureur Gosselin ne le place en garde à vue pour trafic d'influence passive avec harcèlement à caractère sexuel

Par Julie Amadis
et Yanick Toutain
#IpEaVaEaFaF
Le 22/03/2019

Après le décès de son fils, en novembre 2017, Sandra entre dans une période de dépression pour laquelle elle est hospitalisée puis reçoit un traitement. (..) De retour chez elle en mai 2018, elle reprend contact avec l’élu via Messenger, pour lui demander de l’aide, toujours pour une demande de logement et ses recherches d’emploi. C’est en juillet 2018 que le maire lui envoie, toujours par cette messagerie, plusieurs photos, sur lesquelles il pose dans des positions très suggestives. Dans les messages, « il m’explique qu’il aime le libertinage et comment il allait me faire l’amour », résume-t-elle. Il lui en demande en retour, ce qu’elle refuse. 76Actu

Dans la semaine suivant l’envoi, « j’ai appelé la police pour déposer plainte, mais on m’a dit que ce n’était pas recevable, qu’on ne pouvait rien faire pour moi », poursuit-elle.76Actu

Au Havre et à Rouen, la police refuse de prendre les plaintes des victimes d'agresseurs ayant un poste de pouvoir important. Sandra explique que les policiers ont refusé sa plainte contre Luc Lemonnier. Lorsque j'avais voulu porter plainte à Rouen contre les Inspecteurs d'Académies Tillmann et Carrière, l'IEN Deplanque pour diffamation en réunion publique et pour faux en écritures publiques et contre Léon Launay pour faux témoignage, la police de Rouen avait refusé de prendre ma plainte alors que j'avais tout le dossier sous le bras et toutes les preuves des accusations que j'avançais ! Par contre, quand les agresseurs portent plainte contre leurs victimes, les plaintes sont enregistrées et les victimes sont poursuivies !



Sandra, femme en détresse, demande en regardant  "droit dans les yeux en pleurant » à l'ex Premier adjoint d’Édouard Philippe devenu maire en 2017 , un logement pour elle et son enfant malade mourant.
Elle reçoit pour réponse de Luc Lemonnier une lettre lui faisant des propositions sexuelles accompagnée de selfies pornographiques.

On ne croit donc plus au probable bobard de la visite matinale d'Edouard Philippe à Luc Lemonnier. Ce n'est sans doute pas avant 9h du matin que la décision de démissionner a été prise par les deux salopards mais plus tard dans la journée quand le témoignage de Sandra était sur le point de sortir dans les médias. Ces deux gredins savent pertinemment que c'est le délit de trafic d'influence passive dont est coupable Luc Lemonnier et que la protection du procureur voyou François Gosselin n'allait plus pouvoir continuer....

Édouard Philippe a fait un aller-retour aussi discret qu’express jeudi matin pour rencontrer celui à qui il a laissé la mairie en mai 2017. Changement de ton. Après le silence observé depuis le début de l’affaire, puis sa tentative de défense mercredi, Luc Lemonnier présente sa démission jeudi soir. Une décision « mûrement réfléchie », écrit-il. « Une décision responsable », a commenté Édouard Philippe dans la soirée.L’affaire était devenue trop sensible. Et allait encore prendre de l’ampleur. Radio France explique l’avoir sollicité avant la diffusion de nouveaux témoignages…Ouest France

Sandra décide de témoigner quand elle lit dans le journal que Luc Lemonnier qualifie ses agressions contre les femmes « d' échanges entre adultes consentants ».
Luc Lemonnier a une drôle conception des "échanges entre adultes consentants" ! Les femmes qu'il a harcelées avec ses selfies pornographiques n'ont jamais rien consenti ! Elles sont victimes de ses agressions !
Sa démarche « vient du cœur » confie Sandra*. « Quand j’ai vu ça dans la presse, j’ai voulu montrer à cette dame qu’elle n’était pas seule », explique-t-elle. Cette dame, c’est une ancienne colistière du maire, présente sur la liste d’Édouard Philippe aux municipales en 2014. Dans un entretien accordé à nos confrères de France Bleu, elle a raconté comment elle s’est sentie agressée par l’envoi de selfies nu par Luc Lemmonier.
Jeudi 21 mars 2019, en découvrant le contenu d’un communiqué du maire évoquant « des échanges entre adultes consentants », Sandra décide elle aussi de prendre la parole :
Pour moi, il n’y avait pas de consentement quand il m’a envoyé ces photos. Tout cela était déplacé et je comprends que cette femme dise qu’elle a ressenti cela comme un viol. 76Actu
 Sandra était en grande détresse. Elle avait un enfant malade qui est décédé quelques mois après sa première rencontre avec le maire.
Le maire Luc Lemonnier n'a eu aucune bienveillance envers elle. Ce qui lui importait c'était de profiter de sa faiblesse pour lui imposer des faveurs sexuelles !
Dans un premier temps, Luc Lemonnier écoute Sandra lui racontant son extrême précarité. Elle est pauvre,  seule et réclame un logement adapté pour son enfant malade.
Sa rencontre avec le maire remonte à 2017. A l’époque, Sandra multiplie les démarches et contacts pour tenter de trouver un logement adapté, nécessaire pour son fils malade. Elle rencontre alors le maire, à l’occasion d’un meeting politique. « Comme il est le président d’Alcéane (bailleur social du Havre), je lui ai parlé de ma situation. Je l’ai regardé droit dans les yeux en pleurant », se souvient-elle.76Actu
Le fils de Sandra meurt. Elle est effondrée, devient dépressive et est hospitalisée.
Ils se rencontrent « plusieurs fois » par la suite. Après le décès de son fils, en novembre 2017, Sandra entre dans une période de dépression pour laquelle elle est hospitalisée puis reçoit un traitement.76Actu
Sandra décide de continuer malgré tout à se battre. Elle demande à nouveau de l'aide à Luc Lemonnier pour un logement et pour du travail en mai 2018.
De retour chez elle en mai 2018, elle reprend contact avec l’élu via Messenger, pour lui demander de l’aide, toujours pour une demande de logement et ses recherches d’emploi.76Actu
Le maire profite de la précarité de sa situation pour lui réclamer des faveurs sexuelles (implicitement en échange d'un logement ou d'un emploi) .
C’est en juillet 2018 que le maire lui envoie, toujours par cette messagerie, plusieurs photos, sur lesquelles il pose dans des positions très suggestives. Dans les messages, « il m’explique qu’il aime le libertinage et comment il allait me faire l’amour », résume-t-elle. Il lui en demande en retour, ce qu’elle refuse.76Actu
 Luc Lemonnier devrait être poursuivi s'il y avait une vraie justice en France pour abus de faiblesse et trafic d'influence  !

Il a abusé de la situation de faiblesse dans laquelle se trouvait Sandra suite au décès de son enfant pour obtenir des faveurs sexuelles ! Pour cela il devrait être puni de 3 ans d'emprisonnement et de 375 000 euros d'amende.
Article 223-15-2
Est puni de trois ans d'emprisonnement et de 375 000 euros d'amende l'abus frauduleux de l'état d'ignorance ou de la situation de faiblesse soit d'un mineur, soit d'une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de son auteur, soit d'une personne en état de sujétion psychologique ou physique résultant de l'exercice de pressions graves ou réitérées ou de techniques propres à altérer son jugement, pour conduire ce mineur ou cette personne à un acte ou à une abstention qui lui sont gravement préjudiciables.(source Légifrance)
 Il devrait aussi être jugé pour trafic d'influence commis par des personnes exerçant une fonction publique. Le peine prévue est 10 ans de prison et une amende de 1 000 000 €.

Est puni de dix ans d'emprisonnement et d'une amende de 1 000 000 €, dont le montant peut être porté au double du produit tiré de l'infraction, le fait, par une personne dépositaire de l'autorité publique, chargée d'une mission de service public, ou investie d'un mandat électif public, de solliciter ou d'agréer, sans droit, à tout moment, directement ou indirectement, des offres, des promesses, des dons, des présents ou des avantages quelconques pour elle-même ou pour autrui :
1° Soit pour accomplir ou avoir accompli, pour s'abstenir ou s'être abstenue d'accomplir un acte de sa fonction, de sa mission ou de son mandat ou facilité par sa fonction, sa mission ou son mandat ;
2° Soit pour abuser ou avoir abusé de son influence réelle ou supposée en vue de faire obtenir d'une autorité ou d'une administration publique des distinctions, des emplois, des marchés ou toute autre décision favorable.

 On espère que Closer brisera le rideau de fumée des mensonges et donnera une large publicité au témoignage de la malheureuse Sandra.

 Au Havre et à Rouen, la police refuse de prendre les plaintes des victimes d'agresseurs ayant une poste de pouvoir important.
Sandra explique que les policiers ont refusé sa plainte contre Luc Lemonnier.

Dans la semaine suivant l’envoi, « j’ai appelé la police pour déposer plainte, mais on m’a dit que ce n’était pas recevable, qu’on ne pouvait rien faire pour moi », poursuit-elle.76Actu
Lorsque j'avais voulu porter plainte à Rouen contre les Inspecteurs d'Académies Tillmann et Carrière, l'IEN Deplanque pour diffamation en réunion publique et pour faux en écritures publiques et contre Léon Launay pour faux témoignage, la police de Rouen avait refusé de prendre ma plainte alors que j'avais tout le dossier sous le bras et toutes les preuves des accusations que j'avançais !

Par contre, quand les agresseurs portent plainte contre leurs victimes, les plaintes sont enregistrées et les victimes sont poursuivies !
Luc Lemonnier a porté plainte pour "diffusion de photos ans accord de la personne" et pour "diffamation" contre une des femmes qui s'était rebiffée en envoyant les photos pornographiques qu'elle avait reçues du maire à des élus
Printemps 2018: des conseillers municipaux de la majorité du Havre reçoivent un courrier anonyme. Il contient une photo de leur maire, Luc Lemonnier, nu, accompagné de quelques lignes d’insultes. Le maire répond par deux plaintes , l’une pour diffamation, la seconde pour diffusion de photo sans accord de la personne.
L’enquête permet d’identifier l’expéditeur du pli : une femme, candidate avec Luc Lemonnier aux élections municipales sur la liste d’Édouard Philippe. Convoquée lundi 18 mars 2019 par le procureur de la République, celle-ci a fait l’objet d’un rappel à la loi. Les plaintes du maire sont classées sans suite mais c’est le début de la chute.Ouest France
De la même façon Léon Launay - instituteur de l'école Valmy du Havre - qui frappe ses élèves depuis plus de 20 ans avait porté plainte contre moi pour diffamation avec son complice l'inspecteur Deplanque défenseur depuis 2008 d'enseignants agresseurs d'enfants de maternelle. L'éducation nationale s'est servie du faux témoignage de Léon Launay contre moi. Un tissu de mensonges absurdes inventant que je me trouvais dans une ville près du Havre, sur une place (d'armes) où je n'ai jamais mis les pieds et que j'avais distribué sur ce marché les tracts des parents d'élèves. Tissu de mensonges délirants et dépourvus du moindre commencement de preuve. Cela avait suffit à l'inspecteur d'académie Philippe Carrière pour m'exclure 2 ans de mon poste de Professeur des Ecoles. Pour légitimer mon licenciement, il fallait me "rendre coupable"...

Interpellée par la police dans un café à cause d'.... un commentaire sur YouTube (Une plainte de Patrick Deplanque OMERTA76)

Tous ceux qui parlent de "vie privée" pour protéger Luc Lemonnier sont les mêmes qui défendent les viols, les mêmes qui défendent les agresseurs d'enfants.
Il nie l'agression !
L'agression n'a rien à voir avec la vie privée.
Mais pour Sandra : « Il parle de préserver sa famille. Mais ce qu’il a fait, après la mort de mon fils, alors qu’il était au courant de ma situation, qu’il connaissait ma détresse, est dégradant. »
C'est l'omerta des mafieux qui règne au Havre.
Edouard Philippe savait et il a laissé son premier adjoint poursuivre ses agressions
Presse, police, justice ont protégé Luc Lemonnier.
Comme ils protègent le policier qui a tué Abdoulaye Camara qui n'a jamais été jugé !
Comme ils protègent les propagandistes de Qaradawi (à l'origine de la fatwa autorisant les attentats suicides et les banques) à qui les maires Edouard Philippe et Luc Lemonnier prêtaient des salles !
Comme ils protègent les profs agresseurs d'enfants !
Luc Lemonnier et Edouard Philippe sont à bonne école : ils sont les héritiers d'Antoine Rufenacht. Voleur receleur complice de faux monnayeur. Antoine Rufenacht qui se vantait en 2008 de soutenir José Laboureur prof agresseur d'enfants. Ces trois gredins ne pourront plus continuer longtemps à organiser l'impunité au Havre.
Le procureur Gosselin se retrouvera prochainement en garde à vue pour avoir protégé Luc Lemonnier, menacé et condamné la 1° victime d'un rappel à la loi et avoir saboté depuis des mois l'enquête pour trafic d'influence, cyberharcèlement à caractère sexuel ,chantage, et abus de faiblesse....

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COMPLÉMENT : ARTICLE DE FRANCE INTER

ENQUÊTE | Quatre femmes affirment avoir reçu des photos pornographiques du maire démissionnaire du Havre


Le successeur d'Edouard Philippe à la mairie du Havre, Luc Lemonnier, a démissionné de ses mandats jeudi soir, alors que nous nous apprêtions à publier des témoignages compromettants. Luc Lemonnier est accusé par plusieurs femmes de leur avoir envoyé des photographies de lui à caractère pornographique.
Luc Lemonnier a choisi de démissionné jeudi soir de son poste de maire du Havre
Luc Lemonnier a choisi de démissionné jeudi soir de son poste de maire du Havre © AFP / Charly TRIBALLEAU
Sous la pression, Luc Lemonnier a décidé d'abandonner ses mandats de maire et de président de l'agglomération du Havre alors que France Bleu Normandie et la cellule investigation de Radio France s'apprêtaient à publier plusieurs récits de femmes qui accusent le successeur d'Edouard Philippe de comportements déplacés. Luc Lemonnier leur aurait envoyé des photos de lui à caractère pornographique.
La première femme choquée par ces photos est une quadragénaire havraise, catholique pratiquante. Au début des années 2000, ses enfants fréquentent le même établissement privé que ceux de Luc Lemonnier. Élise (son prénom a été modifié) et son compagnon sympathisent avec le couple Lemonnier. Le futur maire du Havre est même invité au mariage d'Élise en 2005. Six ans plus tard, un soir de 2011, Élise reçoit quatre clichés pornographiques sur son téléphone portable. On peut y voir Luc Lemonnier dans des positions très suggestives. "Je n'ai pas compris pourquoi il m'envoyait ces photos dégoûtantes, raconte Élise. Il m'a dit qu'il voulait me montrer qu'il était ouvert pour toutes propositions." 

"Je me suis sentie souillée"

La quadragénaire est sous le choc, elle affirme qu'il n'y a eu aucun jeu de séduction avec Luc Lemonnier, aucune ambiguïté possible.
"Voir le sexe d'un homme en gros plan… Je me suis sentie salie, souillée."
Lorsqu'il envoie ces clichés, Luc Lemonnier est déjà élu dans la majorité municipale d'Edouard Philippe. "Je suis peut-être naïve, dit aujourd'hui Elise, mais, pour moi, un homme politique qui a une certaine notoriété doit avoir une ligne de conduite. Ça m'a vraiment dégoûtée !"
En 2014, quand ils s'aperçoivent que Luc Lemonnier est en bonne place sur la liste d'Édouard Philippe aux municipales, Élise et son mari décident de transmettre ces clichés pornographiques à des colistiers de Luc Lemonnier pour les mettre en garde. L'une des élues destinataires des photos écrit alors au procureur. Le couple aurait alors été convoqué par le parquet du Havre, sans qu'il y ait de suites judiciaires pour autant.

Une dizaine de clichés pornos

C'est sensiblement la même histoire qui se répète quelques années plus tard. Sophie* (son prénom a été modifié), une mère de famille havraise engagée en politique, reçoit sur son téléphone une photo de l'actuel maire. Un "selfie" où l'on voit Luc Lemonnier, le sexe en érection.
"Pour moi, ça a été un viol !, explique Sophie.
"Je suis mariée depuis plus de 20 ans, j'ai des enfants, je suis épanouie dans ma vie de couple, on se connaissait depuis longtemps [avec Luc Lemonnier, NDLR], j'ai été choquée." La Havraise prétend qu'elle a demandé à l'élu, à plusieurs reprises, d'arrêter de lui envoyer de telles photos. Elle aurait tout de même reçu une dizaines de clichés.
En 2018, Sophie décide à son tour d'envoyer ces clichés à des élus de la majorité municipale. Cette fois, c'est le maire, Luc Lemonnier, qui dépose plainte le 31 mai pour avoir diffusé ces clichés intimes sans autorisation. À l'issue d'une enquête préliminaire menée par le SRPJ de Rouen, Sophie a écopé, le 18 mars 2019, d'un rappel à la loi par le procureur du Havre.

Plusieurs femmes sortent du silence

Mais si l'enquête a été classée sur le plan judiciaire, nos investigations journalistiques, entamées il y a plusieurs semaines, révèlent que d'autres femmes auraient reçu des clichés pornographiques de la part de Luc Lemonnier. Une femme, qui a des responsabilités dans une collectivité normande, raconte que l'élu lui a envoyé en 2014 – alors qu'il était le premier adjoint d'Édouard Philippe - une photo de son sexe alors qu'elle n'avait rien demandé.
Nous avons également rencontré Mikaëla (son prénom a été modifié) qui nous a raconté, comment, elle aussi, avait reçu des "selfies" nus de Luc Lemonnier. Cette mère de famille est entrée en contact avec le maire du Havre fin juin 2018. À l'époque, elle venait de perdre son fils, mort des suites d'une longue maladie, et se trouvait dans une situation financière précaire. Elle le sollicite, via sa messagerie Facebook, en raison de problèmes avec le bailleur social de la ville.
L'élu et la jeune femme vont alors échanger quelques messages. Le 13 juillet, en pleine nuit, elle le contacte. Alors qu'elle lui explique qu'elle recherche un emploi, l'élu lui répond : "Je vais voir si je peux faire quelque chose", en ajoutant, "Appelez-moi Luc". Après quelques échanges, et avoir expliqué qu'il était au lit, Luc Lemonnier envoie une série de selfies de lui, nu. La conversation prend alors un tour érotique. Mikaëla ne s'en offusque pas ce soir-là, et ses réponses, que nous avons lues, semblent montrer qu'elle était consentante. Mais la conversation s'interrompt brutalement. Mikaëla raconte : "J'étais sous antidépresseurs, je sortais de l'hôpital, en fait, je me suis laissée faire. J'ai marché dans son plan, puis je me suis sentie très mal. Moi je voulais de l'aide, pas des photos de nu. J'ai pris ça comme un coup de couteau."

Harcèlement sexuel ? 

Certaines femmes que nous avons rencontrées n'excluent pas de saisir la justice. Quelle qualification pénale pourrait alors revêtir leurs plaintes puisqu'elles disent ne pas avoir été consentantes ? L'envoi de photos pornographiques sans le consentement du destinataire peut s'apparenter à du harcèlement sexuel, estime l'avocat Eric Morain. Ces clichés sont "offensants", "imposés à la personne qui n'a nullement envie de les recevoir", explique le pénaliste. "On considère aussi que le harcèlement est aggravé quand il est commis par une personne qui abuse de l'autorité que lui confère ses fonctions".
Interrogé le 19 mars 2019, après la publication du témoignage de Sophie*, Luc Lemonnier s'était défendu, par la voie de son avocat, expliquant que des photos avaient été envoyées "dans le cadre de communications virtuelles exclusives de toute contrainte et entre adultes consentants".
Sollicité jeudi 21 mars sur les nouveaux témoignages que nous avons recueillis, Luc Lemonnier n'a pas répondu à nos questions précises. Dans la soirée, il a annoncé sa démission dans un communiqué, "en raison de la nécessité de protéger (s)a famille et (s)es proches"

Edouard Philippe était-il au courant ?

Sous couvert d'anonymat, de nombreux élus normands nous ont confié qu'ils savaient depuis longtemps que ces clichés pornographiques avait été envoyés à des femmes par le maire du Havre. "C'était un secret de polichinelle", nous dit un élu de premier plan à la Région Normandie. Une ancienne élue de la mairie raconte : "J'ai coupé nos relations pourtant très fortes il y a plusieurs mois, quand j'ai été informée du phénomène. Je n'ai pas été destinataire des photos mais je me suis rendue compte qu'elles avaient été envoyées à plusieurs dizaines de femmes."
En revanche, tous les actuels adjoints ou conseillers de la majorité que nous avons contactés nous ont adressé une fin de non-recevoir, parfois en termes assez brutaux. "Certaines élues ont reçu les photos mais ont préféré se taire, explique sous couvert d'anonymat une employée de la mairie. Certaines par peur de perdre leur fonction, d'autres parce qu'elles l'avaient caché à leurs proches... D'autres encore par peur de représailles et parce que dans des situations fragiles." Une ancienne salariée nous a expliqué avoir quitté son emploi notamment en raison "de l'ambiance hyper-sexualisée" qui régnait à l'hôtel de ville.

La discrète visite d'Edouard Philippe au Havre

Dans ce contexte, quel pouvait être le niveau de connaissance qu'avait Édouard Philippe des agissements de l'homme qui lui a succédé dans le fauteuil de maire en mai 2017 ? "Je n'ignore rien de ce qui se passe au Havre", disait en février le Premier ministre à la presse locale. Une chose est certaine : la démission de Luc Lemonnier a probablement été la conséquence d'un discret voyage d'Edouard Philippe dans son ancienne mairie, jeudi matin. Matignon confirme que les deux hommes se sont vus et ont évoqué l'affaire qui menaçait d'éclater au grand jour. D'après nos informations, Édouard Philippe a expliqué à son successeur que la situation n'était plus tenable. Quelques heures plus tard, Luc Lemonnier démissionnait. Dans un communiqué diffusé dans la soirée, Édouard Philippe expliquait "prendre acte" de la démission de Luc Lemonnier. Avec pour seul commentaire : "C'est une décision responsable".
Auteurs de l'enquête : Coralie Moreau, Christine Wurtz, Delphine Garnault, Bertrand Queneutte, France Bleu Normandie.
Elodie Guéguen, Sylvain Tronchet, Cellule investigation de Radio France



jeudi 22 juin 2017

Violences à enfants en Guinée : Contre les coups de cravaches, mettez quatre jupes

Usage de la chicotte au Congo Belge.
Cette pratique colonialiste est maintenant
utilisée sur les enfants dans des écoles en Afrique
(source : wikipédia)
Par Julie Amadis
#IpEaVaEaFaF
Le 22/06/2017

" On portait des uniformes. Et on mettait quatre jupes en dessous pour que ça fasse moins mal" (Binta)
"L'utilisation de la cravache à pneu dont parle Binta est tellement banale que le mot existe en wolof . Le Dictionnaire wolof-français et français-wolof ( DIOUF Jean-Léopold) nous indique que cette cravache s'appelle Dallen et qu'elle sert à menacer les enfants.
Dàllen caoutchouc... Locution "Dàllenu-mbaam lay tëkko xale yi" "c'est avec une cravache en caoutchouc de pneu qu'il menace les enfants""





Binta (il s'agit d'un prénom inventé pour protéger la témoin) 16 ans, raconte les violences subies lorsqu'elle était dans une école privée à Conakry en Guinée de 4 à 7 ans. A 7 ans elle est arrivée en France.
Je rencontre cette lycéenne havraise.
En apprenant mon exclusion 2 ans puis ma révocation en tant que Professeur des écoles pour avoir dénoncé des violences à enfants et pour avoir combattu la Franceàfric, elle réagit :
"Oui mais Madame, vous savez en Afrique, c'est ça tout le temps. Les enfants ils sont battus dans les écoles"
Elle commence le témoignage de ses souffrances d'écolière par cette phrase marquante :

" On portait des uniformes. Et on mettait quatre jupes en dessous pour que ça fasse moins mal"
Je l’interviewe alors et lui propose de  publier son témoignage sur mon blog. Elle accepte.

Les coups, vous les receviez régulièrement et quels étaient les prétextes ?

Oui tout le temps, tous les jours, pour trois fois rien. Parce qu'on n'a pas fait nos devoirs ou parce qu'on ne peut pas répondre à une question, parce que on n'est pas rangée...
Quels types de coups étaient-ce  ?

Vous voyez les pneus. C'était des sortes de cravaches en pneu. Et aussi d'autres fois c'était le bâton.
 
Les professeurs, utilisaient-ils d'autres punitions que les châtiments corporels ?

Oui par exemple on devait rester à genou en face du tableau et on devait rester comme ça jusqu'à la fin de l'heure.
Une fois je me suis plainte parce que des garçons m’embêtaient. Et ils ont reçu des coups. 

Elle réfléchit et ajoute :

"On se faisait taper même quand on ne faisait pas de bêtises. Et le problème c'est que les parents adhèrent à ça et que personne ne dit rien."

Et vous savez si ça continue dans votre école ?

"J'étais restée en contact avec mes amies de l'école. Elles me disaient que ça continuait. Mais maintenant on ne s'appelle plus."

Elle finit comme ça

"Des fois j'ai envie d'être Présidente pour changer les choses."

Ce qu'a vécu Binta en Guinée en de 2004 à 2008 est une pratique encore très couramment utilisée dans beaucoup d' écoles en Afrique. Nous avons dans cet article d'Afrik.com pro châtiments corporels, quelques habitants de différents pays d'Afrique qui témoignent de l'utilisation de la "chicotte" (fouet) contre les enfants :

Akim, 23 ans, étudiant, d’origine béninoise
« La chicotte est synonyme d’échec »

« La chicotte pour moi, c’est le palmatoire, un espèce de fouet qui sert à frapper. La chicotte a fait partie de ma vie quotidienne, à l’école (internat), à la maison. C’est surtout à l’école que j’ai été le plus chicotté. C’était tout le temps ; ça pouvait tomber à tout moment dès lors que tu ne te tenais pas tranquille. A la fin, c’était devenu presque comme un jeux entre nous. Quand quelqu’un avait fait une bêtise, on savait qu’il allait y avoir droit, on se mettait à chanter (il se dandine de gauche à droite, ndlr) ‘la danse de la chicotte’ devant lui. La punition était souvent disproportionnée par rapport à la bêtise faite, ils étaient à plusieurs sur une personne. Ce n’était pas tout le temps les coups du palmatoire, ça pouvait aussi être le piquet. On devait rester immobile pendant plusieurs heures dans une position indiquée : la jambe droite au sol, l’autre en l’air derrière le dos tout comme le bras droit. Si on avait le malheur de bouger, on avait des coups de chicotte. Mais bon ça fait partie de la culture africaine, on l’accepte. Surtout que dans mon cas, ça m’a été utile. Avec le recul, je comprends qu’il me fallait ça sinon j’aurais sûrement mal tourné. Les maîtres ou les professeurs se sentent touts puissants parce qu’ils se savent soutenus par les parents qui les encouragent dans ce sens. Personnellement, je ne le ferais pas avec mes enfants parce qu’il y a d’autres moyens de faire valoir son autorité sans frapper. Pour moi, chicotter son enfant est un signe de faiblesse. Si on en arrive là, c’est que, quelque part, on a échoué dans son éducation ».

image: http://www.afrik.com/squelettes-dist/puce.gif
- Mame, 27 ans, écrivain, d’origine sénégalaise
« Parfois, l’élève provoquait le maître pour qu’il le tape »
« La chicotte, c’est la ceinture ou la languette faite à base de pneus. Je me souviens en particulier, une fois en classe pendant une dictée, le maître tapait avec cette languette chaque élève qui faisait une faute sur la dictée. Ça m’a marqué. Souvent, il l’utilisait pour punir les élèves perturbateurs. Après c’était devenu comme une sorte de jeux entre eux, l’élève provoquait le maître pour qu’il le tape et quand c’était le cas, il ne manifestait aucune réaction pour montrer à l’autre que ça n’avait aucun effet sur lui. C’est surtout à l’école primaire qu’on chicotte, à partir du collège la chicotte devient plus rare. A la maison aussi, j’ai été chicottée mais moins souvent qu’à l’école. Souvent, c’était justifié, c’était quand je faisais vraiment des bêtises. Par contre, mon petit frère, le dernier de la famille, a échappé à la chicotte sans doute parce que le dernier est toujours le plus gâté mais aussi à cause de l’âge des parents, qui s’adoucissent en vieillissant. Ils passent plus par le dialogue, la discussion. Je ne pense pas que je vais chicotter mes enfants plus tard, juste des petites gifles peut-être. Je suis plutôt contre la chicotte, mais bon en même temps, on l’accepte parce que ça fait partie de la culture africaine. On a tous plus ou moins été chicotté étant enfant, mais ce n’est pas pour autant qu’on en veut à nos parents, parce qu’on sait que c’était pour notre bien ; même si parfois ça va loin. » Afrik.com


L'utilisation de la cravache à pneu dont parle Binta est tellement banale que le mot existe en wolof . Le Dictionnaire wolof-français et français-wolof ( DIOUF Jean-Léopold) nous indique que cette cravache s'appelle Dallen et qu'elle sert à menacer les enfants.
Dàllen caoutchouc... Locution "Dàllenu-mbaam lay tëkko xale yi" "c'est ave une cravache en caoutchouc de pneu qu'il menace les enfants"






Binta veut retourner en Guinée et y faire sa vie. Elle militera peut
être contre les coups et contre la Franceàfric...
Car elle est en colère,
à la fois contre les coups que subissent les enfants et contre la Franceàfric qui met les Guinéens dans la misère.
Il y a un lien entre les deux.
Les coups contre les enfants, c'est le mimétisme d'une pratique esclavagiste que de nombreux africains ont subie de la part des occidentaux.
Ça ne provient absolument pas une "culture africaine" comme certains le disent pour se dédouaner de cette pratique.

Les premiers humains qui viennent d'Afrique étaient des Innovants découvreurs inventeurs comme le sont les enfants. Il est très peu probable qu'ils aient battu les enfants.
Les petits Innovants que sont les petits Africains doivent être respectés. Ce sont eux l'avenir de l'Afrique, l'avenir de l'humanité.
Et pour cela il faut CESSER TOUTE VIOLENCE SUR LES ENFANTS.

mardi 31 janvier 2017

Benoit Hamon : un monstre Franceàfric protecteur des profs violents avec un grand sourire d'hypocrite

Par Julie Amadis
#IpEaVaEaFaF
Le 31/01/17







LIRE :

Primaire de la Gauche: Valls et Hamon, les deux vainqueurs, m'ont exclue 2 ans de mon poste de Professeur des Ecoles parce que j'avais dénoncé des violences à enfants


Benoit Hamon a gagné les élections des primaires de la Gauche dimanche 29 janvier 2016. Il obtient 58,87 % des suffrages exprimés contre 41,13 % pour Valls.

"Benoît Hamon obtient 58,87% des suffrages quand Manuel Valls en a récolté 41,13%. " Europe 1

MANUEL VALLS : L'ENNEMI DES TRAVAILLEURS, L'AMI DES PATRONS DU CAC40 ET DES DICTATEURS AFRICAINS VIENT D’ÊTRE VIRE PAR SA FAMILLE POLITIQUE


Manuel Valls, le premier ministre de Hollande pendant 2 ans et 8 mois ( a été sanctionné par les électeurs socialistes et écologistes.
Les gens n'ont pas oublié la loi travail – la pire loi anti sociale depuis des décennies et la surdité du gouvernement Valls aux 500000 manifestants qui se sont mobilisés pendant 7 mois et l'utilisation du 49-3.
Les électeurs socialistes ont aussi gardé en tête que les pires lois liberticides depuis la guerre d'Algérie avec la loi renseignement notamment, ont été prises par ce même gouvernement. Nous nous rappelons des images de ces écologistes et anarchistes pacifistes assignés à résidence. Tout cela servait à donner l'illusion au gouvernement Valls qu'il combattait le terrorisme alors que de 2008 à 2012  Manuel Valls a refusé la liste des terroristes français en Syrie qu' Assad lui avait proposé.
A cela s'ajoute les SDF de plus en plus nombreux dans les rues, la misère qui galope, les usines qui ferment et le nombre de chômeurs qui augmente.
Manuel Valls, ministre de l'intérieur puis 1er ministre de François Hollande est responsable du soutien des terroristes du Mali avec Hollande, puis le soutien sans faille au terroriste Soro numéro 2 de Côte d'Ivoire organisateur d'attaques djihadistes au Burkina Faso.

LIRE :

Mali Attaque à Bamako: le groupe AQMI a été financé 58M$ par Sarkozy & Hollande. Les terroristes Al Qaeda qui ont fait plus de 20 morts à l'hôtel Radisson sont financés par France, Qatar, Oman, Suisse, Espagne, Autriche (Scoop 2014 New York Times Rukmini Callimachi)

Burkina, feu orange de la France en faveur des putschistes


C'est cette politique anti sociale anti travailleur que les militants socialistes ont sanctionnée dimanche.

BENOIT HAMON : LE CANDIDAT QUI NE S'ATTAQUE
NI AU CAPITALISME NI A LA FRANCEAFRIC


C'EST LE PROTECTEUR DES PROFS VIOLENTS : IL M'A EXCLU 2 ANS QUAND IL ÉTAIT MINISTRE DE L’ÉDUCATION APRÈS QUE J'AI DÉNONCÉ DES VIOLENCES A ENFANTS


Mais, à la place, ils ont élu un autre monstre. Un monstre avec un grand sourire d'hypocrite. Benoit
Hamon est le bourreau des enfants des écoles, de tous les lanceurs d'alerte qui ont dénoncé des maltraitances et ... le mien puisque j'ai été exclue 2 ans par lui en juillet 2014 après avoir dénoncé des violences à enfants, qui a gagné !
C'est aussi le parfait représentant des mangeurs de miettes coloniales qui veulent augmenter leur salaire sans s'en prendre aux capitalistes. Si vous n'attaquer pas le capitalisme et que vous n'arrêter pas le colonialisme (Hamon ne compte ni supprimer les troupes françaises en Afrique, ni stopper le soutien aux terrorisme en Afrique, ni de forcer à quelques patrons français que ce soit de respecter les lois sociales françaises quand ils vont dans un pays étrangers ce qui aurait pour conséquence de stopper la division des salaires par 20  et donc le génocide sanitaires qui a fait 100 millions de bébés morts en 25 ans.
Comme aucun journaliste n'a parlé de mon exclusion par le ministre de l’éducation Benoit Hamon en juillet 2014, ses électeurs ne connaissaient pas le coté immergé de l'iceberg... Mais ses électeurs qui acceptent la politique franceàfric de leurs candidats depuis des décennies sont de parfaits égoïstes qui veulent des avancées sociales sur le dos des Africains et non sur celui des capitalistes.

Benoît Hamon a exclu 2 ans une témoin de violences. Il n'est plus ministre de l'Education ! Tant mieux !

5 années de harcèlement politique, judiciaire et professionnel contre une révolutionnaire pro Sankara en France : Professeur des Ecoles condamnée à 35000 € par la Franceàfric, exclue 2 ans au RSA puis révoquée de l'Education Nationale

Hollande révoque une prof pour déclarations anti-violence à enfants et anti-franceàfric


Quelqu'un qui obéit à la fois au lobby des profs violents dans les établissements scolaires et au lobby franceàfric en virant celle qui dérange ne vaut pas grand chose.

Quelqu'un qui est capable de cela n'a aucune éthique et obéira comme ses prédécesseurs aux pressions des multinationales et des impérialistes les plus mortifères. Ce sera leur marionnette comme l'ont été Hollande, Jospin, Chirac, Sarkozy, Mitterrand.

HAMON NE S'ATTAQUE PAS AUX GROS PATRONS, AUX MILLIONNAIRES, AUX BANQUIERS


D'ailleurs il est frappant de voir que dans son programme il ne parle JAMAIS de la finance et encore moins du capitalisme.

Le discours de Hollande en 2012 juste avant son élection peut être qualifié de gauchiste si on le compare avec celui de Hamon.

François Hollande s'en prenait directement aux actionnaires en janvier 2012. Il avait proclamé :

"
"Les stock-options seront supprimés et les bonus encadrés", a-t-il aussi prédit.
"Mon véritable adversaire, il n'a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera jamais élu et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c'est le monde de la finance" (La Tribune)

Hamon, pour accéder au pouvoir, brandit le revenu universel de 750 euros par mois sans à aucun moment annoncer qu'il va s' attaquer les dirigeants de l'Union Européenne (ce qu'avait fait Tsipras en Grèce avant d’obéir aux pressions et de trahir le peuple grec), sans à aucun moment s'en prendre aux actionnaires qui jouent avec les salariés comme avec des billets dans un casino. Il se moque vraiment des Français du début à la fin.
Son revenu universel c'est comme le RMI, la CMU,  tous ces hochets que les socialistes ont brandi depuis 20 ans au peuple français pour mieux les endormir ... Pendant que, dans le même temps, ils organisaient le chômage de masse.


Quand à sa grande et seule proposition de politique étrangère, la reconnaissance de l'Etat Palestinien.
Alors les gouvernements socialistes qu'ils représentent font 4 fois plus de morts sur le continent Africain que l’Israël en Palestine,  Benoit Hamon participe au même complot comme le NPA les Hessel et et tous ces mangeurs de miettes colonialistes qui forcent les Français à regarder les crimes d' Israël pour qu'ils ne regardent pas ceux de leur propre pays, quatre fois plus nombreux !

Dans la Bande de Gaza,
 la mortalité infantile est de 2,5 bébés morts
 avant l'âge de un an pour 100 naissances

  Mortalité infantile : 24,76 morts /1 000 naissances (Wikipédia bande de Gaza)

En Israël, la mortalité infantile est de
 moins de UN bébé mort pour 100 naissances
 parmi les Israéliens arabesEn Afrique, le taux de mortalité
est de très nombreux pays égal à
10 bébés morts pour 100 naissances. (Revactu)


Encore une fois Hollande dans ses discours post électorale de 2012 pourrait passer pour un militant anti colonialiste à coté de Hamon.
Hollande en octobre 2012 à Dakar tenait un discours anti franceàfric.
"Le temps de la Françafrique est révolu : il y a la France, il y a l'Afrique, il y a le partenariat entre la France et l'Afrique, avec des relations fondées sur le respect, la clarté et la solidarité"
Et pourtant il a agi comme ses prédécesseurs en colonisateur de l'Afrique. Mais Benoit Hamon n'a même pas le discours, alors les actes ...
Benoit Hamon veut donc garder les troupes françaises en Afrique, laisser Bolloré diviser par 20 les salaires. Il faut bien qu'ils financent son Revenu Universel et l'augmentation de 10% du SMIC!!!! Alors ce sera sur le sang et la sueur des Africains.
Il n'y a pas 36000 solutions, soit vous prenez aux plus riches et donc vous enclenchez un processus révolutionnaire, soit vous prolongez l'impérialisme et vous prenez aux plus pauvres dans le pré carré de la France pour donner plus aux Français.
Benoit Hamon n'a fait aucune déclaration anti franceàfric et aucune déclaration anti capitaliste. Donc la déduction est très clair et très limpide.

Pour l'environnement, Benoit Hamon a des projets et pense même s'allier avec le candidat écologiste Yannick Jadot.
Mais ses projets ne sont pas à la hauteur de l'urgence de la situation.
Par exemple, pour le nucléaire, il propose de fermer 5 réacteurs en plus de Fessenheim alors que la Cour des Comptes recommande d'en fermer 20 !
Il promet de s'en prendre aux perturbateurs endocriniens et proclame « ne pas avoir la main qui tremble sur ces sujets »
Sauf que, pour croire en de telles déclarations, il faut l'avoir vu à l’œuvre au pouvoir.
Et en 4 mois et 23 jours passés comme ministre de l’Éducation, il a viré une prof anti violence à enfants et anti franceàfric... On sait d'avance qu'il ne résistera pas à la première pression reçue de Monsanto.

CONCLUSION


Benoit Hamon donne l'illusion d'être de gauche. Mais comme le soulignait un ami Facebook CGTiste, il sera l'ennemi des travailleurs français. Il a en effet refusé de signer la motion de censure contre la loi travail alors qu'il y avait 500000 personnes dans les rues. C'est dire à quel point il est mollasson face aux gros patrons. Il ne s'attaque jamais aux capitalistes qui se font des fortunes pendant que plus de 80% de la population mondiale n'arrive pas à se nourrir correctement.

Il est encore plus l'ennemi des travailleurs africains. Des travailleurs payés des salaires de misère, des salaires 20 fois inférieur à ceux des Français alors que ce sont des patrons français qui les versent et organisent avec l'aide des gouvernements français les dictatures qui leur assurent la tranquillité nécessaire pour continuer leur esclavage.
Le fait que Benoit Hamon m'ait exclue 2 ans de l'Education Nationale en construisant pour cela des faux témoignages et faux en écriture parce qu'il était convenu dans les hautes sphères du pouvoir qu'il fallait faire taire une militante anti violences à enfants et anti Franceàfric est une première preuve de ce dont il est capable pour préserver les intérêts des patrons français en Afrique.
Benoit Hamon a participé à un gouvernement d'occupation de l'Afrique et de soutien aux terroristes en Afrique et il n'en dit pas un mot. Qui ne dit mot consent !

Vous, qui voulez sauver l'humanité ne votez plus jamais, ni pour Hamon bien sûr, ni pour personne.
On ne peut donner de responsabilité à quelqu'un qui pendant son mandat pourra faire ce qu'il veut en prétextant qu'il a été élu "par le peuple".
La situation mondiale est grave.
Nous devons réparer les pots cassés de plus d'un siècle de destruction de la planète par les capitalistes, nous devons supprimer le terrorisme djihadiste mis en place par Clinton et ses amis  et redistribuer les richesses afin de permettre à chacun de manger, se soigner et de s'éduquer.
Nous n'y arriverons qu'en se choisissant de véritables personnes responsables devant la population.
Il faut reprendre les héritages de toutes les organisations des humanistes, les Archs de Kabylie, les délégués des révolutionnaires espagnols qui combattaient le fascisme en 1936, les soviets du début des révolutions russes de 1905 et 1917, et des CDR de Thomas Sankara (celui qui a crée l'organisation représentative la plus aboutie).
Il faut des CDR, des délégués révocables.



vendredi 30 septembre 2016

L'école en France s'effondre sous dictature

Par Julie Amadis
#IPEAVAEAFAF
Le 08/11/16

Pas très étonnant qu'un État barbare en Afrique ne respecte pas les enfants en France.
Il y a peu de respect des enfants dans les écoles françaises.
Des violences psychologiques fréquentes (remarques humiliantes, élèves en échec exclus ...) et les violences physiques officiellement interdites sont tolérées dans les petites classes ...
L'omerta règne. Chacun sait, parmi le personnel éducatif, que témoigner de violences à enfants commises par des profs, ça revient à s'exposer à la répression ! (J'ai été exclue 2 ans puis révoquée pour cette raison !).
Ce non respect des enfants aboutit à de mauvaises performances des élèves français.

"On le sait maintenant depuis plusieurs années : d’élève moyen dans les années 2000, l’école française est devenue la plus inégalitaire de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). L’enquête internationale PISA, dont on attend la prochaine mouture en décembre, vient le rappeler tous les trois ans. Baisse des résultats des élèves défavorisés, amélioration du niveau des élites : le fossé se creuse"


Les derniers résultats des performances de l'école française sont tombés il y a un mois.

"La France a tout intérêt à se remettre en question sur sa manière d'éduquer ses enfants. En effet, le pays de Jules Ferry n'est hélas ! pas un exemple en matière d'efficacité éducative. C'est du moins ce qui ressort du fameux classement Pisa.
Le «Program for International Student Assessment» en anglais, et pour «Programme international pour le suivi des acquis des élèves» en français, est un ensemble d'études menées par l''organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui réunit les pays développés. Pisa mesure les performances des systèmes éducatifs tous les trois ans, et la dernière a été rendue publique en décembre 2013. Que constate-t-on ? Que la France est perdue dans le marais des classements, quelque part du côté de la 20e place. Les pays où les enfants ont les meilleurs résultats sont la Finlande, la Corée du Sud, Hong-Kong, le Liechtenstein…" La Dépèche

  ÉCOLE FRANÇAISE
LA PLUS INÉGALITAIRE DE L'OCDE

Le Conseil national d'évaluation du système scolaire fait le constat selon lequel les inégalités entre élèves sont énormes. Les enfants de milieu pauvre sont les grands exclus du système scolaire. Et ces inégalités se sont accrues depuis 2000 !

"Le Cnesco a mené une vaste enquête à partir de 22 études de chercheurs français et étrangers. Une étude d'une ampleur inédite.
Il en ressort que la France possède le système le plus inégalitaire et que ces inégalités se sont creusées depuis les années 2000. En cause, le manque d’efficacité des politiques éducatives menées depuis 30 ans." France Inter
La réussite en France dépend de l'origine sociale des parents. La France est le pays le plus inégalitaire de l'OCDE en ce qui concerne les inégalités scolaires.


On le sait maintenant depuis plusieurs années : d’élève moyen dans les années 2000, l’école française est devenue la plus inégalitaire de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). L’enquête internationale PISA, dont on attend la prochaine mouture en décembre, vient le rappeler tous les trois ans. Baisse des résultats des élèves défavorisés, amélioration du niveau des élites : le fossé se creuse. Le Monde
En France les enfants de pauvres sont parqués dans les ZEP. Il ne faut surtout pas les mélanger avec les enfants de la haute Formoisie et de la bourgeoisie ....
Le Parti Socialiste fait croire au public qu'il lutte contre les inégalités parce qu'il donne plus d'argent aux établissements classés ZEP...
La ghettoïsation des écoles a pour conséquence d'aggraver la catastrophe scolaire en France.

Le Canard Enchaîné écrit (05/10/16) : "Les plus graves lacunes sont connues : effectifs en ZEP pas assez réduits, temps d'apprentissage plus court qu'ailleurs, insuffisance du suivi des élèves, inexpérience des maîtres. Les chercheurs mettent carrément en cause le principe même d'une concentration des élèves défavorisés, qui tourne, selon eux, à la "ségrégation" et aux "ghettos" scolaires. Exemple ? "Un enfant d'ouvrier en ZEP obtient des résultats inférieurs à ceux d'un enfant d'ouvrier hors ZEP."

Lire : L'école française championne des inégalités


LA VOLONTÉ DE L'ÉTAT D'AMÉLIORER LES PERFORMANCES SCOLAIRES N'EST QU'UNE VASTE MASCARADE

Tout cela est voulu. La volonté de l’État d'améliorer l'éducation n'est qu'une mascarade.
Quand une ministre de l’Éducation se vante de taper ses enfants sur une chaine de grande écoute, c'est un message fort envoyé aux enseignants agresseurs, ils savent qu'ils peuvent continuer, qu'ils seront protégés.




Quand cette même ministre Najat Vallaud Belkacem vient faire la publicité de la seule école de France dans laquelle une professeur a été exclue un an plus tôt pour avoir dénoncé des violences à enfants et dans laquelle un enseignant, Léon Launay, tape ses élèves depuis 1993, le message est clair. Il s'agit d'une opération visant à donner une nouvelle fois un message aux agresseurs d'enfants. Allez-y vous pouvez continuer à taper vos élèves, l’État sera toujours là pour vous. Jusqu'au bout vous serez protégés.

La ministre Vallaud Belkacem en visite dans mon école Valmy où un instit a tapé ses élèves pendant 20 ans


Quand une enseignante est exclue 2 ans puis révoquée pour avoir dénoncé et combattu les violences à enfants exercées par certains de ses collègues....

.... On sait que l'objectif de l’État français et du gouvernement Hollande n'est évidemment pas d'améliorer les compétences des élèves français.

  ÉCOLE INSTITUTION DONT LA FONCTION PRINCIPALE EST DE REPRODUIRE LES CLASSES SOCIALES



En recrutant à Bac + 5 et en choisissant des critères de sélection visant à supprimer toutes les recrues potentiellement critiques vis à vis du système scolaire, l’État s'est assuré d'avoir de bons moutons provenant de classes sociales favorisées.

Cette stratégie de la bourgeoisie pour évincer tous les pédagogues dans l'âme de l’Éducation Nationale je le dénonçais dès la mise en place de cette réforme de la masterisation des enseignants.

La véritable fonction de la réforme Chatel sur les nouveaux concours
d'enseignement est d'évincer de l'Éducation Nationale tous les
pédagogues dans l'âme, respectueux des élèves et de leur potentiel
innovant.

L'exigence d'un allongement des études de 3 années (1) sélectionnera
les étudiants des couches les plus favorisées (2).
Mon expérience en tant qu'assistante d'éducation (« pionne »),
assistante pédagogique (sorte de « sous-profs » sans préparation) et
les divers stages que j'ai pu effectuer m'ont permis d'observer
environ une quarantaine de professeurs en exercice, de la maternelle à
la troisième.
Il en ressort que les plus irrespectueux des élèves sont les
professeurs de l'enseignement secondaire. Ce qui n'est pas étonnant si
l'on regarde les critères qui leur ont permis d'être là ou ils sont.
Contrairement au concours de professeur des écoles qui contient, pour
presque la moitié des points, des épreuves pédagogiques (construction
de séances, analyse de travaux d'élèves...), le CAPES écrit est
uniquement disciplinaire; c'est-à-dire par exemple qu'un candidat au
concours de maths n'aura que des épreuves de maths pures mais aucune
épreuve sur la façon de transmettre les maths.
Déjà, à l'IUFM CAPES, on prépare les jeunes à devenir des bêtes à
concours, futurs fonctionnaires.
Lorsque je préparais le CAPES d'Histoire Géographie à l'IUFM de Rouen,
mes questions sur la transmission du savoir n'avaient pas de réponse.
Ces questions n'avaient pour les profs et les élèves aucun intérêt car
le concours n'en faisait pas mention. Tous se préparaient à être
fonctionnaires et non des enseignants.

LES OBTUS SONT PROFESSEURS

Les plus obtus, les meilleures mémorisateurs (avec la méthode du « par-
coeur ») sont devenus professeurs.
Les reçus au concours, je les ai retrouvés en collège : ils étaient
profs, j'étais assistante pédagogique, ils gagnaient 1600 euros, je
gagnais 534 euros par mois pour un volume horaire identique et un
boulot d'enseignant (avec juste moins d 'élèves pour les assistants
pédagogiques).

PROFS QUI PLEURENT, ASSISTANTS A LA RESCOUSSE

Dans la salle des profs c'était les profs qui pleuraient, pas les
assistants pédagogiques. Nous étions dans l'ensemble appréciés des
élèves et nous pouvions enseigner dans de bonnes conditions
contrairement à nos collègues profs du même âge et issus souvent de
milieux sociaux plus favorisés que nous. On nous appelait à la
rescousse quand la pagaille était trop grande dans une classe.
Nous nous adaptions à toute sorte de situation, classe de SEGPA, cours
de français et de maths pour une douzaines d'élèves, atelier langage
en maternelle, construction de projets de toutes sortes.
Nous n'avions, officiellement, aucune formation pédagogique, un
salaire de misère, aucune perspective d'avenir (un contrat d'un an
renouvelable) et aucune possibilité de faire valoir nos acquis pour
quelque métier que ce soit dans le domaine de l'enseignement.
Mais nous étions motivés, nous voulions absolument aider ces jeunes
que nous respections profondément et nous ne comptions pas nos heures
de travail.

DES PRÉCAIRES RESTANT PRÉCAIRES

Mes collègues précaires le sont restés pour la plupart alors qu'ils
souhaitaient devenir enseignants titulaires.
Le combat pour la titularisation des assistants pédagogiques s'est
heurté à l'indifférence des enseignants titulaires et à la sclérose
formoise des syndicats enseignants.

Ce sont des jeunes élites – représentants typique de la strate des
répétants - qui peuplent les établissements scolaires. Ces répétants
démotivés sont souvent en décalage avec la vie des élèves.
En salle des profs, la grande majorité des enseignants analysait
l'échec scolaire par une débilité congénitale chez les enfants ou – la
nouvelle mode - une absence de contrôle parental.
Ils ne remarquaient même pas que lorsque l'apprentissage est un
plaisir, le flicage – parentale ou scolaire - n'a pas de raison
d'être.
Ils étaient incapables de comprendre ces jeunes. Hors de la présence
des élèves, la salle des profs était le lieu de leurs moqueries
méchantes. Surnoms donnés aux élèves, anecdotes croustillantes,
sourires de connivence, etc …
L'ironie dont ils faisaient preuve à l'égard des élèves montre le
degré d'irrespect qu'ils avaient pour eux.

IRRESPECT SCANDALEUX DES ADULTES ENVERS LEURS ÉLÈVES

Alors, ne nous étonnons pas après que les élèves réussissent parfois à
faire pleurer un de ces profs là. La violence la plus forte est celle
exercée contre des élèves qu'on catalogue – dans prononcer le mot - «
débile » parce qu'en échec scolaire :

« Ils sont « cons » ou quoi !!!».
Cette expression infamante est plus que courante dans les salles de
profs.

Quand on compare la motivation pédagogique des non titulaires et des
profs démotivés, on parvient à une conclusion plus que curieuse.

LES MOINS PAYÉS SONT LES PLUS MOTIVÉS

Moins les gens sont payés – tels sont les assistants pédagogiques
payés 534 euros il y a deux ans (550 aujourd'hui), plus ils sont
motivés. La titularisation - le concours de recrutement - n'est pas un
gage de réussite dans une classe.
Dans les collèges d'aujourd'hui c'est exactement le contraire !
Ce constat – paradoxal en apparence - remet en cause toutes les
revendications syndicales.

LES SYNDICATS MENTENT

Payer davantage ces enseignants titulaires n'améliorera en aucune
façon le sort des élèves. Laisser ces « sous-profs » payés un demi-
SMIC dans leur statut honteux est pour les syndicats une infamie
révèlant leur nature profonde.
Il ne faut plus augmenter les salaires des enseignants, il faut
titulariser les assistants et les payer 1000 euros pour ces 18 heures
de « présence élèves ». Et la révolisation ramènera à un niveau de
1000 euros humanistes le salaire de la totalité des enseignants.

CHATEL, DE L'HUILE SUR LE FEU

Le projet de Luc Chatel qui vise à recruter tous les professeurs au
niveau BAC+5 - la « mastérisation » - va avoir deux conséquences.
D'une part il va aggraver ce phénomène d'élitisme dans les collèges et
d'autre part il va calquer ce modèle d'enseignant dans les écoles
primaires et maternelles.

DIPLÔMES ET ORIGINES SOCIALES

Les statistiques nous montrent que plus les gens sont diplômés, plus
ils sont d'origine sociale élevée.
Ce phénomène - comme nous venons de le voir - crée un décalage avec
les élèves.
Par ailleurs, la paye plus importante promise par le gouvernement ne
peut qu'attirer des personnes non motivées par le métier en lui-même.
Un critère permettrait de trier facilement le bon grain de l'ivraie :
verser un salaire de 1000 euros à tous les enseignants, le salaire
unique mondial.

LA PÉDAGOGIE MISE AU PLACARD

La cerise sur le gâteau de cette réforme est l'absence de critère
pédagogique dans les futurs concours.
Les IUFMs préparant le CRPE (Concours de professeur des écoles)
restaient des refuges de la pédagogie. Les derniers refuges du
questionnement sur « comment transmettre les choses ». Des refuges
acritiques d'où Paulo Freire, Freinet et autres Neil ont été évacués
depuis longtemps. Mais des lieux de débats quand même.
C'en est trop pour la bourgeoisie qui préfère pouvoir – pour le 20
heures de TF1 - semer puis utiliser la violence dans les collèges –
une violence engendrée par des enseignants incapables - plutôt que de
permettre à tous d'accéder au savoir. Un choix qui favorise une
couverture médiatique fasciste plutôt que l'intérêt de tous les
élèves.

LES VICTIMES : LES EXCLUS ENFANTS D'EXCLUS

Les principales victimes de cette réforme sont les élèves de milieux
défavorisés en difficulté d'apprentissage.

Ceux que je vois depuis 5 ans exclus au fond des classes.

Ces pauvres gamins qui n'ont jamais pu expérimenter la solidarité dans
une classe, se voyant sans cesse humiliés, vont encore subir des gens
qui ne les comprennent pas et qui ne cherchent pas à les aider car on
les a déjà catalogué comme « futur chômeur ».

Il n'y a rien d'étonnant à ce que cette « haute-moyenne » formoisie
des collèges et des lycées ne bronche pas : le passage au recrutement
à BAC+5 leur fait espérer une carotte salariale supplémentaire : du
fric, du fric, du fric pour ces égoïstes consuméristes dont pas un
seul – PAS UN SEUL – n'a jamais tenté de pratiquer ce que j'ai
pratiqué depuis 5 ans de façon semi-clandestine : l'apprentissage de
la solidarité entre élèves.
La réponse à la violence et à l'échec n'est ni l'augmentation des
salaires, ni le recrutement au niveau master, ni toutes ces opérations
de communication dont sont friands les petits soldats du sarkozysme.
Elle consistera à rétablir l'humanisme à l'école. Humanisme
d'enseignants ayant la vocation et travaillant pour 1000 euros par
mois dans l'intérêt d'enfants solidaires. Des enfants solidaires
apprenant dans l'objectif de leur construction personnelle et de leur
apport humaniste.
Cet objectif sera un des buts premiers de la révolisation, un des buts
premiers de sa première étape : la révolution anticapitaliste.

Julie Amadis (écriture) + Yanick Toutain (titres, rewriting)

X1 2 ans pour le master plus l'année professionnelle qui était payée
dans l'ancien système.
X2 cf critique directeurs iufm + syndicats+CNESER (source)


Ces fils et filles de cadres et de professions intellectuelles supérieures cherchent à reproduire leur classes sociales. L'école est pour eux un moyen de sauvegarder leurs privilèges.
Ils se font croire que seul le mérite permet la réussite scolaire. Alors comme il est prouvé que les enfants de profs et de cadres réussissent mieux que les enfants d'ouvriers qui ont pourtant la même intelligence, ces hauts formois défendent la méritocratie et derrière, leur statut de diplômés privilégiés.
Ils refusent de s’intéresser aux travaux de Bourdieu et de Baudelot Establet et se font croire que chacun a ses chances à l'école.
La "longue chaîne de processus inégalitaires" décrite par le Cnesco va de nos dirigeants politiques à nos professeurs.

"
La synthèse du Cnesco détaille une « longue chaîne de processus inégalitaires » qui se cumulent et se renforcent à chaque étape de la scolarité : inégalités de traitement, inégalités de résultats, inégalités d’orientation, inégalités d’accès au diplôme et même inégalités d’insertion professionnelle. Limités à l’école primaire, les clivages explosent à partir du collège. C’est, par exemple, à ce niveau-là de la scolarité que les élèves des établissements les plus défavorisés, en fin de 3e, ne maîtrisent que 35 % des compétences attendues en français contre 80 % pour les élèves scolarisés dans un contexte privilégié. A même niveau scolaire, les premiers ont deux fois moins de chances d’intégrer le lycée général."
Le Monde

LES ENSEIGNANTS QUI S'OPPOSENT A CETTE LOGIQUE DE REPRODUCTION SOCIALE SONT EXCLUS

 Celestin Freinet était un pédagogue extraordinaire (il commence sa carrière d'instituteur en 1912). Il avait confiance en les capacités énormes de tous les enfants et les respectait vraiment. Il a mis en place toute une pédagogie permettant à l'enfant de comprendre le monde qui l'entoure par l'expérimentation et l'action.
Son objectif était que tous les enfants s'épanouissent en apprenant. Tout ce qui pouvait amener à exclure des élèves était proscrit.
Il a fait l'expérience de la répression de l’Éducation Nationale. Il a subi calomnie, poursuite judiciaire, censure, de la part de l'administration, de la mairie et de certains parents d'élèves manipulés.
""Un différend l'oppose ensuite à son administration au sujet des modalités de transmission d'un rapport
d'inspection concernant l'adjoint de Freinet. Menacé de mutation d'office, Freinet, sur les conseils de son syndicat, doit céder. Dans la nuit du 2 au 3 décembre 1932 une cinquantaine d'affiches, de deux types différents, sont apposées sur les remparts du village. (...)  l'autre modèle accuse l'instituteur de faire de ses élèves de futurs bolcheviques. Dans la foulée, la municipalité, d’obédience Union républicaine et démocratique, et une association d'anciens combattants introduit une plainte contre Freinet. Tandis que l'administration diligente une enquête, les tensions montent entre partisans et opposants de Freinet. Le 19 décembre le maire appelle à une grève scolaire. La presse locale d'abord, puis nationale - Maurras lui-même s'exprimera à ce sujet dans l'Action Française - se fait l'écho du conflit qui résonne jusque dans l'Assemblée8. Le préfet décide de déférer Freinet devant le Conseil Départemental de l'enseignement primaire, qui, le 28 janvier 1933, finit par le condamner à la Censure. Tandis que Freinet fait appel de cette décision auprès du Conseil d’État, parvient à l'Inspecteur d'académie une pétition, signée par des parents, qui reprochent à Freinet de faillir à son devoir de neutralité scolaire en faisant l'éloge de la révolution russe. Les lettres se multiplient, tant celles portant une opposition que celle exprimant un soutien. Freinet écrit au Ministre de l'Instruction Publique, Anatole de Monzie, une lettre dans laquelle il répond point par point aux reproches qui sont faits tant à lui personnellement qu'à l'éducation nouvelle en général. tandis que la grève scolaire continue, la réponse du ministre se fait attendre. Le 23 avril 1933, veille de la rentrée de Pâque, une foule se presse devant l'école; des violences sont commises ; Freinet, craignant pour la sécurité des enfants accueillis et la sienne exhibe un revolver. Après cet épisode, invité à accepter une mutation, Freinet ne concède que de se mettre en congé pour trois mois. Le 21 juin 1933, le Préfet avise Freinet de sa mutation d'office « dans l'intérêt de l'école laïque ». Refusant sa réaffectation au Bar-sur-Loup, Freinet fait demande un congé de longue durée, pour raison de maladie, qui est acceptée.(...)  L'administration trouve encore à poursuivre Freinet qu'elle considère en contravention avec la réglementation sur les internats. Plutôt que de poursuivre Freinet en correctionnelle, le Préfet le défère une nouvelle fois devant le Conseil Départemental de l'enseignement primaire qui vote à l'unanimité la fermeture de l’École. Si le Conseil d’État, par sa décision finale du 3 avril 1936, ne donne pas droit aux demandes de Freinet, l'avènement du Front Populaire quelques mois plus tard permet à Freinet d'obtenir une révision de la dernière interdiction : le 23 juillet 1936, Jean Zay (1904-1944), nouvellement nommé ministre de l'Éducation par Léon Blum, autorise l'ouverture de son école du Pioulier à Vence10,11"
Lire :

Enseignants, chercheurs et résistants : Paulo Freire et Célestin Freinet

Quasiment tous les pédagogues révolutionnaires ont été réprimés. Même Philippe Meirieu, réformiste et toujours à la botte des socialofascistes, le dit. Il écrit :

« Les pédagogues sont habitués à la marginalité et ont, bien souvent, été considérés comme de dangereux agitateurs par les bien-pensants de toutes sortes. De Sébastien Faure à Celestin Freinet, de Fernand Deligny à Paulo Freire, bien des « pédagogues historiques » ont eu maille à partir avec les autorités et les corps constitués : prendre le parti des plus fragiles, affirmer l'éducabilité de tous, inventer de nouvelles méthodes pour faciliter l'accès aux savoirs ne plaît guère aux partisans du « désordre établié selon l'expression d'Emmanuel Mounier. » dans Pédagogie et anti-pédagogieComprendre et résister


Si les pédagogues contestataires ont toujours été réprimés, il existait encore un peu de solidarité enseignante jusqu'à il y a quelques années.
En tout cas, il n'y avait pas une trouille de s'exprimer dans les médias comme elle existe maintenant.
Ce que l’État capitaliste n'avait pas réussi à faire jusqu'à présent, il le réussit actuellement dans l’Éducation Nationale.
Il y a encore 20 ans, il y avait une solidarité entre collègues au sein de l’Éducation Nationale (ce n'était pas au point des dockers mais presque)
Les fonctionnaires de l’Éducation Nationale s'exprimaient sans crainte à la presse. Ils donnaient leur avis sur les réformes ou sur le fonctionnement de l'école. Ils pouvaient être critique. La liberté d'expression existait.
Depuis une dizaine d'année on assiste à un plan global des capitalistes visant à supprimer toute solidarité et visant à diviser le personnel. La réforme collège 2016 s'intègre dans ce plan ...
Mais l'embauche des enseignants à Bac + 5 aussi. Les jeunes recrus proviennent majoritairement de l'élite, ce qui les amène à être très souvent du côté de l'administration.
Tout cela a pour conséquence d'avoir des enseignants plus obéissants, plus moutons, du côté de l'administration, jamais critique sur le système ...
Et les brebis galeuses qui continuent à user de leur liberté d'expression sont systématiquement réprimées.
Le grand mot de l'administration est "devoir de réserve". Le sacro saint "devoir de réserve" prend le pas sur la liberté d'expression tout court !
Un dernier exemple prouve de que je viens d'exposer.
Christophe Barrand, un chef d'établissement a été convoqué au Rectorat de Paris suite à son interview par le journal Libération.
La journaliste Marie Piquemal de Libération fait un billet pour en parler et s'inquiète de cette évolution de l’État qui interdit aux fonctionnaires toute liberté d'expression.
"L’histoire pose (au moins) une question, fondamentale dans une démocratie : celle du devoir de réserve des fonctionnaires. Jusqu’où doivent-ils se taire ? «Les fonctionnaires ne doivent pas dénigrer leur hiérarchie mais ils sont aussi des serviteurs de la République, et donc de l’intérêt général. A ce titre, non seulement ils ont la possibilité de parler mais le devoir de le faire si la situation se justifie», rappelle Antony Taillefait, professeur de droit à Angers, et auteur de plusieurs ouvrages sur la déontologie des fonctionnaires. Il y démontre combien la situation a évolué au cours des quinze dernières années, «dans toutes les administrations, l’obéissance s’est transformée en docilité.» Plus personne n’ose parler. La mixité sociale dans les établissements scolaires n’est-elle pas un enjeu d’intérêt général justifiant de s’exprimer ? Pendant ce temps, la ministre communique à tous crins. Et continue de dire que la mixité est l’un de ses combats." (Libération)

L'Etat français hollandiste a utilisé de gros moyens pour tenter de me faire taire, tenter de me faire accepter leur violence contre les enfants leur barbarie contre les Africains.
J'étais moi aussi une professeur des écoles qui tentait d'utiliser des méthodes pour que tous les enfants apprennent avec plaisir et que tous réussissent. Mais voilà, permettre cela voulait aussi dire combattre les violences physiques dont j'ai été témoin directement en 2008 et indirectement en 2014.
Et cela voulait aussi dire se battre pour que mes élèves vivent dans un monde dans lequel la barbarie n'existera plus.
J'ai été suspendue sans motif en mars 2014 exclue 2 ans en juillet 2014 avec un motif mensonger (invention de distribution du tract des parents d'élèves (faux en écriture publique) puis révoquée en juillet 2016 pour "atteinte à la République Française" et "atteinte au devoir de réserve".

Julie Amadis exclue sans traitement pendant 2 ans ! OMERTA76 L'inspecteur d'académie Philippe Carrière punit la témoin des violences de 2008

Hollande révoque une prof pour déclarations anti-violence à enfants et anti-franceàfric


5 années de harcèlement politique, judiciaire et professionnel contre une révolutionnaire pro Sankara en France : Professeur des Ecoles condamnée à 35000 € par la Franceàfric, exclue 2 ans au RSA puis révoquée de l'Education Nationale

Les enfants apprennent mieux quand on leur permet d'être utile (#IpEaVàEaFàF)


CONCLUSION

Un état barbare en Afrique, responsable de 100 millions d'enfants africains morts en 25 ans, un génocide sanitaire, est gangréné dans les hautes sphères par des monstres inhumains.
Comment imaginer que les personnes qui décident de l'orientation en matière d'éducation en France soient des humains altruistes?
Nous savons que ça ne peut pas être le cas, parce que ces personnes cautionnent un État qui participe à un génocide sanitaire en Afrique.
Les enfants naturellement bons, altruistes, sont des individus que le pouvoir au service de classes spoliatrices considère comme dangereux. La question n'est pas, pour ceux qui décident des orientations éducatives, de favoriser le bien être de ces enfants mais de les forcer à accepter l'injustice, les inégalités et toutes les ignominies qu'utilisent les classes spoliatrices pour sauvegarder leurs privilèges.
Pour cela il leur faut casser le sens critique et les capacités innovantes des enfants. L'école les transforme en moutons acquiesçant à toutes les injustices et reproduisant la société telle qu''elle est. C'est en réalité une lutte de strates entre les membres des strates Parasites et Répétantes et les membres de la strate des Innovants dont font partis les enfants qui s'opère.
Ceci explique à la fois les violences psychologiques et physiques dans les écoles françaises et les mauvais résultats scolaires des élèves français.
La Suède qui n'est pas un pays qui utilise de méthodes barbares contre un continent entier, et lutte contre les violences à enfants, est un des pays en tête du classement PISA.
Les résultats des élèves français s'amélioreront quand la France sera débarrassée de cette racaille franceàfric et de ses propagandistes de la violence envers les enfants (comme l'est notre ministre actuelle de l'Education Nationale).