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vendredi 30 septembre 2016

L'école en France s'effondre sous dictature

Par Julie Amadis
#IPEAVAEAFAF
Le 08/11/16

Pas très étonnant qu'un État barbare en Afrique ne respecte pas les enfants en France.
Il y a peu de respect des enfants dans les écoles françaises.
Des violences psychologiques fréquentes (remarques humiliantes, élèves en échec exclus ...) et les violences physiques officiellement interdites sont tolérées dans les petites classes ...
L'omerta règne. Chacun sait, parmi le personnel éducatif, que témoigner de violences à enfants commises par des profs, ça revient à s'exposer à la répression ! (J'ai été exclue 2 ans puis révoquée pour cette raison !).
Ce non respect des enfants aboutit à de mauvaises performances des élèves français.

"On le sait maintenant depuis plusieurs années : d’élève moyen dans les années 2000, l’école française est devenue la plus inégalitaire de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). L’enquête internationale PISA, dont on attend la prochaine mouture en décembre, vient le rappeler tous les trois ans. Baisse des résultats des élèves défavorisés, amélioration du niveau des élites : le fossé se creuse"


Les derniers résultats des performances de l'école française sont tombés il y a un mois.

"La France a tout intérêt à se remettre en question sur sa manière d'éduquer ses enfants. En effet, le pays de Jules Ferry n'est hélas ! pas un exemple en matière d'efficacité éducative. C'est du moins ce qui ressort du fameux classement Pisa.
Le «Program for International Student Assessment» en anglais, et pour «Programme international pour le suivi des acquis des élèves» en français, est un ensemble d'études menées par l''organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui réunit les pays développés. Pisa mesure les performances des systèmes éducatifs tous les trois ans, et la dernière a été rendue publique en décembre 2013. Que constate-t-on ? Que la France est perdue dans le marais des classements, quelque part du côté de la 20e place. Les pays où les enfants ont les meilleurs résultats sont la Finlande, la Corée du Sud, Hong-Kong, le Liechtenstein…" La Dépèche

  ÉCOLE FRANÇAISE
LA PLUS INÉGALITAIRE DE L'OCDE

Le Conseil national d'évaluation du système scolaire fait le constat selon lequel les inégalités entre élèves sont énormes. Les enfants de milieu pauvre sont les grands exclus du système scolaire. Et ces inégalités se sont accrues depuis 2000 !

"Le Cnesco a mené une vaste enquête à partir de 22 études de chercheurs français et étrangers. Une étude d'une ampleur inédite.
Il en ressort que la France possède le système le plus inégalitaire et que ces inégalités se sont creusées depuis les années 2000. En cause, le manque d’efficacité des politiques éducatives menées depuis 30 ans." France Inter
La réussite en France dépend de l'origine sociale des parents. La France est le pays le plus inégalitaire de l'OCDE en ce qui concerne les inégalités scolaires.


On le sait maintenant depuis plusieurs années : d’élève moyen dans les années 2000, l’école française est devenue la plus inégalitaire de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). L’enquête internationale PISA, dont on attend la prochaine mouture en décembre, vient le rappeler tous les trois ans. Baisse des résultats des élèves défavorisés, amélioration du niveau des élites : le fossé se creuse. Le Monde
En France les enfants de pauvres sont parqués dans les ZEP. Il ne faut surtout pas les mélanger avec les enfants de la haute Formoisie et de la bourgeoisie ....
Le Parti Socialiste fait croire au public qu'il lutte contre les inégalités parce qu'il donne plus d'argent aux établissements classés ZEP...
La ghettoïsation des écoles a pour conséquence d'aggraver la catastrophe scolaire en France.

Le Canard Enchaîné écrit (05/10/16) : "Les plus graves lacunes sont connues : effectifs en ZEP pas assez réduits, temps d'apprentissage plus court qu'ailleurs, insuffisance du suivi des élèves, inexpérience des maîtres. Les chercheurs mettent carrément en cause le principe même d'une concentration des élèves défavorisés, qui tourne, selon eux, à la "ségrégation" et aux "ghettos" scolaires. Exemple ? "Un enfant d'ouvrier en ZEP obtient des résultats inférieurs à ceux d'un enfant d'ouvrier hors ZEP."

Lire : L'école française championne des inégalités


LA VOLONTÉ DE L'ÉTAT D'AMÉLIORER LES PERFORMANCES SCOLAIRES N'EST QU'UNE VASTE MASCARADE

Tout cela est voulu. La volonté de l’État d'améliorer l'éducation n'est qu'une mascarade.
Quand une ministre de l’Éducation se vante de taper ses enfants sur une chaine de grande écoute, c'est un message fort envoyé aux enseignants agresseurs, ils savent qu'ils peuvent continuer, qu'ils seront protégés.




Quand cette même ministre Najat Vallaud Belkacem vient faire la publicité de la seule école de France dans laquelle une professeur a été exclue un an plus tôt pour avoir dénoncé des violences à enfants et dans laquelle un enseignant, Léon Launay, tape ses élèves depuis 1993, le message est clair. Il s'agit d'une opération visant à donner une nouvelle fois un message aux agresseurs d'enfants. Allez-y vous pouvez continuer à taper vos élèves, l’État sera toujours là pour vous. Jusqu'au bout vous serez protégés.

La ministre Vallaud Belkacem en visite dans mon école Valmy où un instit a tapé ses élèves pendant 20 ans


Quand une enseignante est exclue 2 ans puis révoquée pour avoir dénoncé et combattu les violences à enfants exercées par certains de ses collègues....

.... On sait que l'objectif de l’État français et du gouvernement Hollande n'est évidemment pas d'améliorer les compétences des élèves français.

  ÉCOLE INSTITUTION DONT LA FONCTION PRINCIPALE EST DE REPRODUIRE LES CLASSES SOCIALES



En recrutant à Bac + 5 et en choisissant des critères de sélection visant à supprimer toutes les recrues potentiellement critiques vis à vis du système scolaire, l’État s'est assuré d'avoir de bons moutons provenant de classes sociales favorisées.

Cette stratégie de la bourgeoisie pour évincer tous les pédagogues dans l'âme de l’Éducation Nationale je le dénonçais dès la mise en place de cette réforme de la masterisation des enseignants.

La véritable fonction de la réforme Chatel sur les nouveaux concours
d'enseignement est d'évincer de l'Éducation Nationale tous les
pédagogues dans l'âme, respectueux des élèves et de leur potentiel
innovant.

L'exigence d'un allongement des études de 3 années (1) sélectionnera
les étudiants des couches les plus favorisées (2).
Mon expérience en tant qu'assistante d'éducation (« pionne »),
assistante pédagogique (sorte de « sous-profs » sans préparation) et
les divers stages que j'ai pu effectuer m'ont permis d'observer
environ une quarantaine de professeurs en exercice, de la maternelle à
la troisième.
Il en ressort que les plus irrespectueux des élèves sont les
professeurs de l'enseignement secondaire. Ce qui n'est pas étonnant si
l'on regarde les critères qui leur ont permis d'être là ou ils sont.
Contrairement au concours de professeur des écoles qui contient, pour
presque la moitié des points, des épreuves pédagogiques (construction
de séances, analyse de travaux d'élèves...), le CAPES écrit est
uniquement disciplinaire; c'est-à-dire par exemple qu'un candidat au
concours de maths n'aura que des épreuves de maths pures mais aucune
épreuve sur la façon de transmettre les maths.
Déjà, à l'IUFM CAPES, on prépare les jeunes à devenir des bêtes à
concours, futurs fonctionnaires.
Lorsque je préparais le CAPES d'Histoire Géographie à l'IUFM de Rouen,
mes questions sur la transmission du savoir n'avaient pas de réponse.
Ces questions n'avaient pour les profs et les élèves aucun intérêt car
le concours n'en faisait pas mention. Tous se préparaient à être
fonctionnaires et non des enseignants.

LES OBTUS SONT PROFESSEURS

Les plus obtus, les meilleures mémorisateurs (avec la méthode du « par-
coeur ») sont devenus professeurs.
Les reçus au concours, je les ai retrouvés en collège : ils étaient
profs, j'étais assistante pédagogique, ils gagnaient 1600 euros, je
gagnais 534 euros par mois pour un volume horaire identique et un
boulot d'enseignant (avec juste moins d 'élèves pour les assistants
pédagogiques).

PROFS QUI PLEURENT, ASSISTANTS A LA RESCOUSSE

Dans la salle des profs c'était les profs qui pleuraient, pas les
assistants pédagogiques. Nous étions dans l'ensemble appréciés des
élèves et nous pouvions enseigner dans de bonnes conditions
contrairement à nos collègues profs du même âge et issus souvent de
milieux sociaux plus favorisés que nous. On nous appelait à la
rescousse quand la pagaille était trop grande dans une classe.
Nous nous adaptions à toute sorte de situation, classe de SEGPA, cours
de français et de maths pour une douzaines d'élèves, atelier langage
en maternelle, construction de projets de toutes sortes.
Nous n'avions, officiellement, aucune formation pédagogique, un
salaire de misère, aucune perspective d'avenir (un contrat d'un an
renouvelable) et aucune possibilité de faire valoir nos acquis pour
quelque métier que ce soit dans le domaine de l'enseignement.
Mais nous étions motivés, nous voulions absolument aider ces jeunes
que nous respections profondément et nous ne comptions pas nos heures
de travail.

DES PRÉCAIRES RESTANT PRÉCAIRES

Mes collègues précaires le sont restés pour la plupart alors qu'ils
souhaitaient devenir enseignants titulaires.
Le combat pour la titularisation des assistants pédagogiques s'est
heurté à l'indifférence des enseignants titulaires et à la sclérose
formoise des syndicats enseignants.

Ce sont des jeunes élites – représentants typique de la strate des
répétants - qui peuplent les établissements scolaires. Ces répétants
démotivés sont souvent en décalage avec la vie des élèves.
En salle des profs, la grande majorité des enseignants analysait
l'échec scolaire par une débilité congénitale chez les enfants ou – la
nouvelle mode - une absence de contrôle parental.
Ils ne remarquaient même pas que lorsque l'apprentissage est un
plaisir, le flicage – parentale ou scolaire - n'a pas de raison
d'être.
Ils étaient incapables de comprendre ces jeunes. Hors de la présence
des élèves, la salle des profs était le lieu de leurs moqueries
méchantes. Surnoms donnés aux élèves, anecdotes croustillantes,
sourires de connivence, etc …
L'ironie dont ils faisaient preuve à l'égard des élèves montre le
degré d'irrespect qu'ils avaient pour eux.

IRRESPECT SCANDALEUX DES ADULTES ENVERS LEURS ÉLÈVES

Alors, ne nous étonnons pas après que les élèves réussissent parfois à
faire pleurer un de ces profs là. La violence la plus forte est celle
exercée contre des élèves qu'on catalogue – dans prononcer le mot - «
débile » parce qu'en échec scolaire :

« Ils sont « cons » ou quoi !!!».
Cette expression infamante est plus que courante dans les salles de
profs.

Quand on compare la motivation pédagogique des non titulaires et des
profs démotivés, on parvient à une conclusion plus que curieuse.

LES MOINS PAYÉS SONT LES PLUS MOTIVÉS

Moins les gens sont payés – tels sont les assistants pédagogiques
payés 534 euros il y a deux ans (550 aujourd'hui), plus ils sont
motivés. La titularisation - le concours de recrutement - n'est pas un
gage de réussite dans une classe.
Dans les collèges d'aujourd'hui c'est exactement le contraire !
Ce constat – paradoxal en apparence - remet en cause toutes les
revendications syndicales.

LES SYNDICATS MENTENT

Payer davantage ces enseignants titulaires n'améliorera en aucune
façon le sort des élèves. Laisser ces « sous-profs » payés un demi-
SMIC dans leur statut honteux est pour les syndicats une infamie
révèlant leur nature profonde.
Il ne faut plus augmenter les salaires des enseignants, il faut
titulariser les assistants et les payer 1000 euros pour ces 18 heures
de « présence élèves ». Et la révolisation ramènera à un niveau de
1000 euros humanistes le salaire de la totalité des enseignants.

CHATEL, DE L'HUILE SUR LE FEU

Le projet de Luc Chatel qui vise à recruter tous les professeurs au
niveau BAC+5 - la « mastérisation » - va avoir deux conséquences.
D'une part il va aggraver ce phénomène d'élitisme dans les collèges et
d'autre part il va calquer ce modèle d'enseignant dans les écoles
primaires et maternelles.

DIPLÔMES ET ORIGINES SOCIALES

Les statistiques nous montrent que plus les gens sont diplômés, plus
ils sont d'origine sociale élevée.
Ce phénomène - comme nous venons de le voir - crée un décalage avec
les élèves.
Par ailleurs, la paye plus importante promise par le gouvernement ne
peut qu'attirer des personnes non motivées par le métier en lui-même.
Un critère permettrait de trier facilement le bon grain de l'ivraie :
verser un salaire de 1000 euros à tous les enseignants, le salaire
unique mondial.

LA PÉDAGOGIE MISE AU PLACARD

La cerise sur le gâteau de cette réforme est l'absence de critère
pédagogique dans les futurs concours.
Les IUFMs préparant le CRPE (Concours de professeur des écoles)
restaient des refuges de la pédagogie. Les derniers refuges du
questionnement sur « comment transmettre les choses ». Des refuges
acritiques d'où Paulo Freire, Freinet et autres Neil ont été évacués
depuis longtemps. Mais des lieux de débats quand même.
C'en est trop pour la bourgeoisie qui préfère pouvoir – pour le 20
heures de TF1 - semer puis utiliser la violence dans les collèges –
une violence engendrée par des enseignants incapables - plutôt que de
permettre à tous d'accéder au savoir. Un choix qui favorise une
couverture médiatique fasciste plutôt que l'intérêt de tous les
élèves.

LES VICTIMES : LES EXCLUS ENFANTS D'EXCLUS

Les principales victimes de cette réforme sont les élèves de milieux
défavorisés en difficulté d'apprentissage.

Ceux que je vois depuis 5 ans exclus au fond des classes.

Ces pauvres gamins qui n'ont jamais pu expérimenter la solidarité dans
une classe, se voyant sans cesse humiliés, vont encore subir des gens
qui ne les comprennent pas et qui ne cherchent pas à les aider car on
les a déjà catalogué comme « futur chômeur ».

Il n'y a rien d'étonnant à ce que cette « haute-moyenne » formoisie
des collèges et des lycées ne bronche pas : le passage au recrutement
à BAC+5 leur fait espérer une carotte salariale supplémentaire : du
fric, du fric, du fric pour ces égoïstes consuméristes dont pas un
seul – PAS UN SEUL – n'a jamais tenté de pratiquer ce que j'ai
pratiqué depuis 5 ans de façon semi-clandestine : l'apprentissage de
la solidarité entre élèves.
La réponse à la violence et à l'échec n'est ni l'augmentation des
salaires, ni le recrutement au niveau master, ni toutes ces opérations
de communication dont sont friands les petits soldats du sarkozysme.
Elle consistera à rétablir l'humanisme à l'école. Humanisme
d'enseignants ayant la vocation et travaillant pour 1000 euros par
mois dans l'intérêt d'enfants solidaires. Des enfants solidaires
apprenant dans l'objectif de leur construction personnelle et de leur
apport humaniste.
Cet objectif sera un des buts premiers de la révolisation, un des buts
premiers de sa première étape : la révolution anticapitaliste.

Julie Amadis (écriture) + Yanick Toutain (titres, rewriting)

X1 2 ans pour le master plus l'année professionnelle qui était payée
dans l'ancien système.
X2 cf critique directeurs iufm + syndicats+CNESER (source)


Ces fils et filles de cadres et de professions intellectuelles supérieures cherchent à reproduire leur classes sociales. L'école est pour eux un moyen de sauvegarder leurs privilèges.
Ils se font croire que seul le mérite permet la réussite scolaire. Alors comme il est prouvé que les enfants de profs et de cadres réussissent mieux que les enfants d'ouvriers qui ont pourtant la même intelligence, ces hauts formois défendent la méritocratie et derrière, leur statut de diplômés privilégiés.
Ils refusent de s’intéresser aux travaux de Bourdieu et de Baudelot Establet et se font croire que chacun a ses chances à l'école.
La "longue chaîne de processus inégalitaires" décrite par le Cnesco va de nos dirigeants politiques à nos professeurs.

"
La synthèse du Cnesco détaille une « longue chaîne de processus inégalitaires » qui se cumulent et se renforcent à chaque étape de la scolarité : inégalités de traitement, inégalités de résultats, inégalités d’orientation, inégalités d’accès au diplôme et même inégalités d’insertion professionnelle. Limités à l’école primaire, les clivages explosent à partir du collège. C’est, par exemple, à ce niveau-là de la scolarité que les élèves des établissements les plus défavorisés, en fin de 3e, ne maîtrisent que 35 % des compétences attendues en français contre 80 % pour les élèves scolarisés dans un contexte privilégié. A même niveau scolaire, les premiers ont deux fois moins de chances d’intégrer le lycée général."
Le Monde

LES ENSEIGNANTS QUI S'OPPOSENT A CETTE LOGIQUE DE REPRODUCTION SOCIALE SONT EXCLUS

 Celestin Freinet était un pédagogue extraordinaire (il commence sa carrière d'instituteur en 1912). Il avait confiance en les capacités énormes de tous les enfants et les respectait vraiment. Il a mis en place toute une pédagogie permettant à l'enfant de comprendre le monde qui l'entoure par l'expérimentation et l'action.
Son objectif était que tous les enfants s'épanouissent en apprenant. Tout ce qui pouvait amener à exclure des élèves était proscrit.
Il a fait l'expérience de la répression de l’Éducation Nationale. Il a subi calomnie, poursuite judiciaire, censure, de la part de l'administration, de la mairie et de certains parents d'élèves manipulés.
""Un différend l'oppose ensuite à son administration au sujet des modalités de transmission d'un rapport
d'inspection concernant l'adjoint de Freinet. Menacé de mutation d'office, Freinet, sur les conseils de son syndicat, doit céder. Dans la nuit du 2 au 3 décembre 1932 une cinquantaine d'affiches, de deux types différents, sont apposées sur les remparts du village. (...)  l'autre modèle accuse l'instituteur de faire de ses élèves de futurs bolcheviques. Dans la foulée, la municipalité, d’obédience Union républicaine et démocratique, et une association d'anciens combattants introduit une plainte contre Freinet. Tandis que l'administration diligente une enquête, les tensions montent entre partisans et opposants de Freinet. Le 19 décembre le maire appelle à une grève scolaire. La presse locale d'abord, puis nationale - Maurras lui-même s'exprimera à ce sujet dans l'Action Française - se fait l'écho du conflit qui résonne jusque dans l'Assemblée8. Le préfet décide de déférer Freinet devant le Conseil Départemental de l'enseignement primaire, qui, le 28 janvier 1933, finit par le condamner à la Censure. Tandis que Freinet fait appel de cette décision auprès du Conseil d’État, parvient à l'Inspecteur d'académie une pétition, signée par des parents, qui reprochent à Freinet de faillir à son devoir de neutralité scolaire en faisant l'éloge de la révolution russe. Les lettres se multiplient, tant celles portant une opposition que celle exprimant un soutien. Freinet écrit au Ministre de l'Instruction Publique, Anatole de Monzie, une lettre dans laquelle il répond point par point aux reproches qui sont faits tant à lui personnellement qu'à l'éducation nouvelle en général. tandis que la grève scolaire continue, la réponse du ministre se fait attendre. Le 23 avril 1933, veille de la rentrée de Pâque, une foule se presse devant l'école; des violences sont commises ; Freinet, craignant pour la sécurité des enfants accueillis et la sienne exhibe un revolver. Après cet épisode, invité à accepter une mutation, Freinet ne concède que de se mettre en congé pour trois mois. Le 21 juin 1933, le Préfet avise Freinet de sa mutation d'office « dans l'intérêt de l'école laïque ». Refusant sa réaffectation au Bar-sur-Loup, Freinet fait demande un congé de longue durée, pour raison de maladie, qui est acceptée.(...)  L'administration trouve encore à poursuivre Freinet qu'elle considère en contravention avec la réglementation sur les internats. Plutôt que de poursuivre Freinet en correctionnelle, le Préfet le défère une nouvelle fois devant le Conseil Départemental de l'enseignement primaire qui vote à l'unanimité la fermeture de l’École. Si le Conseil d’État, par sa décision finale du 3 avril 1936, ne donne pas droit aux demandes de Freinet, l'avènement du Front Populaire quelques mois plus tard permet à Freinet d'obtenir une révision de la dernière interdiction : le 23 juillet 1936, Jean Zay (1904-1944), nouvellement nommé ministre de l'Éducation par Léon Blum, autorise l'ouverture de son école du Pioulier à Vence10,11"
Lire :

Enseignants, chercheurs et résistants : Paulo Freire et Célestin Freinet

Quasiment tous les pédagogues révolutionnaires ont été réprimés. Même Philippe Meirieu, réformiste et toujours à la botte des socialofascistes, le dit. Il écrit :

« Les pédagogues sont habitués à la marginalité et ont, bien souvent, été considérés comme de dangereux agitateurs par les bien-pensants de toutes sortes. De Sébastien Faure à Celestin Freinet, de Fernand Deligny à Paulo Freire, bien des « pédagogues historiques » ont eu maille à partir avec les autorités et les corps constitués : prendre le parti des plus fragiles, affirmer l'éducabilité de tous, inventer de nouvelles méthodes pour faciliter l'accès aux savoirs ne plaît guère aux partisans du « désordre établié selon l'expression d'Emmanuel Mounier. » dans Pédagogie et anti-pédagogieComprendre et résister


Si les pédagogues contestataires ont toujours été réprimés, il existait encore un peu de solidarité enseignante jusqu'à il y a quelques années.
En tout cas, il n'y avait pas une trouille de s'exprimer dans les médias comme elle existe maintenant.
Ce que l’État capitaliste n'avait pas réussi à faire jusqu'à présent, il le réussit actuellement dans l’Éducation Nationale.
Il y a encore 20 ans, il y avait une solidarité entre collègues au sein de l’Éducation Nationale (ce n'était pas au point des dockers mais presque)
Les fonctionnaires de l’Éducation Nationale s'exprimaient sans crainte à la presse. Ils donnaient leur avis sur les réformes ou sur le fonctionnement de l'école. Ils pouvaient être critique. La liberté d'expression existait.
Depuis une dizaine d'année on assiste à un plan global des capitalistes visant à supprimer toute solidarité et visant à diviser le personnel. La réforme collège 2016 s'intègre dans ce plan ...
Mais l'embauche des enseignants à Bac + 5 aussi. Les jeunes recrus proviennent majoritairement de l'élite, ce qui les amène à être très souvent du côté de l'administration.
Tout cela a pour conséquence d'avoir des enseignants plus obéissants, plus moutons, du côté de l'administration, jamais critique sur le système ...
Et les brebis galeuses qui continuent à user de leur liberté d'expression sont systématiquement réprimées.
Le grand mot de l'administration est "devoir de réserve". Le sacro saint "devoir de réserve" prend le pas sur la liberté d'expression tout court !
Un dernier exemple prouve de que je viens d'exposer.
Christophe Barrand, un chef d'établissement a été convoqué au Rectorat de Paris suite à son interview par le journal Libération.
La journaliste Marie Piquemal de Libération fait un billet pour en parler et s'inquiète de cette évolution de l’État qui interdit aux fonctionnaires toute liberté d'expression.
"L’histoire pose (au moins) une question, fondamentale dans une démocratie : celle du devoir de réserve des fonctionnaires. Jusqu’où doivent-ils se taire ? «Les fonctionnaires ne doivent pas dénigrer leur hiérarchie mais ils sont aussi des serviteurs de la République, et donc de l’intérêt général. A ce titre, non seulement ils ont la possibilité de parler mais le devoir de le faire si la situation se justifie», rappelle Antony Taillefait, professeur de droit à Angers, et auteur de plusieurs ouvrages sur la déontologie des fonctionnaires. Il y démontre combien la situation a évolué au cours des quinze dernières années, «dans toutes les administrations, l’obéissance s’est transformée en docilité.» Plus personne n’ose parler. La mixité sociale dans les établissements scolaires n’est-elle pas un enjeu d’intérêt général justifiant de s’exprimer ? Pendant ce temps, la ministre communique à tous crins. Et continue de dire que la mixité est l’un de ses combats." (Libération)

L'Etat français hollandiste a utilisé de gros moyens pour tenter de me faire taire, tenter de me faire accepter leur violence contre les enfants leur barbarie contre les Africains.
J'étais moi aussi une professeur des écoles qui tentait d'utiliser des méthodes pour que tous les enfants apprennent avec plaisir et que tous réussissent. Mais voilà, permettre cela voulait aussi dire combattre les violences physiques dont j'ai été témoin directement en 2008 et indirectement en 2014.
Et cela voulait aussi dire se battre pour que mes élèves vivent dans un monde dans lequel la barbarie n'existera plus.
J'ai été suspendue sans motif en mars 2014 exclue 2 ans en juillet 2014 avec un motif mensonger (invention de distribution du tract des parents d'élèves (faux en écriture publique) puis révoquée en juillet 2016 pour "atteinte à la République Française" et "atteinte au devoir de réserve".

Julie Amadis exclue sans traitement pendant 2 ans ! OMERTA76 L'inspecteur d'académie Philippe Carrière punit la témoin des violences de 2008

Hollande révoque une prof pour déclarations anti-violence à enfants et anti-franceàfric


5 années de harcèlement politique, judiciaire et professionnel contre une révolutionnaire pro Sankara en France : Professeur des Ecoles condamnée à 35000 € par la Franceàfric, exclue 2 ans au RSA puis révoquée de l'Education Nationale

Les enfants apprennent mieux quand on leur permet d'être utile (#IpEaVàEaFàF)


CONCLUSION

Un état barbare en Afrique, responsable de 100 millions d'enfants africains morts en 25 ans, un génocide sanitaire, est gangréné dans les hautes sphères par des monstres inhumains.
Comment imaginer que les personnes qui décident de l'orientation en matière d'éducation en France soient des humains altruistes?
Nous savons que ça ne peut pas être le cas, parce que ces personnes cautionnent un État qui participe à un génocide sanitaire en Afrique.
Les enfants naturellement bons, altruistes, sont des individus que le pouvoir au service de classes spoliatrices considère comme dangereux. La question n'est pas, pour ceux qui décident des orientations éducatives, de favoriser le bien être de ces enfants mais de les forcer à accepter l'injustice, les inégalités et toutes les ignominies qu'utilisent les classes spoliatrices pour sauvegarder leurs privilèges.
Pour cela il leur faut casser le sens critique et les capacités innovantes des enfants. L'école les transforme en moutons acquiesçant à toutes les injustices et reproduisant la société telle qu''elle est. C'est en réalité une lutte de strates entre les membres des strates Parasites et Répétantes et les membres de la strate des Innovants dont font partis les enfants qui s'opère.
Ceci explique à la fois les violences psychologiques et physiques dans les écoles françaises et les mauvais résultats scolaires des élèves français.
La Suède qui n'est pas un pays qui utilise de méthodes barbares contre un continent entier, et lutte contre les violences à enfants, est un des pays en tête du classement PISA.
Les résultats des élèves français s'amélioreront quand la France sera débarrassée de cette racaille franceàfric et de ses propagandistes de la violence envers les enfants (comme l'est notre ministre actuelle de l'Education Nationale).





vendredi 30 janvier 2015

Leur monde (celui des profs non exclus) et le nôtre (dont moi prof exclue vivant sous le seuil de pauvreté)

Par Julie Amadis
#IpEaVaEaFaF
Le 28/01/15

Cet article a été censuré par l'Obs le 30/01/2015.
Je suis censurée systématiquement depuis le 14 décembre. Et il n'y jamais de motif d'inscrit de la part des administrateurs !

Et certains disent que la France est le pays de la liberté d'expression !


"Moi ça fait 10 ans que je viens ici. Y'a pas de travail ! Il existe peut être les gens à qui on propose un boulot et qui refuse mais moi j'en connais pas !"
(propos entendu dans la file d'attente
des Restos du Coeur au Havre)

Je suis une prof exclue par Benoit Hamon et Najat Vallaud-Belkacem.
De 1700 € par mois je suis soudainement passée à 509€/mois.
Punie pour avoir dénoncé des violences à enfants en 2008, pour avoir écrit à la Rectrice de Rouen Claudine Schmidt-Lainé et pour avoir dénoncé le harcèlement dont je suis la victime de la part d'agresseurs d'enfants depuis septembre 2013.
Sans les aides humanitaires des Restos du Coeur, je serais en carence alimentaire.
C'est ma punition pour défendre le droit des enfants de ne pas être tapés dans les écoles (et le droit pour les Africains au #SMICenAfrique)
Sous les cordes, au bout de la rue Lavoisier, ce mercredi 28 janvier se tenait une file de gens.
Des vieux, des jeunes, des roses clairs (que les ignorants appellent "Blancs", des roses foncés (que les ignorants appellent des "Noirs",....
Des mines fatiguées pour beaucoup.
Ils attendaient devant la grille des Restos du cœur pour recevoir leur colis alimentaire.

UNE LONGUE FILE D'ATTENTE SOUS LA PLUIE
DEVANT LES RESTOS DU CŒUR


Cela faisait un quart d'heure que j'attendais dehors. Les 42 personnes arrivées avant moi étaient déjà là.
Depuis une heure pour les premiers, 30 minutes pour les plus nombreux ou 16 minutes pour les derniers, sous la pluie à attendre.

On arrive tôt pour le rendez-vous nourriture de la semaine.

Quand on vit sous le seuil de pauvreté, on sait ce que ça veut dire d'avoir faim... On a faim et on veut manger, le plus vite possible. Alors certains arrivent une heure avant l'ouverture.

A 14 heure, les grilles ouvrent. Un bénévole nous distribue un numéro par ordre d'arrivée. J'ai reçu le numéro 44.
Nous avançons ensuite jusqu'à une seconde porte située au bout d'une cour et nous attendons encore sous la pluie notre tour...

J'AI ATTERRI DANS LE MONDE DES PERSONNES SOUS LE SEUIL DE PAUVRETÉ DEPUIS SEPTEMBRE 2014
 

lundi 8 septembre 2014


Julie Amadis a répondu vendredi 5/9 à Jacques-Manuel Mounier Chef de la division des personnels enseignants du 1er degré (Inspection académique de Rouen)

(source RevActu) C'est le chef de la division des personnels JM Mounier qui a répondu à Julie Amadis vendredi. Et non pas la nouvelle inspectrice d'académie Catherine Benoît-Mervant,
Sans aucun traitement ni ressources, Julie Amadis a aussitôt répondu à la (non) réponse :

 

Depuis la rentrée, après avoir refusé de me payer les congés payés du mois d'août c'est mon indemnité-chômage qui a été bloquée par l'Inspectrice d'Académe Catherine Benoît-Mervant,Elle a d'ailleurs été nommée à ce poste par le président Hollande pour cela !

MON EXCLUSION DE L’ÉDUCATION NATIONALE POUR AVOIR DÉFENDU LES ENFANTS
ET LEUR REFUS DE ME VERSER LE CHÔMAGE

Productions artistiques réalisées par mes élèves de CE1 l'an dernier.
Je n'aurais pas imaginé que dénoncer des violences à enfants m'amènerait
un an plus tard à faire partie du monde des gens sous le seuil de pauvreté.

Me voici depuis septembre 2014 dans l'autre monde. Le monde des plus pauvres de France... Un monde aux antipodes du monde des profs, mon ancien monde.

Il y a un an, j'étais professeur des écoles. Je rencontrais tous les jours mes collègues eux aussi profs. Je partageais leurs vies quotidiennes, leurs tracas, leurs espoirs, leurs préoccupations ...

LA PROCHAINE DESTINATION DE VACANCES COMME SOUCI POUR CES PROFS QUAND NOUS NOUS DEMANDONS CHAQUE JOUR SI NOUS POURRONS MANGER NORMALEMENT JUSQU’À LA FIN DE LA SEMAINE


Le choix de la destination des vacances est un sujet très courant en salle des profs.
Tous les profs partent en vacances en France et/ou à l'étranger.
Et ça prend beaucoup de place dans les conversations...
Il y a l'avant vacances. On y parle des préparatifs, le choix de la destination, du transport, du gite ... Et puis il y a l'après vacances.
Après chaque période de vacances scolaires, quand vous arrivez le matin à 8H dans la salle des maitres vos collègues vous demande :
"Alors, t'es partie où ?"
Comme si c'était une évidence de partir en vacances...
Et si vous n'êtes pas parti, il faut justifier, histoire de ne pas passer pour la pauvre fille de service parce que c'est comme ça qu'ils considèrent ceux qui ne partent pas....

Et si vous tentez de vous justifier en expliquant
"..... que vous avez été condamnée à 31000 euros par des juges voyous faussaires complice d'un barbouze franceàfric pour un article que vous n'avez même pas écrit.
Des juges osant receler et même fabriquer des faux en écritures."
Alors là, je vous préviens d'avance. N'essayez même pas ! Vous serez la risée de tous. Pire, vous allez devenir "celle qui confie ses problèmes personnels". Et on vous dénoncera à l'Inspection Académique... Et vous pouvez même vous faire virer .... Vous ne me croyez pas... Si si je vous assure...

"Elle a peu d'échanges avec eux, en dehors de confier ses soucis personnels, et s'est mise à l'écart délibérément." dira de moi Monique Béaur l'adjointe à l'Inspecteur d'Académie dans l'acte d'accusation.(source : acte d'accusation)

On va aussi conseiller aux autres collègues de ne pas vous parler.
"On m'a conseillé, de ne pas lui demander comment cela allait, parce qu'elle allait me parler de ses divers problèmes, et cela risquait de me faire perdre mon temps. »(source : acte d'accusation)
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mercredi 2 juillet 2014


L'acte d'accusation Carrière-Béaur ! Un dossier délirant et mensonger recel de faux témoignages et fabrications de mensonges supplémentaires par Monique Béaur


Consacrer sa vie aux plus pauvres c'est psychiatrisable chez les enseignants de Valmy !
Si la vie pour vous, c'est autre chose qu'une accumulation d'actes égoïstes, de lâcheté, d'hypocrisie, vous êtes anormal ! 

Et le mot solidarité n'a même pas de raison d'être pour eux.

Au Resto du cœur, personne ne quitte le Havre. On a même pas les moyens de prendre un billet jusqu'à Rouen ! Prendre un billet de train ça voudrait dire ne pas se nourrir pendant plusieurs jours !

Les gens parlent de logement à trouver, de nourriture à récupérer, de travail à chercher...
Mais pour la plupart des personnes qui sont avec moi dans la file d'attente il n'y a plus d'espoir... Le travail on en parle même pas sauf quelques uns qui espèrent encore...

Un d'entre eux me dit la fois dernière :
"Moi ça fait 10 ans que je viens ici. Y'a pas de travail ! Il existe peut être les gens à qui on propose un boulot et qui refuse mais moi j'en connais pas !"

LE CRÉDIT DE LA MAISON A REMBOURSER D'UN COTE QUAND DE L'AUTRE ON CHERCHE JUSTE UN TOIT POUR DORMIR


Par contre, si vous achetez une maison, tout le monde s’intéressera à vous dans l’Éducation Nationale. On aura des conseils à vous donner pour trouver le meilleur électricien, la meilleure banque... On vous demandera "alors ça avance les travaux...?"
A une semaine du procès pour payer 24000 euros, les collègues m'évitaient...
Certains ne disaient même plus bonjour...
Peut être que en tant que militante anti Franceàfric, #SMICenAfrique, je portais la souffrance de l'Afrique, la réalité du pillage africain et  leur mauvaise conscience de vivre tranquillement dans un pays qui agit en fasciste avec les africains.... Il fallait m'éviter...

Dans le même temps, ma collègue qui venait d'acheter son appartement avait toutes les attentions du monde... C'est sûr que c'est vraiment un gros souci d'acheter une maison comparé à la survie d'une militante !

Au resto, la préoccupation première des gens, c'est "comment vais je m'en sortir ?" C'est-à-dire "comment vais-je me nourrir, me loger, me chauffer", un jour, une semaine, un mois.
Certains dorment dehors, d'autres dans des squats, d'autres encore trouvent des gens pour les héberger, d'autres encore sont expulsables ...  Personne n'est propriétaire (Je n'ai jamais entendu quelqu'un le dire).
Les crédits, les gros travaux d'électricité, tout ça, ce ne sont pas des sujets de discussion.
Ça fait des soucis en moins !

ET POURTANT ... 

LES PROFS PENSENT ÊTRE LES LÉSÉS DU SYSTÈME
QUAND LES PARENTS DE LEURS ÉLÈVES
ONT A PEINE DE QUOI MANGER


Les professeurs se sentent lésés par le système.
La plupart des sujets de discussions sont prétextes à se plaindre de leur salaire qu'ils considèrent trop bas. A les entendre, ce sont des pauvres qui auraient à peine de quoi survivre...
Pourtant dans le même temps, on les entend parler de leurs vacances à l'étranger, de leur maison à construire .... Ils ne sont donc pas pauvres !!!
Peut être que certains se considèrent pauvres parce que les gens qu'ils fréquentent à Bac plus 5 sont des ingénieurs, cadres et les salaires sont plus gros que le leur. C'est inscrit quand tu as un certain salaire: il faut que tu partes aux sports d'hiver, que tu ailles en vacances à l'étranger et que tu aies acheté une maison !

LES PROFS DE ZEP SE PLAIGNENT COMME LES AUTRES
... AVEC LA MISÈRE SOUS LES YEUX


 Dans des ZEP, là, où la plupart de nos parents d'élèves sont au chômage, les profs se plaignent de leur niveau de vie !
Mais je ne les ai jamais entendu avoir de discours empathique sur ce que pouvait vivre ces familles au quotidien !

Et, tous les ans au moment de payer la coopérative, des instits vocifèrent contre les parents qui ne paient pas.
Idem quant aux parents qui ne paient pas une sortie scolaire à 10 euros.
Ces parents là sont présentés par mes collègues comme des parents qui ne s'occupent pas bien de leurs enfants !

Mais on voit bien que ces profs n'ont jamais vécu avec 500 euros par mois.
Ils ne savent pas ce que c'est la pauvreté !
10 euros c'est énorme !!!!
On se prive de tout...

Au Restos du cœur, personne ne se plaint !
On est content avec une brosse à dent que nous ont remis les bénévoles des Restos exceptionnellement...
Une dame cette fois là m'avait dit :
"ah j'ai été gâtée la fois dernière, j'ai même eu des brosses à dents ! Et puis comme elles étaient vieilles les miennes. J'étais contente".

On se suffit de peu.


Mais les enseignants ne se comparent jamais ceux qui ont moins qu'eux qui sont pourtant largement majoritaires sur Terre.
Ces gens là, ils les méprisent.


Mais pour sortir, pour aller en vacances, il faut de l'argent .... Mais les profs n'en demandent que pour eux de l'argent.

A chaque fois que je prenais position pour la gratuité des sorties scolaires en Conseil d’École, on me rétorquait :
"ils s'achètent bien un paquet de cigarettes" "ce sont toujours les mêmes qui paient" ou "on n'a rien sans rien".

S'il y a des gens qui font la queue trois quart d'heures au Restos du cœur pour avoir l'équivalent de 10 euros de nourriture, c'est bien que ils ne peuvent pas payer 10 euros pour une sortie scolaire!

Une grève aura lieu mardi 3 février pour demander plus de salaire !!!!
"Pour les enseignants des écoles, le SNUipp-FSU exige une première mesure d’urgence : l’alignement de l’ISAE (400 € annuel) sur la part fixe de l’ISOE du 2 degré(1 200 € annuel). "(Tract grève SNUIPP76)
 Par contre, il n'y a pas de mobilisation organisée pour la fin du chômage, le partage, la fin des salaires à 50 euros par mois en Afrique !!!
Actuellement quand on a 2000 euros et que l'on demande une augmentation de salaire ce n'est pas dans la poche des patrons que l'on prend mais dans la poche de l'Africain !
Il n'y a pas eu de manifestation massive pour un logement pour tous... Non c'est tellement plus important de pouvoir s'acheter une plus grande maison et pouvoir partir dans un pays un peu plus loin l'an prochain...

Vous l'avez compris, pour beaucoup de profs égoïstes, lâches, qui protègent leur fric et les agresseurs d'enfants dans les écoles... je suis l'ennemie !
Et comme j'étais "leur ennemie", tout était permis pour me virer de l’Éducation Nationale :
faux témoignages, faux en écriture, diffamation à mon égard  !

J'étais encore naïve l'an dernier.
Je ne les croyais pas capable d'être des monstres.
J'étais encore en partie dans leur monde.
J'étais encore hypnotisée par leur monde et leurs préoccupations.
Je connais - de l'intérieur maintenant - l'autre monde. Ceux qui vivent sous le seuil de pauvreté !
Leur monde est comme celui des comtes et ducs qui comparaient la dernière épée à la mode et des duchesses qui se préoccupaient de leurs robes pendant que le paysan crevait de faim en 1788.





vendredi 19 décembre 2014

Ma pancarte "Institutrice anti violence à enfant exclue 2 ans stop à l'omerta !" lors du rassemblement pour la venue de la rectrice !

Photo prise par une militante CGT de Seacom
à l’hôtel de ville hier Jeudi 18 décembre 2014.
Par Julie Amadis
#IpEaVàEaFàF
le 18/12/14


LA NOUVELLE CARTE DE L’ÉDUCATION PRIORITAIRE DE LA MINISTRE EST UN PRÉTEXTE POUR SUPPRIMER DES MOYENS POUR L’ÉDUCATION DANS LES QUARTIERS DÉFAVORISES


Jeudi 18 décembre 2014, avait lieu un rassemblement pour dénoncer la nouvelle carte de l’Éducation Prioritaire qui vise à supprimer des moyens pour certains écoles situées dans des quartiers défavorisés.

L'appel de la CGT concernant ce rassemblement :

Ecole en danger, nos enfants ont besoin de nous !

Suite à la mise en place de REP (Réseau Education Prioritaire) au lieu de ZEP (Zone Education Prioritaire), ça fait plus "lisse", pour autant, les conséquences sont encore pire ! Notamment, avec un rectorat de Rouen qui veut supprimer un bon nombre de REP, profitant de fermer des classes donc de les surcharger avec des subventions moindres, BREF, une ECOLE è deux vitesses ! Aussi, un Rassemblement aura lieu à 18h, ce jeudi 18 décembre devant l'Hotel de ville pour interpeller le recteur de Rouen qui vient "promotionner" cette réforme, encore néfaste pour l'Education Nationale, donc pour nos enfants...
RASSEMBLEMENT
JEUDI 18 Décembre à 18h
devant l'Hotel de Ville

 Y A DU FRIC POUR ENVAHIR LE MALI
ET LA CENTRAFRIQUE
MAIS N'Y A PLUS DE FRIC
POUR LES ÉCOLES


L’État a de l'argent pour faire la guerre au Mali, en Centrafrique ou pour réprimer les Africains mais pas pour les écoles des enfants défavorisés !


Depuis plusieurs semaines, des parents d'élèves se mobilisent pour mettre fin à ce nouveau scandale...
Le projet de la ministre Najat Vallaud Belkacem consiste à supprimer les moyens supplémentaires qu'avaient certaines écoles situées dans des quartiers défavorisés.


Des syndicats enseignants, des enseignants et des parents étaient présents à ce rassemblement. Nous étions une centaine au total.

UNE PANCARTE
"INSTITUTRICE ANTI VIOLENCES A ENFANTS,
EXCLUE 2 ANS,
STOP A L'OMERTA"


J'y suis allée avec une pancarte "institutrice anti violence à enfant, exclue 2 ans, stop à l'OMERTA".

Si..... il est important de se mobiliser pour que des moyens financiers importants soient donnés pour l’Éducation.... parce que apprendre à lire, à écrire, à compter, et à comprendre le monde qui nous entoure c'est primordial !!!

................il est aussi très important de se battre pour que les enfants soient enfin respectés !!!! Pour que plus jamais il ne soit possible de pouvoir taper un enfant !!!!

LE COMBAT CONTRE LES VIOLENCES SUBIES PAR LES ENFANTS PAR DES PROFESSEURS N'EST PAS MENÉ ET POURTANT TOUS LES JOURS DES ENFANTS VIENNENT A L’ÉCOLE LA PEUR AU VENTRE

Ce combat là n'est pas mené, ni par les syndicats ni par les associations de parents d'élèves ...

Le syndicat majoritaire chez les enseignants protège les agresseurs.

Le SNUIPP a voté mon exclusion !

L'exclusion d'une témoin de violences !
Pendant que 3 agresseurs d'enfants dans deux écoles du Havre, l'école Valmy et l'école Varlin, sont toujours en poste et n'ont eu aucune sanction !!!!

LA PEUR AU VENTRE, TOUS LES JOURS


De nombreux enfants viennent encore à l'école la peur au ventre !!!!
Humiliation psychologique (assez courant), et violence physique (plus rare mais les bouches s'ouvrent peu à peu) sont le lot de milliers d'enfants en France....

Si nous ne mettons pas fin à ce calvaire, cela ne sert à rien d'avoir plus de moyens pour l'école !
Quand un enfant est humilié, il est tapé, cela le détruit.
Sont détruites peu à peu toutes ses capacités innovantes, toute sa joie de vivre !!!!

Au delà de ma défense, il s'agit de la défense de ces plus de dix témoins de violences qui m'ont dit être terrorisés au Havre et ne plus vouloir dénoncer les coupables.... au délà de la protection des témoins menacés par le procureur Nachbar et une police Ferguson à son service illégal, au-délà de la dénonciation des faux en écritures commis par les coupables et par leurs protecteurs...... il s'agit d'agir pour faire cesser un harcèlement qu'aucune entreprise ne serait tolérée à pratiquer.... il s'agit de protéger des jeunes Innovants abimés;.... il s'agit de protéger les générations futures....