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samedi 26 septembre 2015

Institutrice exclue pour avoir témoigné de violences à enfants aujourd'hui bénéficiaire des Restos du Coeur


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Par Julie Amadis
Publié sur l'ObsLe 21/9/14
Réédité ici
Le 26/09/2015

#IPEAVAEAFAF


Les Restaurants du Cœur. Tout le monde connait. C'est Coluche. Ce sont les stars du showbiz qui organisent une grande soirée médiatisée à outrance pour récolter des fonds.
 On connait d'ailleurs presque plus les Enfoirés que les Restos du cœur. A 13 ans ma tante, Valérie Lemercier m'avait offert son tee- shirt des Enfoirés. J'y tenais à mort. Et je n'aurai loupé sous aucun prétexte la soirée 96813596.jpgdes Enfoirés à la télé. Mes parents achetaient le disque...

Ça c'est le décor, les paillettes.
Après les stars, parfois, les médias interrogent les bénévoles. Mais, jamais les pauvres qui vont là bas pour se nourrir, ne passent à la télé ou la radio.

Toutes les paillettes qui règnent autours de cette association font oublier les gens qui vont au Resto du Cœur.
Mon exclusion de l’Éducation Nationale sans traitement, ni congés payés, ni Assédics, sans aucune ressource pour septembre m'amène dans ce lieu dans lequel je n'aurai jamais imaginé me trouver un jour.

La ville du Havre n'aide les affamés que 15 jours ! Les 15 jours restants ils se débrouillent, mendicité ou Resto du Cœur ?

56 euros c'est trop pour cette ville dont le maire est le bras droit d'Alain Juppé.
Pour les 15 premiers jours, le CCAS du Havre m'avait accordé 56 euros de nourriture à choisir à l’Épicerie les Aubépines.


Mais voilà, la ville fait des règlements anti affamés. Quand on a plus rien et que l'on vous a déjà donné 56 euros de nourriture, vous n'avez pas le droit d'être nourri.

Comme vous êtes déterminés à ne pas vous laisser mourir de faim, il vous reste deux choix la mendicité ou les associations comme les Restos du Cœur.

Comme j'ai insisté auprès de 2 employés du CCAS pour avoir quelque chose à manger dans la mesure où je n'ai plus rien (je leur ai amené tous les justificatifs), elles m'ont remis un papier avec les coordonnées des Restos du Cœur.
Après avoir téléphoné afin de connaître leurs règles pour s'inscrire, j'y suis allée vendredi 19 septembre après midi.
A 14 heures devant la grille, nous étions nombreux. Pour entrer, les gens devant moi présentaient une carte.

L'inscription

L'inscription se fait dans une salle à part. Il y a une salle d'attente et des bureaux dans lesquels nous sommes reçus. Nous étions une dizaine à attendre à 14H. Une bénévole nous a prévenus d'entrée de jeu  :
"les critères pour pouvoir être admis ne sont pas les mêmes que pour la saison hivernale, le seuil de ressource est plus bas. Vous ne pourrez donc pas tous être inscris. Je préfère vous le dire tout de suite pour que vous n'attendiez pas pour rien."

Personne n'est parti de la salle d'attente. Si nous étions là, c'est que nous ne pouvions pas faire autrement...
Je suis arrivée dans le bureau des inscriptions après 10 minutes d'attente environ. Le bureau a une allure de bureau de médecin. On est seul face aux deux bénévoles et on doit expliquer pourquoi on a des difficultés financières. On montre les pièces justificatives...
Les bénévoles étaient compréhensives, elles essayaient de trouver des solutions.
.
"Vous allez recevoir vos congés payés certainement" me dit l'une des deux bénévoles.


Je reçois un papier avec des dates inscrites. Chaque date correspond à la collecte d'un colis alimentaire (jusqu'au début du mois d'octobre (date pour recevoir le RSA). Elles m'ont dit que je pourrais revenir les voir si c'était trop difficile et que il fallait repasser pour la saison d'hiver.

D'autres reçoivent une carte de saison, pendant toute la saison, ils viennent une fois par semaine chercher leur colis.

870 000 personnes sont venues aux Restos cette année : c'est l'équivalent à la population d'une ville comme Marseille.

Si les villes comme Le Havre refusent de donner à manger à ceux qui n'ont plus rien, ce sont des associations comme les Restos du Cœur qui sont obligés de prendre le relai. Et ils éprouvent des difficultés financières à servir tous les demandeurs (voir http://www.rondbleu.com/fr/3147-les-restos-du-c%C5%93ur-en-difficult%C3%A9-financi%C3%A8re-lancent-un-appel-%C3%A0-laide)

Si leurs moyens étaient plus important, je suppose que l'on recevrait des colis plus volumineux qui ne comprendraient pas de produits périmés !
"Aujourd'hui on a plus le droit ni d'avoir froid, ni d'avoir faim" chantait Coluche en 1986. Le nombre de personnes sous le seuil de pauvreté n'a cessé de croître (voir mon précédent article). Actuellement 141500 personnes dorment dehors en France dont 30000 enfants !

"L'Insee a rendu publique ce mardi une étude qui estime à 141 500, dont 30 000 enfants, le nombre de personnes sans domicile en France. 50% de plus qu'en 2001."(source l'Express)
Le nombre de personnes mortes dans la rue est énorme !

"Au moins 454 personnes sans domicile fixe sont décédées en France en 2013, dont 15 enfants de moins de 15 ans, selon le bilan final du collectif les Morts de la Rue, qui comptabilise toute l’année ces décès." (source Libération)

samedi 16 mai 2015

141° jour d'exclusion d'une prof des écoles qui a dénoncé des violences à enfants commises par ses collègues


Productions artistiques de mes élèves. Projet avec le satellite Brindeau
par Julie Amadis
#IpEaVàEaFàF
le 05/12/14 (L'Obs)

"C'est dommage que vous ayez refusé l'Inspection me dit il vous auriez eu une bonne note.
Vous êtes quelqu'un de très investie auprès des élèves. On le voit bien."
Olivier Basély, Inspecteur IEN
de St Valéry-en- Caux


Aujourd'hui, c'est le 141ème jour d'exclusion. Une exclusion avec un motif mensonger et dont le document est un faux en écritures !

Le motif invoqué :

"Considérant que l'enquête administrative réalisée le 17 avril 2014 a établi que Madame Julie AMADIS a distribué des tracts de soutien dont le contenu met en cause nominativement plusieurs fonctionnaires de l'Etat ainsi que le fonctionnement de l'Académie. ""

LE MOTIF D'EXCLUSION EST UN MENSONGE :
DES TRACTS QUE JE N'AI JAMAIS DISTRIBUES !


Ces tracts de soutien, je ne les ai jamais distribués !
Ce sont les tracts que les parents avaient distribués à la sortie de l'école le vendredi 21 Mars et le lundi 24 Mars 2014.
Séverine Breton, parent déléguée qui a distribué ces tracts témoigne (lire son témoignage manuscrit ci-dessous)
Nous ne nous étions jamais rencontrées avant qu'elle apprenne par un intermédiaire - Yazid Meddad, autre délégué - mon histoire et qu'elle décide de me défendre.
Je n'étais même pas au courant qu'elle et son collègue allait distribuer des tracts de soutien devant l'école le vendredi 21 mars (elle m'a prévenue le matin devant la grille de son intention)  :



  L'INSPECTEUR DE L’ÉDUCATION NATIONALE QUI M A VIRÉE EN 2008 (J’ÉTAIS A L’ÉPOQUE ASSISTANTE PÉDAGOGIQUE) EST REVENU 6 ANS PLUS TARD ME HARCELANT ET ORCHESTRANT MON EXCLUSION DE L’ÉDUCATION NATIONALE à PARTIR DE LA RENTRÉE 2013

Des tracts qui racontent la répression que je subissais depuis le début de l'année scolaire par un Inspecteur qui avait étouffé une affaire de violences à enfants dont j'avais été témoin en 2008.
Suite ma lettre de témoignage de violence auprès de petits de 3 et 4 ans, j'avais été convoquée le vendredi 14 mars 2008 par l'Inspecteur qui organisait mon licenciement en 2008 et a orchestré mon exclusion en 2014.

J'avais à l'époque raconté factuellement comment s’était déroulé cet entretien  : 

"Le Vendredi 14 Mars : Je suis convoquée par Monsieur Patrick Deplanque, inspecteur de circonscription et Mme Hervieu, principale du collège et pilote du réseau ambition réussite Eugène Varlin.
  Mr Deplanque ne compte rien faire concernant cette affaire et soutient l'attitude de la directrice Mme Véronique Combret. Il en fait un portrait élogieux.

Monsieur Patrick Deplanque me reproche d'avoir été voir l'assistante sociale : "mais pourquoi êtes vous allez voir l'assistante sociale ?".
Il y a là une volonté délibérée d'étouffer l'affaire.

S'ensuit une série de reproches qui n'ont aucune logique à part celle qui se résume à ce proverbe "quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage".

Entre autres, on me reproche de ne pas rester le midi avec mes collègues de la maternelle. Et, Monsieur Deplanque se dit "inquiet qu'une personne comme moi puisse devenir professeur des écoles" et "quand on ne partage pas les valeurs de l'Éducation Nationale, il ne faut pas y entrer"... Je lui réponds du tac au tac : " Ah bon parce que les valeurs de l'Éducation nationale, c'est de taper les enfants !!""(Chronologie des faits témoignage de violence à enfants en 2008 alors que je suis assistante pédagogique)

HARCÈLEMENT ET RÉPRESSION D'UNE TÉMOIN
DE VIOLENCE A ENFANTS


Après avoir reçu un avertissement pour avoir écrit à la rectrice pour lui demander de me protéger du harcèlement de Mr Deplanque, j'ai été convoquée et j'ai reçu un avertissement.

UN RAPPORT D'INSPECTION REMPLI DE FAUX EN ÉCRITURES

J'ai ensuite été inspectée alors que je refusais l'Inspection (droit du fonctionnaire).

L' inspection a eu lieu sans les élèves donc. L'avocat à Rouen que j'ai rencontré doutait fortement de la légalité à venir m'inspecter alors que j'avais refusé l'Inspection !
Mais je suis inspectée par un autre inspecteur que celui qui me harcèle.
Un autre inspecteur aux ordres de l'Inspecteur d'Académie qui a rédigé la lettre d'exclusion !

UN INSPECTEUR QUI ME COMPLIMENTE SUR MON INVESTISSEMENT IMPORTANT AUPRÈS DES ÉLÈVES
POUR ENSUITE ME FAIRE PASSER POUR UNE FUMISTE DANS SON RAPPORT

L' inspecteur  a fait bonne figure le jour de l'Inspection et m'a complimentée même pour mon investissement .
"C'est dommage que vous ayez refusé l'Inspection me dit il vous auriez eu une bonne note. Vous êtes quelqu'un de très investie auprès des élèves. On le voit bien."
Mais le rapport ne fait pas état de ces compliments et de ce constat qu'il avait fait "de quelqu'un d’investi dans son travail".
Le rapport d'inspection me présente comme une fumiste !
Il semblerait que ce monsieur ait rédigé un rapport pour faire plaisir à sa direction....
Et comme il a eu sa mutation tant désirée près de son domicile à la rentrée 2014 . ... On peut penser qu'il a été récompensé pour ses bons et loyaux services !

"PAS DE TRACES D’ACTIVITÉS ESTHÉTIQUES"
A ÉCRIT L'INSPECTEUR BASELY SUR LE RAPPORT


Mes élève de CE1 en train de créer des maisons (projet Perret)

Productions artistiques de mes élèves. Projet avec le satellite Brindeau

Un mois plus tard, je découvre que le rapport d'inspection est truffé de faux en écritures publiques !
Il est indiqué:
"pas de trace d'activités esthétiques"
alors que la classe était remplie de maisons "projet Perret" crées par les enfants !







J'aime La création artistique et donc il y avait les créations des enfants... J'ai gardé quelques photos qui le prouvent (mais comme j'ai perdu mon ancien ordinateur j'en ai perdu beaucoup).



Les productions artistiques des enfants avaient été exposées dans la rue !

C'est important de mettre en valeur les créations des enfants et le projet "la Grande Lessive" avec le Satellite Brindeau l'avait permis.







Un spectacle de marionnettes avait été réalisé
 un mois et demi avant.
Les enfants avaient fabriqué les marionnettes, inventé leur histoire par groupe et l'avait mise en scène. Il y avait une ambiance de créativité extraordinaire dans la classe tout le mois de novembre et de décembre pour la préparation du spectacle pour les parents. Et tous les parents sont venus voir leurs enfants.



Il était aussi indiqué qu'il n'y avait aucune fiche de préparation spécifique.


"Madame Amadis n'a présenté à ce jour aucune fiche de préparation spécifique"

C"est un mensonge éhonté !

Je faisais en moyenne 4 fiches de
Ma préparation que l'Inspecteur a feuilleté toute une matinée
mais qui est inexistante  selon ses propos dans le rapport d'inspection !
préparation par jour plus un cahier journal !!!! Il y avait 2 gros classeurs (français et maths), et un cahier par discipline. L'inspecteur a pourtant passé plusieurs heures à observer mes fiches de préparation et m'en a parlé pendant l'entretien !










Et j'ai reçu une note de 3/20. Une note pédagogique ! Alors que c'était une inspection administrative !!!!

AUCUNE ENQUÊTE SUR LES ENFANTS TAPÉS
DEPUIS PLUSIEURS GÉNÉRATIONS DANS L’ÉCOLE


"Considérant que l'enquête administrative réalisée le 17 avril 2014 a établi que Madame Julie AMADIS a distribué des tracts de soutien" (lettre d'exclusion 17 juillet 2014)

Les parents d'élèves délégués écrivent au ministre
Vincent Peillon le mercredi 16 avril 2014 (voir lettre au ministre ). Il demande à ce qu' une enquête soit faite concernant le professeur de l'école qui tape ses élèves. Il précise dans leur lettre qu'ils ont recueilli des témoignages et donc qu'ils ont des preuves.

Aucune enquête ne sera menée sur les violences subies depuis 20 ans par plusieurs générations d'enfants dans l'école (voir l'Havrais Vérité)  !!!!

UNE ENQUÊTE POUR SE DÉBARRASSER DE LA TÉMOIN DE VIOLENCE A ENFANTS : UNE "ENQUÊTE"  DE FAUX TÉMOIGNAGES

Et l'Inspection recueille le témoignage de l'agresseur d'élèves contre moi. Un faux témoignage bien sur ! Un témoignage inventant que j'aurai distribués des tracts dans des endroits imaginaires, dont un où je n'ai jamais mis les pieds, le marché d'Harfleur !


D'autres collègues disent m'avoir vu dans le Havre avec des tracts. Mais l'enquêtrice - qui n'est autre l'inspectrice d'académie adjointe qui m'avait convoqué à cause de ma lettre à la rectrice et qui disait avoir bien rigolé avec l'inspecteur de ma lettre - ne demande pas à ces gens "quel tract avez vous vu dans ses mains ?"
Deux jours avant ma suspension je distribuais des tracts dans le Havre anti franceàfric. Ces tracts n'avaient rien à voir avec le tract de soutien auquel l'Inspection fait référence !

 

AUCUN MEDIA NE PARLE DE CETTE AFFAIRE !

Les médias auraient t-ils peur de l’État ?
Auraient ils peur de se mettre les syndicats en plus à dos ? Le SNUIPP et L'UNSA ont voté mon exclusion, les autres font les morts depuis le début de l'affaire !

Par contre les profs qui tapent dans les écoles (plus de 10 écoles sur le Havre (témoignages recueillis) peuvent continuer à taper, à maltraiter les enfants. ils sont bien protégés. Par tout le système. Protégés par les syndicats, protégés par l'administration, protégés par les médias ... On lit de temps à autre un article sur un parent qui a agressé un prof, un jeune qui a agressé un prof ! Rien sur les enfants agressés par des profs et rien sur une enseignante exclue pour avoir dénoncé des violences !!!!

vendredi 30 janvier 2015

Leur monde (celui des profs non exclus) et le nôtre (dont moi prof exclue vivant sous le seuil de pauvreté)

Par Julie Amadis
#IpEaVaEaFaF
Le 28/01/15

Cet article a été censuré par l'Obs le 30/01/2015.
Je suis censurée systématiquement depuis le 14 décembre. Et il n'y jamais de motif d'inscrit de la part des administrateurs !

Et certains disent que la France est le pays de la liberté d'expression !


"Moi ça fait 10 ans que je viens ici. Y'a pas de travail ! Il existe peut être les gens à qui on propose un boulot et qui refuse mais moi j'en connais pas !"
(propos entendu dans la file d'attente
des Restos du Coeur au Havre)

Je suis une prof exclue par Benoit Hamon et Najat Vallaud-Belkacem.
De 1700 € par mois je suis soudainement passée à 509€/mois.
Punie pour avoir dénoncé des violences à enfants en 2008, pour avoir écrit à la Rectrice de Rouen Claudine Schmidt-Lainé et pour avoir dénoncé le harcèlement dont je suis la victime de la part d'agresseurs d'enfants depuis septembre 2013.
Sans les aides humanitaires des Restos du Coeur, je serais en carence alimentaire.
C'est ma punition pour défendre le droit des enfants de ne pas être tapés dans les écoles (et le droit pour les Africains au #SMICenAfrique)
Sous les cordes, au bout de la rue Lavoisier, ce mercredi 28 janvier se tenait une file de gens.
Des vieux, des jeunes, des roses clairs (que les ignorants appellent "Blancs", des roses foncés (que les ignorants appellent des "Noirs",....
Des mines fatiguées pour beaucoup.
Ils attendaient devant la grille des Restos du cœur pour recevoir leur colis alimentaire.

UNE LONGUE FILE D'ATTENTE SOUS LA PLUIE
DEVANT LES RESTOS DU CŒUR


Cela faisait un quart d'heure que j'attendais dehors. Les 42 personnes arrivées avant moi étaient déjà là.
Depuis une heure pour les premiers, 30 minutes pour les plus nombreux ou 16 minutes pour les derniers, sous la pluie à attendre.

On arrive tôt pour le rendez-vous nourriture de la semaine.

Quand on vit sous le seuil de pauvreté, on sait ce que ça veut dire d'avoir faim... On a faim et on veut manger, le plus vite possible. Alors certains arrivent une heure avant l'ouverture.

A 14 heure, les grilles ouvrent. Un bénévole nous distribue un numéro par ordre d'arrivée. J'ai reçu le numéro 44.
Nous avançons ensuite jusqu'à une seconde porte située au bout d'une cour et nous attendons encore sous la pluie notre tour...

J'AI ATTERRI DANS LE MONDE DES PERSONNES SOUS LE SEUIL DE PAUVRETÉ DEPUIS SEPTEMBRE 2014
 

lundi 8 septembre 2014


Julie Amadis a répondu vendredi 5/9 à Jacques-Manuel Mounier Chef de la division des personnels enseignants du 1er degré (Inspection académique de Rouen)

(source RevActu) C'est le chef de la division des personnels JM Mounier qui a répondu à Julie Amadis vendredi. Et non pas la nouvelle inspectrice d'académie Catherine Benoît-Mervant,
Sans aucun traitement ni ressources, Julie Amadis a aussitôt répondu à la (non) réponse :

 

Depuis la rentrée, après avoir refusé de me payer les congés payés du mois d'août c'est mon indemnité-chômage qui a été bloquée par l'Inspectrice d'Académe Catherine Benoît-Mervant,Elle a d'ailleurs été nommée à ce poste par le président Hollande pour cela !

MON EXCLUSION DE L’ÉDUCATION NATIONALE POUR AVOIR DÉFENDU LES ENFANTS
ET LEUR REFUS DE ME VERSER LE CHÔMAGE

Productions artistiques réalisées par mes élèves de CE1 l'an dernier.
Je n'aurais pas imaginé que dénoncer des violences à enfants m'amènerait
un an plus tard à faire partie du monde des gens sous le seuil de pauvreté.

Me voici depuis septembre 2014 dans l'autre monde. Le monde des plus pauvres de France... Un monde aux antipodes du monde des profs, mon ancien monde.

Il y a un an, j'étais professeur des écoles. Je rencontrais tous les jours mes collègues eux aussi profs. Je partageais leurs vies quotidiennes, leurs tracas, leurs espoirs, leurs préoccupations ...

LA PROCHAINE DESTINATION DE VACANCES COMME SOUCI POUR CES PROFS QUAND NOUS NOUS DEMANDONS CHAQUE JOUR SI NOUS POURRONS MANGER NORMALEMENT JUSQU’À LA FIN DE LA SEMAINE


Le choix de la destination des vacances est un sujet très courant en salle des profs.
Tous les profs partent en vacances en France et/ou à l'étranger.
Et ça prend beaucoup de place dans les conversations...
Il y a l'avant vacances. On y parle des préparatifs, le choix de la destination, du transport, du gite ... Et puis il y a l'après vacances.
Après chaque période de vacances scolaires, quand vous arrivez le matin à 8H dans la salle des maitres vos collègues vous demande :
"Alors, t'es partie où ?"
Comme si c'était une évidence de partir en vacances...
Et si vous n'êtes pas parti, il faut justifier, histoire de ne pas passer pour la pauvre fille de service parce que c'est comme ça qu'ils considèrent ceux qui ne partent pas....

Et si vous tentez de vous justifier en expliquant
"..... que vous avez été condamnée à 31000 euros par des juges voyous faussaires complice d'un barbouze franceàfric pour un article que vous n'avez même pas écrit.
Des juges osant receler et même fabriquer des faux en écritures."
Alors là, je vous préviens d'avance. N'essayez même pas ! Vous serez la risée de tous. Pire, vous allez devenir "celle qui confie ses problèmes personnels". Et on vous dénoncera à l'Inspection Académique... Et vous pouvez même vous faire virer .... Vous ne me croyez pas... Si si je vous assure...

"Elle a peu d'échanges avec eux, en dehors de confier ses soucis personnels, et s'est mise à l'écart délibérément." dira de moi Monique Béaur l'adjointe à l'Inspecteur d'Académie dans l'acte d'accusation.(source : acte d'accusation)

On va aussi conseiller aux autres collègues de ne pas vous parler.
"On m'a conseillé, de ne pas lui demander comment cela allait, parce qu'elle allait me parler de ses divers problèmes, et cela risquait de me faire perdre mon temps. »(source : acte d'accusation)
LIRE

mercredi 2 juillet 2014


L'acte d'accusation Carrière-Béaur ! Un dossier délirant et mensonger recel de faux témoignages et fabrications de mensonges supplémentaires par Monique Béaur


Consacrer sa vie aux plus pauvres c'est psychiatrisable chez les enseignants de Valmy !
Si la vie pour vous, c'est autre chose qu'une accumulation d'actes égoïstes, de lâcheté, d'hypocrisie, vous êtes anormal ! 

Et le mot solidarité n'a même pas de raison d'être pour eux.

Au Resto du cœur, personne ne quitte le Havre. On a même pas les moyens de prendre un billet jusqu'à Rouen ! Prendre un billet de train ça voudrait dire ne pas se nourrir pendant plusieurs jours !

Les gens parlent de logement à trouver, de nourriture à récupérer, de travail à chercher...
Mais pour la plupart des personnes qui sont avec moi dans la file d'attente il n'y a plus d'espoir... Le travail on en parle même pas sauf quelques uns qui espèrent encore...

Un d'entre eux me dit la fois dernière :
"Moi ça fait 10 ans que je viens ici. Y'a pas de travail ! Il existe peut être les gens à qui on propose un boulot et qui refuse mais moi j'en connais pas !"

LE CRÉDIT DE LA MAISON A REMBOURSER D'UN COTE QUAND DE L'AUTRE ON CHERCHE JUSTE UN TOIT POUR DORMIR


Par contre, si vous achetez une maison, tout le monde s’intéressera à vous dans l’Éducation Nationale. On aura des conseils à vous donner pour trouver le meilleur électricien, la meilleure banque... On vous demandera "alors ça avance les travaux...?"
A une semaine du procès pour payer 24000 euros, les collègues m'évitaient...
Certains ne disaient même plus bonjour...
Peut être que en tant que militante anti Franceàfric, #SMICenAfrique, je portais la souffrance de l'Afrique, la réalité du pillage africain et  leur mauvaise conscience de vivre tranquillement dans un pays qui agit en fasciste avec les africains.... Il fallait m'éviter...

Dans le même temps, ma collègue qui venait d'acheter son appartement avait toutes les attentions du monde... C'est sûr que c'est vraiment un gros souci d'acheter une maison comparé à la survie d'une militante !

Au resto, la préoccupation première des gens, c'est "comment vais je m'en sortir ?" C'est-à-dire "comment vais-je me nourrir, me loger, me chauffer", un jour, une semaine, un mois.
Certains dorment dehors, d'autres dans des squats, d'autres encore trouvent des gens pour les héberger, d'autres encore sont expulsables ...  Personne n'est propriétaire (Je n'ai jamais entendu quelqu'un le dire).
Les crédits, les gros travaux d'électricité, tout ça, ce ne sont pas des sujets de discussion.
Ça fait des soucis en moins !

ET POURTANT ... 

LES PROFS PENSENT ÊTRE LES LÉSÉS DU SYSTÈME
QUAND LES PARENTS DE LEURS ÉLÈVES
ONT A PEINE DE QUOI MANGER


Les professeurs se sentent lésés par le système.
La plupart des sujets de discussions sont prétextes à se plaindre de leur salaire qu'ils considèrent trop bas. A les entendre, ce sont des pauvres qui auraient à peine de quoi survivre...
Pourtant dans le même temps, on les entend parler de leurs vacances à l'étranger, de leur maison à construire .... Ils ne sont donc pas pauvres !!!
Peut être que certains se considèrent pauvres parce que les gens qu'ils fréquentent à Bac plus 5 sont des ingénieurs, cadres et les salaires sont plus gros que le leur. C'est inscrit quand tu as un certain salaire: il faut que tu partes aux sports d'hiver, que tu ailles en vacances à l'étranger et que tu aies acheté une maison !

LES PROFS DE ZEP SE PLAIGNENT COMME LES AUTRES
... AVEC LA MISÈRE SOUS LES YEUX


 Dans des ZEP, là, où la plupart de nos parents d'élèves sont au chômage, les profs se plaignent de leur niveau de vie !
Mais je ne les ai jamais entendu avoir de discours empathique sur ce que pouvait vivre ces familles au quotidien !

Et, tous les ans au moment de payer la coopérative, des instits vocifèrent contre les parents qui ne paient pas.
Idem quant aux parents qui ne paient pas une sortie scolaire à 10 euros.
Ces parents là sont présentés par mes collègues comme des parents qui ne s'occupent pas bien de leurs enfants !

Mais on voit bien que ces profs n'ont jamais vécu avec 500 euros par mois.
Ils ne savent pas ce que c'est la pauvreté !
10 euros c'est énorme !!!!
On se prive de tout...

Au Restos du cœur, personne ne se plaint !
On est content avec une brosse à dent que nous ont remis les bénévoles des Restos exceptionnellement...
Une dame cette fois là m'avait dit :
"ah j'ai été gâtée la fois dernière, j'ai même eu des brosses à dents ! Et puis comme elles étaient vieilles les miennes. J'étais contente".

On se suffit de peu.


Mais les enseignants ne se comparent jamais ceux qui ont moins qu'eux qui sont pourtant largement majoritaires sur Terre.
Ces gens là, ils les méprisent.


Mais pour sortir, pour aller en vacances, il faut de l'argent .... Mais les profs n'en demandent que pour eux de l'argent.

A chaque fois que je prenais position pour la gratuité des sorties scolaires en Conseil d’École, on me rétorquait :
"ils s'achètent bien un paquet de cigarettes" "ce sont toujours les mêmes qui paient" ou "on n'a rien sans rien".

S'il y a des gens qui font la queue trois quart d'heures au Restos du cœur pour avoir l'équivalent de 10 euros de nourriture, c'est bien que ils ne peuvent pas payer 10 euros pour une sortie scolaire!

Une grève aura lieu mardi 3 février pour demander plus de salaire !!!!
"Pour les enseignants des écoles, le SNUipp-FSU exige une première mesure d’urgence : l’alignement de l’ISAE (400 € annuel) sur la part fixe de l’ISOE du 2 degré(1 200 € annuel). "(Tract grève SNUIPP76)
 Par contre, il n'y a pas de mobilisation organisée pour la fin du chômage, le partage, la fin des salaires à 50 euros par mois en Afrique !!!
Actuellement quand on a 2000 euros et que l'on demande une augmentation de salaire ce n'est pas dans la poche des patrons que l'on prend mais dans la poche de l'Africain !
Il n'y a pas eu de manifestation massive pour un logement pour tous... Non c'est tellement plus important de pouvoir s'acheter une plus grande maison et pouvoir partir dans un pays un peu plus loin l'an prochain...

Vous l'avez compris, pour beaucoup de profs égoïstes, lâches, qui protègent leur fric et les agresseurs d'enfants dans les écoles... je suis l'ennemie !
Et comme j'étais "leur ennemie", tout était permis pour me virer de l’Éducation Nationale :
faux témoignages, faux en écriture, diffamation à mon égard  !

J'étais encore naïve l'an dernier.
Je ne les croyais pas capable d'être des monstres.
J'étais encore en partie dans leur monde.
J'étais encore hypnotisée par leur monde et leurs préoccupations.
Je connais - de l'intérieur maintenant - l'autre monde. Ceux qui vivent sous le seuil de pauvreté !
Leur monde est comme celui des comtes et ducs qui comparaient la dernière épée à la mode et des duchesses qui se préoccupaient de leurs robes pendant que le paysan crevait de faim en 1788.





vendredi 5 décembre 2014

141° jour d'exclusion d'une prof des écoles pour avoir dénoncé des violences à enfants


Productions artistiques de mes élèves. Projet avec le satellite Brindeau
par Julie Amadis
#IpEaVàEaFàF
le 05/12/14

"C'est dommage que vous ayez refusé l'Inspection me dit il vous auriez eu une bonne note.
Vous êtes quelqu'un de très investie auprès des élèves. On le voit bien."
Olivier Basélyinspecteur IEN
de St Valéry-en- Caux


Aujourd'hui, c'est le 141ème jour d'exclusion. Une exclusion avec un motif mensonger et dont le document est un faux en écritures !

Le motif invoqué :

"Considérant que l'enquête administrative réalisée le 17 avril 2014 a établi que Madame Julie AMADIS a distribué des tracts de soutien dont le contenu met en cause nominativement plusieurs fonctionnaires de l'Etat ainsi que le fonctionnement de l'Académie. ""

LE MOTIF D'EXCLUSION EST UN MENSONGE :
DES TRACTS QUE JE N'AI JAMAIS DISTRIBUES !


Ces tracts de soutien, je ne les ai jamais distribués !
Ce sont les tracts que les parents avaient distribués à la sortie de l'école le vendredi 21 Mars et le lundi 24 Mars 2014.
Séverine Breton, parent déléguée qui a distribué ces tracts témoigne (lire son témoignage manuscrit ci-dessous)
Nous ne nous étions jamais rencontrées avant qu'elle apprenne par un intermédiaire - Yazid Meddad, autre délégué - mon histoire et qu'elle décide de me défendre.
Je n'étais même pas au courant qu'elle et son collègue allait distribuer des tracts de soutien devant l'école le vendredi 21 mars (elle m'a prévenue le matin devant la grille de son intention)  :



  L'INSPECTEUR DE L’ÉDUCATION NATIONALE QUI M A VIRÉE EN 2008 (J’ÉTAIS A L’ÉPOQUE ASSISTANTE PÉDAGOGIQUE) EST REVENU 6 ANS PLUS TARD ME HARCELANT ET ORCHESTRANT MON EXCLUSION DE L’ÉDUCATION NATIONALE à PARTIR DE LA RENTRÉE 2013

Des tracts qui racontent la répression que je subissais depuis le début de l'année scolaire par un Inspecteur qui avait étouffé une affaire de violences à enfants dont j'avais été témoin en 2008.
Suite ma lettre de témoignage de violence auprès de petits de 3 et 4 ans, j'avais été convoquée le vendredi 14 mars 2008 par l'Inspecteur qui organisait mon licenciement en 2008 et a orchestré mon exclusion en 2014.

J'avais à l'époque raconté factuellement comment s’était déroulé cet entretien  : 

"Le Vendredi 14 Mars : Je suis convoquée par Monsieur Patrick Deplanque, inspecteur de circonscription et Mme Hervieu, principale du collège et pilote du réseau ambition réussite Eugène Varlin.
  Mr Deplanque ne compte rien faire concernant cette affaire et soutient l'attitude de la directrice Mme Véronique Combret. Il en fait un portrait élogieux.

Monsieur Patrick Deplanque me reproche d'avoir été voir l'assistante sociale : "mais pourquoi êtes vous allez voir l'assistante sociale ?".
Il y a là une volonté délibérée d'étouffer l'affaire.

S'ensuit une série de reproches qui n'ont aucune logique à part celle qui se résume à ce proverbe "quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage".

Entre autres, on me reproche de ne pas rester le midi avec mes collègues de la maternelle. Et, Monsieur Deplanque se dit "inquiet qu'une personne comme moi puisse devenir professeur des écoles" et "quand on ne partage pas les valeurs de l'Éducation Nationale, il ne faut pas y entrer"... Je lui réponds du tac au tac : " Ah bon parce que les valeurs de l'Éducation nationale, c'est de taper les enfants !!""(Chronologie des faits témoignage de violence à enfants en 2008 alors que je suis assistante pédagogique)

HARCÈLEMENT ET RÉPRESSION D'UNE TÉMOIN
DE VIOLENCE A ENFANTS


Après avoir reçu un avertissement pour avoir écrit à la rectrice pour lui demander de me protéger du harcèlement de Mr Deplanque, j'ai été convoquée et j'ai reçu un avertissement.

UN RAPPORT D'INSPECTION REMPLI DE FAUX EN ÉCRITURES

J'ai ensuite été inspectée alors que je refusais l'Inspection (droit du fonctionnaire).

L' inspection a eu lieu sans les élèves donc. L'avocat à Rouen que j'ai rencontré doutait fortement de la légalité à venir m'inspecter alors que j'avais refusé l'Inspection !
Mais je suis inspectée par un autre inspecteur que celui qui me harcèle.
Un autre inspecteur aux ordres de l'Inspecteur d'Académie qui a rédigé la lettre d'exclusion !

UN INSPECTEUR QUI ME COMPLIMENTE SUR MON INVESTISSEMENT IMPORTANT AUPRÈS DES ÉLÈVES
POUR ENSUITE ME FAIRE PASSER POUR UNE FUMISTE DANS SON RAPPORT

L' inspecteur  a fait bonne figure le jour de l'Inspection et m'a complimentée même pour mon investissement .
"C'est dommage que vous ayez refusé l'Inspection me dit il vous auriez eu une bonne note. Vous êtes quelqu'un de très investie auprès des élèves. On le voit bien."
Mais le rapport ne fait pas état de ces compliments et de ce constat qu'il avait fait "de quelqu'un d’investi dans son travail".
Le rapport d'inspection me présente comme une fumiste !
Il semblerait que ce monsieur ait rédigé un rapport pour faire plaisir à sa direction....
Et comme il a eu sa mutation tant désirée près de son domicile à la rentrée 2014 . ... On peut penser qu'il a été récompensé pour ses bons et loyaux services !

"PAS DE TRACES D’ACTIVITÉS ESTHÉTIQUES"
A ÉCRIT L'INSPECTEUR BASELY SUR LE RAPPORT


Mes élève de CE1 en train de créer des maisons (projet Perrey)

Productions artistiques de mes élèves. Projet avec le satellite Brindeau

Un mois plus tard, je découvre que le rapport d'inspection est truffé de faux en écritures publiques !
Il est indiqué:
"pas de trace d'activités esthétiques"
alors que la classe était remplie de maisons "projet Perrey" crées par les enfants !







J'aime La création artistique et donc il y avait les créations des enfants... J'ai gardé quelques photos qui le prouvent (mais comme j'ai perdu mon ancien ordinateur j'en ai perdu beaucoup).



Les productions artistiques des enfants avaient été exposées dans la rue !

C'est important de mettre en valeur les créations des enfants et le projet "la Grande Lessive" avec le Satellite Brindeau l'avait permis.







Un spectacle de marionnettes avait été réalisé
 un mois et demi avant.
Les enfants avaient fabriqué les marionnettes, inventé leur histoire par groupe et l'avait mise en scène. Il y avait une ambiance de créativité extraordinaire dans la classe tout le mois de novembre et de décembre pour la préparation du spectacle pour les parents. Et tous les parents sont venus voir leurs enfants.



Il était aussi indiqué qu'il n'y avait aucune fiche de préparation spécifique.


"Madame Amadis n'a présenté à ce jour aucune fiche de préparation spécifique"

C"est un mensonge éhonté !

Je faisais en moyenne 4 fiches de
Ma préparation que l'Inspecteur a feuilleté toute une matinée
mais qui est inexistante  selon ses propos dans le rapport d'inspection !
préparation par jour plus un cahier journal !!!! Il y avait 2 gros classeurs (français et maths), et un cahier par discipline. L'inspecteur a pourtant passé plusieurs heures à observer mes fiches de préparation et m'en a parlé pendant l'entretien !










Et j'ai reçu une note de 3/20. Une note pédagogique ! Alors que c'était une inspection administrative !!!!

AUCUNE ENQUÊTE SUR LES ENFANTS TAPÉS
DEPUIS PLUSIEURS GÉNÉRATIONS DANS L’ÉCOLE


"Considérant que l'enquête administrative réalisée le 17 avril 2014 a établi que Madame Julie AMADIS a distribué des tracts de soutien" (lettre d'exclusion 17 juillet 2014)

Les parents d'élèves délégués écrivent au ministre
Vincent Peillon le mercredi 16 avril 2014 (voir lettre au ministre ). Il demande à ce qu' une enquête soit faite concernant le professeur de l'école qui tape ses élèves. Il précise dans leur lettre qu'ils ont recueilli des témoignages et donc qu'ils ont des preuves.

Aucune enquête ne sera menée sur les violences subies depuis 20 ans par plusieurs générations d'enfants dans l'école (voir l'Havrais Vérité)  !!!!

UNE ENQUÊTE POUR SE DÉBARRASSER DE LA TÉMOIN DE VIOLENCE A ENFANTS : UNE "ENQUÊTE"  DE FAUX TÉMOIGNAGES

Et l'Inspection recueille le témoignage de l'agresseur d'élèves contre moi. Un faux témoignage bien sur ! Un témoignage inventant que j'aurai distribués des tracts dans des endroits imaginaires, dont un où je n'ai jamais mis les pieds, le marché d'Harfleur !


D'autres collègues disent m'avoir vu dans le Havre avec des tracts. Mais l'enquêtrice - qui n'est autre l'inspectrice d'académie adjointe qui m'avait convoqué à cause de ma lettre à la rectrice et qui disait avoir bien rigolé avec l'inspecteur de ma lettre - ne demande pas à ces gens "quel tract avez vous vu dans ses mains ?"
Deux jours avant ma suspension je distribuais des tracts dans le Havre anti franceàfric. Ces tracts n'avaient rien à voir avec le tract de soutien auquel l'Inspection fait référence !

AUCUN MEDIA NE PARLE DE CETTE AFFAIRE !

Les médias auraient t-ils peur de l’État ?
Auraient ils peur de se mettre les syndicats en plus à dos ? Le SNUIPP et L'UNSA ont voté mon exclusion, les autres font les morts depuis le début de l'affaire !

Par contre les profs qui tapent dans les écoles (plus de 10 écoles sur le Havre (témoignages recueillis) peuvent continuer à taper, à maltraiter les enfants. ils sont bien protégés. Par tout le système. Protégés par les syndicats, protégés par l'administration, protégés par les médias ... On lit de temps à autre un article sur un parent qui a agressé un prof, un jeune qui a agressé un prof ! Rien sur les enfants agressés par des profs et rien sur une enseignante exclue pour avoir dénoncé des violences !!!!


jeudi 6 novembre 2014

Les enfants apprennent mieux quand on leur permet d'être utile

15/10/2014

Les enfants apprennent mieux quand on leur permet d'être utile (#IpEaVàEaFàF)


Quelques unes des marionnettes qu'avaient fabriquées
mes élèves de CE1 en décembre 2013 pour le spectacle
devant les parents d'élèves. Le rapport d'inspection n'a vu
aucun travaux artistiques cette année de mon exclusion.
par Julie Amadis
#IpEaVàEaFàF
le 11/10/14

L'enthousiasme de mes élèves quand il s'agissait d'être utile aux autres est sans commune mesure avec toutes les autres activités qu'aiment traditionnellement les enfants comme  les sorties scolaires, les activités de découverte etc....

RACONTER AUX "PETITS" DES HISTOIRES EN ANGLAIS (2012-2013)

En 2012-13, quand mes élèves de 9-10 ans (CM1) allaient chez les "petits" de 6-7 ans (CP-CE1) leur lire des livres en anglais,  ils amélioraient considérablement le ton, l'accent, le vocabulaire en anglais. Un élève (bilingue) dont l'anglais était la langue maternelle et arrivé en France à l'âge de 6 ans était le conseiller technique de toute la classe : c'est lui qui veillait dans tous les groupes d'enfants à l'utilisation du bon accent.

DES EXPOSES EN CLASSE DEVANT LES CAMARADES PUIS POUR UN SITE D'ÉCOLE QUI DEVIENNENT UN "SPECTACLE D'EXPOSÉS" DEVANT 70 PARENTS D'ÉLÈVES ET FAMILLES (école Dauphine au Havre juin 2012)

En 2011-2012, les exposés des élèves de CE2 (8-9 ans) étaient faits devant leurs camarades : 3 élèves au tableau décrivaient un thème librement choisi. Puis, ces exposés étaient rédigés pour les mettre sur le site de l'école. Enfin, ces exposés furent présentés dans un spectacle de fin d'année aux parents. Avec un grand écran présentant les images et les photos préparées sur ordinateurs par les enfants en groupes de 3.
Tout ce travail de préparation leur avait fait faire des progrès importants en rédaction, en recherche d'informations et en culture générale.
Adultes, témoins de leur exposé, nous avions été stupéfaits par le travail de précisions et de sérieux de ces élèves qui n'avaient que 8 et 9 ans !

UN SPECTACLE DE MARIONNETTES ÉCRIT, JOUE, MIS EN SCÈNE ET PRÉSENTÉ AUX PARENTS D'ÉLÈVES PAR DES ENFANTS DE 7-8 ANS (école Valmy Le Havre décembre 2013)

 J'ai pu constater la créativité des enfants et leur capacité à se surpasser quand il s'agissait d'informer, de faire passer un bon moment aux spectateurs, de faire rire les autres.
Des enfants de CE1 (aucun n'avait huit ans) avaient réalisé un spectacle de marionnettes entre novembre et décembre 2013.
Ils se montrèrent capables d'inventer seuls des histoires (voir en bas de la page) après avoir choisi eux-mêmes quels en étaient les personnages.
Pendant le spectacle du 20 décembre 2013, ils ont fait mourir de rire à 2 reprises une salle de plus de 60 personnes
Les enfants aident aussi leurs camarades spontanément et quand on les laisse pouvoir le faire, ils sont contents d'apprendre pour pouvoir expliquer aux autres ensuite.

APPRENDRE POUR ÊTRE UTILE AUX AUTRES
OU "L'ENSEIGNEMENT POUR L'ENSEIGNEMENT"




Where is Spot ? de Eric Hill est l'un des livres que les CM1 que j'avais une fois par semaine lisaient aux CP et aux CE1. Ils revenaient dans la classe enthousiasmés de la réaction des plus petits. Et les collègues des classes de cours préparatoires me disaient que "leurs élèves attendaient avec impatiente la venue des plus grands"

Dans mes classes, les enfants étaient tous très enthousiastes et actifs quand il s'agissait de construire quelque chose de concrètement utile qui allaient servir à d'autres.
Apprendre pour soi uniquement n'a pas toujours de l’intérêt. L'humain a vocation à être utile. Les enfants ne font pas exception, bien au contraire.
Demandez à des enfants de vous aider à porter des chaises...
Tous se battront pour venir vous aider.
Il faut donc tenir compte de cette volonté d'"utilité dans l'apprentissage" et mettre en relation apprentissage et utilité sociale.

IVAN ILLICH CRITIQUAIT
L'"ENSEIGNEMENT POUR L'ENSEIGNEMENT"


Ivan Illitch critiquait justement cette pensée éducative de "l'enseignement pour l'enseignement".
"Où trouverait-on à l'école les conditions propres à encourager la libre expérimentation des connaissances acquises, la découverte personnelle ? (C'est cette définition que je voudrais donner à l'expression "éducation libérale" que j'utiliserai par la suite.) Ces conditions ne se rencontrent pas dans l'établissement scolaire parce que l'élève est contraint d'y être, parce que la doctrine c'est "l'enseignement pour l'enseignement". Il est donc là en résidence surveillée, en compagnie d'enseignants, et la récompense qui lui est promise c'est d'y demeurer un peu plus longtemps ..." (Ivan Illitch, Une société sans école, p 37)

LA PÉDAGOGIE DE L'ENTRAIDE :
APPRENDRE C'EST POUVOIR AIDER LES AUTRES


Dans ma première classe de CP à la Providence en 2008/2009 (je n'étais pas titulaire et avait un mi temps dans cette classe), je pratiquais l'entraide clandestinement. (J'avais été virée de mon précédent poste d'Assistante Pédagogique j'avais été virée de mon précédent poste d'Assistante Pédagogique après avoir témoigné de violences à enfants.par un inspecteur pro-violences après avoir témoigné de fessées sur des enfants de 3 ans.)
Je ne m'en vantais pas auprès de mes collègues. J'étais nouvelle et débutante.

L'ENTRAIDE, MEILLEUR SOUVENIR DE L’ANNÉE


En fin d'année, j'avais demandé aux enfants :
 "Quel a été votre meilleur souvenir cette année ?".
Pauline avait répondu "ce que j'ai préféré c'est aider Yanis". Et Yanis avait ensuite répondu de même pour Pauline.
Ce n'était pas les sorties, ni les projets mis en place, ni même le carnaval qui les avaient marqués mais l'entraide, le sentiment d'être utile et les liens de camaraderie qui en découlait.

Yanis était un enfant qui avait décroché en début d'année. Il était arrivé dans cette école privée après s'être fait virer de la cantine de l'école publique où il se trouvait auparavant.
Dès mon premier jour d'école, il s'était fait remarquer parce qu'il avait découpé son tee shirt. Ensuite, pour la débutante que j'étais, il avait été difficile de le canaliser.
Son échec scolaire précoce l'amenait à être en rébellion constante. Il arrivait qu'il pousse des colères et fassent tomber délibérément toutes ses affaires de sa table.

Pauline était aussi une élève en échec, qui redoublait son CP, qui n'osait jamais. Elle avait perdu confiance en elle.

DES PROGRÈS ÉNORMES PAR L'ENTRAIDE


Ces deux enfants là ont beaucoup progressé à tous points de vue. Yanis est devenu un élève apprécié des autres, un élève heureux de commencer à réussir, à savoir lire, écrire et compter. Un élève qui voulait toujours montrer qu'il savait. Et j'ai commencé à le voir se transformer en élève gentil avec les autres et enthousiaste à apprendre quand il était en position d'être aidé et d'aider.

Et Pauline osait enfin s'exprimer devant le groupe classe. Au quoi de neuf, elle s'inscrivait de plus en plus souvent, elle levait aussi de plus en plus souvent la main pour répondre à des questions de la maîtresse, n'était plus seule à la récréation et jouait avec des camarades. Elle avait aussi davantage confiance en elle, elle essayait de faire les activités. Des progrès ont aussi été constaté dans les diverses disciplines scolaires (mais de façon moins nette qu'au niveau des attitudes face au savoir et avec les autres)

INVENTER DES MÉTHODES OU DES ACTIVITÉS
POUR AIDER LES AUTRES

Cette méthode je l'ai appliquée dans mes autres classes jusqu'à ma suspension puis mon exclusion.

J'ai toujours vu les élèves se dépêcher de finir une activité pour pouvoir aider quelqu'un.

Ce qui faisait le plus plaisir aux élèves, c'était d'inventer des méthodes ou des activités pour aider les autres. J'ai vu beaucoup d'innovations de la part des enfants pour aider les enfants roumains de la classe à apprendre à parler, lire et écrire en français.
Au début, je les voyais reprendre les mêmes activités que les miennes puis ensuite ils se sont mis à inventer des jeux de cartes, à faire des petites activités sur l'ardoise que je n'avais pas déjà faite....

Aider les autres, les enfants aiment ça. Et encore plus quand ils peuvent aider en prenant des initiatives.

MONTER DES PROJETS A VOCATION D’UTILITÉ SOCIALE SUSCITE MOTIVATION ET ENTHOUSIASME CHEZ LES ENFANTS


Marionnettes fabriquées par les élèves de CE1
Chaque enfant a crée la marionnette du personnage de son histoire

Ce sont les marionnettes qui servaient à
s'entraîner. Il n'y avait pas encore de projet
de spectacle à ce moment là


Patapouf le personnage principal d'une des histoires
marionnette fabriquée grâce à des matériaux apportés
spontanément par les enfants












Quand les projets ont vocation à être utiles socialement, les élèves sont très enthousiastes.
Mes élèves de l'an dernier avaient inventé des histoires.
Ils avaient l'habitude de les mettre en scène avec des marionnettes toutes faites que j'avais achetées.
Ils adoraient ça. Mais quand il s'est agit d'organiser un spectacle pour les parents, leur motivation a grandi.

DE NOUVELLES IDÉES TOUS LES JOURS

Ils avaient toujours de nouvelles idées pour le spectacle. Ils apportaient du matériel pour la fabrication des marionnettes tous les jours, s'entraînaient à la récréation, débattaient de leur histoire, entraînaient ceux qui avaient plus de difficultés pour que ce soit réussit ....


Le spectacle de marionnettes. Il y avait un conteur sur le côté. Et les autres enfants derrière le castelet.
L'apprentissage va de pair avec l'utilité sociale.

DEWEY, DECROLY ET FREINET PERMETTAIENT
AUX ÉLÈVES DE DEVENIR DE PETITS JOURNALISTES

Dewey (Etats Unis) et Decroly (Belgique) furent les premiers à mettre en place le journal scolaire dans leur classe respective.
Les journaux scolaires de la classe de Decroly s’appelaient "L'écho de l'école" en 1917, puis "Le courrier de l'école" en 1925. Son idée est de permettre aux élèves de chaque classe de s'exprimer librement.


Celestin Freinet reprendra cette idée et la développera. Tous inscrivaient leur pédagogie dans une action plus globale au sein de la société.
Les élèves créaient un journal. Il y a donc des décisions à prendre. Et pour créer quelque chose, il faut coopérer et prendre des initiatives.
L'enfant n'est plus spectateur mais acteur.

RENDRE PUBLICS LES ÉCRITS DES ÉLÈVES
LEUR DONNE UNE FONCTION SOCIALE ET LES MOTIVE
UN BLOG D'ECOLE DAUPHINE 2011-2012

La directrice de l'école Dauphine au Havre, dans laquelle je me suis retrouvée lors de ma première année en tant que fonctionnaire stagiaire, avait compris l'importance de mettre en valeur les travaux des élèves. Elle avait crée un blog d'école. Mes élèves de CE2 faisaient les exposés de leur choix et leurs écrits étaient sur le site.(Ces traces ont toutes été effacées depuis) Les familles des enfants mettaient des commentaires souvent très touchants pour encourager leur enfant et les autres élèves. La dynamique dans la recherche d'information et le désir d'écrire étaient beaucoup plus grandes que lorsque j'organisais la discipline production écrite sans montrer à quiconque le rendu des productions. 

LES JOURNAUX SCOLAIRES DE CELESTIN FREINET

Freinet et Dewey iront plus loin que Decroly sur cette question. Freinet va se battre pour que les journaux de sa classe soient considérés au même titre que n'importe quel périodique. Michel Barré, ami de Ceslestin Freinet, témoigne :
"En 1951, lorsque Freinet demanda à obtenir ce tarif pour les journaux scolaires, on lui répondit officiellement que c'était "réservé aux organes d'information et de culture". Travaillant alors à son secrétariat, je me souviens de sa colère. Il me demanda d'acheter au kiosque de la gare une sélection de ce qui existait de plus nul dans la presse dite du cœur et les journaux pour enfants, bénéficiant du statut de périodiques.
Mon choix était si caractéristique que j'étais honteux de payer mon achat. Nous avons préparé un dossier significatif où figuraient aussi des extraits de journaux scolaires, qui fut distribué aux parlementaires.
Il fallut pourtant des années pour obtenir, à condition de centraliser les demandes à l'ICEM, que les journaux des enfants soient considérés comme de vrais périodiques."

Michel Barré (source)
Dewey aura lui aussi ce souci de rendre publique les articles de ces élèves.
»
« Ajoutons que l'école a acheté le journal local et qu'elle imprime un numéro hebdomadaire de quatre pages contenant des nouvelles locales et scolaires. Ce sont les élèves qui vont aux nouvelles composent la plupart des articles et les impriment. Ils s'occupent également de la gestion administrative du journal, sollicitant ici et là des annonces et des abonnements. Les professeurs de langue les aident quand besoin est.» (Amélie Hamaide, extrait de son livre, La méthode Decroly, repris par Christian Poslaniec)
Le feed back du public et l'utilité de donner des informations et rendre des lecteurs heureux de lire leurs écrits amènent les enfants à être très motivés par ce qu'ils sont en train de faire.

La motivation des élèves est énorme. Je l'ai vu dans mes classes.
Elise Freinet la décrit très bien :
" Les devoirs sont faits avec plus d'élan. On y sent plus de liberté, plus d'expansion, et parfois comme une joie sous-jacente à s'exprimer, à dire ses pensées. Après correction du maître, les meilleurs sont combinés par une équipe, corrigés et recorrigés par les rédacteurs eux-mêmes." (Freinet, Élise, 1981, p. 228, Naissance d'une pédagogie populaire. Historique de l'école moderne)
Les études scientifiques montrent que plus les élèves sont motivés, mieux ils réussissent.

Thérèse Bouffart, chercheuse à l'Université du Quebec à Montréal, écrit :
"La motivation des élèves fait partie des facteurs les plus déterminants
sur lesquels repose la réussite scolaire.
Or, cette motivation est sensible et tend à baisser au fur et à mesure de la progression dans le système scolaire."(source)
Laissons les enfants se rendre utile. Intégrons les apprentissages dans une perspective d'entraide et de projet. Les enfants seront plus heureux, plus enthousiastes à apprendre. Et peut être que les résultats PISA seront meilleurs qu'ils ne le sont actuellement.

mardi 16 septembre 2014

IpEaVàEaFàF Instit anti-violence exclue allant mendier: Après le CCAS, la CAF (Caisse d'Allocations Familiales)

08/09/2014

Instit anti-violence exclue allant mendier: Après le CCAS, la CAF (Caisse d'Allocations Familiales)


new_logo.jpgpar Julie Amadis
#IpEaVaEaFaF
8/9/14
Les lecteurs de l'article précédent connaissent ma situation (instit anti-violences témoin en 2008 nommée en 2013 sur une école protégeant un agresseur d'enfant depuis 20 ans et victime des faux témoignages de celui-ci.... et me retrouvant exclue pour 2 ans)
Ils ont donc pris connaissance de ma situtation : aucun revenu touché fin août, et ma visite, jeudi au CCAS.
LIRE AUSSI

Quand on ne peut plus se nourrir, on va au CCAS (Centre Communal d'Action Sociale)

Comment continuer à vivre quand l’Éducation Nationale refuse de vous payer vos congés payés ainsi que de vous remettre un revenu de remplacement comme la loi les y oblige ?
On va d'abord au CCAS - j'y étais jeudi -, .... qui nous envoie.... à la CAF (Caisse d'Allocations Familiales) afin d'y demander un revenu minimum auquel toute personne sans aucun revenu a droit.
Une caisse d’allocations familiales (CAF) est un représentant local de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF), qui forme la branche « famille » de la Sécurité sociale française. Chaque Caf est un organisme de droit privé1,2 à compétence territoriale3 chargé de verser aux particuliers des aides financières à caractère familial ou social, dans des conditions déterminées par la loi4, dites prestations légales. Chaque CAF assure en outre, à l’échelle locale, une action sociale essentiellement collective par une assistance technique et des subventions à des acteurs locaux de la vie sociale (mairies, crèches, MJC, centres de loisirs, etc.). (Wiki)

C'est donc là-bas que je me suis rendue vendredi.

OBSERVATION PARTICIPANTE: LA CAF



On passe du temps, beaucoup de temps dans les diverses administrations qui pourraient vous apporter une aide.


Une situation hors norme : une institutrice exclue pour avoir dénoncé des violences à enfants à qui l'administration refuse de payer ses congés payés et un revenu de remplacement



planche-sos-bonheur.jpgUne situation qui prend plus de temps que d'autres.


« Si c'est pour le RSA, il y a des ordinateurs sur le côté, vous pouvez vous inscrire en ligne »
commence par me dire une première employée, à l'entrée du bâtiment.
Mais quelques instants plus tard, cette même personne a eu l'information concernant ma situation :
« c'est particulier pour vous, je vais vous donner un numéro et vous allez attendre que l'on vous appelle ».


J'ai donc attendu 5 minutes. Une seconde personne me reçoit. Celle-ci semble très choquée par ce que je lui expliquais sur ma trajectoire.

Elle me demande les noms des écoles concernées. Elle semble inquiète et ajoute :
“C'est parce que ma fille est à l'école”.


Cette personne me demande le nom des écoles concernées. Je lui réponds..... la vérité.
Cela la rassure : le nom de l'école de sa fille n'est pas dans la liste.
Elle me renvoie ensuite vers la "salle d'attente" ... qui n'est pas une salle, mais un "open space" dans cet immense "hangar"... pour y .... attendre.
“Vous allez être appelée une deuxième fois”.

Je rappelle au lecteur que, vendredi, pendant que cela se passe, des élèves apprécieraient d'avoir une enseignante et que l'Inspection académique cesse de mentir à leurs parents en prétendant qu'il n'y a pas de personnel disponible.
Le personnel disponible - comme il est anti-violences à enfants -, ce personnel disponible, il poirote à la CAF du Havre.

Trois minutes plus tard, j'entre dans un box. Une travailleuse sociale me reçoit.
C'est la troisième personne que je rencontre.
Je vais donc tout lui ré-expliquer depuis le début.


Aucune ressource pour le mois de septembre, peut être un RSA pour le mois d'octobre


Je n'ai droit à RIEN pour le mois d'août.... et donc je ne reçois rien pour vivre pendant le mois de septembre.
Monsieur Mounier pourra se frotter les mains : me laisser attendre sans me prévenir de leur volonté finale de ne pas respecter la loi.... fait que je perds donc un mois de revenu.
Cette employée de la CAF me dit qu'elle pense que je pourrais espérer avoir le droit au RSA car je n'ai plus de revenu. Elle me donne une date de rendez–vous: le 10 septembre.


Bilan : le mois de septembre : MÊME PAS LE MINIMUM LEGAL DE SURVIE EN FRANCE.

J'avais tenté d'argumenter :
DEMANDE : "Vous pouvez rapprocher la date de rendez-vous s'il vous plaît car je suis sans aucune ressource et que je ne vais pas pouvoir tenir longtemps comme cela ?"
REPONSE : "De toute les façons si le rendez-vous est plus tôt ça ne changera rien car le RSA est mensualisé."
QUESTION : "Ça veut donc dire que je n'aurai RIEN pour le mois de septembre".
REPONSE de la CAF : "Oui c'est ça. Il aurait fallu faire une demande en août pour être payé en septembre".
EXPLICATION :"Je ne pouvais imaginer que l’Éducation Nationale n'allait pas respecter la loi et me priver des congés payés"
REPONSE : "Oui, bien sûr mais c'est comme ça".

CREVER DE FAIM PENDANT UN MOIS....
EN DORMANT SANS PAYER DE LOYER

Les naïfs pouvaient croire qu'on ne laissait personne crever de faim en France !
La preuve est faite que c'est un gros bobard: les services sociaux ont la preuve absolue que je n'ai reçu aucun revenu depuis la fin du mois de juillet. Et pourtant..... ces services qui prétendent être "sociaux" viennent m'annoncer que les 509 € du RSA - mendicité ! - je ne les toucherai même pas d'ici ..... quinze jours.... sans même être sûr de les toucher !

1213785508-sos_bonheur_couv.jpgHistorique des montants RSA(source)

Bon, il faut quand même le préciser : après avoir fait son travail - inhumain - de respect - inhumain - d'un réglement - inhumain -, la travailleuse de la CAF aura eu une parole - humaine :
"Bon courage à vous"

TEMOIGNER DE VIOLENCES =
PERDRE LA TOTALITE DE SON REVENU

L'ETAT VEUT TERRORISER LES TEMOINS
DE COUPS DANS LES ECOLES



Quand on se révolte contre les violences à enfants dans les écoles, on risque de se retrouver sans rien ! Et le discours étatique qui dit que on doit assistance à toute personne dans le besoin n'est qu'un discours. Si votre employeur refuse de vous payer un mois de salaire, vous n'avez plus RIEN. Pour le RSA il faudra attendre le mois d'après.
Pourtant, l
’article 25 de la déclaration des droits de l'homme est du citoyen reconnaît le droit de chacun à l'(...) l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires (...) par suite cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
Il serait bon que tous ces gens qui respectent des circulaires inhumaines se donnent la peine de vérifier si leur attitude est conforme à ce texte

Déclaration universelle des droits de l'homme

"Le 10 décembre 1948, les 58 États Membres qui constituaient alors l’Assemblée générale ont adopté la Déclaration universelle des droits de l’homme à Paris au Palais de Chaillot (résolution 217 A (III)).
Pour commémorer son adoption, la Journée des droits de l'homme est célébrée chaque année le 10 décembre.
Ce document fondateur continue d’être, pour chacun d’entre nous, une source d’inspiration, et pour promouvoir l'exercice universel des droits de l'homme."

SOS+BONHEUR+rejoindre+de+nouveau+Griffo+Van+Hamme.jpgArticle 25

"1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté."


Il est vrai que le CCAS m'avait donnné un bon alimentaire de.... 28 euros pour aller à l'épicerie des Aubépines.... c'est l'article suivant.
Les classes moyennes qui parlent des pauvres comme d' "assistés", qui parlent des pauvres comme le fait le président de la République les "sans dents" (Je l'avais entendue prononcée dans ma propre famille cette expression),  devraient faire des "stages" de réhumanisation : ils devraient aller en stage.... au CCAS, à la CAF...
Ce n'est pas compliqué pour s'inscrire : ils n'ont qu'à faire comme j'ai fait : simplement signaler un cas de violence ou un autre acte délictuel que leurs supérieurs tenteront de camoufler..... Ils ne mettront pas longtemps à quitter leur oasis.