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mardi 22 août 2017

Togo : après Anselme Gouyano 12 ans tué en 2013, au moins 4 morts de plus assassinés par Gnassingbé

Manifestation au Togo samedi 19 aout 2017

Par Julie Amadis
#IpEaVaEaFaF
Le 22/08/2017












Anselme Signadaré Gouyano , 12 ans, assassiné lors d'une manifestation par Faure Gnassingbé en 2013
A cette même manifestation une jeune fille de 14 ans était aussi tué par les forces de l'ordre du dictateur franceàfric et un autre jeune garçon.
C'était en 2013.
Nous nous en rappelons encore car des jeunes collégiens assassinés parce qu'ils manifestent, c'est le sommet de la barbarie franceàfric...

Anselme Signadaré Gouyano 12 ans, collégien de 6° mort en manifestant pour une Afrique libre (HollandeGATE au Togo)

Mais ça ne s'est pas arrêté là...
En 28 février de cette année, Ala Bi Nadjinoudine est lui aussi a été tué dans une manifestation. Il manifestait contre l'augmentation des prix quand la police de Gnassingbé a tiré.

COMME ANSELME 12 ANS ASSASSINÉ EN 2013 ET
ALA BI NADJINOUDINE TUÉ EN FÉVRIER 2017

OURO TEFFY AGBASTOU ET SEBABI MAMADOU ARRISSOU SONT MORTS ASSASSINÉS PAR LA POLICE DE GNASSINGBE DANS LA MANIFESTATION DU 19 AOUT 


Quelques mois passent, une grosse manifestation a lieu et encore une fois les forces de l'ordre de la dictature Gnassingbé tuent des manifestants.
Il y au moins 4 morts et plusieurs blessés.

"Si l’on déplore les nombreuses arrestations qui ont eu lieu lors de ce rassemblement, les dégâts matériels enregistrés ne sont rien à côté des deux morts identifiés après la répression des forces de l’ordre. " Afriquesur7

Togo Liberté nous donne le nom de ces jeunes assassinés.


Ouro- Teffy Agbastou et Sebabi Mamadou Arrissou tombés sous les balles assassines du pouvoir de Faure Gnassingbé
Mais les morts seraient plus nombreux encore :
Le leader du PNP, Tikpi Atchadam a dénoncé de graves violences et parle de 7 morts. Sur la répartition des décès, certaines sources parlent de 3 dans le rang des corps de sécurité contre 4 par balles dans la population. La Tribune
 C'est une habitude pour Faure Gnassingbé? le Président franceàfric arrivé au pouvoir en 2005 d'assassiner des manifestants.
Faure est le digne héritier de son père
Eyadéma Gnassingbé, mis en place par De Gaulle après qu'il ait assassiné le Président Sylvanius Olympio parce qu'il avait décidé de sortir du Franc CFA

Les Togolais savent à quoi s'attendre lorsqu'ils manifestent. Ils savent qu'ils prennent le risque de mourir. Leur engagement n'en est que plus fort.

Malgré le risque, les Togolais sont encore sortis dans les rues... 5 mois seulement après les manifestations contre la vie chère puis des lycéens contre le manque de moyen dans l'éducation...
Il leur a fallu pourtant accuser le coup de la mort du camarade Ala Bi Nadjinoudine mais ils continuent encore de demander le départ du dictateur en marchant dans les rues des grandes villes actuellement.

Alors que la population manifestait pacifiquement ce samedi 19 aout, la police a tiré sur eux dès le départ.

"Les agents positionnés sur les principales artères étaient équipés comme des miliaires qui s’attendaient à une invasion extérieure. Ces derniers n’ont pas tardé à charger « proprement» les premiers manifestants qui ont tenté de se regrouper. Les premiers blessés dont un journaliste ont été évacués dans les centres de santé les plus proches. Face à cette  répression sanglante, certains manifestants se sont repliés dans les ruelles.  Les intrépides, les mains nues, ont résisté aux tirs de grenades lacrymogènes et de balles en caoutchouc qui fusaient de toute part." Liberté Togo


un manifestant blessé par un projectile

Les tirs ont continué après quelques temps. Nombreux ont été les manifestants blessés. L'un d'entre eux âgé de 13 ans a été blessé grièvement, d'autres ont subi des "coups de crosses au visage"...
Après quelques minutes de round d’observation, les forces de l’ordre, avec une rare brutalité, ont réprimé les manifestants, occasionnant des dizaines de blessés graves dont un jeune garçon de 13 ans. Une véritable chasse à l’homme a été engagée par les unités de répression en place. Ils tiraient à bout portant sur les manifestants, martyrisaient ceux qu’ils arrêtaient. Un jeune ensanglanté qui a été arrêté et mis dans une fourgonnette a essuyé des coups de crosse au visage, bien qu’il fût déjà neutralisé. La scène était horrible. Même la station Sanol a été proprement arrosée de grenades lacrymogènes. Liberté Togo
les manifestants arrêtent ceux qui les répriment

Tels des gangsters barbares, les forces de l'ordre se sont introduits dans des maisons et y ont lancés des gaz lacrymogènes


Les maisons riveraines n’ont pas été épargnées. Sciemment, les forces de l’ordre ont jeté des grenades lacrymogènes dans les domiciles privés qu’ils n’ont d’ailleurs pas hésité à violer. Ils rentraient dans les maisons pour tabasser les gens et sortir certains manifestants qui se sont réfugiés. Un agent a d’ailleurs poussé son zèle et laissé une bombonne de grenade lacrymogène, qui explosa aussitôt, dans une maison devant les journalistes et les propriétaires médusés et impuissants, qui n’avaient pas le choix que « de la boucler » , face à la furie des forces de l’ordre qui tabassaient tout sur leur passage. Liberté Togo

La répression continue depuis la manifestation de samedi, des opposants politiques sont poursuivis et vivent dans la peur d'être arrêtes. A Sokodé, la ville où 2 manifestants ont été tués à la manifestation de samedi, les militants quittent les lieux pour éviter une arrestation.
"
D’autres témoins affirment que de nombreux manifestants ont fui Sokodé par peur d'être arrêtés tandis que d’autres se terrent chez eux, comme cet homme qui a souhaité conserver l'anonymat. Il était dans le cortège, samedi, et affirme que la nuit de samedi a été « une nuit de terreur ».
« Il y avait des militaires à chaque mètre. Normalement, c’était la gendarmerie et la police qui devaient assurer la sécurité mais voilà qu’ils ont eu des renforts de Kara, des bérets rouges et des bérets verts qui sont venus en tenue civile. Ils ont poursuivi des gens jusque dans leurs maisons. Un parent a dit qu'ils sont venus, ont ouvert le portail, en tenue civile, et qu'ils ont commencé par bastonner », a-t-il souligné, avant d'ajouter qu'au cours de la manifestation, il a vu un de ses amis tomber, d'abord sous l'effet des gaz lacrymogènes, puis sous les coups de matraque" RFI

RÉPRESSION DU DICTATEUR GNASSINGBE POUR PERPÉTUER L'ESCLAVAGE FRANCEAFRIC DE SALAIRES A 39 EUROS / MOIS


La répression de la dictature franceàfric de Gnassingbé a pour fonction de permettre la perpétuation de l'esclavage franceàfric. Des travailleurs qui perçoivent des salaires de misère.
39 euros /mois (42 $ / mois (source : journal du net)) c'est le salaire moyen. Mais il existe de nombreuses disparités et donc beaucoup de Togolais perçoivent moins que 39 euros par mois !


Ce pays producteur de phosphate, de coton de cacao et de café pour l'occident est un réservoir de main d’œuvre bon marché. Un pays qui n'a jamais eu vraiment d'indépendance et est resté sous le dictat de la France qui décide de qui sera le Président, de ce quel politique il mènera - une politique favorable bien évidemment aux patrons français dont les plus puissants ont leur entreprise implantée dans ce pays comme dans tout pays Franceàfric à salaires esclavagistes.

Si Gnassingbé réprime c'est qu'il a le feu vert de la France.

A la radio ni à la télé en France, les journalistes n'ont pas du tout parlé de ces morts et la répression impitoyable sur les Togolais qui ne font qu'exercer leur colère pacifiquement !
Comme toutes les horreurs Franceàfric, rien ne se sait en France. L'omerta règne ...
C'est la condition pour que l’ignominie continue...

CONCLUSION

La révolution est larvée depuis 2012 au Togo. Les manifestants sont toujours plus nombreux toujours plus révoltés, près à aller jusqu'au bout disent-ils mais la dictature ne chute pas.
Les manifestants entendent par "aller jusqu'au bout" faire une véritable révolution, virer Gnassingbé et mettre à la place un gouvernement du peuple, comme au Burkina sous Sankara...
Mais comme d'habitude les partis d'opposition défendent la démocratie esclavagiste bourgeoise.
Ces partis ANC et PNP font les pompiers de la Révolution, ils la sabotent en empêchant les Togolais de s'organiser en se choisissant ses représentants.
Comme le dit Yanick Toutain sur les réseaux sociaux :


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