ARTICLES

Affichage des articles dont le libellé est racisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est racisme. Afficher tous les articles

lundi 12 juillet 2021

Chineàfric : Un nouvel impérialisme encore plus raciste remplace la Franceàfric et la Belgeàfric

 

Par Julie Amadis
avec Yanick Toutain
#IpEaVaEaFaF
11/07/2021

Le revenu mensuel moyen par habitant au Congo-Kinshasa s'élève à 43 $ (24 000FCFA), soit 520 $ par habitant et par an. source


«Les Noirs sont appelés "Lao hei"  (老黑). Le caractère 黑 signifiant à la fois "noir" et "sale".» Dans certaines régions, ils sont méchamment surnommés "Hei gui" (黑鬼), ce qui signifie "monstre noir" en mandarin», rappelle un article du Monde paru en 2016. France Info

Nous sommes tous des roses. Il n'y a pas de noirs, pas de blancs. Les racistes sont des fous !

Le racisme anti africain se développe en Chine comme il s'est développé auparavant en France...

Les causes du racisme sont avant tout économique. Quand un Etat vole les ressources d'un autre continent et met en esclavage mobilier ou immobilier ses habitants, il développe un racisme structurel justifiant le vol du butin.... Pour ne pas s'avouer "voleurs" les colonialistes deviennent racistes !

C'est pour cette raison qu'il y a corrélation entre la montée de l'impérialisme chinois en Afrique et la montée du racisme anti-africain en Chine, phénomène quasi-inexistant avant.

On trouve en Chine des expositions racistes comparant l'Africain à un animal sans que ça fasse scandale!
(.)
Non seulement qu’elles n’ignorent pas que les minerais achetés proviennent des zones qui emploient un grand nombre d’enfants mais aussi elles achètent directement des minerais à vil prix auprès des enfants particulièrement dans la région de Kolwezi et de Luisha. site de l'ACIDH

(.)
La vidéo publié sur Reso 100fil Congolais ne montre pas une exception. Les châtiments corporels exercés par des chefs sur les ouvriers sont courants dans les entreprises minières chinoises de cobalt et de cuivre. Il arrive même que certains ouvriers meurent suite à ces châtiments comme l'ouvrier congolais Seka Mwepu il y a plusieurs mois.


Tous les impérialistes doivent dégager d'Afrique !

Pour les dégager, il faut du courage et de l'auto-organisation.
Pour les dégager, il faut mettre fin aux élections impérialistes et mettre en place les CDR de Sankara



LIRE AUSSI :


Paradise ? Enfer en Afrique. Le vampire Glencore appauvrit et rend malade les Africains


Chineàfric : Un nouvel impérialisme encore plus raciste remplace la Franceàfric et la Belgeàfric

Un nouvel impérialisme encore plus raciste remplace la Franceàfric et la Belgeàfric....

La Chine, dont les échanges commerciaux impérialistes avec l'Afrique ont augmenté de 89% ces deux dernières années, en plus de piller les ressources naturels des Africains, se comporte en véritable esclavagiste avec les ouvriers africains.
Les entreprises minières chinoises traitent leurs ouvriers africains comme les esclavagistes américains traitaient leurs esclaves.
Le buzz réalisé par une vidéo amateur montrant un contremaître chinois donnant des coups à un ouvrier congolais le 30 juin a libéré la parole des ouvriers qui subissent racisme et châtiments corporels dans les entreprises minières chinoises en RDC.


Cette scène se déroule sur le chantier de construction d'un nouvelle usine d'exploitation de cuivre à plus de 100 km de Kolwezi. C'est l'entreprise chinoise Tenke Fungurumé Mining détenue à 80% par China Molybdenum qui traite de cette manière ses ouvriers africains.

Une vidéo publiée le 30 juin montre une bagarre entre un ouvrier congolais et son responsable chinois, sur le chantier d’une usine dans la province de Lualaba, dans le sud de la République démocratique du Congo. Ce n’est pas le premier incident dans cette région, où plusieurs entreprises chinoises exploitent des mines, dans le mépris des droits sociaux de leurs employés.

Le 30 juin, la page Facebook "Reso 100fil Congolais" publie une vidéo qui montre deux personnes, un Congolais et un Chinois en train de se bagarrer sur ce qui ressemble à un chantier de construction. Malgré les premières tentatives d’interposition d’un collègue, le Chinois donne un coup de casque et de pied à son collègue congolais. S’en suit une foire d’empoigne entre les deux protagonistes que trois autres ouvriers finissent par séparer.

La vidéo a été partagée près de 1500 fois. La légende suggère que l’employé congolais aurait "tabassé sévèrement son chef chinois en raison de mauvais traitement dans son milieu professionnel à Kolwezi". Elle a suscité des commentaires indignés : "Dans son propre pays, il est maltraité par un étranger" affirme un internaute tandis qu’un autre estime que "les Chinois ont eu beaucoup de pouvoir dans ce pays au point de marcher sur les Congolais".

Si l’incident date en effet du même jour que celui de la publication sur Facebook, il ne se déroule pas à Kolwezi. Selon nos Observateurs, la scène s’est produite à plus de 100 km, sur le chantier de construction d’une nouvelle usine d’exploitation de cuivre dans la commune de Fungurumè, pour le compte de Tenke Fungurumé Mining, l’un des plus grands producteurs mondiaux de cuivre et de cobalt, détenu depuis 2018 à 80 % par China Molybdenum. Les Observateurs France 24

RACISME : "MACAQUES"
"LES SUPERIEURS CHINOIS NOUS MEPRISENT ET PROFERENT DES INSULTES. ILS NOUS TRAITENT DE MACAQUES" TEMOIGNE UN OUVRIER

Avant la bagarre filmée entre le contremaitre chinois et son employé congolais, le contremaitre chinois a injurié son ouvrier avec des propos racistes.

La rixe intervient dans un contexte de tensions sociales entre les responsables chinois de l’entreprise Majengo, chargée du chantier, et les ouvriers locaux. Contacté par la rédaction des Observateurs de France 24, l’un d’eux, qui a été témoin de la scène et qui a requis l’anonymat, raconte : 

"C’était tôt le matin. Le superviseur chinois que vous voyez dans la vidéo donnait un ordre à mon collègue qui a refusé de s’exécuter. Le ton est monté. Le Chinois a tenu des propos discourtois. Et ils en sont venus aux mains.Les Observateurs France 24

Le collègue congolais de l'ouvrier de la vidéo ajoute :

"(...) Et surtout, les supérieurs chinois nous méprisent et profèrent des insultes. Ils nous traitent de macaques. Ce qui passe très mal sur le chantier.""  Les Observateurs France 24
Les ouvriers du chantier se font insulter régulièrement de "macaque" !
Même le criminel esclavagiste Bolloré qui payait 1,50 euros par jour en 2016 ses employés dans ses plantations d'huile de palme au Cameroun n'utilise pas de propos racistes pour injurier ses esclaves immobiliers !

Le racisme anti africain se développe en Chine comme il s'est développé auparavant en France...

Les causes du racisme sont avant tout économique. Quand un Etat vole les ressources d'un autre continent et  met en esclavage mobilier ou immobilier ses habitants, il développe un racisme structurel justifiant le vol du butin.... Pour ne pas s'avouer "voleurs" les colonialistes deviennent racistes !

C'est pour cette raison qu'il y a corrélation entre la montée de l'impérialisme chinois en Afrique et la montée du racisme anti-africain en Chine, phénomène quasi-inexistant avant.

On trouve en Chine des expositions racistes comparant l'Africain à un animal sans que ça fasse scandale!

Des photos qui comparent des Africains à des d'animaux et, il y a quelques mois, une pub où un Africain devient Asiatique après un passage à la machine illustrent le racisme ordinaire dont sont victimes les Africains dans l'Empire du Milieu, où ils seraient entre 300 et 400.000. Les témoignages dans ce sens se multiplient. France Info

Les Chinois d'origine africaine subissent injures et dénigrement en Chine.

«Dans la vie de tous les jours, quand on est noir en Chine, si on vient de Chicago ou de New York, il n’y a pas de problème. Mais pour peu que vous disiez que vous venez du Cameroun ou du Ghana, l’accueil n’est plus le même», confiait récemment à Géopolis l'universitaire Jean-Baptiste Onana, qui travaille sur l'immigration africaine en Chine. 

«Les Noirs sont appelés "Lao hei"  (老黑). Le caractère 黑 signifiant à la fois "noir" et "sale".» Dans certaines régions, ils sont méchamment surnommés "Hei gui" (黑鬼), ce qui signifie "monstre noir" en mandarin», rappelle un article du Monde paru en 2016. France Info

Nous sommes tous des roses. Il n'y a pas de noirs, pas de blancs. Les racistes sont des fous !



CONDITIONS DE TRAVAIL DEGRADADANTES : TEMPS DE TRAVAIL NON REGLEMENTAIRE, PAS DE CONGES PAYES, MAUVAIS TRAITEMENTS ...

Le collègue de l'ouvrier de la vidéo témoigne du non respect de la réglementation concernant les conditions de travail.

"L’ambiance était déjà un peu tendue sur le chantier. La semaine précédente, il y avait eu un mouvement de grève de deux jours le 25 et le 26 juin lié à des questions de prime. L’entreprise Tenke Fungurumé Mining pour laquelle nous construisons l’usine a offert un bonus de 250 dollars (environ 210 euros) à chaque ouvrier du chantier. Mais au lieu de cette somme, les responsables de Majengo, qui sous-traite la construction du chantier, ont diminué la prime à 55 dollars (environ 47 euros). Nous n’étions pas contents. Nous avons négocié pour ramener la prime à 100 dollars (environ 85 euros). Mais des frondeurs ont été suspendus pendant une semaine. L’atmosphère sur le chantier était un peu morose. 

C’est très difficile de travailler avec les Chinois. Ils nous font travailler au-delà des huit heures réglementaires. Nous n’avons pas droit aux congés payés. Les absences sont défalquées des salaires à la fin du mois. Et surtout, les supérieurs chinois nous méprisent et profèrent des insultes. Ils nous traitent de macaques. Ce qui passe très mal sur le chantier."

Les Observateurs France 24

Le rapport sur les violations des droits des ouvriers dans les entreprises chinoises de l'ONG ACIDH  accuse les entreprises minières de RDC :

Par ailleurs, le rapport souligne que la plupart d’entreprises minières privées chinoises emploient une importante main d’oeuvre locale; mais les droits des travailleurs connaisent des graves restrictions et restent brimés, dans ce sens, les emplois crées ne sont pas stables et durables. En outre, certains employeurs chinois font régulièrement obstruction aux préposés de l’Etat chargé d’appliquer la législation de travail en vigueur en RDC. Cette situation laisse desesperement les travailleurs dont les droits sont violés, sans aucune alternative en court ni en moyen terme. site de l'ACIDH

En plus, le rapport montre que des enfants travaillent dans ces mines chinoises.

Le rapport note que la responsabilité des entreprises dans les pires formes de travail des enfants dans les zones minières artisanales est à la fois active et passive. Non seulement qu’elles n’ignorent pas que les minerais achetés proviennent des zones qui emploient un grand nombre d’enfants mais aussi elles achètent directement des minerais à vil prix auprès des enfants particulièrement dans la région de Kolwezi et de Luisha. site de l'ACIDH

La vidéo publié sur Reso 100fil Congolais ne montre pas une exception. Les châtiments corporels exercés par des chefs sur les ouvriers sont courants dans les entreprises minières chinoises de cobalt et de cuivre. Il arrive même que certains ouvriers meurent suite à ces châtiments comme l'ouvrier congolais Seka Mwepu il y a plusieurs mois.

Kinshasa 30 janvier 2021- Le tribunal de grande instance de Kolwezi a ouvert, vendredi 29 janvier, un procès en flagrance contre 6 Chinois pour meurtre d’un Congolais.

Les faits se sont déroulés dans les installations de l’entreprise Tonly, une sous-traitance de l’entreprise minière Sicomines située à une dizaine de la ville de Kolwezi. Il est reproché aux trois Chinois le fait d’avoir tabassé le Congolais Seka Mwepu qu’ils auraient trouvé en train d’apprendre à conduire l’un des engins de service alors qu’il n’est pas employé de l’entreprise.

Deux autres Chinois sont poursuivis pour non-assistance à personne en danger et un sixième pour avoir donné l’ordre de tabasser le Congolais. L’interprète, appelé pour faciliter la conversation entre les Chinois et les policiers commis à la garde de l’entreprise Tonly a aussi été appréhendé. L’audience est en cours en ce moment. source

La Chinàfric ne  vaut pas mieux que la Franceàfric et la Belgeàfric. 

Les salaires en RDC sont parmi les plus bas au monde.

Le revenu mensuel moyen par habitant au Congo-Kinshasa s'élève à 43 $ (24 000FCFA), soit 520 $ par habitant et par an. source




Les impérialistes quel qu'ils soient Français, Américains, Belges, Chinois, Russes ont tous le même objectif, se faire un maximum d'argent sur le sang et la sueur des Africains....
Et à chaque fois qu'un nouvel Etat met la main sur les richesses africaines et spoliate les Africains, il développe en même temps le racisme dans sa population !

Tous les impérialistes doivent dégager d'Afrique !

Pour les dégager, il faut du courage et de l'auto-organisation.
Pour les dégager, il faut mettre fin aux élections impérialistes et mettre en place les CDR de Sankara




jeudi 18 mars 2021

Quand nous sommes tous des roses et que les racistes font croire que "blanc" et "noir" seraient des couleurs, les auxiliaires socialo-fascistes des terroristes qaradawistes infiltrés dans l'UNEF font des réunions racistes en fonction de la couleur de la peau "interdites aux Blancs"

par Julie Amadis
 
et Yanick Toutain
#IpEaVaEaFaF
18/03/2021




Quand nous sommes tous des roses et que les racistes font croire que "blanc" et "noir" seraient des couleurs, les auxiliaires socialo-fascistes des terroristes qaradawistes infiltrés dans l'UNEF font des réunions racistes en fonction de la couleur de la peau "interdites aux Blancs"


Le complot du Deep State bipartisan US après avoir recruté et missionné Ben Laden, Al Qaeda, Ansardine, MNLA, et autres islamofascistes ribanazis a fabriqué une idéologie racialiste faisant la passerelle entre les naïfs et les crypto-terroristes qaradawistes. Les imbéciles intoxiqués par cette propagande venue des USA s'infiltrent peu à peu dans les organisations de la gauche réformiste. La présidente de l'UNEF Mélanie Luce a avoué hier sur Europe 1 que des réunions étaient organisées à l'UNEF en fonction de critères physiques, de couleur de peau !

L'UNEF, syndicat auxiliaire des socialofascistes, criminels en Afrique, de Mitterrand, les organisateurs PS du génocide au Rwanda, auxiliaire de Hollande financier des terroristes du Mali (20 millions d'euros à Ansardine en octobre 2013) croit pouvoir faire oublier ses crimes en Afrique avec son racisme anti roses clairs que les racistes anti roses foncés appellent "racisme anti blancs" !

La polémique enfle ce jeudi au lendemain des propos tenus par la présidente de l'Unef sur Europe 1. Mélanie Luce a évoqué l'existence de réunions "non mixtes", en clair interdites aux blancs, "pour permettre aux personnes touchées par le racisme de pouvoir exprimer ce qu'elles subissent". France 3
Nous sommes tous des roses !
Il n'y a pas de noirs et de blancs !


Chanson de Yanick Toutain écrite le 26/09/2006 :
Nous sommes tous des roses !
Depuis les clairs
Jusqu'aux foncés
Nous sommes des roses
L'Humanité




Nous sommes tous des roses
La même couleur
En dégradé
Nous sommes des roses
L'Humanité

Nous sommes tous des roses
Sauf ceux qui beuglent
fachos à fond
nous sommes tous roses
Même en été

Nous sommes tous des roses
Même les aveugles
Vous le diront
Nous sommes tous roses
Nos mains serrées
Toutes les couleurs
En dégradé
Sont juste nuances
Nombre de photons
Leur densité

Y a du vert clair
Du vert foncé
Et quel engeance
quelle bande de con
pour le nier

Y a du bleu clair
Du bleu foncé
Y a pas d'histoire
Pour l'accepter
Qui refuse ça

Qui aurait tort
Pour faire gober
Qu'il voit du noir
en bleu foncé
Là ça va pas

Pourquoi alors
La couleur rose
Serait la seule
A ne pouvoir
pas exister
En rose foncé ?

Pourquoi alors
La couleur rose
D'un enfant peul
Deviendrait noire
C'est l'Occident
Qui vous ment !


CES IMBECILES VONT PRETENDRE QUE THOMAS SANKARA ETAIT "NOIR"

mardi 20 octobre 2015

Les écoles racistes pour Awoniens (Amerindiens) ont tué et brisé des milliers d'enfants

Par Julie Amadis
#IPEAVAEAFAF
Le 11/12/15

Après avoir exterminé 95% des Awaniens ((Amérindiens), les Américains White Anglo Saxons, Etats Uniens et Canadiens ont organisé leur dés-identification grâce aux écoles.

Ces malades consuméristes qui étaient descendants d'Européens, descendants de génocideurs d'Awaniens (Amérindiens) et descendants d'esclavagistes voulaient supprimer toute résistance à leur mode de vie de propriétaire capitaliste.
Les Awaniens (Amérindiens) pour qui la propriété ne voulait rien dire, et pour qui le partage entre tous était la norme allaient subir de nouvelles humiliations et violences.
Les enfants allaient être pris de force à leurs parents pour être emmenés dans des écoles afin disaient les responsables de ces programmes "de les éduquer autrement".
Mais en réalité, il s'agissait de les forcer à nier leur propre culture et leur propre identité.
La scolarisation des enfants Awaniens dans des pensionnats, a débuté au XIX°siècle et s'est généralisée et institutionnalisée au XX° siècle.

LIRE :Ils ont exterminé 95 % des Awoniens (Indiens d'Amérique, enfants d'Awonawilona)

  L’ÉCOLE COMME MOYEN DE TRANSFORMER DES INNOVANTS EN RÉPÉTANTS DOCILES

L'école a toujours été un moyen utilisé par les classes spoliatrices pour manipuler les classes spoliatées et les amener à accepter leur spoliation.
Dans un article dénonçant le fait que institution scolaire française force les enfants à rester assis toute la journée, je décrivais comment s'opérait le processus de transformation de l'enfant Innovant en Répétant docile.

L'obligation de rester assis des journées entière dès l'âge de 6 ans (classe de CP) construit la "cuirasse caractérielle" et transforme l'humain Innovant en Répétant docile

La bourgeoisie capitaliste française est bien consciente que les esprits doivent être façonnés durant l'enfance.

"JE SUIS EFFRAYE PAR LES AUTOMATISMES QU'IL EST POSSIBLE DE CRÉER A SON INSU DANS LE SYSTÈME NERVEUX D'UN ENFANT. IL LUI FAUDRA DANS SA VIE D'ADULTE UNE CHANCE EXCEPTIONNELLE POUR ÉCHAPPER A CETTE PRISON"

Henri Laborit, neurobiologiste, montre à quel point le système nerveux des enfants est perméable.
"Avec le recul des années, avec ce que j'ai appris de la vie, avec l'expérience des êtres et des choses, mais surtout, grâce à mon métier qui m'a ouvert à l'essentiel de ce que nous savons aujourd'hui de la biologie des comportements, je suis effrayé par les automatismes qu'il est possible de créer à son insu dans le système nerveux d'un enfant. Il lui faudra dans sa vie d'adulte une chance exceptionnelle pour s'échapper de cette prison, s'il y parvient jamais."Henri Laborit Eloge de la fuite Ed Laffont, Paris, 1976
La construction de la cuirasse caractérielle par le blocage des muscles au Cours Préparatoire (CP) dans les écoles de France va de pair avec la destruction des capacités innovantes de l'individu.
Le processus de destruction des capacités innovantes de l'individu commence à cet âge. Il ne fera que s'aggraver avec les années jusqu'à ce que ce petit être en perpétuelle exploration du monde qui l'entoure ne devienne un adulte qui ne crée plus, ne découvre plus et obéit à son chef.

Détruire l'être humain Innovant qu'est l'enfant pour le transformer en être docile incapable d'empathie et indifférent à la souffrance humaine, tel est ce à quoi participe l'école française à partir de la classe préparatoire.
"La grande école" comme disent les parents n'est rien d'autre qu'une machine à broyer des humains Innovants et partageurs pour les intégrer à notre société.
Avec ce même objectif de tuer le naturel des enfants - les enfants Awaniens avaient une éducation libre - les autorités canadiennes et Etats-Uniennes ont organisé l’éducation de ces enfants. L'objectif affiché par les autorités étaient de "civiliser" ces populations.

Au Canada, c'est à partir de 1850 que l’État décide de prendre en charge l’Éducation des Amérindiens dans des pensionnats.
"À partir des années 1850, le gouvernement fédéral canadien mit en œuvre le système des pensionnats autochtones, dans le cadre de son programme de « civilisation » des Amérindiens et des Inuits. Au Québec, ces pensionnats ouvrirent un siècle plus tard et furent gérés, jusqu’à leur fermeture, par des religieux catholiques. " Êtres libres ou sauvages à civiliser ? L’éducation des jeunes Amérindiens dans les pensionnats indiens au Québec, des années 1950 à 1970 Marie-Pierre Bousquet
Aux États-Unis, ce sont d'abord des missions chrétiennes qui créèrent des écoles avant que le gouvernement des États-Unis ne s'en mêle et ne décide de financer ces projets.
"Les pensionnats Indiens ont été établis aux États-Unis à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème pour éduquer les enfants et les jeunes Autochtones selon les normes dominantes. Ils ont d’abord été créés par des missions chrétiennes de différentes appartenances, qui souvent ouvraient des écoles dans les réserves et fondaient des pensionnats pour les enfants qui n’avaient pas d’école à proximité, particulièrement dans les régions peu peuplées de l’Ouest. Finalement, le gouvernement des États-Unis a payé des sociétés religieuses pour apporter l’éducation aux enfants Autochtones des réserves. A la fin du 19ème siècle et au début du 20ème, le Bureau des Affaires Indiennes a fondé des pensionnats supplémentaires fondés sur le modèle d’assimilation de l’école Indienne Industrielle de Carlisle, en Pennsylvanie. Le nombre d’enfants Autochtones dans les pensionnats a culminé dans les années 1970, avec une fréquentation estimée à 60000 en 1973."

DES ÉCOLES POUR CASSER LEUR CULTURE
ET LEUR IDENTITÉ AWANIENNE

  L’ÉCOLE POUR LES NOUVELLES GÉNÉRATIONS REMPLACE LA RÉSERVE DES GRANDS PARENTS ET PARENTS

 Les WASP (White Anglo Saxons Protestants) et les Chrétiens d'origines européennes, quelques générations plus tard, reproduisaient le même scénario avec les enfants Awoniens d'avec leurs parents et leurs grands parents. Les écoles remplaçaient les réserves.
L'objectif premier était le même, parquer dans des endroits éloignés et clos des populations indésirables car résistantes au mode de vie capitaliste et sédentaire.
Il s'agissait d'extraire les Amérindiens de l'endroit où ils construisaient leur propre identité, leurs propres valeurs - des valeurs de partage et d'égalité - pour qu'ils cessent de les défendre et en épousent d'autres - celles des dominants, celles des esclavagistes, les valeurs d’égoïsme et de barbarie.

LES ENFANTS ÉTAIENT ENLEVÉS A LEUR FAMILLE DE FORCE

Pour humilier les futurs générations d'enfants Awaniens, il fallait d'abord humilier les adultes dans leur rôle de parents.
Les parents d'enfants Awaniens étaient considérés comme incapables d'élever leurs enfants ... et donc il fallait les leur enlever.
Dennis Banks, Awonien d'origine, leader du American Indian Movement, née en 1947, a vécu ce déracinement et cet enlèvement :
Dennis Banks, Awonien d'origine, leader du American Indian Movement
"J'étais moi-même un enfant enlevé à sa famille"
Décrivant les générations d’enfants Indiens arrachés à leurs parents et emmenés de force dans les pensionnats, Banks dit qu’il connaissait de première main la souffrance d’apprendre qu’un enfant avait été emmené, parce qu’un de ses petits-enfants a été enlevé à sa famille par les services sociaux.
« J’étais moi-même un enfant enlevé à sa famille. »
Il dit qu’aujourd’hui encore les services sociaux prennent des décisions fondées sur une structure non-Indienne des familles et ne prennent pas en compte la famille étendue des Peuples Autochtones.( Blog de Christine Prat, membre de CSIA-nitassinan  (Comité pour la Solidarité avec les Indiens des Amériques).)

 DES LETTRES VOLÉES PAR LES AUTORITÉS PENDANT DES DÉCENNIES

La volonté de couper tous liens de l'enfant avec sa famille d'origine était si forte que même les lettres des parents étaient volées.
Dennis Banks raconte comment les lettres de sa mère lui ont été cachées par les autorités.
En décrivant ce que c’était que d’être dans un pensionnat étant enfant, Banks ajouta : « Ma mère ne m’a jamais écrit. »
Quand il a enfin revu sa mère, il lui a demandé pourquoi elle n’avait jamais écrit. Elle dit qu’elle lui avait écrit.
C’est seulement des décennies plus tard, quand les papiers de ces internats ont été découverts, qu’il a finalement reçu les lettres de sa mère.
Dans l’une des lettres, il y avait un vieux billet de 5 dollars. « Je veux que vous renvoyiez mon fils à la maison » avait-elle écrit dans la lettre, adressée au pensionnat.
( Blog de Christine Prat, membre de CSIA-nitassinan  (Comité pour la Solidarité avec les Indiens des Amériques).)
Après avoir enlevé ces enfants à leur famille, ils entraient dans des écoles "racistes" dans lesquelles tout était fait pour que leur être, leur identité disparaisse.

UNE ÉCOLE RACISTE

Le directeur de l'école Carliste, la première école pour "Awaniens" appelés "Indiens", était un raciste parlant de "race" et voulant supprimer toute l'identité de l'enfant Awanien.
Le grand principe qui anime toute son œuvre, le capitaine Pratt l’exprimera en 1892 devant la conférence des Œuvres de Bienfaisance tenue à Denver, au Colorado : "Tout ce qu’il y a d’Indien dans la race doit être tué : tuez l’Indien en lui, et sauvez l’Homme".(Blog Les Nations Indiennes)
Cet idiot raciste de Pratt n'avait pas compris que les véritables humains étaient les enfants de son
Cpt Richard H. Pratt
fondateur et directeur de l'école
de Carlisle de 1879 à 1904
école. Eux étaient de véritables Innovants et découvreurs, partageurs.
Lui et tout ceux qui le soutenaient dans son entreprise n'étaient que des malades, qui avaient attrapé la maladie esclavagiste de leurs parents. Ces enfants auraient été une chance pour lui de se guérir, de guérir les Américains de leurs pathologie de propriétaires voulant toujours plus...

Mais la maladie de ces organisateurs d'écoles racistes était si forte, qu'ils ont cassé ces enfants et les générations futures.

PERDRE SON NOM D'ORIGINE POUR EN RECEVOIR UN NOUVEAU QUI SONNE "ANGLO SAXON"

Arrivés dans ces écoles, les enfants perdaient leur véritable nom et on le leur en donnait un nouveau. Les esclavagistes faisaient la même chose avec leurs esclaves !

LES CHEVEUX DES ENFANTS ÉTAIENT COUPES


A l'école on coupait les cheveux des
Awaniens afin de casser toute leur
identité et leur culture.
Dessin issu de la BD de Tasunka Witko "Carlisle"
Ensuite, on leur coupait les cheveux. Les impérialistes ne supportent pas les cheveux longs... Une étude psychologique sérieuse nous expliquera pourquoi un jour.

Un nommé Victor Herald, du faux nom donné par l'école, originaire de la Tribu de Cheyenne River a rapporté le traumatisme de l'enlèvement à sa famille alors qu'il n'avait que 4 ans puis de ses cheveux que l'on a coupés.
"Madonna Thunderhawk a raconté son interview d’un Ancien, à propos de ce qu’il avait vécu en pension. Son nom de famille vient d’un journal : Victor Herald. Victor est de la Tribu de Cheyenne River dans le Dakota du Sud. Il avait quatre ans lorsqu’il a été pris. « Tout ce dont il se souvient, c’est de l’arrivée des camions. C’était un camion à benne. Il n’avait aucune idée de ce qui arrivait. » « Bien sûr, il ne connaissait pas l’anglais. » C’était à la fin des années 1940. Les enfants de la famille, qui ont tous été emmenés, s’étaient déjà fait couper les cheveux, parce que les pensionnats utilisaient encore le DDT quand les enfants y arrivaient. Plus tard, ils ont utilisé du kérosène."( Blog de Christine Prat, membre de CSIA-nitassinan  (Comité pour la Solidarité avec les Indiens des Amériques).)

INTERDICTION DE PARLER DANS SA LANGUE D'ORIGINE

Et on leur interdisait de parler dans leur langue d'origine. Il est curieux de remarquer que l’Éducation Nationale française préconise la même "pédagogie", si on peut appeler ça comme ça, pour les Roumains et autres migrants. Je faisais l'inverse avec les élèves roumains que j'ai eu dans mes classes. Ils apprenaient à lire dans les deux langues en français et en roumain avec des étiquettes mots. Et chaque jour les élèves roumains apprenaient 2 nouveaux mots roumains à la classe. Je me suis fait "rappeler à l'ordre". Les enfants roumains ne devaient pas "parler roumains"!

Le racisme ne s'arrêtait pas là. Il était accompagné de violences. Les racistes utilisent toujours la violence. Leur haine maladive de l'autre s'exprime par la violence du corps. Wilhelm Reich dans Psychologie de masse du fascisme l'explique très bien.

VIOLENCES DANS LES ÉCOLES POUR AMÉRINDIENS

 3000  ÉLÈVES SONT MORTS DANS CES "ÉCOLES RÉSIDENTIELLES" AU CANADA

Au canada les violences commises sur les élèves dans les écoles pour Amérindiens étaient tellement puissantes qu'elles ont anéanti près de 3000 enfants.
Près de 3.000 enfants sont morts dans ces écoles et ont été enterrés dans des tombes anonymes sans que leurs parents soient tenus au courant. Slate
 Les violences ont été jusqu'à un niveau de morbidité à peine soutenable au Canada.
Des cas de stérilisation forcée, nettoyage ethnique, d'expériences médicales contraintes et de torture médicale, de meurtres et de charniers d'enfants ont été reportés dans des pensionnats tenus par l'Église unie du Canada et l'Église catholique. Wikipédia

 LEONARD PELTIER, LEADER AMÉRINDIEN, PRISONNIER POLITIQUE DEPUIS 1976, RACONTE CE QU'IL SUBISSAIT DANS SON ÉCOLE POUR AMÉRINDIENS

Léonard Peltier, Résistant Awonien, prisonnier politique aux Etats-Unis depuis 1976, témoigne des violences subies dans son école quand il était enfant.
 
L. Peltier décrivit le moment où des hommes étaient venus le chercher, enfant, alors qu’il vivait chez sa grand-mère. Peltier savait qu’il aurait dû fuir, mais il était curieux. Il a assisté à ce qui se passait, comme en transe. Quand il entendit le mot ‘pensionnat’, il voulut s’enfuir dans les bois, mais il ne voulait pas quitter sa grand-mère, sa sœur et sa cousine. Il avait peur que sa grand-mère soit jetée en prison.
Peltier a été paralysé sur place, même quand sa grand-mère lui a dit en Chippewa de s’enfuir et de se cacher.
Puis il a été emmené, avec sa sœur et sa cousine. Il voulait s’échapper, mais il ne savait pas où on l’emmenait ni comme s’échapper.
Plus tard, sa cousine Pauline a été placée dans un asile de fous. L’école a prétendu qu’elle était tombée et s’était cogné la tête.
Peltier a raconté ce qui c’était passé quand il est arrivé au pensionnat. D’abord, il y eu le bruit des tondeuses qui coupaient les cheveux, ce qui faisait pleurer les plus jeunes. Peltier a été chargé de s’occuper d’un petit garçon plus jeune. Il a été puni pour ne pas l’avoir frotté assez fort dans le bain, vu que le petit garçon s’était mis à pleurer sous l’effet de la brosse.
L. Peltier a essayé de s’échapper, avec un autre garçon, en traversant la fine couche de glace sur une rivière. Quand la nuit est tombée, il faisait froid, et ils sont retournés au pensionnat. Ils ont dû affronter la musique, un autre rasage des cheveux, 10 coups de règle et durent porter des vêtements et des chaussures trop grands pour montrer aux autres enfants qu’ils étaient des fuyards.
Blog de Christine Prat, membre de CSIA-nitassinan  (Comité pour la Solidarité avec les Indiens des Amériques).)
Le témoignage de Léonard Peltier est un parmi des milliers d'autres. En voici quelques autres :

Le témoignage de Dennis Banks :
Parlant de sa propre enfance, Banks a dit avoir été dans des pensionnats de cinq à seize ans, durant 11 ans. Il a décrit les cris qu’il entendait la nuit, des enfants Indiens battus et violés dans ces pensionnats.
« Des cris la nuit, c’était très courant » dit Banks.
« Le terme ‘traumatisme historique’ ne va pas au cœur de ce que nous avons vécu », dit-il.
Le témoignage de Kim Oseira :
Kim Oseira, Autochtone d’Alaska et survivante de l’Orphelinat de la Mission de la Sainte Croix, Holy Cross, en Alaska, dit que ces expériences, dans la vie, vous donnent toujours à la fois de la souffrance et de la beauté. « Nous étions très souvent punies, donc nous avons appris à mentir ». « Nous savions très bien que si nous disions la vérité, nous serions punies ». Elle se souvenait avoir été punie et avoir dû déménager tous les lits du dortoir. Elle avait neuf ou dix ans et avait dû frotter les planchers bruns jusqu’à ce qu’ils soient blancs. Alors qu’elle allait faire le dernier petit coin, une bonne sœur l’a saisie au poignet et jetée à terre. « Nous étions affamées. Les sœurs ne nous nourrissaient pas convenablement ».
Ce sont toujours les mêmes Américains capitalistes pathologistes consuméristes propriétaires qui gouvernent le monde.
Ce sont toujours les mêmes qui édulcorent leur histoire pour la transformer en jolie conte de fée de valeureux Européens aventuriers venus s'enrichir aux États-Unis.
S'enrichir Oui.
S'enrichir en tuant 95% des Awoniens, en tuant des milliers d'esclaves africains, en tuant tous les résistants à leur politique barbare à l'intérieur et à l'extérieur de leurs frontières...
S'enrichir en mettant sous salaire esclavagiste les trois quart de la planète pour enrichir quelques actionnaires ...
Tous ces malades capitalistes doivent se faire soigner. Ils n'ont rien compris à la puissance de la nature humaine, c'est-à-dire à la gentillesse, au partage, à l'empathie, à la solidarité, au plaisir de la découverte, de la création artistique...
Ce sont de pauvres abrutis... qui ont une pauvre vie...
Mais qui détruisent la Terre et l'humanité.... pour nourrir leur addiction à la drogue de l'argent...

Nous ne pouvons plus les laisser continuer à nous diriger.
Nous ne pouvons les laisser détruire toute la beauté humaine.
Reprenons l'héritage des Awoniens, ils ont beaucoup à nous apprendre.
Arrêtons le monstre capitaliste qui détruit l'humanité.
Choisissons nos délégués révocables.


--------------------------------------------------------------------------------------------------------

COMPLEMENTS

Nous échapperons au vocabulaire - « Indiens » ou Amérindiens - des envahisseurs génocidaires en invoquant « Awonawilona

(Celui qui crée et qui contient Tout, le Père de la paternité et de toutes choses) »(The beginning of a Newness : A Zuni Creation Legend » Thirteen Annual Report of The Bureau of American Ethnology, 1895 in Élise Marienstras La résistance indienne aux États-Unis)

jeudi 8 octobre 2015

Valls non jugé pour ses propos racistes ! La Cour d'appel de Paris prétend que les propos racistes feraient partise des activités ordinaires d'un ministre et donc relèvent de la Cour de justice de la République


Manuel Valls, 1er Ministre français
tenant des propos racistes sur les Roumains
(a été poursuivi pour ça)
par Julie Amadis
Le 08/10/2015

 

Manuel Valls, le Premier Ministre français, à force de proclamer des propos racistes anti-roumains, avait fini par être poursuivi par la justice.
"Manuel Valls est cité à comparaître, le 5 juin, devant le tribunal par l’association la Voix

«à la discrimination, la haine ou la violence» (selon les termes de l’article 24, alinéa 8, de la loi du 29 juillet 1881) «à l’égard d’un groupe de personnes», les Roms, à raison «de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race». Sont visés ses propos rapportés par la presse le 14 mars 2013, et d’autres, prononcés sur France Inter, le 24 septembre de la même année.
La famille Covaci. Au plan, à gauche Nelly, à  côté sa mère
Cornélia. Au second plan, Ramona au centre.
Le ministre de l’Intérieur déclarait que «les occupants de campements ne souhaitent pas s’intégrer dans notre pays pour des raisons culturelles ou parce qu’ils sont entre les mains de réseaux versés dans la mendicité ou la prostitution», avant de préciser qu’ils «ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres et qui sont évidemment en confrontation» : «Nous le savons tous, la proximité de ces campements provoque de la mendicité et aussi des vols, et donc de la délinquance.» En d’en conclure : «les Roms ont vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie». (Libération)
Aujourd'hui jeudi 8 octobre 2015, nous apprenons que Mr Valls ne sera pas jugé pour ses propos racistes. Quand on est ministre en France, on a l'immunité totale !

"Ce jeudi, la cour d'appel de Paris a confirmé l'incompétence de la justice ordinaire pour juger le Premier ministre Manuel Valls. Le 19 décembre 2014, le tribunal correctionnel de Paris s'était déclaré déjà incompétent pour juger Manuel Valls,car il s'exprimait alors dans le cadre de ses fonctions de ministre de l'Intérieur. Les ministres ne peuvent répondre que devant la Cour de justice de la République (CJR) des faits en lien avec leurs fonctions. La cour d'appel a confirmé jeudi cette analyse."Le Point


À l'époque des faits, Manuel Valls était encore ministre de l'Intérieur. Il avait déclaré que « les Roms (avaient) vocation à rester en Roumanie ou à y retourner », ou encore qu'ils avaient « des modes de vie extrêmement différents des nôtres qui évidemment sont en confrontation ». Ces propos avaient suscité une vive polémique et poussé l'association la Voix des Rroms à le poursuivre pour provocation à la haine raciale pour ses propos tenus en mars et septembre 2013.

Former un pourvoi en cassation

Ce jeudi, la cour d'appel de Paris a confirmé l'incompétence de la justice ordinaire pour juger le Premier ministre Manuel Valls. Le 19 décembre 2014, le tribunal correctionnel de Paris s'était déclaré déjà incompétent pour juger Manuel Valls,car il s'exprimait alors dans le cadre de ses fonctions de ministre de l'Intérieur. Les ministres ne peuvent répondre que devant la Cour de justice de la République (CJR) des faits en lien avec leurs fonctions. La cour d'appel a confirmé jeudi cette analyse.
L'avocat de l'association, Me Henri Braun, a déclaré à l'AFP qu'il allait de ce pas former un pourvoi en cassation, se disant prêt, si nécessaire, à saisir la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH). Manuel Valls a déjà fait l'objet devant la CJR d'une plainte déposée par le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples), qui a été classée sans suite le 19 décembre 2013. Il y était notamment question de certains propos repris par la Voix des Rroms dans sa citation devant le tribunal correctionnel.

LA HAINE DES POPULATIONS PARTAGEUSES ET NOMADES
DES DIRIGEANTS CAPITALISTES

Quelques citations de politiciens français sur les Roumains montrent comment les gouvernants ont construit ce racisme anti roumains dans la population française.

Nathalie Kosciusko-Morizet, ex ministre UMP Sarkozyste lors de sa campagne électorale a proposé des arrêtés"antimendicité agressive" parmi un "dispositif qui vise à terme l'expulsion" des "bandes de Roms" qui cherchent à "dépouiller" la population." Le Monde 
Nathalie Kosciusko-Morizet, veut des
"arrêtés antimendicité agressive"
septembre 2013 pour les municipale à Paris, proposait "
Elle avait aussi déclaré :
"J'ai l'impression que les Roms harcèlent beaucoup les Parisiens."
Bernard Debré, UMP, avait, lui, proclamé :
"de nombreux Roms sont venus prendre possession de la ville de Paris (…) harcelant volant, pillant et quémandant"." Le Monde
Anne Hidalgo, Maire de Paris
qui proclame : "Paris ne peut pas être un
campement géant"
Anne Hidalgo, actuelle Maire de Paris, Socialiste, répondait aux propos de sa rivale Nathalie Kosciusko-Morizet en en rajoutant dans le racisme puant :
«Il faut lutter contre ces réseaux criminels de délinquance à l’échelle européenne. Paris ne peut pas être un campement géant et je soutiens la politique de M. Valls, qui consiste à démanteler ces camps», a-t-elle ajouté (20 minutes)
Parce que, pour Anne Hidalgo, Roumain et criminel vont de pair.
Quand on est pauvre et que l'on a pas d'autres solutions que de dormir sous une tente en plein hiver... On ne peut pas être un gangster ! Les gangsters se trouvent dans son parti politique pas chez les Roumains.









Roumains en France "Awoniens-Amérindiens" en Amérique : même construction du racisme







"Certains disaient que nous étions paresseux et que nous voulions vivre sur nos rations sans travailler. C'est faux. Carl F Klinck "Tecumseh, Fact and Fiction in Early Records, Englewood Cliffs,NJ, Prentice-Hall cité par Élise Marienstras Résistance indienne aux États-Unis

"Combien de fois au cinéma ai-je vu des gens changer de place
lorsqu'un Innu s'assoyait à côté d'eux ou
demander une autre table dans un restaurant
lorsqu'une famille d'autochtones s'installait?"
(
André Michel fondateur des musées de Sept-Îles,)

"Nous étions affaiblis par la faim et rendus fous par le désespoir." Témoignage d'un Sioux (Willis F.Johnson, The Red Record of the Sioux Life of Sitting Bull and History of the Indian War cité par Élise Marienstras Résistance indienne aux États-Unis)

"C'est une semaine dans un appartement avec eau et électricité et trois semaines dehors. C'est comme ça tous les mois." Christina jeune Roumaine de 20 ans, qui raconte le calvaire de sa famille (Témoignage personnel)

MÊME RACISME ANTI-ROUMAINS EN FRANCE
QUE LE RACISME ANTI-INDIENS AUX USA


Il suffit de taper "Roms" sur Twitter pour avoir une petite idée de l'ampleur du racisme français anti Roumains (voir la photo ci dessous) 

Ce racisme, je l'ai observé de l'intérieur.
Twitter : le nombre important de messages anti-roumains
témoigne de l'ampleur de ce racisme chez les Français
Dans la dernière école dans laquelle j'ai enseigné, (avant de me faire exclure 2 ans pour avoir dénoncé des violences sur des élèves commises par des collègues), les enfants Roumains étaient plus nombreux que dans d'autres écoles...
Cela se passait en septembre 2013.
Les remarques racistes concernant ces enfants étaient assez fréquentes, surtout en tout début d'année.

Le directeur de l'école, Patrick Clabaut m'avait dit "avec les Roms, faits quand même attention à tes affaires".

D'autres collègues disaient que les familles roumaines "n'avaient pas de projet pour leurs enfants".
Un des instituteurs avait même proposé à la pré-rentrée un sit-in dans la cour de l'école pour refuser l'inscription d'enfants Roumains.
Bref, le racisme anti Roumains touche toutes les couches de la société, y compris les enseignants !
Des citoyens Européens catalogués "Roms" pour ne jamais dire "Roumains".

UN RACISME CONSTRUIT PAR L’ÉTAT

Ce racisme est construit par l’État.
D'abord en laissant ces personnes vivre dans le dénouement le plus totale, les stéréotypes sont entretenus.
En voici quelques uns :
"Ils sont sales" ! 
Pas étonnant, ils ne peuvent pas se laver car ils n'ont pas accès à l'eau !
"Ils mendient et font les poubelles"
 Oui mais comment pourraient-ils faire autrement ? On leur a interdit de travailler (interdiction levée depuis janvier 2014) et ils ont très peu d'aides sociales !

Ensuite, les médias français télévisuels font le jeu des racistes.
Quand un camp de Roumains est
Expulsés et à la rue pour la plupart...
démantelé, les chaines TV n'interrogent pas ou très peu les Roumains qui vont se retrouver à la rue.
Leurs émotions, leur humanité sont inexistantes pour les journalistes.
Par contre, les habitants racistes du coin sont interrogés et on les entend se plaindre du bruit, des odeurs, de la saleté...
Alors le téléspectateur ne retient pas la voix de l'enfant à qui on a cassé les jouets pour "assainir le camp", la mère angoissée qui ne sait pas comment elle va faire pour survivre dans le froid avec ses enfants.
Non le téléspectateur a reçu par télépathie l'émotion raciste de l'habitant qui se plaint de la saleté du lieu !

UN ETRE NE FAISANT PAS VRAIMENT PARTIE DE LA CIVILISATION

Les Awoniens (appelés Amérindiens) du 19°, 20°et 21° aux États-Unis ont subi et subissent encore le même type de racisme.

Tout comme le Roumain en 2015 en Europe, l’Awonien en début de 20°siècle est considéré par la majorité des Américains et des Européens comme un être ne faisant pas vraiment partie de la civilisation...
"Dans l'imaginaire collectif d'alors, l'Indien d'Amérique est un être sauvage, violent, dont la candeur le rend aisément manipulable. " L'Indien dans la bande dessinée francophone William Foix
André Michel - Peintre-ethnographe et sculpteur, fondateur des musées de Sept-Îles, d'Uashat et de Mont-Saint-Hilaire décrit un racisme anti-indien courant au Canada.
Comme en France avec les Roumains, au Canada, c'est tous les jours que les Amérindiens vivent le racisme.

"Ayant vécu de nombreuses années à Sept-Îles proche des Innus et travaillant depuis plus de 35 ans à mieux faire connaître les autochtones, je peux affirmer que les manifestations du racisme envers les autochtones d'aujourd'hui sont multiformes et fréquemment fallacieuses. Combien de fois au cinéma ai-je vu des gens changer de place lorsqu'un Innu s'assoyait à côté d'eux ou demander une autre table dans un restaurant lorsqu'une famille d'autochtones s'installait? Nombre de fois, j'ai entendu commenter l'assiduité des autochtones au travail ou leur capacité à mener à terme un projet, voire leur odeur lorsqu'ils revenaient du bois alors qu'ils sentaient seulement la boucane du tipi..." Le Devoir
Carl F.Klinck, Amérindien Etats-Unien écrit :
"Certains disaient que nous étions paresseux et que nous voulions vivre sur nos rations sans travailler. C'est faux."Tecumseh, Fact and Fiction in Early Records, Englewook Cliffs,NJ, Prentice-Hall, 1961, p12-13

LE RACISME NOURRIT LA DESTRUCTION
DE TOUTE UNE POPULATION

 Ce racisme alimente la destruction de l'identité de toute une population. La dénomination de génocide culturel concernant le traitement des Indiens du Canada vient d'être institutionnalisé par la commission de vérité et de réconciliation.
«Après sept ans d'enquête au Canada, la Commission de vérité et de réconciliciation a conclu dans un rapport que le gouvernement canadien et les autorités religieuses avaient mis en place une politique de «génocide culturel» envers les populations autochtones. Les auteurs du rapport ont recueilli les témoignages de plus de 7.000 personnes, dont de nombreux anciens élèves des «pensionnats autochtones». Près de 150.000 enfants des Premières nations avaient été forcés à étudier dans ces écoles de la fin du XIXe siècle jusqu'aux années 1970, rappelle le Guardian.Le Canada a séparé des enfants de leurs parents en les plaçant dans des pensionnats [...] non pas pour les éduquer mais bien pour rompre le lien avec leur culture et leur identité», explique le rapport. Slate.fr

UNE DÉCLARATION D’INDÉPENDANCE AMÉRICAINE RACISTE
A L’ÉGARD DES INDIENS

Les États-Unis ont été construits en même temps que l'extermination de 95% des Indiens.

Ils ont exterminé 95 % des Awoniens (Indiens d'Amérique, enfants d'Awonawilona)

Le racisme est à la base même de la déclaration d'indépendance. Les Indiens sont considérés comme des sous-hommes "sauvages" et "cruels".
"Il a excité parmi nous l'insurrection domestique, et il a cherché à attirer sur les habitants
de nos frontières les Indiens, ces sauvages sans pitié, dont la manière bien connue de faire la guerre est de tout massacrer, sans distinction d'âge, de sexe ni de condition" Déclaration unanime des 13 États unis d'Amérique réunis en Congrès le 4 juillet 1776
Pour détruire culturellement une population indésirable, plusieurs méthodes toutes liées les unes aux autres sont utilisées.
D'abord, les gouvernants bourgeois transforment ces personnes en miséreux.

UNE MISÈRE ORGANISÉE

Nombreuses sont les familles Roumaines comme celle de Nelly et Ramona qui vivent dans la rue dans une extrême pauvreté en France.

Mes ex-élèves de l'école Valmy, Nelly, Ramona et leur famille dorment dans les rues du Havre depuis le 3 juillet 2015

La famille de Nelly et de Ramona s'est finalement installée sur un terrain vague situé en face du dépôt de bus,

C'est en face du dépôt de bus du Have que 8 familles
roumaines avaient plantées leur tente,
un terrain sans eau ni électricité !
dans le quartier de l'Eure. C'est là que les familles avaient planté leurs tentes.
Mais ils en ont été dégagés...


Depuis, la famille alterne les périodes à l'abri dans un appartement situé dans le quartier de Caucriauville et les périodes, beaucoup plus longues et fréquentes, dehors dans la boue, sans eau, sans électricité...


UNE SEMAINE A L'ABRI DANS UN APPARTEMENT
ET TROIS SEMAINES
DEHORS SANS EAU NI ÉLECTRICITÉ

Samedi 12 et 19 septembre, je rencontre à nouveau la famille de Nelly et de Ramona qui m'explique comment a évolué leur situation.
Au début, le samedi 12 septembre, Cornélia, la mère, raconte que dans une semaine ils auront un appartement.
Je pensais alors que la normalité allait reprendre, qu'enfin la mairie du Havre avait pris conscience du scandale …
Mais non …. j'avais mal compris ….  la famille a eu un appartement  POUR UNE SEULE SEMAINE jusqu'au 22 septembre !
Aujourd'hui, Mardi 22 septembre, la famille de Nelly et Ramona doit quitter son abri temporaire. Elle doit retourner dans le froid, le noir, la pluie, le vent, l'insécurité, la saleté.
Christina, la grande soeur de Nelly m'avait expliqué ce samedi 20 septembre qu'ils allaient bientôt retourné dehors. Elle avait ajouté qu'ils étaient  fatigué.
Florin, un autre ex-élève de Valmy, lui aussi Roumain et vivant dans des conditions presque similaires me confirme les dires de Christina, hier lundi :

"C'est demain mardi que Ramona et sa famille doivent partir de l'appartement"
Christina explique qu'ils n'ont que très peu souvent un hébergement.

"Pendant 1 semaine, on a l'appartement et après dehors. Toujours c'est comme ça."
Abasourdie par tant d'injustice et par l'organisation volontaire de la SDFification d'une famille avec de nombreux enfants, je m'assure d'avoir bien compris. Christina répète donc en étant plus précise.

"C'est une semaine dans un appartement avec eau et électricité et trois semaines dehors. C'est comme ça tous les mois."
Florin confirme aussi l'information selon laquelle les services sociaux ne proposent un hébergement que pour de très courtes périodes. Il explique :

"Nous aussi, on est parfois dans un appartement comme Ramona et Nelly.
Ils ne donnent jamais pour longtemps les appartements. C'est toujours une semaine ..."
VOIR : Le quotidien d'une famille roumaine au Havre : vivre dans un appartement une semaine et dans la rue trois semaines

LES RACISTES SE CONSIDÈRENT
COMME ÉTANT DANS LA NORMALITÉ


La famille de Nelly mendie pour survivre.
Alors, beaucoup de Français considèrent que la mendicité est  un trait "culturel" des Roumains appelés "Roms".
Quand celui qui vit bien ne veut pas voir la misère de l'autre en face, il s'invente des histoires.
Et quand c'est une meute qui a besoin de mensonges, les histoires prennent des allures "intellectuelles", ces gens deviennent des sortes d'"ethnologues". J'en ai rencontré beaucoup dans mon métier d'enseignante. Chacun avait son mot à dire sur les Roumains.
On entend des phrases du type : "C'est culturel chez eux de mendier" ou "de toutes les façons ils mettent leurs enfants à l'école juste pour recevoir des allocations, il y a que ça qui les intéresse."
Des petites phrases assassines qui se veulent "intellectuelles" pour pouvoir refuser une quelconque solidarité envers ces victimes du capitalisme, les Roumains.
Les racistes se considèrent comme étant dans la normalité, car l’égoïsme c'est la normalité en Occident capitaliste. 

IMPOSER LA MISERE POUR AFFAIBLIR

Les Amérindiens comme les Roumains en France comptent parmi les plus pauvres du territoire où ils vivent.

"Plus de 75% des Indiens des Etats-Unis souffrent de malnutrition et des maladies qui en résultent. Un enfant indien sur trois meurt avant l'age de 6 mois (...) EN 1975, le revenu moyen annuel de la population américaine était presque 6000 dollars. Pour les Indiens, il n'atteignait pas 2000 dollars. Le chômage chez les Indiens atteint des taux de 75% et, dans les mois d'hiver, de 90%(...)." International Indian Treaty Council "Economic Situation of American Indian People in the United States", brochure rénéotypée, 1978
Les gouvernants mettent ces populations dans la misère pour les affaiblir.
Un Amérindien, Sioux témoigne :
"Nous étions affaiblis par la faim et rendus fous par le désespoir."
Willis F.Johnson, The Red Record of the Sioux Life of Sitting Bull and History of the Indian War of 1890-91, Philadelphie, Pa, Edgewood Pub, 1891
Affaibli, en manque de nourriture, l'humain n'a plus l'énergie nécessaire pour combattre ses agresseurs. Il ne se rebelle plus. Il subit juste.
Ces populations partageuses vivent dans la misère parce que les capitalistes les empêchent de subvenir à leurs besoins par leurs propres moyens.

LES AGRESSEURS EMPÊCHENT LEURS VICTIMES
DE  SUBVENIR A LEURS BESOINS
PUIS FONT ENSUITE CAMPAGNE SUR L'ASSISTANAT DE CES POPULATIONS

La méthode utilisée par les gouvernants Etats-Uniens au 19°et début 20° siècle est la même que celle pratiquée par les États européens vis à vis des Roumains en France actuellement.
Empêcher les populations indésirables de subvenir à leurs besoins par leurs propres moyens. Telle est la mission de ces propriétaires capitalistes impérialistes.

  DÉLOGER LES PERSONNES DE L'ESPACE OÙ ELLES SE PROCURENT LEUR RESSOURCES FINANCIÈRES POUR LES EMPÊCHER DE SUBVENIR A LEUR BESOIN

Les Awoniens, appelé Indiens par les Whites Anglos Saxons Protestants (WASP) se sont fait voler leurs terres - les terres où se trouvaient leurs ressources en nourriture (bisons entre autres) - pour les parquer dans des réserves.
"Laissés en possession des terres les plus pauvres, sans l'outillage ni la formation necessaires pour les mettre en valeur, ils se trouvèrent totalement dépendant des BIA." Cité dans Annual Report of the Commissioner of Indian Affairs, Washington, 1887, p117 repris dans La Résistance Indienne aux Etats-Unis, Elise Marienstras
De même, les Roumains en France sont régulièrement délogés du lieu où ils vivent. Les démantèlements de camps de Roumains sont incessants en France depuis plusieurs années...
En 2013, selon la Ligue des droits de l’homme et l’Europea Roma Rights Centre (ERRC) recensaient 19.000 personnes expulsées par les pouvoirs publics français de leurs lieux de vie. En 2014, elles étaient encore 13.483 expulsées en 138 expulsions – à raison de trois par semaine ; pour 67 d’entre elles, aucune solution de relogement n’était prévue. Les deux tiers des personnes expulsées (9400) étaient en Ile-de-France, et 17% en Rhône-Alpes, les deux régions où les Roms sont les plus nombreux ; suivaient logiquement la Provence (7%), le Nord (5%) et l’Aquitaine (2%). A côté des expulsions réalisées, il y a aussi « une stratégie d’auto-expulsion » adoptée par les Roms là où les forces de l’ordre les marquent de près : par exemple à Lille ou dans de nombreuses communes d’Ile- de-France, selon le rapport cosigné par RomEurope et le Collectif National des Droits de l’Homme. Breizhinfo
Mais, en plus de tout cela.... quand les populations ont trouvé une activité leur permettant de survivre, l’État les en dégage et les empêche de travailler.
C'est le cas à Strasbourg.
"En effet, les Roms n'ayant pas la possibilité de travailler dans le camp, ils ont dû abandonner leurs activités de subsistance : la récupération de métaux et leur revente et la mendicité" Le camp "modèle"de Strasbourg Alternative Libertaire Juillet Aout 2015

UN ASSISTANAT CRÉÉ ARTIFICIELLEMENT

Et après les avoir empêchés de se procurer leurs propres ressources, l’État américain du 19 et 20° siècle comme l’État français actuellement font campagne sur"la fainéantise" de ces populations et leur "assistanat".

Un Indien Sioux décrit comment son peuple était perçu aux USA :
"Certains disaient que nous étions paresseux et que nous voulions vivre sur nos rations sans travailler. C'est faux. Comment une personne sensée s'imaginerait-elle qu'un si grand nombre de gens pourraient subitement se mettre au travail sans qu'on leur ait fourni le matériel et l'enseignement nécessaires ?" Willis F.Johnson, The Red Record of the Sioux Life of Sitting Bull and History of the Indian War of 1890-91, Philadelphie, Pa, Edgewood Pub, 1891
C'est comme les Roumains, les Américains empêchent les indiens de travailler en leur volant leurs terres puis, ensuite, ils les traitent de "faignants", "d'assistés".

LES AMÉRINDIENS COMME LES ROUMAINS SONT PUNIS POUR LEUR SOLIDARITÉ ET LEUR NOMADISME

Les gouvernants bourgeois qu'ils soient néoconservateurs ou sociaux démocrates ont la haine des populations partageuses et nomades. Ils ont la haine contre ceux qui résistent à leur modèle de vie. Une vie sédentaire dans laquelle la consommation indigeste d'objets et la compétition avec l'autre résument une vie qu'ils appellent "réussie".



Roosevelt, Président des USA
(1933 1945) tient des propos anti
amérindiens


Roosevelt, Président américain de 1933 à 1945, pourtant considéré comme le Président ami des minorités, a tenu un discours raciste et haineux à l'égard des Indiens :
"Je n'irai pas jusqu'à dire qu'un bon Indien est un Indien mort, mais enfin c'est le cas pour 9 sur 10 d'entre eux et je ne perdrai pas mon temps avec le dixième". L'Histoire Criminelle des Anglo-Saxons par Normand Rousseau



Les Amérindiens (Awoniens) ont subi le racisme, l'exclusion, la négation de .leur culture, de leur  identité.
De la même manière, les Roumains en France subissent actuellement racisme, destruction de leur identité, exclusion.
Dans les deux cas, ceux qui endurent sont des nomades, des partageurs et des pauvres.
Dans les deux cas, les agresseurs sont des propriétaires, des sédentaires et des riches.

La société capitaliste est malade. Les 3/4 de la population ne mange pas à sa faim tandis que le dernier quart ne sait que faire de ce surplus d'argent qu'il dépense dans des futilités à enrager tous les pauvres.
En 2016, les 1% les plus riches possèderont en patrimoine cumulé plus que les 99% restant de la population mondiale. Libération
Au final, 80% de la population mondiale doit se contenter de seulement 5,5% des richesses. Libération
A la Préhistoire, il n'y avait pas d'inégalité. Les humains, nomades, partageaient tout ce qu'ils avaient chassé et cueillis. Accumuler des objets n'avaient aucun sens. Le nomadisme nécessitait de ne garder que le minimum indispensable.
Avec la naissance de l'agriculture et la sédentarité sont apparus les voleurs de stock, les gangsters et les guerres.

VOIR : Le Néolithique, la fin de l'égalitarisme et le début des guerres

Les inégalités n'ont cessé de s'accroître pour aboutir au 21°siècle à des records jamais connus dans l'histoire !
La reconstruction d'un monde égaliste, respectueux de la nature et des humains dans ce qu'ils ont de plus beau (gentillesse et innovations) est plus que nécessaire.
Dans ce nouveau monde, le mode de vie nomade et partageur sera la norme. Les Indiens et les Roumains réapprendront aux capitalistes à vivre heureux sans artifice, sans consommer sans cesse.
Les humains adultes se respecteront en tant qu'enfant chercheur, Innovant et gentil. Ils n'éprouveront plus le besoin de consommer plus que l'autre pour se donner de l'importance. L'importance de chaque individu se trouvera dans ses découvertes, ses créations, sa capacité à aider et apprendre à l'autre.