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mardi 29 mars 2022

#BidenDÉGAGE d'Europe ! Le gredin bourgeois US venu en Pologne - où se trouvait une des principales prisons secrètes de la CIA - met de l'huile sur le feu pour prolonger la guerre, meilleur moyen de retarder la révolution mondiale.

 Par Julie Amadis
avec Yanick Toutain
#IpEaVaEaFaF
29 Mars 2022

A la conférence de Zimmerwald en septembre 1915, Lénine reprenait le mot d'ordre de transformer la guerre en révolution :

 La guerre impérialiste inaugure l'ère de la révolution sociale. Toutes les conditions objectives de l'époque actuelle mettent à l'ordre du jour la lutte révolutionnaire de masse du prolétariat. Les socialistes ont pour devoir, sans renoncer à aucun des moyens de lutte légale de la classe ouvrière, de les subordonner tous à cette tâche pressante et essentielle, de développer la conscience révolutionnaire des ouvriers, de les unir dans la lutte révolutionnaire internationale, de soutenir et de faire progresser toute action révolutionnaire, de chercher à transformer la guerre impérialiste entre les peuples en une guerre civile des classes opprimées contre leurs oppresseurs, en une guerre pour l'expropriation de la classe des capitalistes, pour la conquête du pouvoir politique par le prolétariat, pour la réalisation du socialisme Ecrit avant le 20 août (2 septembre) 1915 Paru pour la première fois en 1930 dans le Recueil Lénine XIV

«Maurice Gourdault Montagne (conseiller spécial de Jacques Chirac de 2002 à 2007) : Cette mobilisation générale vous avez raison elle sert à quoi ? Est-ce que nous ne sommes pas aujourd'hui c'est un peu mon sentiment comme en 1914 comme des somnambules. Il y a eu un livre qui a été écrit là-dessus parent un auteur australien qui s'appelle Christopher Clarke qui est professeur à Cambridge et ces somnambules ce sont - en fait - les pays qui en 1914 avancent à cause de leur système d'alliances sans regarder. S'il n'y a pas une autre solution la crainte qu'on peut avoir aujourd'hui c'est qu'on va à la guerre est ce qu'il n'y a pas un moyen d'en sortir précisément est ce qu'il y aura des voix qui vont être levés pour dire stop ! N'y a-t-il pas un plan diplomatique au sens strict à proposer à l'Ukraine.


Lénine "nous comprenons le lien inévitable qui rattache les guerres à la lutte des classes à l'intérieur du pays, que nous comprenons qu'il est impossible de supprimer les guerres sans supprimer les classes et sans instaurer le socialisme; et aussi en ce sens que nous reconnaissons parfaitement la légitimité, le caractère progressiste et la nécessité des guerres civiles, c’est à dire des guerres de la classe opprimée contre celle qui l'opprime, des esclaves contre les propriétaires d'esclaves, des paysans serfs contre les seigneurs terriens, des ouvriers salariés contre la bourgeoisie. Nous autres, marxistes, différons des pacifistes aussi bien que des anarchistes en ce sens que nous reconnaissons la nécessité d'analyser historiquement (du point de vue du matérialisme dialectique de Marx) chaque guerre prise à part. "


Les Internationalistes réunis à Bâle en 1912 contre la guerre considéraient que la seule manière de combattre la guerre était de faire la révolution.

Le tsar et les classes dirigeantes tournent les yeux vers l’Orient et veulent la guerre sous le prétexte d’affranchir des frères de race. Or, ceux-là qui parlent d’affranchissement tiennent leur propre peuple dans l’asservissement. Le prolétariat russe a déjà répondu à la guerre en faisant la révolution. Il a été battu, mais il n’a point succombé. La lutte continuera. La seule réponse à faire à la crise actuelle est celle de l’Internationale : Guerre à la guerre ! Et en Orient l’on ne pourrait répondre à un conflit que par la révolution. Bulletin socialiste internationale contre la guerre Congrès international extraordinaire Bâle 24-25 novembre 1912


 


#BidenDÉGAGE d'Europe ! Le gredin bourgeois US venu en Pologne - où se trouvait une des principales prisons secrètes de la CIA - met de l'huile sur le feu pour prolonger la guerre, meilleur moyen de retarder la révolution mondiale. 

Samedi 26 mars, Biden déclarait à Varsovie - capitale d'un pays qui avait accepté une des principales prisons secrètes de la CIA - vouloir la destitution de Vladimir Poutine.

"Pour l’amour de Dieu, cet homme ne peut pas rester au pouvoir.”Courrier International

Biden aurait-il le projet de tuer Poutine comme les USA l'ont fait avec Saddam Hussein ? 

Il empêcherait ainsi qu'il ne puisse être destitué par une révolution et Biden pourrait alors transformer le pays en "colonie" américaine.

POLOGNE UNE DES CAPITALES MONDIALES DE LA TORTURE US 

 Selon le Washington Post  la CIA aurait payé en 2003 aux Polonais 15 millions de dollars (11 millions d'euros) pour installer à Stare Kiejkuty le plus important des « sites noirs » destinés aux prisonniers d'Al-Qaida hors des Etats-Unis. C'est là que Khalid Cheikh Mohammed, le cerveau des attentats du 11-Septembre a subi 183 séances des waterboarding après sa capture. Le Monde

OBJECTIF N°1 DE BIDEN : POURSUIVRE LA GUERRE LE PLUS LONGTEMPS POSSIBLE 

 Biden a insulté Poutine ce qui a pour saboter et différer toute résolution du conflit par voie diplomatique.

Un peu plus tôt, Joe Biden avait qualifié Vladimir Poutine de “boucher”, en réponse à une question après avoir rencontré des réfugiés ukrainiens à Varsovie, dont plusieurs de la ville de Marioupol, rasée par des jours de bombardements des forces russes. Courrier International

 Biden cherche à empêcher toute résistance qui ne serait pas contrôlée par lui. Considérant qu'il y a deux camps le sien, qu'il nomme le "camp de la démocratie et de la liberté" - mais qui est en réalité le camp des créateurs du terrorisme jihadiste et donc le camp des contre révolutionnaires mondiaux - et le camp de Poutine, il veut pousser chaque Russe à choisir un des deux camps et surtout pas le troisième le camp de la révolution anti capitaliste. Un choix absurde pour les Russes critiques qui savent que Biden comme Poutine sont des criminels l'un comme l'autre. 

“Dans l’éternelle lutte pour la démocratie et la liberté, l’Ukraine et son peuple sont en première ligne, luttant pour sauver leur nation et leur courageuse résistance fait partie d’un combat plus large pour les principes démocratiques essentiels qui unissent tous les peuples libres”, a-t-il affirmé dans son discours au château royal.Courrier International

On trouve même des politiciens bourgeois dénonçant l'attitude va-t-en guerre de Biden et défendant la diplomatie.  Maurice Gourdault Montagne, conseiller spécial de Jacques Chirac de 2002 à 2007, compare la situation actuelle des états capitalistes mettant de l'huile sur le feu pour poursuivre la guerre à ceux de 1914.

«Maurice Gourdault Montagne (conseiller spécial de Jacques Chirac de 2002 à 2007) : Cette mobilisation générale vous avez raison elle sert à quoi ? Est-ce que nous ne sommes pas aujourd'hui c'est un peu mon sentiment comme en 1914 comme des somnambules. Il y a eu un livre qui a été écrit là-dessus parent un auteur australien qui s'appelle Christopher Clarke qui est professeur à Cambridge et ces somnambules ce sont - en fait - les pays qui en 1914 avancent à cause de leur système d'alliances sans regarder. S'il n'y a pas une autre solution la crainte qu'on peut avoir aujourd'hui c'est qu'on va à la guerre est ce qu'il n'y a pas un moyen d'en sortir précisément est ce qu'il y aura des voix qui vont être levés pour dire stop ! N'y a t il pas un plan diplomatique au sens strict a proposer à l'Ukraine.



 

OBJECTIF N°2 DE BIDEN : EMPECHER UNE RESISTANCE ANTI POUTINE QU'IL NE CONTROLERAIT PAS 

Le discours de Biden a pour objectif de poursuivre la guerre et d'empêcher une véritable résistance révolutionnaire anti Poutine.

Comme en 1914, les nations capitalistes font la guerre pour retarder une révolution qu'ils craignent plus que tout.
Comme Nicolas II, Poutine fait la guerre pour exalter le chauvinisme en Russie et stopper la lutte de classe contre les richissimes capitalistes qu'il protège.
Vladimir Lénine expliquait les causes de la guerre menée par le Tsar en 1914 :
Les socialistes ont toujours condamné les guerres entre peuples comme une entreprise barbare et bestiale. Mais notre attitude à l'égard de la guerre est foncièrement différente de celle des pacifistes (partisans et propagandistes de la paix) bourgeois et des anarchistes. Nous nous distinguons des premiers en ce sens que nous comprenons le lien inévitable qui rattache les guerres à la lutte des classes à l'intérieur du pays, que nous comprenons qu'il est impossible de supprimer les guerres sans supprimer les classes et sans instaurer le socialisme; et aussi en ce sens que nous reconnaissons parfaitement la légitimité, le caractère progressiste et la nécessité des guerres civiles, c’est à dire des guerres de la classe opprimée contre celle qui l'opprime, des esclaves contre les propriétaires d'esclaves, des paysans serfs contre les seigneurs terriens, des ouvriers salariés contre la bourgeoisie. Nous autres, marxistes, différons des pacifistes aussi bien que des anarchistes en ce sens que nous reconnaissons la nécessité d'analyser historiquement (du point de vue du matérialisme dialectique de Marx) chaque guerre prise à part. L'histoire a connu maintes guerres qui, malgré les horreurs, les atrocités, les calamités et les souffrances qu'elles comportent inévitablement, furent progressives, c'est à dire utiles au développement de l'humanité en aidant à détruire des institutions particulièrement nuisibles et réactionnaires (par exemple, l’autocratie ou le servage) et les despotismes les plus barbares d'Europe (turc et russe). Aussi importe t il d'examiner les particularités historiques de la guerre actuelle. Le socialisme et la guerre Lénine 1915
Un russe marxiste Deminded analyse les raisons de la guerre menée par Poutine :

"Le marxiste comprend que la véritable cause de la guerre n'a pas grand-chose à voir avec sa couverture idéologique. La couverture semble expliquer la guerre à soi-même ou aux autres, pour rallier les gens et leur donner un sentiment de fausse droiture.

Le nazisme était nécessaire au peuple et aux dirigeants de l'Allemagne nazie pour justifier la conquête d'autres pays européens et la création de "colonies" à l'Est, mais ce n'était pas la raison même de ces conquêtes. Les autres pays européens n'avaient pas besoin du nazisme simplement parce que la population de leurs colonies, situées loin de l'Europe, n'était généralement pas considérée comme un peuple et était détruite ou exploitée sans aucune condamnation du "monde civilisé".

Mais toute résolution du conflit militaire entre la Russie et l'Ukraine, bien sûr, ne devrait commencer qu'après la condamnation généralisée des autorités et des dirigeants dont l'appareil justifie ouvertement l'opportunité de la guerre entre la Russie et l'Ukraine et les méthodes militaires de résolution du problème de la LDNR avec le mythique "monde russe" et les perspectives d'entrée de l'Ukraine dans l'OTAN. .

Un tel pouvoir est-il dans l'intérêt du peuple ? Qu'il l'ait choisie ou non, devait-il la tolérer ?" source

Yanick Toutain lui a répondu :

Je lutte contre l'OTAN depuis 49 ans et donc pour sa dissolution totale depuis mars 1973 ! 

Je pense qu'il n'existe qu'une seule solution pour l'avenir de l'humanité : une grande URSS, un continent politique Eurasie allant de l'Atlantique au Pacifique (inclus le Moyen-Orient)

" Марксист понимает, что настоящая причина войны имеет мало общего с ее идеологическим прикрытием"  

Le marxiste comprend que la véritable cause de la guerre n'a pas grand-chose à voir avec sa couverture idéologique. 

C'est exact, c'est pour cela que je suis convaincu depuis le 1° jour que la véritable raison de la guerre est le syndrome Kazakh de Poutine.

Sa crainte soudaine de voir surgir une révolution bolchévique en Russie.  Il avait raison puisque le sondeur d'Etat a rencontré 22% de Russes déjà opposé à cette "opération spéciale d'invasion d'un pays voisin" 

22% d'opposants, cela prouve que Poutine avait raison en février de craindre une révolution.

Il a donc agi comme Nicolas II qui avait eu peur des 1,059 millions de participants aux grèves politiques du premier semestre de 1914.

Le 12 mars 1917 la solution fut trouvée dans l'après-midi : appeler les ouvriers à désigner des délégués "1 pour 1000"

Je préconise depuis 19 ans, un autre quota "1 pour 5" et donc "1 pour 25" "1 pour 125" etc....

Sur ce point, Lénine a toujours raison : il faut transformer la guerre en révolution et donc tout le pouvoir aux soviets.

Il faut des délégués révocables de soviets dans toute l'Europe et pas seulement en Russie. 

Il faut des délégués révocables en Afrique : les véritables partisans de Thomas Sankara y travaillent déjà  - en devant lutter politiquement contre les contre-révolutionnaires antisoviétiques partisans de Poutine.

Je les vois tous les jours tenter de manipuler mes 2000 amis Facebook en Afrique. source


TRANSFORMER LA GUERRE EN REVOLUTION 
MOT D'ORDRE DES REVOLUTIONNAIRES INTERNATIONALISTES

La tradition révolutionnaire est de répondre à la guerre impérialiste par la révolution.

Les Internationalistes réunis à Bâle en 1912 contre la guerre considéraient que la seule manière de combattre la guerre était de faire la révolution.

Le tsar et les classes dirigeantes tournent les yeux vers l’Orient et veulent la guerre sous le prétexte d’affranchir des frères de race. Or, ceux-là qui parlent d’affranchissement tiennent leur propre peuple dans l’asservissement. Le prolétariat russe a déjà répondu à la guerre en faisant la révolution. Il a été battu, mais il n’a point succombé. La lutte continuera. La seule réponse à faire à la crise actuelle est celle de l’Internationale : Guerre à la guerre ! Et en Orient l’on ne pourrait répondre à un conflit que par la révolution. Bulletin socialiste internationale contre la guerre Congrès international extraordinaire Bâle 24-25 novembre 1912

A la conférence de Zimmerwald en septembre 1915, Lénine reprenait le mot d'ordre de transformer la guerre en révolution :

 La guerre impérialiste inaugure l'ère de la révolution sociale. Toutes les conditions objectives de l'époque actuelle mettent à l'ordre du jour la lutte révolutionnaire de masse du prolétariat. Les socialistes ont pour devoir, sans renoncer à aucun des moyens de lutte légale de la classe ouvrière, de les subordonner tous à cette tâche pressante et essentielle, de développer la conscience révolutionnaire des ouvriers, de les unir dans la lutte révolutionnaire internationale, de soutenir et de faire progresser toute action révolutionnaire, de chercher à transformer la guerre impérialiste entre les peuples en une guerre civile des classes opprimées contre leurs oppresseurs, en une guerre pour l'expropriation de la classe des capitalistes, pour la conquête du pouvoir politique par le prolétariat, pour la réalisation du socialisme Ecrit avant le 20 août (2 septembre) 1915 Paru pour la première fois en 1930 dans le Recueil Lénine XIV

En dignes héritiers des révolutionnaires pro délégués révocables internationalistes nous reprenons ce mot d'ordre.

 


Rassemblement anti-guerre au Havre du 2 mars 2022 : "Transformer la guerre en révolution avec des #DéléguésRévocables #1pour25" #превратитьвойнувреволюцию #TurnWarIntoRevolution



Ce mot d'ordre fait peur autant à Poutine qu'à Biden qui craignent l'un comme l'autre une révolution dans leur propre pays et une révolution mondiale anti capitaliste.

Une révolution anti capitaliste qui ne peut se faire qu'avec l'auto organisation des peuples en délégués révocables.



COMPLEMENT : les propos de .  Maurice Gourdault Montagne, conseiller spécial de Jacques Chirac de 2002 à 2007, après la citation faite ci-dessus (ses autres propos sont dans la vidéo)

 La journaliste : Je rappelle que vous étiez le conseiller spécial de Jacques Chirac de 2002 à 2007 et notamment lors de la guerre en Irak. Votre regard donc sur la puissance américaine nous intéresse vous l'avez dit les états unis alerte en ce moment sur l'utilisation potentielle d'armes chimiques par Poutine. Il faut reconnaître qu'ils nous avaient alertés a raison sur l'invasion en Ukraine mais il faut les croire parce que là nous allons franchir on le dit à chaque fois un stade supérieur. Est ce que cette menace aujourd'hui qui est agité peut être réelle ?


Maurice Gourdault Montagne : Je pense qu'il faut prendre ces menaces au sérieux . Je pense qu'on n'a pas pris assez au sérieux ce que disent les russes. Le Président russe depuis des années avait dit qu'une extension de l'Otan était une provocation. Il l'a dit en 2007, et en 2008, il y a eu néanmoins une décision prise par un sommet de l'Otan à Bucarest de faire entrer comme membre à part entière l'Ukraine et la Géorgie.
La France et l'Allemagne déjà à l'époque, avaient levé la main en disant attention n'allons pas si vite. Et on avait proposé un plan d'action à ces

deux pays. A ces deux pays ensuite il y a eu l'union européenne qui a passé un accord d'association avec l'Ukraine. Et les russes à nouveau en 2014 se sont dit, ça y est c'est un prélude à une entrée pleine et entière de l'Ukraine dans l'Otan. Et à ce moment là, ils ont pris des gages le Donbass et la Crimée. Car les russes ne pouvait pas imaginer une seconde que la Crimée entre dans l’OTAN puisque ils ont eux mêmes une base navale en location pour la flotte russe de la mer noire à Sébastopol.
Rappelons nous toujours l'obsession russe d'avoir un accès aux mers chaudes. Alors il y a eu tous ces avertissements successifs dont nous n'avons pas su tenir compte.
Et donc il faut avoir en tête que quand le Président Poutine annonce quelque chose, il peut le faire.
J’ajouterai que son plan, c'est d'abord, évidemment, de protéger les russes, de rassembler les terres russes éventuellement, c'est à dire la grande Russie. La petite Russie, c'est la Biélorussie et il y a la Russie blanche, celle qu’on appelle la Russie blanche.
La grande Russie, c'est reprendre la place de l'empereur de toutes les russies d' Ivan le terrible etc
Mais il y a un autre plan aussi qu'est le plan Eurasie. La Russie un plan global pour le monde qui est de détacher les pays anglo saxons Angleterre Etats-

Unis du reste du continent. Alors sans doute le Président Poutine a été poussé dans cette idéologie. Ca ne justifie en

rien l’ attaque qui est en cours.

La journaliste : Non bien sûr mais vous êtes en train d'expliquer en fait ce qui l'a conduit à cela. Mr Maurice Gourdault Montagne alors que certains s'interrogent sur l'irrationalité de Poutine, vous vous dites non il y a une continuité dans sa pensée alors que la même pensée qu'il était fou. Pour vous au contraire il un discours construit dans sa tête de la Russie et aussi de purification de la Russie.

Maurice Gourdault Montagne : Alors il a un discours qui est de plus en plus le discours je dirais d'un autocrate et d'un dictateur qui est où vous êtes avec moi ou vous êtes contre moi.

Là en ce moment en Russie

La journaliste : C'est exactement ce qui se passe à ce moment. Il y a les bons et les mauvais de son point de vue.

Maurice Gourdault Montagne : Et les mauvais s'ils ne sont pas d'accord ils sortent et on les met devant le fait accompli. Vous êtes obligé de choisir. Son discours d'il y a quinze jours du son discours du 16 mars, il l'a dit de manière très claire c'est un discours de purification de la Russie. Et donc je dirais dans une phase, qui est, qu'on peut considérer comme folle, mais qui est le déroulement d'un raisonnement logique qui est celui du président Poutine. Le vrai sujet c'est que la Russie elle est là. Le président Poutine il nous plaît pas. Les régimes russe antérieures le régime soviétique, le régime tsariste ne nous plaisait pas non plus. Est-ce que nous sommes prêts à traiter avec des gens qui sont nos voisins qui de toutes manières resteront là que nous n'avons pas l'intention de détruire - du moins la Russie ce n'est pas l'Allemagne nazie est un régime qui effectivement est dangereux aujourd’hui. Est ce que nous sommes prêts à proposer quelque chose d’autre que livrer des armes et faire la guerre ?
" source


lundi 7 mars 2022

8 mars 2022 : Journée internationaliste de la femme. Reprendre l'héritage de ses initiatrices Rosa Luxembourg et de Clara Zetkin qui appelaient à transformer la guerre en révolution ainsi que l'héritage de la révolution russe commencée le 8 mars 1917. "Tout le pouvoir aux délégués révocables #1pour25"

 Par Julie Amadis
8 mars 2022
#IpEaVàEaFàF

édité par Yanick Toutain,

«  Où sont vos maris, vos fils ?
Pourquoi doivent-ils s'entretuer et détruire avec eux tout ce qu'ils ont créé ?
Qui bénéficie de ce cauchemar de sang ?
Tout juste une poignée de profiteurs de guerre.
 Puisque les hommes ne peuvent plus parler,
c'est à vous de le faire.
Travailleuses de tous les pays en guerre, unissez-vous
11 !  »

Le 23 février, c'était la " Journée internationale des Femmes ". On projetait, dans les cercles de la social-démocratie, de donner à ce jour sa signification par les moyens d'usage courant : réunions, discours, tracts. La veille encore, il ne serait venu à la pensée de personne que cette " Journée des Femmes " pût inaugurer la révolution. Pas une organisation ne préconisa la grève pour ce jour-là. Bien plus, une organisation bolcheviste, et des plus combatives, le Comité du rayon essentiellement ouvrier de Vyborg, déconseillait toute grève. L'état d'esprit des masses d'après le témoignage de Kaïourov, un des chefs ouvriers du rayon, était très tendu et chaque grève menaçait de tourner en collision ouverte. Mais comme le Comité estimait que le moment d'ouvrir les hostilités n'était pas encore venu – le parti n'étant pas encore assez fort et la liaison entre ouvriers et soldats étant trop insuffisante – il avait donc décidé de ne point faire appel à la grève, mais de se préparer à l'action révolutionnaire pour une date indéterminée. Telle fut la ligne de conduite préconisée par le Comité à la veille du 23, et il semblait que tous l'eussent adoptée. Mais le lendemain matin, en dépit de toutes les directives, les ouvrières du textile quittèrent le travail dans plusieurs fabriques et envoyèrent des déléguées aux métallos pour leur demander de soutenir la grève. C'est " à contrecœur ", écrit Kaïourov, que les bolcheviks marchèrent, suivis par les ouvriers mencheviks et socialistes-révolutionnaires. Mais du moment qu'il s'agissait d'une grève de masse, il fallait engager tout le monde à descendre dans la rue et prendre la tête du mouvement : telle fut la résolution que proposa Kaïourov, et le Comité de Vyborg se vit contraint de l'approuver. " L'idée d'une manifestation mûrissait depuis longtemps parmi les ouvriers, mais, à ce moment, personne ne se faisait encore une idée de ce qui en sortirait. "  Prenons bonne note de ce témoignage d'un participant, très important pour la compréhension du mécanisme des événements.
On croyait d'avance que, sans le moindre doute, en cas de manifestation, les troupes devraient sortir des casernes et seraient opposées aux ouvriers. Qu'allait-il se passer ? On est en temps de guerre, les autorités ne sont pas disposées à plaisanter. Mais, d'autre part, le soldat de la " réserve ", en ces jours-là, n'est déjà plus celui que, jadis, l'on a connu dans les cadres de l’" active "  . Est-il vraiment si redoutable ? A ce sujet, on raisonnait beaucoup dans les cercles révolutionnaires, mais plutôt abstraitement, car personne, absolument personne – on peut l'affirmer catégoriquement d'après tous les documents recueillis – ne pensait encore que la journée du 23 février marquerait le début d'une offensive décisive contre l'absolutisme. Il n'était question que d'une manifestation dont les perspectives restaient indéterminées et, en tout cas, fort limitées.
En fait, il est donc établi que la Révolution de Février fut déclenchée par les éléments de la base qui surmontèrent l'opposition de leurs propres organisations révolutionnaires et que l'initiative fut spontanément prise par un contingent du prolétariat exploité et opprimé plus que tous les autres – les travailleuses du textile, au nombre desquelles, doit-on penser, l'on devait compter pas mal de femmes de soldats. La dernière impulsion vint des interminables séances d'attente aux portes des boulangeries. Le nombre des grévistes, femmes et hommes, fut, ce jour-là, d'environ 90 000. 


Le 8 mars, c'est la journée de la femme africaine universaliste révolutionnaire qui réclame 1000€/mois pour toutes les Africaines, tous les Africains et tous les pauvres de la planète





8 mars 2022 : Journée internationaliste de la femme.  Reprendre l'héritage de ses initiatrices Rosa Luxembourg et de Clara Zetkin qui appelaient à transformer la guerre en révolution ainsi que l'héritage de la révolution russe commencée le 8 mars 1917. "Tout le pouvoir aux délégués révocables #1pour25"

Les partis héritiers de ceux qui ont tué Rosa Luxembourg une des initiatrices de la journée de la femme font croire que cette journée est LEUR JOURNEE.
Mais cette journée est une JOURNEE DE LUTTE REVOLUTIONNAIRE INTERNATIONALISTE pas une journée des oppresseurs capitalistes femmes qui détournent cette journée à leur avantage.


Clara Zetkin et Rosa Luxembourg toutes les deux révolutionnaires internationalistes sont à l'origine de cette journée initiée à la conférence internationale des femmes socialistes à Copenhague en 1910.

Conférence internationale des femmes socialistes - Copenhague 1910

Lors de cette conférence Clara Zetkin propose, pour la première fois, que les femmes socialistes de tous les pays organisent tous les ans une journée des femmes qui servira en premier lieu la lutte pour le droit de vote des femmes. Cette proposition est aussitôt adoptée.

Elle s’inspire des manifestations d’ouvrières du début du siècle et s’inscrit dans une perspective révolutionnaire. L’objectif immédiat est l’obtention du droit de vote des femmes.

La date n’est tout d’abord pas fixée. La première journée internationale des femmes a donc lieu l’année suivante, en mars. Les nombreuses manifestations de femmes qui agiteront les années 1910 feront le reste. Source

Ces deux femmes sont des révolutionnaires égalistes internationalistes. Rosa Luxembourg a été tuée par les sociaux démocrates allemands en 1919 ! 

Rosa est une femme d’origine polonaise qui va consacrer sa vie à la révolution. Elle organise d’abord la propagande révolutionnaire dans son pays dès 1905, puis en Allemagne. Petite et boiteuse, pleine d’une énergie hors du commun, elle est une fantastique oratrice qui ne tarde pas à devenir une des grandes figures de la social-démocratie allemande.

Clara Zetkin et Rosa Luxemburg (à droite) en 1910

Elle écrit beaucoup : des articles, des livres, des ouvrages révolutionnaires. Son œuvre marxiste demeure impérissable : L’Accumulation du capital (1913), L’Introduction à l’économie politique (1915).

Elle prône la tolérance et la justice, convaincue que la liberté implique le respect de l’opinion d’autrui, quelle qu’elle soit.

Elle est l’un des membres fondateurs du parti communiste allemand, officiellement créé le 1er janvier 1919. Pressentant l’imminence de la guerre elle se distingue par une position antimilitariste et pacifiste très ferme, qui lui vaudra de passer une bonne partie de la guerre en prison. Pendant ce temps, elle prend du recul par rapport au bolchevisme et à Lénine. En 1918, « Rosa la Rouge » fonde le groupe révolutionnaire et antimilitariste « Spartakus » avec son amie Clara Zetkin. Elle participe à la révolution spartakiste et meurt assassinée par les Corps Francs.

http://8mars.info/rosa-luxemburg

Le 8 mars la révolution russe a été démarrée par les femmes. Lénine a donc décidé le 8 mars 1921 que cette date deviendrait la "journée de la femme";
La journée du mardi 6 mars 1917 (23 février calendrier russe)


Maurice Paléologue :
Pétrograd manque de pain et de bois ; le peuple souffre.
Ce matin, devant une boulangerie de la Liteïny, j'étais frappé de l'expression mauvaise que je lisais sur les figures de tous les pauvres gens qui faisaient la queue et dont la plupart avaient passé là toute la nuit.
La journée du jeudi 8 mars 1917 (23 février calendrier russe)
Maurice Paléologue :
Toute la journée, il y a eu de l’effervescence à Pétrograd... Des cortèges populaires parcouraient les grandes avenues. Sur plusieurs points, la foule a crié : « Du pain et la paix ! » Sur d'autres, elle a entonné la Marseillaise Ouvrière. Quelques bagarres se sont produites à la Perspective Newsky.
Malgré le vent d'émeute qui souffle dans la capitale, l'empereur qui vient de passer deux mois à Tsarskoïé-Sélo est parti ce soir pour le grand quartier général.
Léon Trotsky :
Le 23 février, c'était la " Journée internationale des Femmes ". On projetait, dans les cercles de la social-démocratie, de donner à ce jour sa signification par les moyens d'usage courant : réunions, discours, tracts. La veille encore, il ne serait venu à la pensée de personne que cette " Journée des Femmes " pût inaugurer la révolution. Pas une organisation ne préconisa la grève pour ce jour-là. Bien plus, une organisation bolcheviste, et des plus combatives, le Comité du rayon essentiellement ouvrier de Vyborg, déconseillait toute grève. L'état d'esprit des masses d'après le témoignage de Kaïourov, un des chefs ouvriers du rayon, était très tendu et chaque grève menaçait de tourner en collision ouverte. Mais comme le Comité estimait que le moment d'ouvrir les hostilités n'était pas encore venu – le parti n'étant pas encore assez fort et la liaison entre ouvriers et soldats étant trop insuffisante – il avait donc décidé de ne point faire appel à la grève, mais de se préparer à l'action révolutionnaire pour une date indéterminée. Telle fut la ligne de conduite préconisée par le Comité à la veille du 23, et il semblait que tous l'eussent adoptée. Mais le lendemain matin, en dépit de toutes les directives, les ouvrières du textile quittèrent le travail dans plusieurs fabriques et envoyèrent des déléguées aux métallos pour leur demander de soutenir la grève. C'est " à contrecœur ", écrit Kaïourov, que les bolcheviks marchèrent, suivis par les ouvriers mencheviks et socialistes-révolutionnaires. Mais du moment qu'il s'agissait d'une grève de masse, il fallait engager tout le monde à descendre dans la rue et prendre la tête du mouvement : telle fut la résolution que proposa Kaïourov, et le Comité de Vyborg se vit contraint de l'approuver. " L'idée d'une manifestation mûrissait depuis longtemps parmi les ouvriers, mais, à ce moment, personne ne se faisait encore une idée de ce qui en sortirait. "  Prenons bonne note de ce témoignage d'un participant, très important pour la compréhension du mécanisme des événements.
On croyait d'avance que, sans le moindre doute, en cas de manifestation, les troupes devraient sortir des casernes et seraient opposées aux ouvriers. Qu'allait-il se passer ? On est en temps de guerre, les autorités ne sont pas disposées à plaisanter. Mais, d'autre part, le soldat de la " réserve ", en ces jours-là, n'est déjà plus celui que, jadis, l'on a connu dans les cadres de l’" active "  . Est-il vraiment si redoutable ? A ce sujet, on raisonnait beaucoup dans les cercles révolutionnaires, mais plutôt abstraitement, car personne, absolument personne – on peut l'affirmer catégoriquement d'après tous les documents recueillis – ne pensait encore que la journée du 23 février marquerait le début d'une offensive décisive contre l'absolutisme. Il n'était question que d'une manifestation dont les perspectives restaient indéterminées et, en tout cas, fort limitées.
En fait, il est donc établi que la Révolution de Février fut déclenchée par les éléments de la base qui surmontèrent l'opposition de leurs propres organisations révolutionnaires et que l'initiative fut spontanément prise par un contingent du prolétariat exploité et opprimé plus que tous les autres – les travailleuses du textile, au nombre desquelles, doit-on penser, l'on devait compter pas mal de femmes de soldats. La dernière impulsion vint des interminables séances d'attente aux portes des boulangeries. Le nombre des grévistes, femmes et hommes, fut, ce jour-là, d'environ 90 000. Les dispositions combatives se traduisirent en manifestations, meetings, collisions avec la police. Le mouvement se développa d'abord dans le rayon de Vyborg, où se trouvent les grosses entreprises, et gagna ensuite le faubourg dit " de Pétersbourg ". Dans les autres parties de la ville, d'après les rapports de la Sûreté, il n'y eut ni grèves, ni manifestations. Ce jour-là, les forces de police furent complétées par des détachements de troupes, apparemment peu nombreux, mais il ne se produisit point de collisions. Une foule de femmes, qui n'étaient pas toutes des ouvrières, se dirigea vers la Douma municipale pour réclamer du pain. Autant demander du lait à un bouc. Dans divers quartiers apparurent des drapeaux rouges dont les inscriptions attestaient que les travailleurs exigeaient du pain, mais ne voulaient plus de l'autocratie ni de la guerre. La " Journée des femmes " avait réussi, elle avait été pleine d'entrain et n'avait pas causé de victimes. Mais de quoi elle était lourde, nul ne se doutait encore dans la soirée.

Lire la suite de la narration de Leon Trotsky et de Maurice Paléologue Revactu

Au moment où, par peur d'une nouvelle Révolution Russe, Poutine a agi stupidement comme Nicolas II en 1914, en déclenchant une guerre, en faisant le jeu des pires impérialistes de l'Otan, la révolution mondiale est plus que jamais d'actualité. Et les femmes sont souvent les précurseuses des révolutions.

Il faut transformer la guerre en révolution comme le préconisait Rosa Luxembourg.

Si la position de la social-démocratie devait se résumer à démontrer au monde à chaque occasion que notre parti est un partisan inconditionnel de la paix et un adversaire résolu de l'armement militaire, alors que le gouvernement est à blâmer pour la course aux armements, alors nous pourrions être complètement satisfaits de notre performance lors du récent débat au Reichstag. Mais ce ne serait pas un résultat suffisant pour la grande et importante campagne. Notre tâche n'est pas seulement de démontrer avec force l'amour de la paix des sociaux-démocrates à chaque occasion, mais surtout d'éclairer les masses de manière nette et claire sur la nature du militarisme et sur la différence de principe entre la position de la social-démocratie et celle des pacifistes bourgeois. Mais en quoi consiste cette différence ? Certainement pas seulement dans le fait que les apôtres bourgeois de la paix se reposent sur l'effet que peuvent faire de belles paroles, alors que nous ne nous fions pas qu'aux mots. Tout notre point de départ est diamétralement opposé : les amis de la paix des milieux bourgeois estiment que l'on peut atteindre la paix mondiale et le désarmement dans le contexte de la société actuelle, mais nous, qui nous plaçons sur le terrain de la conception matérialiste de l'histoire et du socialisme scientifique, nous sommes convaincus que le militarisme ne pourra disparaître du monde qu'avec la disparition de l'Etat de classe capitaliste. Leipziger Volkszeitung, n ° 103 du 6 Mai 1911 et N ° 104 du 8 Mai 1911 Rosa Luxemburg, Gesammelte Werke, tome 2, pp.491-504. Marxists.org


Il faut une nouvelle révolution russe, il faut de nouvelles révolutions partout dans le monde, en Afrique, en Europe, en Asie, en Amérique.

Il faut de nouveaux soviets, les institutions qui ont permis aux révolutionnaires russes de gagner. Des soviets améliorés avec un quota plus petit 1 pour 25 au lieu de 1 pour 1000 de février mars 1917. Des soviets qui transformeront les fonctionnaires en délégués révocables.








COMPLEMENT CLARA ZETKIN ET LA GUERRE



Opposition à la guerre[modifier | modifier le code]

L'Internationale des femmes socialistes est également résolument pacifiste, opposée à ce qui sera la Première Guerre mondiale et dont les prémisses se font sentir au début du xxe siècle.

Clara Zetkin participe, avec la Hollandaise Heleen Ankersmit (nl), à une manifestation pour la paix à Berlin le . Elle prononce un discours contre la course aux armements et une guerre « fratricide », en appelant au « sens de la solidarité des prolétaires » et au « sublime message de la paix socialiste »10. Après l'échec des mouvements socialistes à empêcher la guerre au nom de l'internationalisme prolétarien et de la fraternité de classe, elle participe avec Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht à la création en 1915 du groupe spartakiste puis, en 1917, du Parti social-démocrate indépendant (USPD).

Le début de la guerre, en , est pour elle un tel choc psychologique que, d'après l'Italienne Angelica Balabanova, son entourage se demanda si elle s'en remettrait11. Elle déclare par lettre à Heleen Ankersmit :

«  Lorsque la guerre a éclaté, j'ai cru devenir folle ou vouloir me tuer. Je suis restée gravement malade pendant un mois. (...) Mon fils aîné est en Belgique. (...) Je suis presque sans nouvelles. Combien de fois faut-il apprendre que l'un de nos camarades, le plus simple, le plus dévoué, est tombé. Mais que représente tout cela par rapport au glas historique qui vient de tomber, la débâcle de l'Internationale11.  »

Alors que les différents partis socialistes ont accepté de se considérer ennemis dans la guerre, elle entreprend de réunir malgré tout les femmes de l'Internationale, les appelant à une conférence pour la paix, au nom des valeurs de l'internationalisme prolétarien abandonné par les partis politiques constituant l'Internationale. La Conférence est organisée à Berne, du 16 au 12. Soixante-dix femmes socialistes s'y rendirent de presque tous les pays en guerre (à l'exception de l'Autriche et la Belgique, dont les représentantes ne purent venir). La seule Française à avoir pu effectuer le trajet était Louise Saumoneau.

Clara Zetkin s'oppose à la délégation russe, composée notamment de Zlata Lilina Zinoviev et de Nadejda Kroupskaïa, venue avec son mari, Lénine. D'après Angelica Balabanova :

«  Travaillant sous la direction de Lénine, (elles) déposèrent une motion qui n'avait rien à voir avec l'objectif de la réunion et que la majorité ne pouvait approuver. Elles réclamaient la rupture avec la direction des partis socialistes et ouvriers existants et appelaient à la formation d'une nouvelle Internationale. Elles appelaient également à la transformation de la guerre mondiale en guerre civile11.  »

Si une telle proposition était cohérente avec une motion déposée par Lénine et Rosa Luxemburg et adoptée par l'Internationale ouvrière en 1907, prévoyant la désertion massive, le soulèvement ouvrier et le renversement des républiques bourgeoises en cas de guerre en Europe, elle fut rejetée à Berne. Plus exactement, Clara Zetkin convainquit les bolcheviks, après de longs débats, de retirer leur proposition. C'est avec des accents plus humanistes que les femmes socialistes lancèrent un appel à la paix, resté célèbre, et destiné aux femmes européennes :

«  Où sont vos maris, vos fils ? Pourquoi doivent-ils s'entretuer et détruire avec eux tout ce qu'ils ont créé ? Qui bénéficie de ce cauchemar de sang ? Tout juste une poignée de profiteurs de guerre. Puisque les hommes ne peuvent plus parler, c'est à vous de le faire. Travailleuses de tous les pays en guerre, unissez-vous11 !  »

Cet appel sera diffusé en Europe par les femmes socialistes, malgré l'illégalité du pacifisme dans de nombreux pays. Clara Zetkin sera elle-même emprisonnée à son retour en Allemagne pour la tenue de cette conférence.

L'historienne Nicole Gabriel observe une évolution dans les positions politiques de Clara Zetkin à partir du début de la guerre, qui s'éloignent de son habituelle orthodoxie marxiste. Elle assigne ainsi à l'Internationale des femmes le rôle de "précéder dans le combat pour la paix les femmes de toutes les classes et de tous les pays".

«  Au moment de la guerre, la rigidité de la séparation entre "féminisme bourgeois" et "mouvement des femmes prolétaires" devait s'estomper. C'est au sein de l'Internationale que Clara Zetkin semble avoir fait l'expérience de la solidarité féminine : solidarité qui se situe au niveau de l'action. L'unanimité dans l'action pacifiste illégale et courageuse contraste avec la multitude des positions — souvent inconciliables — autour des questions de tactique et d'alliance. [...] L’ambiguïté provient pourtant du fait que cette union des femmes ne s'est réalisée qu'en situation d'urgence.  »

— Nicole Gabriel, L'internationale des femmes socialistes8

vendredi 25 février 2022

Guerre Russie Ukraine Otan : Transformer la guerre en révolution donc que 60 Millions de Russes délégateurs désignent 2,4 Millions de Délégués de Base #1pour25 #ToutLePouvoirAuxSoviets de délégués révocables

 Par Julie Amadis
#IpEaVaEaFaF
25 février 2022

édité par Yanick Toutain


Il s'agit donc d'amener la contradiction dans la contradiction en profitant du fait que la guerre impérialiste accélère le phénomène d'accumulation de quantité de mécontentement existant naturellement pour mettre fin au capitalisme.

L'accumulation de la quantité de mécontentement des classes spoliés dans tout système capitaliste qui amène inéluctablement à une révolution et à un nouveau système en faveur des pauvres agit en accélérateur dans une guerre..(JA)


La guerre est utilisé par les capitalistes comme moyen préventif d'empêcher une révolution en gestation. 

Jean Jaurès assassiné le 14 juillet 1914 à Paris pour s'être opposé à la guerre avait déclaré que la guerre était «un outil dans le conflit des forces sociales».

LENINE "La guerre impérialiste inaugure l'ère de la révolution sociale. Toutes les conditions objectives de l'époque actuelle mettent à l'ordre du jour la lutte révolutionnaire de masse du prolétariat. Les socialistes ont pour devoir, sans renoncer à aucun des moyens de lutte légale de la classe ouvrière, de les subordonner tous à cette tâche pressante et essentielle, de développer la conscience révolutionnaire des ouvriers, de les unir dans la lutte révolutionnaire internationale, de soutenir et de faire progresser toute action révolutionnaire, de chercher à transformer la guerre impérialiste entre les peuples en une guerre civile des classes opprimées contre leurs oppresseurs, en une guerre pour l'expropriation de la classe des capitalistes, pour la conquête du pouvoir politique par le prolétariat, pour la réalisation du socialisme"

En mars 2018 la veille des élections présidentielles en Russie, nous écrivions

Pour cela il faut que les Russes reprennent les traditions révolutionnaires des Soviets. (.)

Les délégués des Soviets représentaient des quotas de 1 pour 1000.

"Citoyens ! Les représentants des ouvriers, des soldats et de la population, réunis à la Douma, déclarent que la première séance de vos délégués aura lieu aujourd'hui à 7 heures du soir à la Douma d'Empire. Que tous les soldats qui sont passés du côté du peuple choisissent sans retard leurs députés, à raison d'un par compagnie. Que les usines choisissent leurs députés dans la proportion d'un pour 1000 ouvriers. Les usines de moins de 1000 ouvriers enverront également un député." déclaration du 12 mars 1917 du Comité Exécutif provisoire (CE

Il faudrait des plus petits quotas avec une hiérarchie correspondant au degré de responsabilité de chaque délégué. Un délégué de quartier représente 25 personnes, un délégué conseiller qui siège dans un comité de ville 625 personnes.

Il est donc nécessaire que 60 Millions de Russes délégateurs désignent 2,4 Millions de Délégués de Base #1pour25 #ToutLePouvoirAuxSoviets de délégués révocables 



RELIRE NOTRE ARTICLE 2018

Elections présidentielles en Russie : la crainte de Poutine est une forte abstention. Il faut refaire les soviets de 1905 et 1917 en mieux !


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Guerre Russie Ukraine Otan : Transformer la guerre en révolution

L'Otan qui menait depuis des années une Guerre de basse intensité contre la Russie et plus particulièrement à partir de l'Ukraine depuis 2014 annonce des préparatifs de guerre ouverte.

"L'Otan a commencé à déployer des éléments de sa force de réaction" Jens Stoltenberg secrétaire général de l'OTAN

La stratégie stupide de Poutine leur a donné le prétexte nécessaire pour obtenir un consensus des opinions publiques européennes. 

Renaud Duterme énumère les éléments de cette guerre entre l'Ukraine avec l'OTAN et la Russie que l'on retrouve dans toutes les guerres entre puissances impérialistes comme l'étaient les deux guerres mondiales du 20° siècle

En définitive, ce à quoi nous assistons n’est qu’un nouvel affrontement entre deux impérialismes avec, du côté de la Russie, les mêmes pratiques et coups tordus que ceux pratiqués par les États-Unis depuis plus d’un siècle maintenant :

– Ingérences dans les affaires intérieures d’autres pays. Outre l’Ukraine et la Géorgie, le soutien de la Russie à Bachar el-Assad fait inévitablement penser aux nombreuses dictatures soutenues, voire mises en place par les États-Unis ces dernières décennies (Iran, Chili, Brésil, Nicaragua, Haïti, ancien Zaïre, Irak, etc.)[3].

-Appui à des forces sécessionnistes destinées à déstabiliser des pays et créer des États « amis ». Ici encore, la politique du Kremlin a comme un air de déjà-vu, par exemple au Panama, région amputée à la Colombie en 1903 avec l’appui des États-Unis pour maintenir un contrôle sur le canal du même nom. Ou dans les Balkans, avec le soutien à l’indépendance du Kosovo en 2008, pourtant en violation du droit international.

-Recours à des milices non officielles. On ne compte plus les affaires dans lesquelles a traîné la CIA (assassinats de dirigeants, organisation de coups d’États, espionnage, corruption, guerres civiles) pour le compte des intérêts étasuniens[4]. Il semblerait que la milice Wagner n’ait rien à lui envier. Cette société militaire privée russe, officieusement à la solde du Kremlin, est active dans la plupart des terrains d’opérations au sein desquels la Russie joue un rôle. De la Syrie au Mali en passant par la Centrafrique et la Libye, Wagner est au cœur d’accords de sécurité in fine destinés à la défense des intérêts russes dans les pays concernés. source

La guerre de Poutine contre les Ukrainiens apparait de plus en plus comme une guerre de Poutine contre les Russes. 

La guerre est utilisée par les capitalistes comme moyen préventif d'empêcher une révolution en gestation. 

Jean Jaurès assassiné le 14 juillet 1914 à Paris pour s'être opposé à la guerre avait déclaré que la guerre était «un outil dans le conflit des forces sociales».

QUAND LES CAPITALISTES FONT LA GUERRE
POUR STOPPER LA REVOLUTION
FAISONS LA REVOLUTION
POUR STOPPER LA GUERRE

Retournons donc la stratégie contre révolutionnaire de Poutine consistant à faire la guerre à l'Ukraine pour développer le chauvinisme en Russie et réprimer les révolutionnaires de Russie et d'Ukraine et transformons cette guerre entre deux impérialistes capitalistes, Etats-Unis VS Russie pour en faire une révolution du Formariat et petite Formoisie contre la bourgeoisie et la haute Formoisie occidentale et russe. 
Les populations Ukrainiennes et russes ne doivent plus subir passivement elles doivent devenir les fers de lance de la révolution mondiale.

Le 25 aout 1915 à la conférence de Zimmerwald, réunion de tous les socialistes internationalistes, Lénine donne l'orientation stratégique qui va permettre de gagner la plus grande révolution du 20° siècle qui mettra fin à la guerre de 1914, la révolution russe :

La guerre impérialiste inaugure l'ère de la révolution sociale. Toutes les conditions objectives de l'époque actuelle mettent à l'ordre du jour la lutte révolutionnaire de masse du prolétariat. Les socialistes ont pour devoir, sans renoncer à aucun des moyens de lutte légale de la classe ouvrière, de les subordonner tous à cette tâche pressante et essentielle, de développer la conscience révolutionnaire des ouvriers, de les unir dans la lutte révolutionnaire internationale, de soutenir et de faire progresser toute action révolutionnaire, de chercher à transformer la guerre impérialiste entre les peuples en une guerre civile des classes opprimées contre leurs oppresseurs, en une guerre pour l'expropriation de la classe des capitalistes, pour la conquête du pouvoir politique par le prolétariat, pour la réalisation du socialisme Ecrit avant le 20 août (2 septembre) 1915 Paru pour la première fois en 1930 dans le Recueil Lénine XIV

Lukacs résume la position de Lénine sur la guerre impérialiste :

 « La guerre ne crée donc pas une situation absolument nouvelle, ni pour un pays ni pour une classe à l'intérieur d'une nation. Son apport nouveau consiste simplement à transformer qualitativement l'intensification quantitative extraordinaire de tous les problèmes et c'est en cela, et uniquement par cela, qu'elle crée une situation nouvelle ». Lukacs G.>. Lénine, Paris, E.D.I.1965, p. 82. 

Il s'agit donc d'amener la contradiction dans la contradiction en profitant du fait que la guerre impérialiste accélère le phénomène d'accumulation de quantité de mécontentement existant naturellement pour mettre fin au capitalisme.
L'accumulation de la quantité de mécontentement des classes spoliés dans tout système capitaliste qui amène inéluctablement à une révolution et à un nouveau système en faveur des pauvres agit en accélérateur dans une guerre.

Les véritables révolutionnaires n'ont jamais été des pacifistes réclamant la paix aux impérialistes qui se fichent complétement des mots d'ordre qui ne les menacent pas. Les véritables révolutionnaires ont comme objectif la victoire des opprimés et des spoliés, donc de leur donner le pouvoir.

Otto Bauer en 1908 résumait la différence de position sur la guerre entre les réformistes et les révolutionnaires :

«Aujourd’hui, bien sûr il faut dans la critique du militarisme rendre compte d’autres considérations que de celles qu’a formulées Friedrich Engels… Si, dans des conditions totalement modifiées, la lutte pour la paix est l’une de nos tâches les plus importantes, cette lutte ne peut être menée que comme une partie de notre lutte contre l’impérialisme et non pas dans le style larmoyant à la Suttner ou à la Tolstoï qui convient mal au parti de la lutte implacable, et dans la pleine conscience du fait que la guerre, qui n’est aujourd’hui qu’un moyen d’oppression impérialiste, peut redevenir un moyen de libération prolétarienne.» Heinrich Weber (pseudonyme d’Otto Bauer), «Nationale und Internationale Gesichtspunkte in der auswärtigen Politik», Der Kampf, n°2, 1908-1909, p. 538

Convertir la guerre en révolution serait donc s'ils vivaient encore le message de Trotski, Lénine, Rosa Luxembourg, Che Guevara, Thomas Sankara.

En mars 2018 à la veille des élections présidentielles en Russie, nous écrivions

Elections présidentielles en Russie : la crainte de Poutine est une forte abstention. Il faut refaire les soviets de 1905 et 1917 en mieux !

"On observe deux grandes tendances en Russie.

D'un coté les pro Poutine qui préfèrent un anti-américain qui fait face aux pressions de


l'OTAN qu'un Eltsine qui vend son pays aux pires capitalistes de l'étranger et obéit aux diktat du FMI.

De l'autre les abstentionnistes qui ne veulent plus de ce simulacre de représentation du peuple..

Les uns comme les autres en majorité sont opposés au capitalisme. Et beaucoup sont nostalgiques de la période URSS, cette époque de dictature formoise contre égaliste.

Il faut reconstruire l'URSS en mieux.

Pour cela il faut que les Russes reprennent les traditions révolutionnaires des Soviets.

Cette tradition qui a permis aux Russes de mettre à bas le féodalisme et le capitalisme, qui a construit une véritable force ouvrière, une véritable représentation du peuple.

Cette tradition a ensuite été balayée d'un revers de main par Staline.

Elle aurait mis en avant les vrais révolutionnaires bolcheviks et ça il ne le voulait pas.

Les Trotkistes ont été les premières victimes du stalinisme !

Les délégués des Soviets représentaient des quotas de 1 pour 1000.

"Citoyens ! Les représentants des ouvriers, des soldats et de la population, réunis à la Douma, déclarent que la première séance de vos délégués aura lieu aujourd'hui à 7 heures du soir à la Douma d'Empire. Que tous les soldats qui sont passés du côté du peuple choisissent sans retard leurs députés, à raison d'un par compagnie. Que les usines choisissent leurs députés dans la proportion d'un pour 1000 ouvriers. Les usines de moins de 1000 ouvriers enverront également un député." déclaration du 12 mars 1917 du Comité Exécutif provisoire (CE

Il faudrait des plus petits quotas avec une hiérarchie correspondant au degré de responsabilité de chaque délégué. Un délégué de quartier représente 25 personnes, un délégué conseiller qui siège dans un comité de ville 625 personnes.

 


Les fonctionnaires seront aussi des représentants du peuple.



Projet de panstitution mondiale (version 1.6.3) (liste de règles rendant illégales toutes constitutions antérieures et ultérieures)

CONCLUSION

Il faut une nouvelle révolution en Russie. Une révolution humanocrate et égaliste.

Reprendre toutes les énormes avancées des Bolcheviks de 1917 et évitant leurs erreurs pour ne pas laisser une nouvelle classe sociale prendre le pouvoir comme ça a été le cas avec Staline représentant de la classe des diplômés, la Formoisie."

Quatre ans plus tard, au moment où Poutine joue le jeu des impérialistes de l'OTAN en répondant à leur guerre en Ukraine depuis 2014 par des bombardements contre la population civile d'Ukraine, les mots d'ordre Poutine Dégage, OTAN dégage, Zelensky dégage sont plus que jamais d'actualité.
Il faut reprendre le plus gros apport de la révolution russe les soviets, y intégrer les apports de Thomas Sankara 1983 avec les CDR, des POUMISTES espagnols de 1936 avec leur delegado de grupo 1 pour 25, les apports de la Commune de Paris concernant la révocabilité des fonctionnaires non pris en considération par Trotsky et Lénine en 1917.
Nous avons synthétisé ces apports et y avons intégré des améliorations. 
C'est ce système humanocrate qui doit être mis en place dans le continent Eurasie.

Il est donc nécessaire que 60 Millions de Russes délégateurs désignent 2,4 Millions de Délégués De Base #1pour25 #ToutLePouvoirAuxSoviets de délégués révocables