vendredi 4 novembre 2016

Bravo aux parents de l'école Paul-Valéry à Neuilly-sur-Marne qui ont enquêté sur les violences à enfants de deux institutrices

Par Julie Amadis
#IpEaVaEaFaF
Le 04/11/2016










Bravo à ces parents qui ont enquêté sur les violences exercées par la directrice et une institutrice de l'école Paul Valéry à Neuilly sur Marne. Ces femmes ont réussi à ce que des enseignants violents soient suspendus !!!!! Ce qui est extrêmement RARE !!!!!
Je suis une Professeur des écoles ayant été témoin de violences à enfants. Je me suis battue pour protéger les enfants et j'ai été exclue 2 ans en juillet 2014 puis révoquée de l’Éducation Nationale en juillet 2016.

Julie Amadis exclue sans traitement pendant 2 ans ! OMERTA76 L'inspecteur d'académie Philippe Carrière punit la témoin des violences de 2008

Hollande révoque une prof pour déclarations anti-violence à enfants et anti-franceàfric


OMERTA DANS L'ÉDUCATION NATIONALE
JAMAIS D'ENQUÊTE SUR LES MALTRAITANCES COMMISES PAR DES PROFESSEURS

Comme à l'école de Feytiat dans laquelle la directrice Delphine Adam maltraitait ses élèves de 3 ans, comme à l'école Valmy au Havre dans laquelle un instituteur Léon Launay maltraitait ses élèves de 8, 9 ans, les parents de l'école Paul Valéry à Neuilly sur Marne ont dû mener l'enquête eux mêmes pour prouver les violences commises par la directrice de l'école !!!!!
Les enquêtes sur les professeurs violents à l'égard de leurs élèves n'existent jamais.
Tous les parents dont l'enfant a été victime d'un professeur le savent bien.
Et même le personnel de l’Éducation Nationale témoin direct de violence d'un collègue n'est pas écouté. Pire il est traité de "menteur", subit harcèlement de la part de l'administration et opération de discrédit menée par l'ensemble de la communauté éducative.
Je l'ai vécu. En 2008, j'ai été témoin d'une fessée violente commise par une ATSEM sur un petit de 3 ans, Kevin. J'étais alors assistante pédagogique.
La directrice de l'école à qui j'en avais parlé m'avait avoué "en faire autant sur le petit Luciano, 4 ans".
J'avais alors utilisé toutes les voies légales pour dénoncer cela (assistante sociale, Proviseur du collège (ma chef), Inspecteur de circonscription, Inspecteur d'académie, Recteur).
Je n'avais pas imaginé à l'époque que "témoigner de violence à enfant" aller m'amener à devenir victime d'un harcèlement moral extrêmement puissant puis d'un licenciement.
Et encore moins que l’État utiliserait mon combat contre les violences à enfants pour tenter de me faire taire concernant les crimes Franceàfric que je dénonce.
Six ans après mon témoignage de violences à enfants à l'école Varlin j'ai été nommée dans une école où un enseignant maltraite ses élèves depuis au moins 1993 (témoignage d'un ancien élève) et mon inspecteur n'était autre que Patrick Deplanque, celui qui m'avait virée 6 ans plus tôt pour protéger la directrice de l'école maternelle Varlin coupable de violence sur Luciano.

violence contre les enfants :Chronologie des faits


L'enquête des parents de l'école Paul Valéry leur a permis de recueillir un certain nombre de témoignages de faits de violence de la directrice sur les enfants.
"Ces violences ont été mises au jour grâce à l'incroyable enquête menée par deux mères de famille. Des témoignages les font remonter à 2014." Le Parisien
Les faits sont là. La maîtresse frappe les petits de 3 ans, a attaché un d'entre eux à un appareil de motricité après lui avoir mis du scotch sur la bouche...
"Deux jours avant les vacances de la Toussaint, Myriam récupère sa fille de 3 ans en pleurs. « Elle s'était fait pipi dessus. Elle m'a dit qu'elle avait été frappée par sa maîtresse, raconte Myriam, encore sous le coup de la colère. Le lendemain, je suis allée voir la directrice. Elle a nié. Mais en croisant les aides-éducatrices et en leur posant la même question, j'ai vu leur visage se décomposer et, là, j'ai compris. » Sans preuve, elle ne peut rien faire. Alors elle s'improvise enquêtrice. Elle va à la rencontre de parents dont les enfants ont eu les deux agresseuses présumées comme enseignantes. Elle croise le chemin de Sara, dont le fils était dans cette école cinq ans plus tôt. « Entre 2011 et 2013, le comportement de mon fils a changé, souligne-t-elle. Il s'est mis à bégayer. » Le pire survient en 2014. « Un jour mon fils a été bâillonné avec du ruban adhésif puis attaché à un appareil de motricité, poursuit-elle. Quand j'ai demandé des explications à la directrice, elle a justifié son geste en disant qu'il tirait souvent la langue. Quant au fait de l'attacher à un appareil, elle m'a dit : Il se comporte comme un animal, je le traite comme un animal. » Le Parisien

L'EDUCATION NATIONALE ETAIT ALERTE DEPUIS 2 ANS DE MALTRAITANCE DE CETTE DIRECTRICE ET ELLE N'A RIEN FAIT POUR PROTEGER LES ENFANTS


Il y fort probable que cette maltraitance de la directrice de l'école St Valéry dure depuis très longtemps. Déjà on apprend que le fils d'une des mères qui a osé briser l'omerta a été victime de cette enseignante entre 2011 et 2013. Cette mère, Sara, a alerté l'inspection en 2014 !!!!
Pendant 2 ans l’Éducation Nationale n'a fait AUCUNE ENQUÊTE alors que nous avons la preuve qu'au moins un parent l'avait alerté de faits graves de maltraitance !

Sara affirme avoir parlé, à l'époque, de cette situation à l'inspecteur de circonscription. Depuis ce traumatisme, son fils est suivi par un psychologue.
Révoquée de l'Education nationale en
juillet 2016 après avoir combattu les
violences à enfants de collègues
Face à l'omerta de toute l'Education Nationale, les parents souvent se taisent.
Ils savent par habitude, pour l'avoir entendu dire .... que se plaindre au Directeur de l'école et à l'Inspection académique n'aboutira à rien... A part être stigmatisé par toute l'équipe enseignante ....
Mais quand un parent plus courageux que les autres persévèrent dans son combat que les autres finissent par oser parler, oser se dire que la peur de leur enfant envers l'école.... a une explication..... la maltraitance subie à cause d' un enseignant.
Car il est fréquent que les enfants - surtout les plus petits - ne racontent pas les maltraitances...
La manipulation des enseignants agresseurs sur les enfants est très forte. Et les enfants sont souvent paralysés par cela.

Lors de son enquête, Myriam, aidée de Sara, rencontre Nadia. « Un jour d'avril 2015, mon fils s'est plaint de ses oreilles, détaille-t-elle. En y regardant de plus près, j'ai vu un léger décollement. Je suis allée à l'hôpital et les médecins m'ont dit que cela provenait d'un tirage répété et prononcé de l'oreille. » Ces parents regrettent de ne pas avoir agi plus tôt. Mais beaucoup ne savaient pas comment gérer la situation. « Je pensais que mon fils faisait des crises à cause de l'arrivée de sa petite sœur », regrette-t-elle." Le Parisien

LA DÉLÉGUÉE DE PARENTS SÉVERINE BRETON AVAIT, ELLE AUSSI, ENQUÊTÉ SUR LES VIOLENCES DE LÉON LAUNAY
QUI DURENT DEPUIS 20 ANS



Séverine Breton, la déléguée parents de l'école Valmy avait elle aussi fait son enquête sur les violences exercées par Léon Launay à l'école Valmy après d'un petit enfant de sa classe soit venu la voir alors qu'elle distribuait des tracts de soutien suite à ma suspension sans motif. L'élève avait dit à cette mère d'élève "mon maître me tape".

"mon maitre me tape"


Elle avait alors recueilli des témoignages d'enfants, de parents et d'anciens élèves de cet instituteur agresseur. C'est comme ça que nous avons appris que cet instituteur Léon Launay maltraitait ses élèves dans la même école Valmy depuis 1993 !

Le témoignage écrit de ce commerçant témoin il y a 20 ans de violences de Léon Launay sur des élèves :

"Le 9/5/2014
Je soussigné LE TÉMOIN ayant été élevé à Valmy dans les années 93 avoir vu Mr Launay professeur à Valmy 2 avoir donné des coups de pied à certains élèves et des claques au cul
Cordialement
SIGNATURE DU TEMOIN"



Les violences de cet enseignant sont un secret de polichinelle au Havre. Dès que je rencontre par hasard des havrais et que je commence à raconter que j'ai dénoncé des violences à enfants, les gens qui ne connaissent pas mon histoire, et qui ont de la famille ou ont été eux même ancien élève dans cette école, demande si l'école en question ne serait pas l'école Valmy et l'enseignant Mr Launay.

Récemment encore, je rencontrais des gens devant la bibliothèque municipale avec qui je parlais de choses et d'autres. Au bout d'un moment, vient le sujet sur ma révocation et sur les violences à enfants... Les deux femmes âgées d'une trentaine d'année à qui je parlais connaissaient cet enseignant. Pour l'une d'entre elles, Mr Launay était le maître de son frère, pour l'autre de son beau frère. "Ah oui, ils tapaient, tout le temps, fort même. Mais on savait pas que ça continuait encore maintenant" dit l'une d'elles. Elles s'étonnaient presque que leur famille aie accepté cette situation, que les gens du quartier aussi et que les générations suivantes aient subi encore sans rien dire.
L'une d'elle dit : "nous on pensait pas que ça continuait encore maintenant"
Même si la pression a été très forte sur les témoins, sur les parents qui voulaient dénoncer, des personnes ont quand même témoigné des violences.
Par exemple, cette personne qui a travaillé dans l'école pendant toute l'année 2013, 2014 et qui atteste avoir vu "à plusieurs reprises Mr Launay mettre une claque à ses élèves". Elle ajoute "j'atteste n'être pas la seule personne à avoir constaté ces faits". Cette personne a subi des pressions de sa hiérarchie. C'est pour cette raison que son témoignage n'avait pas encore été publié.

Son témoignage écrit, j'en mets ici l'attestation manuscrite (en ayant pris soin de supprimer les informations personnelles permettant de l'identifier :


"J'atteste avoir vu à plusieurs reprises Mr Launay mettre une claque à ses élèves même
si ce n'était pas fort violent mais le geste était là tout en lui disant ("tu m’énerves") et j'atteste n'être pas la seule personne à avoir constaté ces faits"



CONCLUSION

Bravo et merci à ces parents de l'école Paul Valéry.
Comme les violences à enfants qu'ils ont dénoncé ont été médiatisées, d'autres parents dont les enfants sont victimes de professeurs agresseurs vont enfin oser, eux aussi, dénoncer l' inacceptable. Aussi, des enfants entendant parler de cette affaire, vont prendre la parole pour dire ce qu'ils vivent au quotidien ou ont vécu sans jamais oser parler auparavant.

Mais il ne faut pas oublier que nous ne sommes qu'au début d'un long combat pour que plus jamais des enfants ne puissent être agressés dans une école.
J'en suis la preuve. J'ai été révoquée il y a 3 mois pour avoir combattu les violences à enfants exercées par des collègues. Je suis interdite de travailler dans toute la fonction publique et je ne vis qu'avec un RSA.

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