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samedi 8 octobre 2016

Au lieu de sauver les 29000 enfants du Burkina Faso mourant chaque année de sous nutrition Smockey & co faux sankaristes anti CDR dépensent 5Mds FCFA (7,6M€) pour construire un mausolée

Par Julie Amadis
#IPEAVAEAFAF
Le 08/10/2016

 

 L'argent pour construire ce monument équivaut aux salaires moyens de 133 726 personnes !
262 EUROS PAR ENFANT QUI MEURT
172 413 FCFA PAR ENFANT QUI MEURT

LIRE AUSSI

Comment 5 sankaristes peuvent préparer la "révolution burkinabè du 15 octobre 2016" en 8 jours ?


 





Dimanche 2 octobre 2016, 33 ans après le discours d'orientation politique de Sankara, des faux sankaristes anti CDR se sont réunis à Ouagadougou pour commémorer le héros qu'ils veulent laisser dans une tombe bien fermée, pour que jamais les jeunes burkinabès ne reprennent le véritable héritage de Sankara et ne forment de CDR (comité de défense de la Révolution).
"Le lancement du projet de mémorial Thomas Sankara a eu lieu le jeudi 2 octobre, date anniversaire du Discours d’Orientation Politique prononcé par Thomas Sankara en 1983. Un symposium panafricain, une marche des jeunes, en présence de l’ancien président du Ghana Jerry Rawlings, et un concert place de la Révolution ont marqué cette journée." (blog Thomas Sankara)
Ceux qui depuis 2011 s'opposent aux CDR, ceux qui ont volé la Révolution des Burkinabés, se déguisent en sankaristes en organisant une grande fête en l'hommage à Sankara.
Un mémorial qui coûte des fortunes pendant que le peuple souffre, pendant que des enfants meurent de malnutrition !


Roch Marc Christian Kaboré, actuel Président du Burkina Faso s'est fait corrompre par le sanguinaire esclavagiste et assassin de Sankara, Blaise Compaoré, pendant des années.
Roch Marc Christian Kaboré, qui a accepté d'aller à la soupe de l'assassin de Sankara vient nous parler du message de Sankara !
Mais de qui se moque t'on ?

Smockey du Balai citoyen voulait donner le pouvoir à Diendéré.
 Hervé Ouattara: "Au départ, nous avons voulu inciter Gilbert Diendiéré, lui-même, à perpétrer un coup d’Etat.On a discuté entre nous et finalement, c’est nous qui avons gagné. Sams’K Le Jah et Hervé Kam, qui sont arrivés plus tard, étaient dans la même logique que Smockey et moi. Finalement, nous avons dit à Zida de prendre ses responsabilités",
 Il voulait stopper net la révolution afin d'empêcher les pauvres de former des CDR. Ce traitre est fer de lance du projet de mémorial.

Ce projet pharaonique de mausolée Sankara coute la somme de 5 milliards de Franc CFA soit 7,6 millions d'euros.
"Piloté par un comité de responsables de la société civile burkinabè et soutenu par le gouvernement, il devrait compter un mausolée, un musée, une salle de conférence, une salle de projection, et même un espace sportif. Budget estimé : 5 milliards de francs CFA (7,5 millions d’euros)." Jeune Afrique


Pendant ce temps, depuis dimanche et leur spectacle couteux pour faire oublier les CDR, 477 enfants burkinabés sont morts de malnutrition

29000 ENFANTS MEURENT DE SOUS NUTRITION

MAIS LA PRIORITÉ DE CES FAUX SANKARISTES EST DE CONSTRUIRE UN MONUMENT A 5 MILLIARDS DE FRANCE CFA (7,6 millions d'euros)


 Un Burkinabè gagne en moyenne 57€/mois
"En effet, le salaire moyen d’un Burkinabè se chiffre à environ 57 euros par mois (selon la Banque mondiale)." Jeune Afrique

Avec ce salaire il nourrit toute sa famille.
Les familles sont constituées en moyenne de 6 ou 7 personnes. (Les femmes ont en moyenne 5,69 enfants)
Avec 57 € six personnes mangent pendant 1 mois et se logent.

Beaucoup de Burkinabè ne peuvent se nourrir suffisamment. 29000 enfants meurent actuellement tous les ans de sous nutrition !
"Le pays observe aussi une forte croissance démographique que la croissance économique insuffisante, au sortir d’une année 2015 marquée par une transition politique perturbée et des menaces terroristes externes, n’arrive pas à compenser. De ce fait, la pauvreté y reste endémique avec d’importants taux de sous-nutrition. Celle-ci est un facteur des 45 % de morts infantiles, soit 29 000 décès d’enfants de moins de 5 ans par an*." Action contre la Faim
262 EUROS PAR ENFANT QUI MEURT
172 413 FCFA PAR ENFANT QUI MEURT

AVEC L'ARGENT DU MAUSOLÉE

LES 29000 ENFANTS QUI MEURENT CHAQUE ANNÉE
DE SOUS NUTRITION SERAIENT SAUVES !

Si l'argent du mausolée servait à nourrir les plus pauvres au Burkina. Les 29000 enfants qui meurent chaque année de sous nutrition seraient sauvés !
L'argent pour construire ce monument équivaut aux salaires moyens de 133 726 personnes !

Mais les faux rebelles corrompus déguisés en Sankariste ont d'autres priorités. Il veulent construire un monument en mémoire de Sankara. Un monument qui coute 5 milliards de franc CFA soit 7,62 millions d'euros !

"Le coût du projet destiné à raviver l'héritage du défunt président burkinabè est estimé à 5 milliards de francs CFA, environ 8 millions de dollars." BBC Afrique

 SANKARA LUI AVAIT POUR PRIORITÉ LES PAUVRES

C'est une honte de faire cela alors que Sankara a donné sa vie aux pauvres.

Président du Burkina Faso de 1983 à 1987 - alors que son pays était celui qui avait la mortalité infantile la plus forte au monde juste avant qu'il n'arrive au pouvoir - Sankara a réussi à ce que tous les Burkinabés mangent à leur faim !

Le slogan de Sankara était :
«Deux repas et de l'eau potable pour tous et tous les jours».

Lisez un peu son discours devant l'Assemblée Générale des Nation unies du 4 aout 1984.

Je vous en mets ici un extrait :
"Notre ambition économique est d’œuvrer pour que le cerveau et les bras de chaque burkinabè puissent au moins lui servir à inventer et à créer de quoi s’assurer deux repas par jour et de l’eau potable.
Nous jurons, nous proclamons, que désormais au Burkina Faso, plus rien ne se fera sans la participation des burkinabè. Rien qui n’ait été au préalable décidé par nous, élaboré par nous. Il n’y aura plus d’attentat à notre pudeur et à notre dignité. Forts de cette certitude, nous voudrions que notre parole s’élargisse à tous ceux qui souffrent dans leur chair, tous ceux qui sont bafoués dans leur dignité d’homme par un minorité d’hommes ou par un système qui les écrase." Thomas Sankara (Afrik.com)
 Kaboré, Sam le Jah ou Smockey n'ont rien de comparable avec Thomas Sankara.

Qu'ont ils fait des espoirs des Burkinabés ?

Que font-ils actuellement pour nourrir toute cette population sous nutris ?

Que font ils pour rendre indépendant le Burkina ?

Rien ou pas grand chose ...

Ils pensent pouvoir s'acheter une conduite et redorer leur image à l'égard du peuple en dépensant 5 milliards de franc CFA pour un mausolée en organisant des concerts soit disant en hommage de Sankara.

Toute cette mascarade est une vitrine pour que le peuple oublie leur corruption auprès des impérialistes et leur collaboration avec les pires capitalistes.

Voilà ce qu'est leur simulacre de symposium panafricain du 2 octobre dernier dont tout le monde parle.


Les faux Sankaristes corrompus du Balai Citoyen organisateurs
de la journée en hommage à Sankara et du mausolée à 2 milliards de
Franc CFA
En plus,  ce sont les élites "faux rebelles" innovoises et formoises qui sont invitées à financer ce mausolée.

"

Un chiffre conséquent, que les instigateurs de cet ambitieux projet espèrent atteindre grâce à un financement participatif. « Nous voulons faire de ce mémorial une oeuvre populaire et collective, pour rester fidèle à l’esprit de Thomas Sankara », explique Abdoul Salam Kaboré, ancien ministre de « Thom’ Sank' » et président du comité d’organisation." Jeune Afrique

Des élites qui ne partagent pas leur gros salaire avec les pauvres, qui ne sont absolument pas égalistes, et qui, on l'imagine, seront les premières à s'opposer au futur Sankara comme leurs parents l'ont fait dans les années 80 avec Sankara revêtissent aujourd'hui l'uniforme Sankariste en finançant un mausolée pour mieux humilier les plus pauvres en leur volant la mémoire de Sankara.

2 OCTOBRE 2016 : FAUX HOMMAGE A SANKARA ET

  STRATÉGIE POUR  QUE LES JEUNES BURKINABÉS
OUBLIENT LES CDR


Derrière ce projet pharaonique, il y a :

Tous les faux rebelles
Tous les collabos
Tous ceux qui ont le masque "je suis un rebelle" et qui finissent par trahir les pauvres, le peuple, pour faire plaisir à leur maître impérialiste.
L'Innovoisie voleuse de révolution populaire est derrière ce projet.
Sams K le Jah, Smockey, ont appelé Diendéré et ont cassé la révolution du peuple burkinabè car ils voulaient à tout prix empêcher que les burkinabès ne prennent le pouvoir et ne mettent en place les CDR.
Tiken Jah Fakoly est allé faire la pute Franceàfric au moment du coup d'état de 2011 mettant Ouattara au pouvoir en Côte d'Ivoire.
Invité par tous les médias collabos français, il était là pour légitimer un coup d'état organisé par la France et au service direct des patrons esclavagistes français comme Bolloré.

LIRE :  Révolution volée au Burkina Faso. Les 4 traîtres du 30-31 octobre: Hervé Ouattara, Serge Smockey Bambara, Guy Hervé Kam et Sams'K le Jah
"Sams K le Jah, Smockey, Didier Awadi, ou encore Tiken Jah Fakoly étaient notamment attendus pour clôturer en musique cette journée hommage au père de la révolution burkinabè."Jeune Afrique
N'oublions pas dans les têtes organisatrices de cette vaste mascarade, le ministre de la culture Tahirou Barry. Le chouchou des USA et de la France !

Invité officiel des fêtes nationales de France et des USA par leurs ambassades depuis trois ans, il a même été le représentant du Burkina aux USA en mars dernier dans le cadre du programme des jeunes leaders sous le thème de la démocratie en action. Ce voyage dans quatre États américains lui a ouvert les portes du congrès, du département d’État Américain et de la maison blanche où il a rencontré d’importantes personnalités politiques de ce pays." LeFaso.net

La stratégie de tous ces faux rebelles collabos, c'est de parler de l'héritage de Sankara sans jamais évoquer la principale de ces contributions à la productivité historique : les CDR.

Le CDR c'est la base de l'humanocratie qui prend la place de la démocratie esclavagiste.
Un système humanocrate dans lequel les pauvres sont enfin représentés, dans lequel les pauvres participent activement aux décisions politiques... et donc à leur présent, leur avenir, et l'avenir de leurs enfants.
Le socle d'un réel espoir pour les générations présentes et futures.


RENDRE HOMMAGE A SANKARA
C'EST CONSTRUIRE DES CDR
DELEGUES REVOCABLES 1 POUR 25

Le jour du mémorial choisi correspond au discours d'orientation politique de Sankara.
Que les organisateurs regardent au moins une fois la vidéo du discours d'orientation politique de Thomas Sankara.
Choisir la date d'anniversaire du DOP sans jamais faire référence au discours de Sankara et donc au CDR n'a aucun sens. La trouille des élites concernant la mise en place de CDR est tellement forte qu'ils vont jusqu'à détourner la référence histoire du 2 octobre 1983 !
Les services secrets impérialistes sont doués pour créer de "faux rebelles" de "faux révolutionnaires" pour attirer les foules vers les mauvais chevaux et garder la main sur leur pays esclaves.



LE DISCOURS D'ORIENTATION POLITIQUE (DOP) DE SANKARA PORTE SUR LES CDR MAIS JAMAIS CE MOT
N EST PRONONCE PAR LES ORGANISATEURS

Le discours d'orientation politique porte sur les CDR et AUCUN DES ORGANISATEURS NE PRONONCE CE MOT !

Je cite ici un extrait du discours de Sankara :

C’est une révolution faite par les masses populaires voltaïques elles-mêmes avec leurs mots d’ordre et leurs aspirations. L’objectif de cette révolution consiste à faire assumer le pouvoir par le peuple. C’est la raison
pour laquelle le premier acte de la révolution, après la Proclamation du 4 août, fut l’appel adressé au peuple pour la création des Comités de défense de la révolution (CDR). Le CNR a la conviction que pour que cette révolution soit véritablement populaire, elle devra procéder à la destruction de la machine d’État néo-coloniale et organiser une nouvelle machine capable de garantir la souveraineté du peuple. La question de savoir comment ce pouvoir populaire sera exercé, comment ce pouvoir devra s’organiser, est une question essentielle pour le devenir de notre révolution.
L’histoire de notre pays jusqu’à nos jours a été essentiellement dominée par les classes exploiteuses et conservatrices qui ont exercé leur dictature anti-démocratique et anti-populaire, par leur mainmise sur la politique, l’économie, l’idéologie, la culture, l’administration et la justice.
La révolution a pour premier objectif de faire passer le pouvoir des mains de la bourgeoisie voltaïque alliée à l’impérialisme aux mains de l’alliance des classes populaires constituant le peuple. Ce qui veut dire qu’à la dictature anti-démocratique et anti-populaire de l’alliance réactionnaire des classes sociales favorables à l’impérialisme, le peuple au pouvoir devra désormais opposer son pouvoir démocratique et populaire.
Ce pouvoir démocratique et populaire sera le fondement, la base solide du pouvoir révolutionnaire en Haute-Volta. Elle aura pour tâche primordiale la reconversion totale de toute la machine d’État avec ses lois, son administration, ses tribunaux, sa police, son armée qui avaient été façonnés pour servir et défendre les intérêts égoïstes des classes et couches sociales réactionnaires. Elle aura pour tâche d’organiser la lutte contre les menées contre-révolutionnaires de reconquête du «paradis perdu» en vue d’écraser complètement la résistance des réactionnaires nostalgiques du passé. Et c’est là que résident la nécessité et le rôle des CDR, comme point d’appui des masses populaires à l’assaut des citadelles réactionnaires et contre-révolutionnaires.
Pour une juste compréhension de la nature, du rôle et du fonctionnement des CDR
L’édification de d’État de démocratie populaire qui est l’objectif final de la révolution d’août n’est pas et ne sera pas l’oeuvre d’un seul jour. C’est une tâche ardue qui exigera de nous des sacrifices énormes. Le caractère démocratique de cette révolution nous impose une décentralisation et une déconcentration du pouvoir administratif afin de rapprocher l’administration du peuple, afin de faire de la chose publique une affaire qui intéresse tout un chacun. Dans cette oeuvre immense de longue haleine, nous avons entrepris de remodeler la carte administrative du pays pour une plus grande efficacité.
Nous avons aussi entrepris de renouveler la direction des services administratifs dans un sens plus révolutionnaire. En même temps, nous avons «dégagé» des fonctionnaires et militaires qui, pour des raisons diverses, ne peuvent suivre la cadence de la présente révolution. Il nous reste beaucoup à faire et nous en sommes conscients.
Le Conseil national de la révolution, qui est dans le processus révolutionnaire déclenché depuis le 4 août le pouvoir de conception, de direction, et de contrôle de la vie nationale tant sur le plan politique, économique que social, se doit d’avoir des instances locales dans les divers secteurs de la vie nationale. Et c’est là que réside le sens profond de la création des CDR qui sont les représentants du pouvoir révolutionnaire dans les villages, les quartiers des villes, les lieux de travail.
Les CDR constituent l’organisation authentique du peuple dans l’exercice du pouvoir révolutionnaire. C’est l’instrument que le peuple s’est forgé pour se rendre véritablement souverain de son destin et étendre de ce fait son contrôle dans tous les domaines de la société. Les armes du peuple, le pouvoir du peuple, les richesses du peuple, ce sera le peuple qui les gèrera et les CDR sont là pour cela.
Quant à leurs rôles, ils sont immenses et diversifiés. Leur mission première est l’organisation du peuple voltaïque tout entier en vue de l’engager dans le combat révolutionnaire. Le peuple ainsi organisé dans les CDR acquiert non seulement le droit de regard sur les problèmes de son devenir, mais aussi participe à la prise de décision sur son devenir et à son exécution. La révolution comme théorie juste pour détruire l’ordre
ancien et, en lieu et place, édifier une société d’un type nouveau ne saurait être menée que par ceux qui y ont intérêt.
Les CDR sont alors les détachements d’assaut qui s’attaqueront à tous les foyers de résistance. Ce sont les bâtisseurs de la Haute-Volta révolutionnaire. Ce sont les levains qui devront porter la révolution dans toutes les provinces, tous nos villages, tous les services publics et privés, tous les foyers, tous les milieux. Pour ce faire, les militants révolutionnaires au sein des CDR doivent rivaliser d’ardeur dans les tâches primordiales suivantes :
1°) L’action en direction des membres du CDR : il revient aux militants révolutionnaires le travail d’éducation politique de leurs camarades. Les CDR doivent être des écoles de formation politique. Les CDR sont les cadres adéquats où les militants discutent des décisions des instances supérieures de la révolution, du CNR et du gouvernement.
2°) L’action en direction des masses populaires vise à les entraîner à adhérer massivement aux objectifs du CNR par une propagande et une agitation intrépides et sans relâche. A la propagande et aux calomnies mensongères de la réaction, les CDR doivent savoir opposer une propagande, une explication révolutionnaires appropriées selon le principe que seule la vérité est révolutionnaire.
Les CDR se doivent d’être à l’écoute des masses afin de se rendre compte de leur état d’esprit, de leurs besoins, pour en informer à temps le CNR et faire à ce sujet des propositions concrètes. Ils sont invités à examiner les questions touchant l’amélioration des intérêts des masses populaires, en soutenant les initiatives prises par ces dernières.
Le contact direct avec les masses, populaires, par l’organisation périodique des assemblées ouvertes où sont discutées les questions qui les intéressent, est une nécessité impérieuse pour les CDR s’ils veulent aider à l’application correcte des directives du CNR. Ainsi, dans l’action de propagande, les décisions du CNR seront expliquées aux masses. Seront aussi expliquées toutes les mesures destinées à l’amélioration de leurs conditions de vie. Les CDR doivent lutter avec les masses populaires des villes et des campagnes contre leurs ennemis et l’adversité de la nature, pour la transformation de leur existence matérielle et morale.
3°) Les CDR devront travailler de manière rationnelle illustrant ainsi un des traits de notre révolution : la rigueur. Par conséquent, ils doivent se doter de plans d’action cohérents et ambitieux qui s’imposent à tous leurs membres.
Depuis le 4 août, date devenue désormais historique pour notre peuple, répondant à l’appel du CNR, les Voltaïques ont développé des initiatives pour se doter de CDR. Ainsi des CDR virent le jour dans les villages, dans les quartiers des villes, bientôt sur les lieux de travail, dans les services, dans les usines, au sein de l’armée. Tout ceci est le résultat de l’action spontanée des masses. Il convient maintenant de travailler à leur structuration interne sur une base claire, et à leur organisation à l’échelle nationale. C’est ce à quoi s’attelle actuellement le Secrétariat général national des CDR. En attendant que des travaux de réflexions qui se mènent actuellement sur la base des expériences déjà accumulées, sortent des résultats définitifs, nous nous contenterons d’esquisser le schéma et les principes directeurs généraux du fonctionnement des CDR.
L’idée première poursuivie avec la création des CDR consiste en la démocratisation du pouvoir. Les CDR devenant ainsi des organes par lesquels le peuple exerce le pouvoir local découlant du pouvoir central dévolu au CNR.
Le CNR constitue, en dehors des assises du congrès national, le pouvoir suprême. Il est l’organe directeur de tout cet édifice dont le principe directeur est le centralisme démocratique.
Le centralisme démocratique est basé d’une part sur la subordination des organes de l’échelon inférieur aux organismes de l’échelon supérieur dont le plus haut est le CNR auquel se subordonnent toutes les organisations. D’autre part, ce centralisme reste démocratique, car le principe électif est de rigueur à tous les niveaux et l’autonomie des organes locaux est reconnue pour toutes les questions relevant de leur ressort, toutefois dans les limites et le respect des directives générales tracées par l’instance supérieure.

De la moralité révolutionnaire au sein des CDR
La révolution vise à la transformation de la société sous tous les rapports, économiques, sociaux et culturels. Elle vise à créer un Voltaïque nouveau, avec une moralité et un comportement social exemplaires qui inspirent l’admiration et la confiance des masses. La domination néo-coloniale a placé notre société dans un pourrissement tel qu’il nous faudra des années pour la purifier.
Cependant les militants des CDR doivent se forger une nouvelle conscience et un nouveau comportement en vue de donner le bon exemple aux masses populaires. En faisant la révolution, nous devons veiller à notre propre transformation qualitative. Sans une transformation qualitative de ceux-là mêmes qui sont censés être les artisans de la révolution, il est pratiquement impossible de créer une société nouvelle débarrassée de la corruption, du vol, du mensonge, et de l’individualisme de façon générale.
Nous devons nous efforcer de faire concorder nos actes à nos paroles, surveiller notre comportement social afin de ne pas prêter le flanc aux attaques des contre-révolutionnaires qui sont à l’affût. Avoir continuellement à l’esprit que l’intérêt des masses populaires prime sur l’intérêt personnel nous préservera de tout égarement.
L’activisme de certains militants caressant le rêve contre-révolutionnaire d’amasser des biens et des profits par le biais des CDR doit être dénoncé et combattu. Le vedettariat doit être éliminé. Plus vite ces insuffisances seront combattues, mieux cela vaudra pour la révolution.
Le révolutionnaire de notre point de vue, c’est celui qui sait être modeste tout en étant des plus déterminés dans les tâches qui lui sont confiées. Il s’en acquitte sans vantardise et n’attend aucune récompense.
Ces derniers temps nous constatons que des éléments qui ont pris part activement à la révolution et qui s’attendaient, pour ce faire, à ce que leur soient réservés des traitements privilégiés, des honneurs, des postes importants se livrent, par dépit, à un travail de sape parce qu’ils n’ont pas eu gain de cause. C’est la preuve qu’ils ont participé à la révolution sans jamais comprendre les objectifs réels. On ne fait pas de révolution pour se substituer simplement aux anciens potentats renversés. On rie participe pas à la révolution sous une motivation vindicative animée par l’envie d’une situation avantageuse : «ôte-toi de là que je m’y mette». Ce genre de mobile est étranger à l’idéal de la révolution d’août et ceux qui le portent démontrent leurs tares de petits-bourgeois situationnistes quand ce n’est pas leur opportunisme de contre-révolutionnaires dangereux.
L’image du révolutionnaire que le CNR entend imprimer dans la conscience de tous, c’est celui du militant qui fait corps avec les masses, qui a foi en elles et qui les respecte. Il se départit de toute attitude de mépris vis-à-vis d’elles. Il ne se considère pas comme un maître à qui ces masses doivent obéissance et soumission. Au contraire, il se met à leur école, les écoute attentivement et fait attention à leurs avis. Il se départit des méthodes autoritaires dignes des bureaucrates réactionnaires.
Le révolution se distingue de l’anarchie dévastatrice. Elle exige une discipline et une ligne de conduite exemplaires. Les actes de vandalisme et les actions aventuristes de toute sorte, au lieu de renforcer la révolution par l’adhésion des masses, l’affaiblissent et repoussent loin d’elle les masses innombrables. C’est pourquoi les membres des CDR doivent élever leur sens des responsabilités devant le peuple et chercher à inspirer respect et admiration.
Ces insuffisances le plus souvent relèvent d’une ignorance du caractère et des objectifs de la révolution. Et pour nous en prémunir, il nous faut nous plonger dans l’étude de la théorie révolutionnaire. L’étude théorique élève notre compréhension des phénomènes, éclaire nos actions et nous prémunit de bien des présomptions. Nous devons désormais accorder une importance particulière à cet aspect de la question et nous efforcer d’être des exemples qui encouragent les autres à nous suivre.

Pour une révolutionnarisation de tous les secteurs de la société voltaïque
Tous les régimes politiques qui se sont succédé jusqu’alors se sont évertués à instaurer un ensemble de mesures pour une meilleure gestion de la société néo-coloniale. Les changements opérés par ces divers régimes se résumaient à la mise en place de nouvelles équipes dans la continuité du pouvoir néo-colonial. Aucun de ces régimes ne voulait et ne pouvait entreprendre une remise en cause des fondements socio-économiques de la société voltaïque. C’est la raison pour laquelle ils ont tous échoué.
La révolution d’août ne vise pas à instaurer un régime de plus en Haute-Volta. Elle vient en rupture avec tous les régimes connus jusqu’à présent. Elle a pour objectif final l’édification d’une société voltaïque nouvelle au sein de laquelle le citoyen voltaïque animé d’une conscience révolutionnaire sera l’artisan de son propre bonheur, un bonheur à la hauteur des efforts qu’il aura consentis.
Pour ce faire, la révolution sera, n’en déplaise aux forces conservatrices et rétrogrades, un bouleversement total et profond qui n’épargnera aucun domaine, aucun secteur de l’activité économique, sociale et culturelle.
La révolutionnarisation de tous les domaines, de tous les secteurs d’activité, est le mot d’ordre qui correspond au moment présent. Fort de la ligne directrice ainsi dégagée, chaque citoyen, à quelque niveau qu’il se trouve, doit entreprendre de révolutionnariser son secteur d’activité.
D’ores et déjà, la philosophie des transformations révolutionnaires touchera les secteurs suivants : 1°) L’armée nationale ; 2°"
ThomasSankara.net


Les organisateurs de ce mémorial crachent sur les idées de Sankara.
Ils font comme si son discours d'orientation politique était un souvenir vague à cacher dans le tiroir des souvenirs.

Alors que tout ce que préconisait Thomas Sankara dans ce discours est parfaitement

d'actualité.

Seuls les CDR permettront au peuple de sortir de la misère.
Seuls les CDR redonneront vie à ceux qui ont perdu espoir dans le changement
Seuls les CDR protégeront le Burkina Faso des vautours impérialistes et en garantiront son indépendance.

RENDRE HOMMAGE A SANKARA C'EST CONSTRUIRE DES CDR

LA TERRE EST NOTRE PATRIE NOUS VAINCRONS !



POUR METTRE EN PLACE LES CDR LIRE ABSOLUMENT :


Comment 5 sankaristes peuvent préparer la "révolution burkinabè du 15 octobre 2016" en 8 jours ?



vendredi 30 septembre 2016

L'école en France s'effondre sous dictature

Par Julie Amadis
#IPEAVAEAFAF
Le 08/11/16

Pas très étonnant qu'un État barbare en Afrique ne respecte pas les enfants en France.
Il y a peu de respect des enfants dans les écoles françaises.
Des violences psychologiques fréquentes (remarques humiliantes, élèves en échec exclus ...) et les violences physiques officiellement interdites sont tolérées dans les petites classes ...
L'omerta règne. Chacun sait, parmi le personnel éducatif, que témoigner de violences à enfants commises par des profs, ça revient à s'exposer à la répression ! (J'ai été exclue 2 ans puis révoquée pour cette raison !).
Ce non respect des enfants aboutit à de mauvaises performances des élèves français.

"On le sait maintenant depuis plusieurs années : d’élève moyen dans les années 2000, l’école française est devenue la plus inégalitaire de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). L’enquête internationale PISA, dont on attend la prochaine mouture en décembre, vient le rappeler tous les trois ans. Baisse des résultats des élèves défavorisés, amélioration du niveau des élites : le fossé se creuse"


Les derniers résultats des performances de l'école française sont tombés il y a un mois.

"La France a tout intérêt à se remettre en question sur sa manière d'éduquer ses enfants. En effet, le pays de Jules Ferry n'est hélas ! pas un exemple en matière d'efficacité éducative. C'est du moins ce qui ressort du fameux classement Pisa.
Le «Program for International Student Assessment» en anglais, et pour «Programme international pour le suivi des acquis des élèves» en français, est un ensemble d'études menées par l''organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui réunit les pays développés. Pisa mesure les performances des systèmes éducatifs tous les trois ans, et la dernière a été rendue publique en décembre 2013. Que constate-t-on ? Que la France est perdue dans le marais des classements, quelque part du côté de la 20e place. Les pays où les enfants ont les meilleurs résultats sont la Finlande, la Corée du Sud, Hong-Kong, le Liechtenstein…" La Dépèche

  ÉCOLE FRANÇAISE
LA PLUS INÉGALITAIRE DE L'OCDE

Le Conseil national d'évaluation du système scolaire fait le constat selon lequel les inégalités entre élèves sont énormes. Les enfants de milieu pauvre sont les grands exclus du système scolaire. Et ces inégalités se sont accrues depuis 2000 !

"Le Cnesco a mené une vaste enquête à partir de 22 études de chercheurs français et étrangers. Une étude d'une ampleur inédite.
Il en ressort que la France possède le système le plus inégalitaire et que ces inégalités se sont creusées depuis les années 2000. En cause, le manque d’efficacité des politiques éducatives menées depuis 30 ans." France Inter
La réussite en France dépend de l'origine sociale des parents. La France est le pays le plus inégalitaire de l'OCDE en ce qui concerne les inégalités scolaires.


On le sait maintenant depuis plusieurs années : d’élève moyen dans les années 2000, l’école française est devenue la plus inégalitaire de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). L’enquête internationale PISA, dont on attend la prochaine mouture en décembre, vient le rappeler tous les trois ans. Baisse des résultats des élèves défavorisés, amélioration du niveau des élites : le fossé se creuse. Le Monde
En France les enfants de pauvres sont parqués dans les ZEP. Il ne faut surtout pas les mélanger avec les enfants de la haute Formoisie et de la bourgeoisie ....
Le Parti Socialiste fait croire au public qu'il lutte contre les inégalités parce qu'il donne plus d'argent aux établissements classés ZEP...
La ghettoïsation des écoles a pour conséquence d'aggraver la catastrophe scolaire en France.

Le Canard Enchaîné écrit (05/10/16) : "Les plus graves lacunes sont connues : effectifs en ZEP pas assez réduits, temps d'apprentissage plus court qu'ailleurs, insuffisance du suivi des élèves, inexpérience des maîtres. Les chercheurs mettent carrément en cause le principe même d'une concentration des élèves défavorisés, qui tourne, selon eux, à la "ségrégation" et aux "ghettos" scolaires. Exemple ? "Un enfant d'ouvrier en ZEP obtient des résultats inférieurs à ceux d'un enfant d'ouvrier hors ZEP."

Lire : L'école française championne des inégalités


LA VOLONTÉ DE L'ÉTAT D'AMÉLIORER LES PERFORMANCES SCOLAIRES N'EST QU'UNE VASTE MASCARADE

Tout cela est voulu. La volonté de l’État d'améliorer l'éducation n'est qu'une mascarade.
Quand une ministre de l’Éducation se vante de taper ses enfants sur une chaine de grande écoute, c'est un message fort envoyé aux enseignants agresseurs, ils savent qu'ils peuvent continuer, qu'ils seront protégés.




Quand cette même ministre Najat Vallaud Belkacem vient faire la publicité de la seule école de France dans laquelle une professeur a été exclue un an plus tôt pour avoir dénoncé des violences à enfants et dans laquelle un enseignant, Léon Launay, tape ses élèves depuis 1993, le message est clair. Il s'agit d'une opération visant à donner une nouvelle fois un message aux agresseurs d'enfants. Allez-y vous pouvez continuer à taper vos élèves, l’État sera toujours là pour vous. Jusqu'au bout vous serez protégés.

La ministre Vallaud Belkacem en visite dans mon école Valmy où un instit a tapé ses élèves pendant 20 ans


Quand une enseignante est exclue 2 ans puis révoquée pour avoir dénoncé et combattu les violences à enfants exercées par certains de ses collègues....

.... On sait que l'objectif de l’État français et du gouvernement Hollande n'est évidemment pas d'améliorer les compétences des élèves français.

  ÉCOLE INSTITUTION DONT LA FONCTION PRINCIPALE EST DE REPRODUIRE LES CLASSES SOCIALES



En recrutant à Bac + 5 et en choisissant des critères de sélection visant à supprimer toutes les recrues potentiellement critiques vis à vis du système scolaire, l’État s'est assuré d'avoir de bons moutons provenant de classes sociales favorisées.

Cette stratégie de la bourgeoisie pour évincer tous les pédagogues dans l'âme de l’Éducation Nationale je le dénonçais dès la mise en place de cette réforme de la masterisation des enseignants.

La véritable fonction de la réforme Chatel sur les nouveaux concours
d'enseignement est d'évincer de l'Éducation Nationale tous les
pédagogues dans l'âme, respectueux des élèves et de leur potentiel
innovant.

L'exigence d'un allongement des études de 3 années (1) sélectionnera
les étudiants des couches les plus favorisées (2).
Mon expérience en tant qu'assistante d'éducation (« pionne »),
assistante pédagogique (sorte de « sous-profs » sans préparation) et
les divers stages que j'ai pu effectuer m'ont permis d'observer
environ une quarantaine de professeurs en exercice, de la maternelle à
la troisième.
Il en ressort que les plus irrespectueux des élèves sont les
professeurs de l'enseignement secondaire. Ce qui n'est pas étonnant si
l'on regarde les critères qui leur ont permis d'être là ou ils sont.
Contrairement au concours de professeur des écoles qui contient, pour
presque la moitié des points, des épreuves pédagogiques (construction
de séances, analyse de travaux d'élèves...), le CAPES écrit est
uniquement disciplinaire; c'est-à-dire par exemple qu'un candidat au
concours de maths n'aura que des épreuves de maths pures mais aucune
épreuve sur la façon de transmettre les maths.
Déjà, à l'IUFM CAPES, on prépare les jeunes à devenir des bêtes à
concours, futurs fonctionnaires.
Lorsque je préparais le CAPES d'Histoire Géographie à l'IUFM de Rouen,
mes questions sur la transmission du savoir n'avaient pas de réponse.
Ces questions n'avaient pour les profs et les élèves aucun intérêt car
le concours n'en faisait pas mention. Tous se préparaient à être
fonctionnaires et non des enseignants.

LES OBTUS SONT PROFESSEURS

Les plus obtus, les meilleures mémorisateurs (avec la méthode du « par-
coeur ») sont devenus professeurs.
Les reçus au concours, je les ai retrouvés en collège : ils étaient
profs, j'étais assistante pédagogique, ils gagnaient 1600 euros, je
gagnais 534 euros par mois pour un volume horaire identique et un
boulot d'enseignant (avec juste moins d 'élèves pour les assistants
pédagogiques).

PROFS QUI PLEURENT, ASSISTANTS A LA RESCOUSSE

Dans la salle des profs c'était les profs qui pleuraient, pas les
assistants pédagogiques. Nous étions dans l'ensemble appréciés des
élèves et nous pouvions enseigner dans de bonnes conditions
contrairement à nos collègues profs du même âge et issus souvent de
milieux sociaux plus favorisés que nous. On nous appelait à la
rescousse quand la pagaille était trop grande dans une classe.
Nous nous adaptions à toute sorte de situation, classe de SEGPA, cours
de français et de maths pour une douzaines d'élèves, atelier langage
en maternelle, construction de projets de toutes sortes.
Nous n'avions, officiellement, aucune formation pédagogique, un
salaire de misère, aucune perspective d'avenir (un contrat d'un an
renouvelable) et aucune possibilité de faire valoir nos acquis pour
quelque métier que ce soit dans le domaine de l'enseignement.
Mais nous étions motivés, nous voulions absolument aider ces jeunes
que nous respections profondément et nous ne comptions pas nos heures
de travail.

DES PRÉCAIRES RESTANT PRÉCAIRES

Mes collègues précaires le sont restés pour la plupart alors qu'ils
souhaitaient devenir enseignants titulaires.
Le combat pour la titularisation des assistants pédagogiques s'est
heurté à l'indifférence des enseignants titulaires et à la sclérose
formoise des syndicats enseignants.

Ce sont des jeunes élites – représentants typique de la strate des
répétants - qui peuplent les établissements scolaires. Ces répétants
démotivés sont souvent en décalage avec la vie des élèves.
En salle des profs, la grande majorité des enseignants analysait
l'échec scolaire par une débilité congénitale chez les enfants ou – la
nouvelle mode - une absence de contrôle parental.
Ils ne remarquaient même pas que lorsque l'apprentissage est un
plaisir, le flicage – parentale ou scolaire - n'a pas de raison
d'être.
Ils étaient incapables de comprendre ces jeunes. Hors de la présence
des élèves, la salle des profs était le lieu de leurs moqueries
méchantes. Surnoms donnés aux élèves, anecdotes croustillantes,
sourires de connivence, etc …
L'ironie dont ils faisaient preuve à l'égard des élèves montre le
degré d'irrespect qu'ils avaient pour eux.

IRRESPECT SCANDALEUX DES ADULTES ENVERS LEURS ÉLÈVES

Alors, ne nous étonnons pas après que les élèves réussissent parfois à
faire pleurer un de ces profs là. La violence la plus forte est celle
exercée contre des élèves qu'on catalogue – dans prononcer le mot - «
débile » parce qu'en échec scolaire :

« Ils sont « cons » ou quoi !!!».
Cette expression infamante est plus que courante dans les salles de
profs.

Quand on compare la motivation pédagogique des non titulaires et des
profs démotivés, on parvient à une conclusion plus que curieuse.

LES MOINS PAYÉS SONT LES PLUS MOTIVÉS

Moins les gens sont payés – tels sont les assistants pédagogiques
payés 534 euros il y a deux ans (550 aujourd'hui), plus ils sont
motivés. La titularisation - le concours de recrutement - n'est pas un
gage de réussite dans une classe.
Dans les collèges d'aujourd'hui c'est exactement le contraire !
Ce constat – paradoxal en apparence - remet en cause toutes les
revendications syndicales.

LES SYNDICATS MENTENT

Payer davantage ces enseignants titulaires n'améliorera en aucune
façon le sort des élèves. Laisser ces « sous-profs » payés un demi-
SMIC dans leur statut honteux est pour les syndicats une infamie
révèlant leur nature profonde.
Il ne faut plus augmenter les salaires des enseignants, il faut
titulariser les assistants et les payer 1000 euros pour ces 18 heures
de « présence élèves ». Et la révolisation ramènera à un niveau de
1000 euros humanistes le salaire de la totalité des enseignants.

CHATEL, DE L'HUILE SUR LE FEU

Le projet de Luc Chatel qui vise à recruter tous les professeurs au
niveau BAC+5 - la « mastérisation » - va avoir deux conséquences.
D'une part il va aggraver ce phénomène d'élitisme dans les collèges et
d'autre part il va calquer ce modèle d'enseignant dans les écoles
primaires et maternelles.

DIPLÔMES ET ORIGINES SOCIALES

Les statistiques nous montrent que plus les gens sont diplômés, plus
ils sont d'origine sociale élevée.
Ce phénomène - comme nous venons de le voir - crée un décalage avec
les élèves.
Par ailleurs, la paye plus importante promise par le gouvernement ne
peut qu'attirer des personnes non motivées par le métier en lui-même.
Un critère permettrait de trier facilement le bon grain de l'ivraie :
verser un salaire de 1000 euros à tous les enseignants, le salaire
unique mondial.

LA PÉDAGOGIE MISE AU PLACARD

La cerise sur le gâteau de cette réforme est l'absence de critère
pédagogique dans les futurs concours.
Les IUFMs préparant le CRPE (Concours de professeur des écoles)
restaient des refuges de la pédagogie. Les derniers refuges du
questionnement sur « comment transmettre les choses ». Des refuges
acritiques d'où Paulo Freire, Freinet et autres Neil ont été évacués
depuis longtemps. Mais des lieux de débats quand même.
C'en est trop pour la bourgeoisie qui préfère pouvoir – pour le 20
heures de TF1 - semer puis utiliser la violence dans les collèges –
une violence engendrée par des enseignants incapables - plutôt que de
permettre à tous d'accéder au savoir. Un choix qui favorise une
couverture médiatique fasciste plutôt que l'intérêt de tous les
élèves.

LES VICTIMES : LES EXCLUS ENFANTS D'EXCLUS

Les principales victimes de cette réforme sont les élèves de milieux
défavorisés en difficulté d'apprentissage.

Ceux que je vois depuis 5 ans exclus au fond des classes.

Ces pauvres gamins qui n'ont jamais pu expérimenter la solidarité dans
une classe, se voyant sans cesse humiliés, vont encore subir des gens
qui ne les comprennent pas et qui ne cherchent pas à les aider car on
les a déjà catalogué comme « futur chômeur ».

Il n'y a rien d'étonnant à ce que cette « haute-moyenne » formoisie
des collèges et des lycées ne bronche pas : le passage au recrutement
à BAC+5 leur fait espérer une carotte salariale supplémentaire : du
fric, du fric, du fric pour ces égoïstes consuméristes dont pas un
seul – PAS UN SEUL – n'a jamais tenté de pratiquer ce que j'ai
pratiqué depuis 5 ans de façon semi-clandestine : l'apprentissage de
la solidarité entre élèves.
La réponse à la violence et à l'échec n'est ni l'augmentation des
salaires, ni le recrutement au niveau master, ni toutes ces opérations
de communication dont sont friands les petits soldats du sarkozysme.
Elle consistera à rétablir l'humanisme à l'école. Humanisme
d'enseignants ayant la vocation et travaillant pour 1000 euros par
mois dans l'intérêt d'enfants solidaires. Des enfants solidaires
apprenant dans l'objectif de leur construction personnelle et de leur
apport humaniste.
Cet objectif sera un des buts premiers de la révolisation, un des buts
premiers de sa première étape : la révolution anticapitaliste.

Julie Amadis (écriture) + Yanick Toutain (titres, rewriting)

X1 2 ans pour le master plus l'année professionnelle qui était payée
dans l'ancien système.
X2 cf critique directeurs iufm + syndicats+CNESER (source)


Ces fils et filles de cadres et de professions intellectuelles supérieures cherchent à reproduire leur classes sociales. L'école est pour eux un moyen de sauvegarder leurs privilèges.
Ils se font croire que seul le mérite permet la réussite scolaire. Alors comme il est prouvé que les enfants de profs et de cadres réussissent mieux que les enfants d'ouvriers qui ont pourtant la même intelligence, ces hauts formois défendent la méritocratie et derrière, leur statut de diplômés privilégiés.
Ils refusent de s’intéresser aux travaux de Bourdieu et de Baudelot Establet et se font croire que chacun a ses chances à l'école.
La "longue chaîne de processus inégalitaires" décrite par le Cnesco va de nos dirigeants politiques à nos professeurs.

"
La synthèse du Cnesco détaille une « longue chaîne de processus inégalitaires » qui se cumulent et se renforcent à chaque étape de la scolarité : inégalités de traitement, inégalités de résultats, inégalités d’orientation, inégalités d’accès au diplôme et même inégalités d’insertion professionnelle. Limités à l’école primaire, les clivages explosent à partir du collège. C’est, par exemple, à ce niveau-là de la scolarité que les élèves des établissements les plus défavorisés, en fin de 3e, ne maîtrisent que 35 % des compétences attendues en français contre 80 % pour les élèves scolarisés dans un contexte privilégié. A même niveau scolaire, les premiers ont deux fois moins de chances d’intégrer le lycée général."
Le Monde

LES ENSEIGNANTS QUI S'OPPOSENT A CETTE LOGIQUE DE REPRODUCTION SOCIALE SONT EXCLUS

 Celestin Freinet était un pédagogue extraordinaire (il commence sa carrière d'instituteur en 1912). Il avait confiance en les capacités énormes de tous les enfants et les respectait vraiment. Il a mis en place toute une pédagogie permettant à l'enfant de comprendre le monde qui l'entoure par l'expérimentation et l'action.
Son objectif était que tous les enfants s'épanouissent en apprenant. Tout ce qui pouvait amener à exclure des élèves était proscrit.
Il a fait l'expérience de la répression de l’Éducation Nationale. Il a subi calomnie, poursuite judiciaire, censure, de la part de l'administration, de la mairie et de certains parents d'élèves manipulés.
""Un différend l'oppose ensuite à son administration au sujet des modalités de transmission d'un rapport
d'inspection concernant l'adjoint de Freinet. Menacé de mutation d'office, Freinet, sur les conseils de son syndicat, doit céder. Dans la nuit du 2 au 3 décembre 1932 une cinquantaine d'affiches, de deux types différents, sont apposées sur les remparts du village. (...)  l'autre modèle accuse l'instituteur de faire de ses élèves de futurs bolcheviques. Dans la foulée, la municipalité, d’obédience Union républicaine et démocratique, et une association d'anciens combattants introduit une plainte contre Freinet. Tandis que l'administration diligente une enquête, les tensions montent entre partisans et opposants de Freinet. Le 19 décembre le maire appelle à une grève scolaire. La presse locale d'abord, puis nationale - Maurras lui-même s'exprimera à ce sujet dans l'Action Française - se fait l'écho du conflit qui résonne jusque dans l'Assemblée8. Le préfet décide de déférer Freinet devant le Conseil Départemental de l'enseignement primaire, qui, le 28 janvier 1933, finit par le condamner à la Censure. Tandis que Freinet fait appel de cette décision auprès du Conseil d’État, parvient à l'Inspecteur d'académie une pétition, signée par des parents, qui reprochent à Freinet de faillir à son devoir de neutralité scolaire en faisant l'éloge de la révolution russe. Les lettres se multiplient, tant celles portant une opposition que celle exprimant un soutien. Freinet écrit au Ministre de l'Instruction Publique, Anatole de Monzie, une lettre dans laquelle il répond point par point aux reproches qui sont faits tant à lui personnellement qu'à l'éducation nouvelle en général. tandis que la grève scolaire continue, la réponse du ministre se fait attendre. Le 23 avril 1933, veille de la rentrée de Pâque, une foule se presse devant l'école; des violences sont commises ; Freinet, craignant pour la sécurité des enfants accueillis et la sienne exhibe un revolver. Après cet épisode, invité à accepter une mutation, Freinet ne concède que de se mettre en congé pour trois mois. Le 21 juin 1933, le Préfet avise Freinet de sa mutation d'office « dans l'intérêt de l'école laïque ». Refusant sa réaffectation au Bar-sur-Loup, Freinet fait demande un congé de longue durée, pour raison de maladie, qui est acceptée.(...)  L'administration trouve encore à poursuivre Freinet qu'elle considère en contravention avec la réglementation sur les internats. Plutôt que de poursuivre Freinet en correctionnelle, le Préfet le défère une nouvelle fois devant le Conseil Départemental de l'enseignement primaire qui vote à l'unanimité la fermeture de l’École. Si le Conseil d’État, par sa décision finale du 3 avril 1936, ne donne pas droit aux demandes de Freinet, l'avènement du Front Populaire quelques mois plus tard permet à Freinet d'obtenir une révision de la dernière interdiction : le 23 juillet 1936, Jean Zay (1904-1944), nouvellement nommé ministre de l'Éducation par Léon Blum, autorise l'ouverture de son école du Pioulier à Vence10,11"
Lire :

Enseignants, chercheurs et résistants : Paulo Freire et Célestin Freinet

Quasiment tous les pédagogues révolutionnaires ont été réprimés. Même Philippe Meirieu, réformiste et toujours à la botte des socialofascistes, le dit. Il écrit :

« Les pédagogues sont habitués à la marginalité et ont, bien souvent, été considérés comme de dangereux agitateurs par les bien-pensants de toutes sortes. De Sébastien Faure à Celestin Freinet, de Fernand Deligny à Paulo Freire, bien des « pédagogues historiques » ont eu maille à partir avec les autorités et les corps constitués : prendre le parti des plus fragiles, affirmer l'éducabilité de tous, inventer de nouvelles méthodes pour faciliter l'accès aux savoirs ne plaît guère aux partisans du « désordre établié selon l'expression d'Emmanuel Mounier. » dans Pédagogie et anti-pédagogieComprendre et résister


Si les pédagogues contestataires ont toujours été réprimés, il existait encore un peu de solidarité enseignante jusqu'à il y a quelques années.
En tout cas, il n'y avait pas une trouille de s'exprimer dans les médias comme elle existe maintenant.
Ce que l’État capitaliste n'avait pas réussi à faire jusqu'à présent, il le réussit actuellement dans l’Éducation Nationale.
Il y a encore 20 ans, il y avait une solidarité entre collègues au sein de l’Éducation Nationale (ce n'était pas au point des dockers mais presque)
Les fonctionnaires de l’Éducation Nationale s'exprimaient sans crainte à la presse. Ils donnaient leur avis sur les réformes ou sur le fonctionnement de l'école. Ils pouvaient être critique. La liberté d'expression existait.
Depuis une dizaine d'année on assiste à un plan global des capitalistes visant à supprimer toute solidarité et visant à diviser le personnel. La réforme collège 2016 s'intègre dans ce plan ...
Mais l'embauche des enseignants à Bac + 5 aussi. Les jeunes recrus proviennent majoritairement de l'élite, ce qui les amène à être très souvent du côté de l'administration.
Tout cela a pour conséquence d'avoir des enseignants plus obéissants, plus moutons, du côté de l'administration, jamais critique sur le système ...
Et les brebis galeuses qui continuent à user de leur liberté d'expression sont systématiquement réprimées.
Le grand mot de l'administration est "devoir de réserve". Le sacro saint "devoir de réserve" prend le pas sur la liberté d'expression tout court !
Un dernier exemple prouve de que je viens d'exposer.
Christophe Barrand, un chef d'établissement a été convoqué au Rectorat de Paris suite à son interview par le journal Libération.
La journaliste Marie Piquemal de Libération fait un billet pour en parler et s'inquiète de cette évolution de l’État qui interdit aux fonctionnaires toute liberté d'expression.
"L’histoire pose (au moins) une question, fondamentale dans une démocratie : celle du devoir de réserve des fonctionnaires. Jusqu’où doivent-ils se taire ? «Les fonctionnaires ne doivent pas dénigrer leur hiérarchie mais ils sont aussi des serviteurs de la République, et donc de l’intérêt général. A ce titre, non seulement ils ont la possibilité de parler mais le devoir de le faire si la situation se justifie», rappelle Antony Taillefait, professeur de droit à Angers, et auteur de plusieurs ouvrages sur la déontologie des fonctionnaires. Il y démontre combien la situation a évolué au cours des quinze dernières années, «dans toutes les administrations, l’obéissance s’est transformée en docilité.» Plus personne n’ose parler. La mixité sociale dans les établissements scolaires n’est-elle pas un enjeu d’intérêt général justifiant de s’exprimer ? Pendant ce temps, la ministre communique à tous crins. Et continue de dire que la mixité est l’un de ses combats." (Libération)

L'Etat français hollandiste a utilisé de gros moyens pour tenter de me faire taire, tenter de me faire accepter leur violence contre les enfants leur barbarie contre les Africains.
J'étais moi aussi une professeur des écoles qui tentait d'utiliser des méthodes pour que tous les enfants apprennent avec plaisir et que tous réussissent. Mais voilà, permettre cela voulait aussi dire combattre les violences physiques dont j'ai été témoin directement en 2008 et indirectement en 2014.
Et cela voulait aussi dire se battre pour que mes élèves vivent dans un monde dans lequel la barbarie n'existera plus.
J'ai été suspendue sans motif en mars 2014 exclue 2 ans en juillet 2014 avec un motif mensonger (invention de distribution du tract des parents d'élèves (faux en écriture publique) puis révoquée en juillet 2016 pour "atteinte à la République Française" et "atteinte au devoir de réserve".

Julie Amadis exclue sans traitement pendant 2 ans ! OMERTA76 L'inspecteur d'académie Philippe Carrière punit la témoin des violences de 2008

Hollande révoque une prof pour déclarations anti-violence à enfants et anti-franceàfric


5 années de harcèlement politique, judiciaire et professionnel contre une révolutionnaire pro Sankara en France : Professeur des Ecoles condamnée à 35000 € par la Franceàfric, exclue 2 ans au RSA puis révoquée de l'Education Nationale

Les enfants apprennent mieux quand on leur permet d'être utile (#IpEaVàEaFàF)


CONCLUSION

Un état barbare en Afrique, responsable de 100 millions d'enfants africains morts en 25 ans, un génocide sanitaire, est gangréné dans les hautes sphères par des monstres inhumains.
Comment imaginer que les personnes qui décident de l'orientation en matière d'éducation en France soient des humains altruistes?
Nous savons que ça ne peut pas être le cas, parce que ces personnes cautionnent un État qui participe à un génocide sanitaire en Afrique.
Les enfants naturellement bons, altruistes, sont des individus que le pouvoir au service de classes spoliatrices considère comme dangereux. La question n'est pas, pour ceux qui décident des orientations éducatives, de favoriser le bien être de ces enfants mais de les forcer à accepter l'injustice, les inégalités et toutes les ignominies qu'utilisent les classes spoliatrices pour sauvegarder leurs privilèges.
Pour cela il leur faut casser le sens critique et les capacités innovantes des enfants. L'école les transforme en moutons acquiesçant à toutes les injustices et reproduisant la société telle qu''elle est. C'est en réalité une lutte de strates entre les membres des strates Parasites et Répétantes et les membres de la strate des Innovants dont font partis les enfants qui s'opère.
Ceci explique à la fois les violences psychologiques et physiques dans les écoles françaises et les mauvais résultats scolaires des élèves français.
La Suède qui n'est pas un pays qui utilise de méthodes barbares contre un continent entier, et lutte contre les violences à enfants, est un des pays en tête du classement PISA.
Les résultats des élèves français s'amélioreront quand la France sera débarrassée de cette racaille franceàfric et de ses propagandistes de la violence envers les enfants (comme l'est notre ministre actuelle de l'Education Nationale).





jeudi 29 septembre 2016

Les humains du Paléolithique étaient des Innovants


Par Julie Amadis
#IpEaVaEaFaF
Le Savoir en Echanges

Le 29/09/2016















PALÉOLITHIQUE : ÈRE DES INNOVANTS



La période du paléolithique correspond à l'ère des Innovants.
Le partage des richesses, l'absence de guerre, l'absence de structure hiérarchique ont favorisé l'Innovation, la Découverte.

Pour Yanick Toutain tous les hommes préhistoriques étaient des Innovants.
"Dans la jeunesse de l'Humanité, à l'époque paléolithique, il est probable que la strate des Répétants n'existait pas.
Il est quasiment certain que TOUS LES HUMAINS du Paléolithique étaient tous des Innovants." (Revactu)

Peu de temps après le début de l'agriculture des sociétés inégalitaires apparaissent. Certains groupes cherchent à s'accaparer le fruit du travail des autres. Des guerres commencent à voir le jour et se font de plus en plus fréquentes.

Lire :

Pendant 61000 ans les humains ont partagé toutes les richesses : un temps 6,7 fois plus long que celui de l'inégalisme

#IpEaVàEaFàF Le Néolithique, la fin de l'égalitarisme et le début des guerres (Le Savoir en Échanges)

Les humains du Paléolithique ne se faisaient pas la guerre. Les squelettes datant de cette période ne portent pas de trace de coup.
Sur 109 squelettes étudiés datant du plus de 12000 ans, seul 5 d'entre eux avaient des traces de coups.

"Ces marques de violence n’ont ainsi été observées que sur cinq des deux cent neuf individus découverts sur des sites du sud-ouest de la France. Cf. Mary Ursula Brennan, « Health and disease in the Middle and Upper Paleolithic of southwestern France : A bioarcheological study », thèse de doctorat, université de New York, 1991." (Le Monde Diplomatique)

Yaval Noah Harari explique pour quelles raisons la violence se développe à partir du néolithique.

"Les premiers cultivateurs étaient au moins aussi violents, sinon plus que leurs ancêtres fourrageux. ils avaient plus de biens et avaient besoin de terre à cultiver. une razzia de leurs voisins sur leurs pâturages pouvait faire la différence entre subsistance et famine, en sorte qu'il n'y avait beaucoup moins de place pour le compromis." p 106 Sapiens Une brève histoire de l'humanité.


Il y a donc un lien direct entre le partage des richesses et la violence.

Quand les richesses sont partagées, quand la propriété n'existe pas, les gens n'ont pas de raison de se faire la guerre.

LIRE : Pas de guerre quand les richesses sont partagées


Le néolithique avec l'apparition des inégalités et le début des guerres aurait eu pour conséquence de détruire ces capacités innovantes qu'avaient en eux tous les humains du paléolithique.

"Ce serait l'apparition de l'agriculture et l'apparition d'un surproduit social (cf Marx et Ernest Mandel) qui aurait été la cause de l'apparition de la strate des Parasites (les classes premières classes spoliatrices). Et c'est cette strate Parasite qui, dans sa constitution qui aurait fait glissé les Innovants dans une nouvelle strate, la strate des Répétants." (Revactu)

CAPACITÉS INNOVANTES : SPÉCIFICITÉ HUMAINE


Quand nous observons les petits mammifères nous remarquons qu'ils expérimentent sans cesse. Et, en cela, ils ont un point commun avec les petits humains.

Mais ça ne va pas plus loin... Les expériences des animaux ne débouchent pas sur des Innovations transmises de génération en génération animale.

 Pour Heather Pingle, journaliste scientifique au Canada et qui reprend les recherches les plus récentes en archéologie, ce qui différencie l'être humain et
le chimpanzé, très proche génétiquement, ce sont les capacités du premier à innover.
"S'ils (les chimpanzés) montrent leur savoir faire à leurs congénères, ces derniers ne l'améliorent jamais et se contentent de se reproduire. Les hommes modernes, en revanche, ne souffrent pas de telles limitations. Les idées s'empruntent, se modifient, s'ajoutent, se complexifient."
Les Humains qui ne savent plus découvrir, créer, inventer deviennent Répétant. Ils ont été abimés par d'autres humains Parasites qui avaient intérêt à les transformer en Répétant.

Yanick Toutain conceptualise la notion d'être humain. Un être humain ce n'est pas juste un individu qui a la ressemblance physique d'un être humain. C'est aussi quelqu'un à qui on a transmis toutes les connaissances que sont les découvertes par nos ancêtres.

"Nous sommes des Humains parce que la productivité historique des Innovations Ancestrales nous a été transmise.
Un être humain c'est l'héritier de toutes les Découvertes, Inventions, Créations artistiques faites par des Africains sur le continent africain (à plus de 80%) puis des Innovations faites ensuite par les descendants de ces Africains partis explorer la Terre entière au Paléolithique.
Puis les Innovations ancestrales faites au Néolithique." (Revactu)
Un véritable être humain ne cherche pas à détruire l'autre. En cela, ceux qui firent travailler les autres sans eux même mettre la main à la pâte ne sont pas de véritables humains. Les esclavagistes ne sont pas de véritables humains dans le sens où ils détruisent d'autres humains. Yanick Toutain les appelle les "deshums".

"C'est à ce moment que l'apparition de la strate des Parasites fut le cancer qui détruisit l'humanité. Ces deshums contraignirent les Innovants à devenir des Répétants, puis, génération après génération, à casser leurs propres enfants pour les contraindre à quitter la strate des Innovants pour, vers l'adolescence, devenir un simple Répétant en voie de déshumanisation."
(Revactu)

Découvrir, Inventer, créer sont des composantes primordiales de l'être humain.

LES HOMMES PRÉHISTORIQUES ÉTAIENT COMME LES ENFANTS DU 21° SIÈCLE : DES DÉCOUVREURS, DES INVENTEURS, DES CRÉATIFS


Les hommes préhistoriques étaient comme sont les enfants de nos sociétés où règnent l'injustice et l'inégalisme.
Les enfants, nous les voyons inventeurs, découvreurs, toujours à rechercher le fonctionnement des choses qu'ils voient autours d'eux. Les enfants ne cessent de poser des questions, des "Pourquoi ?" aux adultes qui les entourent, et qui sont souvent lasses de ces questions pourtant fondamentalement humaines.
Les enfants ressemblent aux hommes du Paléolithique.
Les enfants de 2016 comme les hommes du Paléolithique sont des Innovants. Je reprends ici la thèse développée par Yanick Toutain
"Cela vient donc se surajouter à une autre découverte assez récente : le fait que tous les enfants sont membres de la strate des Innovants, eux-aussi. Le fait que c'est la pression conjointe des Parasites, des Répétants (et des Innovants corrompus : les fascistes HADOPI par exemple) qui les force à quitter la strate des Innovants pour glisser vers celle des Répétants."
Mais les enfants subissent des attaques psychologiques (et souvent physiques) répétées qui les amènent petit à petit à cesser d'innover et de découvrir. Ils finissent par s'adapter à la société. Ils finissent par obéir.

Lire : L'obligation de rester assis des journées entière dès l'âge de 6 ans (classe de CP) construit la "cuirasse caractérielle" et transforme l'humain Innovant en Répétant docile
Les enfants du Paléolithique ne subissaient pas d'agressions de leurs congénères adultes. Les violences à enfants se sont développées dans des sociétés fortement inégalitaires et guerrières.

Lire : Violence à enfants: depuis l'Antiquité à Rome et à Athènes jusqu'à la France du 21° siècle


L'ENTRAIDE, LA COOPÉRATION FAVORISENT L'INNOVATION


INNOVER SUPPOSE DE COLLABORER : EXPÉRIENCE RÉALISÉE
PAR DES SCIENTIFIQUES 


Une expérience a été menée comparant les capacités des enfants et des chimpanzés. Un casse tête leur a été présenté. Les enfants ont fini en 2H30 et les chimpanzés en 30H.
Selon le chercheur L. Dean, la différence d'efficacité s'explique surtout par le fait que les enfants ont collaboré.

"L Dean et son équipe ont conçu un casse-tête à trois niveaux de difficulté. Ils ont présenté ce dispositif à des groupes de chimpanzés au Texas, de singes capucins en France et à des enfants de maternelle en Angleterre. Un seul des 55 primates non humains - un chimpanzé - a atteint le plus haut niveau après plus de 30 heures d'essais. Les enfants se sont beaucoup mieux débrouillés. Contrairement aux singes, ils ont travaillé en collaboration - discutant, s'encourageant et se montrant l'un l'autre la bonne façon de faire les choses. Après deux heures et demie, 15 des 35 enfants avaient atteint le niveau trois."p 28
Pour la science N° 427, article Les origines de la créativité de Heather Pringle


Pour survivre, les hommes préhistoriques devaient nécessairement s'entraider et donc coopérer.
C'est la conclusion de Marylène Patou-Mathis, directrice de recherche au CNRS département préhistoire du Muséum national d'histoire naturelle à Paris

"Comme le montrent les données archéologiques, la compassion et l’entraide, ainsi que la coopération et la solidarité, plus que la compétition et l’agressivité, ont probablement été des facteurs-clés dans la réussite évolutive de notre espèce." Marylène Patou-Mathis (le Monde Diplomatique)

  DÉCOUVERTES ET INNOVATIONS DE NOS ANCÊTRES DU PALÉOLITHIQUE SONT INNOMBRABLES


C'est parce que nos ancêtres coopéraient et s'entraidaient, parce qu'ils ne faisaient pas la guerre qu'ils innovaient sans cesse.
Tous ces facteurs favorisent l'innovation.
Les hommes et femmes préhistoriques avaient bien plus de connaissances que ce que l'on pensait jusqu'à présent.
L'image de l'homme du Paléolithique véhiculé dans les manuels d'histoire ne correspond pas à la réalité historique.
Les découvertes archéologiques et les recherches montrent que les humains du paléolithique avaient une grande intelligence, de très grandes connaissances et ont fait de nombreuses découvertes.

Leurs connaissances étaient gigantesques. Des connaissances en astronomie, en botanique, en médecine, en physique, en biologie.

Nous pouvons citer ici quelques unes des nombreuses découvertes de nos ancêtres du paléolithique.

LASCAUX : UN VÉRITABLE PLANÉTARIUM

EN 20000 AVANT NOTRE ÈRE LES HUMAINS AVAIENT DES CONNAISSANCES APPROFONDIES EN ASTRONOMIE


Chantal Jègues-Wolkiewiez prouve que Lascaux était
un véritable planétarium

Chantal Jègues-Wolkiewiez a découvert que Lascaux était un véritable planétarium. Les hommes de l'époque étaient de véritable chercheurs qui observaient le ciel, cherchaient à en comprendre le fonctionnement et choisissaient l'emplacement de leur création artistique en fonction des orientations solaires.

"Chantal Jègues-Wolkiewiez chercheuse indépendante émérite, Docteur ès Lettres et Sciences Humaines, Anthropologue, Ethnoastronome, Psychologue, a à la fin des années 1990, mis en évidence une thèse absolument incroyable qui tendrait à démontrer que les scènes rupestres d’animaux enchevêtrés à Lascaux seraient la représentation figurative et très concrète du ciel étoilé tel que pouvait le percevoir il y a environ 20 000 ans les hommes de la Préhistoire… Autre découverte majeure faite par Chantal Jègues-Wolkiewiez : l’entrée de la grotte de Lascaux se trouve être parfaitement orientée, par rapport au grand diverticule axial, de manière à ce que soleil puisse y pénétrer de façon linéaire le jour même du solstice d’été. Au tout début de l’entrée de la grotte, les rayons solaires au solstice éclairent d’abord le premier taureau peint, qui représente la constellation du même nom. Nous serions donc en présence d’un « planétarium » préhistorique absolument unique qui, outre sa qualité de représentation graphique et picturale exceptionnelle, nous indiquerait aussi de façon réaliste une autre « vérité », celle qu’un savoir ancestral astronomique préservé ainsi pour les générations futur… Ce qui bien entendu remettrait en cause la totalité de ce que l’on croyait connaitre sur les connaissances primitives de nos ancêtres." (source)

77000 AVANT NOTRE ÈRE EN AFRIQUE DU SUD

DES CONNAISSANCES EN BOTANIQUE, EN MÉDECINE ET EN CHIMIE

LES PLANTES ANTISEPTIQUES UTILISÉES POUR EMPÊCHER LES MALADIES TRANSMISES PAR DES INSECTES



En Afrique du Sud, à 40 km au nord de Durban, dans la grotte de Sidubu, l'équipe archéologique de Lyn Wadley a découvert une couche disposée de telle façon qu'elle correspondait exactement à la manière dont les hommes préhistoriques constituaient leur literie. Un échantillon de cette couche a été apporté au laboratoire afin d'en dégager sa composition.
Cette literie était composée d'une plante ayant un effet antiseptique et protecteur contre les insectes.

"En décembre 2011, L. Wadley et ses collègues ont montré qu'il y a 77000 ans - soit
A Sidubu en 77000-ans, les humains utilisaient
des plantes ayant une fonction insecticides pour dormir
presque 50000 ans plus tôt que les exemples de cette technique rapportées auparavant - les occupants de Sidubu se confectionnaient des literies avec les feuilles d'une unique espèce végétale, sélectionnée parmi les nombreuses plantes de la région. Ils semblaient même avoir une connaissance approfondie de la végétation locale : les feuilles choisies provenaient de Cryptocarya woodii, un arbre contenant des traces d'insecticides et de larvicides naturels efficaces contre les moustiques vecteurs de maladies mortelles aujourd'hui." ( p 24 Pour la science N° 427, article Les origines de la créativité de Heather Pringle)


DES CONNAISSANCES EN CHIMIE

PROCÉDÉS CHIMIQUES ÉLABORÉS EN 70000 AVANT NOTRE ÈRE EN AFRIQUE DU SUD 

DE LA COLLE FABRIQUÉE EN 500000 AVANT NOTRE ÈRE EN AFRIQUE DU SUD ET EN 200000 AVANT NOTRE ÈRE EN ITALIE


Dans cette même grotte de Sibudu en Afrique du Sud de nombreuses substances chimiques étaient composées.
"Les chasseurs de Sibudu élaboraient divers composés chimiques. C'est ce qu'a découvert l'équipe de L. Wadley en analysant des résidus noirs observés sur des pointes de pierre provenant de la grotte. Les résidus étaient des traces de colles constituées de multiples ingrédients qui permettaient de fixer les pointes sur les hampes de bois. Les archéologues ont alors entrepris de reproduire expérimentalement ces colles en mélangeant des particules d'ocre de différentes tailles à des gommes végétales et en chauffant ces mélanges sur des feux de bois. Avec succès ! Il y a 70000 ans, les occupants de Sibudu étaient des "chimistes, alchimistes et pyrotechniciens très compétents" conclut l'équipe de L.Wadley dans son article." p 26 Pour la science N° 427, article Les origines de la créativité de Heather Pringle)
Ce qui a encore davantage étonné les chercheurs c'est qu'on retrouve des traces d'invention de colle à l'époque Néandertal

Les Néandertaliens n'étaient donc pas des sous hommes à moitié idiots. C'était eux aussi des Innovants.


"En outre, les préhistoriens ont découvert que l'ingéniosité technique n'était pas l'apanage de l'homme moderne : d'autres hominidés ont eu des éclairs de créativité. Dans le nord de l'Italie, l'équipe de Paul Mazza, de l'Université de Florence, a montré que les Néandertaliens, apparus en Europe il y a environ 300000 ans élaboraient une colle à base de goudron d'écorce de bouleau pour fixer des éclats de pierre sur des manches en bois, fabriquant ainsi des outils emmanchés il y a environ 200000 ans."

Selon Yuval Noah Harari, les humains du Paléolithique étaient plus intelligents que les humains du Néolithique.

"De fait, tout indique que la taille du cerveau moyen des Sapiens a bel et bien diminué
depuis l'époque des fourrageurs. Survivre en ce temps là nécessitait chez chacun des facultés mentales exceptionnelles. L’avènement de l'agriculture et de l'industrie permit aux gens de compter sur les talents des autres pour survivre et ouvrit de nouvelles "niches pour imbéciles"." p 66 Sapiens
Chacun des individus vivant au Paléolithique avait certainement une quantité de connaissances plus grande que la moyenne des individus actuellement. C'est la thèse développée par Yuval Noah Harari.

"Les Sapiens n'étaient pas seulement en quête de nourriture et de matériaux. Ils étaient aussi à l'affut de connaissances. Pour survivre, il leur fallait une carte mentale détaillée de leur territoire. Afin de maximiser l'efficacité de leur quête quotidienne de nourriture, ils devaient se rogner sur les cycles de croissance de chaque plante et  les habitudes de chaque animal. Il leur fallait savoir quels étaient les aliments les plus nourrissants lesquels rendaient malade ou avaient des effets curatifs (...) Autrement dit, le fourrageur moyen avait une connaissance plus large plus profonde et plus variée de son environnement immédiat que la plupart de ses descendants modernes. De nos jours la grande majortié des habitants des sociétés individuelles n'a pas besoin de savoir grand choses du monde naturel pour survivre (...)
. La collectivité humaine en sait aujourd'hui bien plus long que les bandes d'autrefois. Sur un plan individuel, en revanche, l'histoire n'a pas connu hommes plus avertis et plus habiles que les anciens fourrageurs"
p 66 Sapiens

 LES PARASITES ONT PRIS LE POUVOIR
DEPUIS 9000 ANS

IL FAUT REPRENDRE L’HÉRITAGE DE NOS ANCÊTRES DU PALÉOLITHIQUE ET REDEVENIR TOUS DES INNOVANTS


La découverte de l'agriculture a eu pour conséquence d'augmenter considérablement la population. La fécondité des femmes s'est largement accrue.
A l'époque du Paléolithique, les femmes faisaient un enfant tous les 3 ans en moyenne alors qu'au Néolithique, elles accouchaient tous les ans et étaient tout le temps enceinte .

"L'abandon du nomadisme permit aux femmes d'avoir un enfant chaque année. Les bébés étaient sevrés plus tôt, puisqu'on pouvait les nourrir de bouillie et de gruau." p 111 Sapiens

Les sociétés ont grandi. Le travail s'est divisé et spécialisé.
Et sont apparus des chefs et des classes sociales spoliatrices qui accumulaient les richesses des autres, les biens produits par les autres.
Ceux là ne faisaient que "travailler" sans avoir le temps de se reposer, de réfléchir et d'innover.

Contrairement à l'image d’Épinal des manuels d'histoire, les hommes du début du néolithique avaient une vie plus difficile que ceux du Paléolithique. Et leur vie n'avait que peu de place pour la créativité la découverte et l'invention.

Jared Diamond et Yuval Noah Harari s'opposent à cette idée de "révolution néolithique" qui aurait améliorer la vie des humains. Ils démontrent qu'il n'y a pas de commune mesure entre la qualité de vie de l'homme du paléolithique et l'homme du néolithique.

"Loin d'annoncer une ère nouvelle de vie facile la Révolution agricole rendit généralement la vie des cultivateurs plus difficile, moins satisfaisante que celle des fourrageurs. Les chasseurs cueilleurs occupaient leur temps de manière plus stimulante et variée et se trouvaient moins exposés à la famine et aux maladies. Certes, la révolution agricole augmenta la somme totale de vivres à la disposition de l'humanité mais la nourriture supplémentaire ne se traduisit ni en meilleure alimentation ni en davantage de loisirs. Elle se solda plutôt par des explosions démographique et l'apparition d'élites choyées. Le fermier moyen travaillait plus dur que le fourrageur moyen, mais ne nourrissait moins bien. La révolution agricole fut la plus grande escroquerie de l'histoire." Sapiens p 104
Contrairement à ce que pense beaucoup de gens victimes d'une histoire réifiée, les humains du paléolithique étaient beaucoup plus innovants dans l'ensemble que ne l'ont été les humains depuis 9000 ans.
La division du travail et la répétition de tâches identiques ont freiné les découvertes. Si vous demandez à un enfant de faire la même tâche toute la journée, il sera abruti par ce geste répété et n'arrivera plus à mobiliser les neurones nécessaires pour apprendre.




Le film "les temps modernes" de Charlie Chaplin en 1936, dénonce la folie des spoliateurs qui détruisent la nature humaine  en exigeant de ceux qui travaillent pour eux des gestes répétitifs et saccadés qui les transforment en machine. Le héros Charlot, ouvrier d'usine est "soumis à divers mauvais traitements, gavé par une machine ou contraint à visser des écrous à un rythme effréné sur une chaîne de montage accélérée".



Le division du travail et l'existence d’exécutants et d’exécuteurs ont multiplié le temps de travail du plus grand nombre. Cela a eu pour conséquence de diminuer considérablement leur temps de repos ainsi que le temps de  sommeil nécessaire au fonctionnement correct du corps.
Le manque de sommeil et l'absence de temps de pause aboutit à la fois à diminuer le temps disponible pour créer, découvrir, chercher et à inhiber les capacités créatives des individus.

CONCLUSION


Nous sommes au tout début d'un immense océan de découvertes concernant la vie des hommes du Paléolithique.
Des recherches récentes en archéologie nous montrent que les humains de cette époque avaient beaucoup plus de connaissances qu'on ne l'avait imaginé. Elles prouvent aussi que ces humains ressemblaient aux enfants que nous voyons au 21° siècle, ils étaient Innovants.
Ces humains du Paléolithique ne cessaient de chercher à comprendre les mystères de la nature qui les entourait, ne cessaient d' inventer de nouvelles techniques pour chasser plus efficacement, ne cessaient d'inventer de nouveaux outils et objets pour améliorer leur quotidien.
 Mais de petits groupes de Parasites spoliateurs qui se reproduisent depuis 9000 ans en tant que classes sociales spoliatrices ont imposé à la grande majorité des humains de répéter des gestes identiques toutes les journées.

Ces premiers hommes respectaient leur nature. Ils expérimentaient, cherchaient, créaient, inventaient. La nature humaine n'est pas faîte pour se transformer en machine obéissante.
Il nous faut à nous, humains du 21° siècle, reprendre cet héritage de nos ancêtres partageurs et innovants et choisir de vivre en respectant notre véritable nature d'être humain, c'est-à-dire d'êtres des humains solidaires, curieux, gentils, découvreurs, créateurs.