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mercredi 5 octobre 2022

Sankara 1986 .« II est normal que celui qui vous donne à manger vous dicte également ses volontés. Regardez dans votre assiette, quand vous mangez le grain de riz, de maïs, de mil importé. C’est ça l’impérialisme " 55% du blé au Burkina est importé de Russie. URGENT : Autosuffisance alimentaire par des CDR Sankara Zéro impérialiste Ni Franceàfric Ni Russieàfric Ni Chineàfric

 


Par Julie Amadis
#IpEaVaEaFaF
5 octobre 2022

"Tout ce que nous avons réalisé au Burkina Faso, sous la révolution, nous l'avons réalisé grâce aux CDR en premier lieu.

Nous avons construit des maisons, des écoles, des dispensaires, des routes, des ponts et des barrages." Thomas Sankara 1986 1° conférence des CDR


60 % du riz consommé et la quasi totalité du blé consommé sont importés. 

Pourtant il serait possible de cultiver du blé au Burkina.

""L'Afrique subsaharienne possède d'importantes étendues de terres propices à la production de blé de façon rentable et sans irrigation, compte tenu des conditions de précipitations", affirment les auteurs de l'étude. "Le Monde


Celui qui ne vous a pas nourris ne peut rien exiger de vous.
Or, nous sommes là, à nous faire nourrir chaque jour, chaque année et nous disons : « À bas l'impérialisme !» Eh bien la reconnaissance du ventre est là. 
[Rires, applaudissements] 
Mais les pro Russes font semblant de ne pas voir que la Russie est capitaliste et impérialiste depuis 30 ans

La Conférence nationale des CDR a félicité, et elle a raison, tous ceux qui ont écrit, qui ont produit quelque chose sur le plan littéraire, artistique, et dans tous les autres domaines.
C'est ça la production, nous sommes des révolutionnaires ! (..)
[Applaudissements nourris] Il faut donc produire, produire et encore produire.


Sankara 1986 .« II est normal que celui qui vous donne à manger vous dicte également ses volontés.  Regardez dans votre assiette, quand vous mangez le grain de riz, de maïs, de mil importé. C’est ça l’impérialisme "
55% du blé au Burkina est importé de Russie. URGENT : Autosuffisance alimentaire par des CDR Sankara Zéro impérialiste Ni Franceàfric Ni Russieàfric Ni Chineàfric 


"Il y en a qui demandent ; «Mais où se trouve l’impérialisme ?» Regardez dans vos assiettes quand vous mangez : les grains de riz, de maïs, de mil importés, c’est ça l’impérialisme. N’allez pas plus loin. [Applaudissements]"Discours de Thomas Sankara à la conférence nationale des Comités de défense de la révolution, 4 avril 1986. »


Regardez dans vos assiettes
L'impérialisme est là

55% DU BLE AU BURKINA VIENT DE RUSSIE

55% du blé consommé au Burkina Faso vient de Russie

La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) a révélé dans un rapport, le degré de dépendance « élevé » de 25 pays africains en termes d’importation de blé de la Fédération de Russie et de l’Ukraine.

 Près de la moitié des pays de l’Afrique est affectée par la guerre en Ukraine. Entre 2018 et 2020, l’Afrique a importé pour 3,7 milliards USD de blé (32 % du total des importations africaines de blé) en provenance de la Fédération de Russie et pour 1,4 milliard USD en provenance d’Ukraine (12 % des importations totales de blé africain).

Dans les 25 pays africains concernés, on trouve 4 pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) que sont le Bénin, le Togo, le Burkina Faso, le Sénégal qui dépendent de l’importation de blé de ces 2 pays. Le Bénin importe 100% de son blé de la Russie.

Il est suivi du « pays des hommes intègres » avec 55% en provenance de Russie contre 5% de l’Ukraine. Le Sénégal importe pour sa part 50% de son blé de la Russie contre 15% de l’Ukraine. Enfin, le Togo n’importe pas de blé de l’Ukraine, ses achats proviennent de la Russie à hauteur de 45%. Ouaganews

 


LES MEMES QUI SABOTENT LES CDR APPELLENT LA RUSSIE A PRENDRE LE CONTRÔLE DU BURKINA FASO 
EN SE FAISANT PASSER POUR DES HERITIERS DE SANKARA

Mais il suffit de lire les principaux discours de Thomas Sankara pour constater que ces panneàfricains sont des hypocrites menteurs cachant ce que fut la révolution sankariste
Voici ce que Thomas disait en avril 1986 à la 1° conférence des CDR

Yanick Toutain avait republié ce discours en 2014

JEUDI 4 DÉCEMBRE 2014

Thomas Sankara "Les Comités de défense de la révolution, c'est la production ! Certes s'il faut des thèmes de mobilisation, s'il faut des slogans ? Oui ! Il faut des slogans ! S'il faut des images, des symboles de la révolution, pour comprendre ! Oui ? il en faut.
(..)
Il faut produire, il faut produire et c'est pourquoi, je salue le mot d'ordre de : « Deux millions de tonnes de céréales ».
Notre pays produit suffisamment de quoi nous nourrir.
Ce n'est plus le cas en 2022
Nous pouvons dépasser même notre production.
Malheureusement, par manque d'organisation, nous sommes encore obligés de tendre la main pour demander des aides alimentaires.
Ces aides alimentaires qui nous bloquent, qui inspirent, qui installent dans nos esprits cette habitude, ces réflexes de mendiant, d'assisté, nous devons les mettre de côté par notre grande production ! Il faut réussir à produire plus, produire plus parce qu'il est normal que celui qui vous donne à manger vous dicte également ses volontés.

CELUI QUI CONTRÔLE SA NOURRITURE CONTRÔLE SA POLITIQUE

A la fête de la Tabaski, à Pâques, à Noël, quand dans les familles, on abat les coqs, les dindons, les moutons, on le fait parce qu'on est sûr qu'on a nourri le coq, le dindon, le mouton.
On peut l'abattre quand on veut.
A Noël, à Pâques, à la Pentecôte ou même pendant le carême.
On est libre.
Celui qui ne vous a pas nourris ne peut rien exiger de vous.
Or, nous sommes là, à nous faire nourrir chaque jour, chaque année et nous disons : « À bas l'impérialisme !» Eh bien la reconnaissance du ventre est là. 
[Rires, applaudissements] 
Mais les pro Russes font semblant de ne pas voir que la Russie est capitaliste et impérialiste depuis 30 ans
Si dans notre expression, nous, révolutionnaires, ne voulons pas être reconnaissants, ou en tout cas, si nous voulons mettre de côté toutes les formes de domination, le ventre sera là qui, lui, risque de prendre le chemin de droite, de la réaction et de la cohabitation pacifique [Applaudissements] avec tous ceux qui nous oppriment à travers les graines de céréales déversées ici.
Ne consommons que ce que nous contrôlons ! Il y en a qui demandent ; «Mais où se trouve l'impérialisme ?» Regardez dans vos assiettes quand vous mangez : les grains de riz, de maïs, de mil importés, c'est ça l'impérialisme.
N'allez pas plus loin.
[Applaudissements] Donc, camarades, nous devons nous organiser pour produire ici et nous pouvons produire plus qu'il n'en faut.
Et s'organiser c'est évidemment reconstruire les CDR !!!
Thomas le répètera ensuite
On dit que c'est la sécheresse qui a fait que notre production a baissé.
Le ministère de l'Agriculture est là, qui témoigne que même pendant la sécheresse, la production de coton n'a fait qu'augmenter.
Pourquoi cela ? Eh bien, parce que la SOFITEX paye.
Eh bien, nous allons changer de méthodes.
Oui, il faut changer de méthodes.
Mais la production, ne se limite pas seulement aux céréales.
I1 faut produire dans tous les domaines, à l'usine, dans les bureaux et j'invite chacun à la production intellectuelle.
La Conférence nationale des CDR a félicité, et elle a raison, tous ceux qui ont écrit, qui ont produit quelque chose sur le plan littéraire, artistique, et dans tous les autres domaines.
C'est ça la production, nous sommes des révolutionnaires ! (..)
[Applaudissements nourris] Il faut donc produire, produire et encore produire.
Sur le plan international, beaucoup de choses positives sont dites mais non écrites.
(..)
C'est au Burkina Faso quand même qu'il y a le plus de tracts, vous le savez très bien ! Cela prouve que nous savons lire et écrire..
Mamadou et Bineta' sont devenus grands, il y a très longtemps.
Ils commencent à être vieux. 
[Rires et applaudissements] 
On rappellera aux anti-impérialistes du dimanche que "Mamadou et Bineta est un livre éducatif utilisé en Afrique de André Davesne. ".... un Français !
Thomas Sankara était évidemment l'allié des Français anti-impérialistes. Pas comme les fascistes téléguidés par Poutine..... l'impérialiste Poutine !

Thomas Sankara "Mais camarades, il est important que nous revenions en d'autres occasions sur ce qui n'est pas fait, sur ce qui doit se faire.

L'unité, l'unité dans nos rangs ! Unité-critique-auto-critique-unité.

Bannissons de nos rangs tous les louvoiements, les calculs insidieux perceptibles et imperceptibles qui se trament ; les mots d'ordre téléguidés et télécommandés.

Heureusement, la Conférence nous a permis de constater que l'unité s'est renforcée.

Ce qui prouve que des éléments sains de tous bords ont oeuvré consciemment, loyalement, afin que l'unité se consolide.

C'est une victoire.

[Applaudissements] Camarades, je vous félicite tous pour l'effort fourni, je vous félicite surtout pour les efforts que vous avez fournis avant cette conférence.

Tout ce que nous avons réalisé au Burkina Faso, sous la révolution, nous l'avons réalisé grâce aux CDR en premier lieu.

Nous avons construit des maisons, des écoles, des dispensaires, des routes, des ponts et des barrages.

Nous avons fait de la production intellectuelle, artistique.

Bref, nous avons marqué des points.

Nous avons sur le plan économique, financier, budgétaire, réalisé des sacrifices, des efforts et chacun de nous a payé le prix qu'il fallait payer.

On peut facilement constater l'héritage des saboteurs - Compaoré Zida le Balai Citoyen le PCRV Damiba..... l'héritage de tous les ennemis de Sankara, l'héritage de tous les ennemis des CDR 

BLE ET RIZ IMPORTES DE CHINE ET DE RUSSIE ALORS QU'IL EST POSSIBLE DE LES CULTIVER AU PAYS

15% des habitants du Burkina Faso sont en "situation d'insécurité alimentaire".
1 enfant sur 10 est malnutri.

 15% de la population, sont actuellement en situation d'insécurité alimentaire dans le pays. Les femmes enceintes et les nouveau-nés sont particulièrement vulnérables. Actuellement, 1 enfant sur 10 au Burkina Faso est confronté à la malnutrition. " https://www.icrcnewsroom.org/story/fr/2011/burkina-faso-conflict-aggravates-ongoing-food-crisis

60 % du riz consommé et la quasi totalité du blé consommé sont importés. 

Pourtant il serait possible de cultiver du blé au Burkina.

""L'Afrique subsaharienne possède d'importantes étendues de terres propices à la production de blé de façon rentable et sans irrigation, compte tenu des conditions de précipitations", affirment les auteurs de l'étude. "Le Monde


L'ALLIANCE D'IBRAHIM TRAORE AVEC LES ACTIVISTES PRO POUTINE PROUVE QU'IL VA POURSUIIVRE LA POLITIQUE IMPERIALISTE ALIMENTAIRE 

 Ibrahim Traoré nouveau chef de l'Etat autoproclamé du Burkina a déclaré sur Radio Oméga le 1er octobre :

"C'est qu'il faut révolutionner notre production, révolutionner notre agriculture. On conquiert les terres on les installe et on les aide à produire pour qu'on ne soit pas dépendants de l'extérieur."

Il ment. Il est allié avec les activistes pro Poutine, porteurs de drapeaux russes. Comme si Poutine allait le laisser cultiver du blé au Burkina quand 55 % du blé vient de Russie.

S'il avait comme réel projet l'auto-suffisance alimentaire, il aurait appelé les Burkinabè à constituer des CDR. Et il ne l'a pas fait.

SANKARA : L'AUTO SUFFISANCE ALIMENTAIRE GRACE AUX CDR


Le premier jour de son arrivée au pouvoir, Sankara appelait la population à constituer des CDR




Dans le DOP du 2 octobre 1983, Sankara annonçait que son objectif était l'auto-suffisance alimentaire au Burkina Faso.

"Cela est possible en donnant son vrai sens au slogan d’auto-suffisance alimentaire, trop vieilli à
force d’avoir été proclamé sans conviction. Ce sera d’abord la lutte âpre contre la nature qui, du reste, n’est pas plus ingrate chez nous que chez d’autres peuples qui l’ont merveilleusement vaincue sur le plan agricole. Le Conseil national de la révolution ne se bercera pas d’illusions en projets gigantissimes, sophistiqués. Au contraire, de nombreuses petites réalisations dans le système agricole permettront de faire de notre territoire un vaste champ, une suite infinie de fermes. Ce sera ensuite la lutte contre les affameurs du peuple, spéculateurs et capitalistes agricoles de tout genre. Ce sera enfin la protection contre la domination impérialiste de notre agriculture, dans l’orientation, le pillage de nos ressources et la concurrence déloyale à nos productions locales par des importations qui n’ont de mérite que leur emballage pour bourgeois en mal de snobisme. Des prix rémunérateurs et des unités industrielles agro-alimentaires assureront aux paysans des marchés pour leurs productions en toute saison." 2 octobre 1983


Les CDR étaient les nouvelles institutions dirigeantes et le projet d'auto-suffisance alimentaire se faisait grâce aux CDR.

Le pouvoir dévolu aux CDR villageois affirmait la volonté d’opposition aux responsables villageois traditionnels ; ceux-ci étaient d’ailleurs souvent désignés par les autorités révolutionnaires comme des « féodaux ». Cette accusation est reprise dans le préambule de l’Ordonnance du 4 août 1984 :

« En raison de l’interaction entre structures socio-politiques d’une part, et d’autre part structures foncières et agraires, le droit foncier et agraire du Burkina-Faso était marqué du sceau bourgeois et féodal et donc utilisé contre les masses laborieuses. »

De cette analyse découlait la volonté de transformer les rapports sociaux en milieu rural, en brisant le pouvoir foncier des chefferies traditionnelles et en donnant de nouveaux pouvoirs aux CDR.

En ce domaine, la volonté de rupture avec le passé était donc affirmée, mais le temps a manqué pour en saisir la portée. Les CDR ont été élus, mais aucune étude n’a été faite qui permettrait d’avoir une idée de leur représentativité sociale, de leur lien avec les autorités habituelles (anciens et notables). Leur action a surtout consisté à encourager la participation des paysans aux travaux prévus dans le Programme populaire de développement (travaux d’intérêt collectif : ouverture et entretien des pistes, construction d’écoles, de dispensaires, reboisement, etc.). Les tensions risquaient de se multiplier dès lors que les CDR prétendaient toucher aux rouages réels du fonctionnement de la société paysanne, notamment les attributions foncières. Théoriquement, les CDR étaient responsables de la gestion des terroirs villageois : comment allaient-ils arbitrer les différends fonciers ? Bernard Tallet  Le CNR face au monde rural le CNR à l'épreuve des faits

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COMPLEMENTS

L'EXTRAIT COMPLET DE CE DISCOURS DE SANKARA

Les Comités de défense de la révolution, c'est la production ! Certes s'il faut des thèmes de mobilisation, s'il faut des slogans ? Oui ! Il faut des slogans ! S'il faut des images, des symboles de la révolution, pour comprendre ! Oui ? il en faut.

Nous n'hésiterons pas ! Mais nous ne devons pas mettre la forme avant le fond, et la révolution ne se mesurera pas au nombre de slogans et au nombre de ténors, de stentors dans les cris.

Ce sera à autre chose, ce sera à la production.

Il faut produire, il faut produire et c'est pourquoi, je salue le mot d'ordre de : « Deux millions de tonnes de céréales ».

Notre pays produit suffisamment de quoi nous nourrir.

Nous pouvons dépasser même notre production.

Malheureusement, par manque d'organisation, nous sommes encore obligés de tendre la main pour demander des aides alimentaires.

Ces aides alimentaires qui nous bloquent, qui inspirent, qui installent dans nos esprits cette habitude, ces réflexes de mendiant, d'assisté, nous devons les mettre de côté par notre grande production ! Il faut réussir à produire plus, produire plus parce qu'il est normal que celui qui vous donne à manger vous dicte également ses volontés.

A la fête de la Tabaski, à Pâques, à Noël, quand dans les familles, on abat les coqs, les dindons, les moutons, on le fait parce qu'on est sûr qu'on a nourri le coq, le dindon, le mouton.

On peut l'abattre quand on veut.

A Noël, à Pâques, à la Pentecôte ou même pendant le carême.

On est libre.

Celui qui ne vous a pas nourris ne peut rien exiger de vous.

Or, nous sommes là, à nous faire nourrir chaque jour, chaque année et nous disons : « À bas l'impérialisme !» Eh bien la reconnaissance du ventre est là.

[Rires, applaudissements] Si dans notre expression, nous, révolutionnaires, ne voulons pas être reconnaissants, ou en tout cas, si nous voulons meurt de côté toutes les formes de domination, le ventre sera là qui, lui, risque de prendre le chemin de droite, de la réaction et de la cohabitation pacifique [Applaudissements] avec tous ceux qui nous oppriment à travers les graines de céréales déversées ici.

Ne consommons que ce que nous contrôlons ! Il y en a qui demandent ; «Mais où se trouve l'impérialisme ?» Regardez dans vos assiettes quand vous mangez : les grains de riz, de maïs, de mil importés, c'est ça l'impérialisme.

N'allez pas plus loin.

[Applaudissements] Donc, camarades, nous devons nous organiser pour produire ici et nous pouvons produire plus qu'il n'en faut.

On dit que c'est la sécheresse qui a fait que notre production a baissé.

Le ministère de l'Agriculture est là, qui témoigne que même pendant la sécheresse, la production de coton n'a fait qu'augmenter.

Pourquoi cela ? Eh bien, parce que la SOFITEX paye.

Eh bien, nous allons changer de méthodes.

Oui, il faut changer de méthodes.

Mais la production, ne se limite pas seulement aux céréales.

I1 faut produire dans tous les domaines, à l'usine, dans les bureaux et j'invite chacun à la production intellectuelle.

La Conférence nationale des CDR a félicité, et elle a raison, tous ceux qui ont écrit, qui ont produit quelque chose sur le plan littéraire, artistique, et dans tous les autres domaines.

C'est ça la production, nous sommes des révolutionnaires ! J'ai lu dans un télex, dans une dépêche d'agence, que lors d'un tournoi de tennis de table, le Burkina Faso a été battu par le Nigéria, par le Libéria.

J'ai trouvé cela très bien.

Il faut que nous soyons encore battus.

Mais si nous sommes battus, c'est la faute de ceux qui ne nous ont pas organisés les années passées.

Par contre, si dans les années à venir, nous sommes battus, camarades, ce sera de notre faute.

[Applaudissements nourris] Il faut donc produire, produire et encore produire.

Sur le plan international, beaucoup de choses positives sont dites mais non écrites.

Prenons l'exemple des Tribunaux populaires de la révolution : qui peut nous citer un livre écrit par un Burkinabè sur les TPR'.

Le peu qui ait été écrit, a été écrite par des étrangers, des étudiants, des professeurs d'université, des chercheurs....

Pourtant, il y a de grands enseignements que les TPR sont en train de nous donner, que nous ferions mieux de consigner précieusement dans des livres.

Demandez à la radio-diffusion, si elle a encore l'enregistrement du 14ème TPR ? Elle vous dira que la bande, la cassette à été utilisée pour enregistrer le dernier tube de je ne sais quelle vedette.

Ce n'est pas normal.

Nous n'avons pas ce réflexe de protéger notre capital intellectuel.

Il faut produire davantage.

Et puis après tout, nous battons le record en matière de littératures clandestines.

C'est au Burkina Faso quand même qu'il y a le plus de tracts, vous le savez très bien ! Cela prouve que nous savons lire et écrire..

Mamadou et Bineta' sont devenus grands, il y a très longtemps.

Ils commencent à être vieux.

[Rires et applaudissements] Mais camarades, il est important que nous revenions en d'autres occasions sur ce qui n'est pas fait, sur ce qui doit se faire.

L'unité, l'unité dans nos rangs ! Unité-critique-auto-critique-unité.

Bannissons de nos rangs tous les louvoiements, les calculs insidieux perceptibles et imperceptibles qui se trament ; les mots d'ordre téléguidés et télécommandés.

Heureusement, la Conférence nous a permis de constater que l'unité s'est renforcée.

Ce qui prouve que des éléments sains de tous bords ont oeuvré consciemment, loyalement, afin que l'unité se consolide.

C'est une victoire.

[Applaudissements] Camarades, je vous félicite tous pour l'effort fourni, je vous félicite surtout pour les efforts que vous avez fournis avant cette conférence.

Tout ce que nous avons réalisé au Burkina Faso, sous la révolution, nous l'avons réalisé grâce aux CDR en premier lieu.

Nous avons construit des maisons, des écoles, des dispensaires, des routes, des ponts et des barrages.

Nous avons fait de la production intellectuelle, artistique.

Bref, nous avons marqué des points.

Nous avons sur le plan économique, financier, budgétaire, réalisé des sacrifices, des efforts et chacun de nous a payé le prix qu'il fallait payer.

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Goita qui est le pantin des impérialistes fait donc alliance avec Poutine...... et avec Biden 

Bien évidemment pour SABOTER LA REVOLUTION AFRICAINE

samedi 8 octobre 2016

Au lieu de sauver les 29000 enfants du Burkina Faso mourant chaque année de sous nutrition Smockey & co faux sankaristes anti CDR dépensent 5Mds FCFA (7,6M€) pour construire un mausolée

Par Julie Amadis
#IPEAVAEAFAF
Le 08/10/2016

 

 L'argent pour construire ce monument équivaut aux salaires moyens de 133 726 personnes !
262 EUROS PAR ENFANT QUI MEURT
172 413 FCFA PAR ENFANT QUI MEURT

LIRE AUSSI

Comment 5 sankaristes peuvent préparer la "révolution burkinabè du 15 octobre 2016" en 8 jours ?


 





Dimanche 2 octobre 2016, 33 ans après le discours d'orientation politique de Sankara, des faux sankaristes anti CDR se sont réunis à Ouagadougou pour commémorer le héros qu'ils veulent laisser dans une tombe bien fermée, pour que jamais les jeunes burkinabès ne reprennent le véritable héritage de Sankara et ne forment de CDR (comité de défense de la Révolution).
"Le lancement du projet de mémorial Thomas Sankara a eu lieu le jeudi 2 octobre, date anniversaire du Discours d’Orientation Politique prononcé par Thomas Sankara en 1983. Un symposium panafricain, une marche des jeunes, en présence de l’ancien président du Ghana Jerry Rawlings, et un concert place de la Révolution ont marqué cette journée." (blog Thomas Sankara)
Ceux qui depuis 2011 s'opposent aux CDR, ceux qui ont volé la Révolution des Burkinabés, se déguisent en sankaristes en organisant une grande fête en l'hommage à Sankara.
Un mémorial qui coûte des fortunes pendant que le peuple souffre, pendant que des enfants meurent de malnutrition !


Roch Marc Christian Kaboré, actuel Président du Burkina Faso s'est fait corrompre par le sanguinaire esclavagiste et assassin de Sankara, Blaise Compaoré, pendant des années.
Roch Marc Christian Kaboré, qui a accepté d'aller à la soupe de l'assassin de Sankara vient nous parler du message de Sankara !
Mais de qui se moque t'on ?

Smockey du Balai citoyen voulait donner le pouvoir à Diendéré.
 Hervé Ouattara: "Au départ, nous avons voulu inciter Gilbert Diendiéré, lui-même, à perpétrer un coup d’Etat.On a discuté entre nous et finalement, c’est nous qui avons gagné. Sams’K Le Jah et Hervé Kam, qui sont arrivés plus tard, étaient dans la même logique que Smockey et moi. Finalement, nous avons dit à Zida de prendre ses responsabilités",
 Il voulait stopper net la révolution afin d'empêcher les pauvres de former des CDR. Ce traitre est fer de lance du projet de mémorial.

Ce projet pharaonique de mausolée Sankara coute la somme de 5 milliards de Franc CFA soit 7,6 millions d'euros.
"Piloté par un comité de responsables de la société civile burkinabè et soutenu par le gouvernement, il devrait compter un mausolée, un musée, une salle de conférence, une salle de projection, et même un espace sportif. Budget estimé : 5 milliards de francs CFA (7,5 millions d’euros)." Jeune Afrique


Pendant ce temps, depuis dimanche et leur spectacle couteux pour faire oublier les CDR, 477 enfants burkinabés sont morts de malnutrition ! 

29000 ENFANTS MEURENT DE SOUS NUTRITION

MAIS LA PRIORITÉ DE CES FAUX SANKARISTES EST DE CONSTRUIRE UN MONUMENT A 5 MILLIARDS DE FRANCE CFA (7,6 millions d'euros)


 Un Burkinabè gagne en moyenne 57€/mois
"En effet, le salaire moyen d’un Burkinabè se chiffre à environ 57 euros par mois (selon la Banque mondiale)." Jeune Afrique

Avec ce salaire il nourrit toute sa famille.
Les familles sont constituées en moyenne de 6 ou 7 personnes. (Les femmes ont en moyenne 5,69 enfants)
Avec 57 € six personnes mangent pendant 1 mois et se logent.

Beaucoup de Burkinabè ne peuvent se nourrir suffisamment. 29000 enfants meurent actuellement tous les ans de sous nutrition !
"Le pays observe aussi une forte croissance démographique que la croissance économique insuffisante, au sortir d’une année 2015 marquée par une transition politique perturbée et des menaces terroristes externes, n’arrive pas à compenser. De ce fait, la pauvreté y reste endémique avec d’importants taux de sous-nutrition. Celle-ci est un facteur des 45 % de morts infantiles, soit 29 000 décès d’enfants de moins de 5 ans par an*." Action contre la Faim
262 EUROS PAR ENFANT QUI MEURT
172 413 FCFA PAR ENFANT QUI MEURT

AVEC L'ARGENT DU MAUSOLÉE

LES 29000 ENFANTS QUI MEURENT CHAQUE ANNÉE
DE SOUS NUTRITION SERAIENT SAUVES !

Si l'argent du mausolée servait à nourrir les plus pauvres au Burkina. Les 29000 enfants qui meurent chaque année de sous nutrition seraient sauvés !
L'argent pour construire ce monument équivaut aux salaires moyens de 133 726 personnes !

Mais les faux rebelles corrompus déguisés en Sankariste ont d'autres priorités. Il veulent construire un monument en mémoire de Sankara. Un monument qui coute 5 milliards de franc CFA soit 7,62 millions d'euros !

"Le coût du projet destiné à raviver l'héritage du défunt président burkinabè est estimé à 5 milliards de francs CFA, environ 8 millions de dollars." BBC Afrique

 SANKARA LUI AVAIT POUR PRIORITÉ LES PAUVRES

C'est une honte de faire cela alors que Sankara a donné sa vie aux pauvres.

Président du Burkina Faso de 1983 à 1987 - alors que son pays était celui qui avait la mortalité infantile la plus forte au monde juste avant qu'il n'arrive au pouvoir - Sankara a réussi à ce que tous les Burkinabés mangent à leur faim !

Le slogan de Sankara était :
«Deux repas et de l'eau potable pour tous et tous les jours».

Lisez un peu son discours devant l'Assemblée Générale des Nation unies du 4 aout 1984.

Je vous en mets ici un extrait :
"Notre ambition économique est d’œuvrer pour que le cerveau et les bras de chaque burkinabè puissent au moins lui servir à inventer et à créer de quoi s’assurer deux repas par jour et de l’eau potable.
Nous jurons, nous proclamons, que désormais au Burkina Faso, plus rien ne se fera sans la participation des burkinabè. Rien qui n’ait été au préalable décidé par nous, élaboré par nous. Il n’y aura plus d’attentat à notre pudeur et à notre dignité. Forts de cette certitude, nous voudrions que notre parole s’élargisse à tous ceux qui souffrent dans leur chair, tous ceux qui sont bafoués dans leur dignité d’homme par un minorité d’hommes ou par un système qui les écrase." Thomas Sankara (Afrik.com)
 Kaboré, Sam le Jah ou Smockey n'ont rien de comparable avec Thomas Sankara.

Qu'ont ils fait des espoirs des Burkinabés ?

Que font-ils actuellement pour nourrir toute cette population sous nutris ?

Que font ils pour rendre indépendant le Burkina ?

Rien ou pas grand chose ...

Ils pensent pouvoir s'acheter une conduite et redorer leur image à l'égard du peuple en dépensant 5 milliards de franc CFA pour un mausolée en organisant des concerts soit disant en hommage de Sankara.

Toute cette mascarade est une vitrine pour que le peuple oublie leur corruption auprès des impérialistes et leur collaboration avec les pires capitalistes.

Voilà ce qu'est leur simulacre de symposium panafricain du 2 octobre dernier dont tout le monde parle.


Les faux Sankaristes corrompus du Balai Citoyen organisateurs
de la journée en hommage à Sankara et du mausolée à 2 milliards de
Franc CFA
En plus,  ce sont les élites "faux rebelles" innovoises et formoises qui sont invitées à financer ce mausolée.

"

Un chiffre conséquent, que les instigateurs de cet ambitieux projet espèrent atteindre grâce à un financement participatif. « Nous voulons faire de ce mémorial une oeuvre populaire et collective, pour rester fidèle à l’esprit de Thomas Sankara », explique Abdoul Salam Kaboré, ancien ministre de « Thom’ Sank' » et président du comité d’organisation." Jeune Afrique

Des élites qui ne partagent pas leur gros salaire avec les pauvres, qui ne sont absolument pas égalistes, et qui, on l'imagine, seront les premières à s'opposer au futur Sankara comme leurs parents l'ont fait dans les années 80 avec Sankara revêtissent aujourd'hui l'uniforme Sankariste en finançant un mausolée pour mieux humilier les plus pauvres en leur volant la mémoire de Sankara.

2 OCTOBRE 2016 : FAUX HOMMAGE A SANKARA ET

  STRATÉGIE POUR  QUE LES JEUNES BURKINABÉS
OUBLIENT LES CDR


Derrière ce projet pharaonique, il y a :

Tous les faux rebelles
Tous les collabos
Tous ceux qui ont le masque "je suis un rebelle" et qui finissent par trahir les pauvres, le peuple, pour faire plaisir à leur maître impérialiste.
L'Innovoisie voleuse de révolution populaire est derrière ce projet.
Sams K le Jah, Smockey, ont appelé Diendéré et ont cassé la révolution du peuple burkinabè car ils voulaient à tout prix empêcher que les burkinabès ne prennent le pouvoir et ne mettent en place les CDR.
Tiken Jah Fakoly est allé faire la pute Franceàfric au moment du coup d'état de 2011 mettant Ouattara au pouvoir en Côte d'Ivoire.
Invité par tous les médias collabos français, il était là pour légitimer un coup d'état organisé par la France et au service direct des patrons esclavagistes français comme Bolloré.

LIRE :  Révolution volée au Burkina Faso. Les 4 traîtres du 30-31 octobre: Hervé Ouattara, Serge Smockey Bambara, Guy Hervé Kam et Sams'K le Jah
"Sams K le Jah, Smockey, Didier Awadi, ou encore Tiken Jah Fakoly étaient notamment attendus pour clôturer en musique cette journée hommage au père de la révolution burkinabè."Jeune Afrique
N'oublions pas dans les têtes organisatrices de cette vaste mascarade, le ministre de la culture Tahirou Barry. Le chouchou des USA et de la France !

Invité officiel des fêtes nationales de France et des USA par leurs ambassades depuis trois ans, il a même été le représentant du Burkina aux USA en mars dernier dans le cadre du programme des jeunes leaders sous le thème de la démocratie en action. Ce voyage dans quatre États américains lui a ouvert les portes du congrès, du département d’État Américain et de la maison blanche où il a rencontré d’importantes personnalités politiques de ce pays." LeFaso.net

La stratégie de tous ces faux rebelles collabos, c'est de parler de l'héritage de Sankara sans jamais évoquer la principale de ces contributions à la productivité historique : les CDR.

Le CDR c'est la base de l'humanocratie qui prend la place de la démocratie esclavagiste.
Un système humanocrate dans lequel les pauvres sont enfin représentés, dans lequel les pauvres participent activement aux décisions politiques... et donc à leur présent, leur avenir, et l'avenir de leurs enfants.
Le socle d'un réel espoir pour les générations présentes et futures.


RENDRE HOMMAGE A SANKARA
C'EST CONSTRUIRE DES CDR
DELEGUES REVOCABLES 1 POUR 25

Le jour du mémorial choisi correspond au discours d'orientation politique de Sankara.
Que les organisateurs regardent au moins une fois la vidéo du discours d'orientation politique de Thomas Sankara.
Choisir la date d'anniversaire du DOP sans jamais faire référence au discours de Sankara et donc au CDR n'a aucun sens. La trouille des élites concernant la mise en place de CDR est tellement forte qu'ils vont jusqu'à détourner la référence histoire du 2 octobre 1983 !
Les services secrets impérialistes sont doués pour créer de "faux rebelles" de "faux révolutionnaires" pour attirer les foules vers les mauvais chevaux et garder la main sur leur pays esclaves.



LE DISCOURS D'ORIENTATION POLITIQUE (DOP) DE SANKARA PORTE SUR LES CDR MAIS JAMAIS CE MOT
N EST PRONONCE PAR LES ORGANISATEURS

Le discours d'orientation politique porte sur les CDR et AUCUN DES ORGANISATEURS NE PRONONCE CE MOT !

Je cite ici un extrait du discours de Sankara :

C’est une révolution faite par les masses populaires voltaïques elles-mêmes avec leurs mots d’ordre et leurs aspirations. L’objectif de cette révolution consiste à faire assumer le pouvoir par le peuple. C’est la raison
pour laquelle le premier acte de la révolution, après la Proclamation du 4 août, fut l’appel adressé au peuple pour la création des Comités de défense de la révolution (CDR). Le CNR a la conviction que pour que cette révolution soit véritablement populaire, elle devra procéder à la destruction de la machine d’État néo-coloniale et organiser une nouvelle machine capable de garantir la souveraineté du peuple. La question de savoir comment ce pouvoir populaire sera exercé, comment ce pouvoir devra s’organiser, est une question essentielle pour le devenir de notre révolution.
L’histoire de notre pays jusqu’à nos jours a été essentiellement dominée par les classes exploiteuses et conservatrices qui ont exercé leur dictature anti-démocratique et anti-populaire, par leur mainmise sur la politique, l’économie, l’idéologie, la culture, l’administration et la justice.
La révolution a pour premier objectif de faire passer le pouvoir des mains de la bourgeoisie voltaïque alliée à l’impérialisme aux mains de l’alliance des classes populaires constituant le peuple. Ce qui veut dire qu’à la dictature anti-démocratique et anti-populaire de l’alliance réactionnaire des classes sociales favorables à l’impérialisme, le peuple au pouvoir devra désormais opposer son pouvoir démocratique et populaire.
Ce pouvoir démocratique et populaire sera le fondement, la base solide du pouvoir révolutionnaire en Haute-Volta. Elle aura pour tâche primordiale la reconversion totale de toute la machine d’État avec ses lois, son administration, ses tribunaux, sa police, son armée qui avaient été façonnés pour servir et défendre les intérêts égoïstes des classes et couches sociales réactionnaires. Elle aura pour tâche d’organiser la lutte contre les menées contre-révolutionnaires de reconquête du «paradis perdu» en vue d’écraser complètement la résistance des réactionnaires nostalgiques du passé. Et c’est là que résident la nécessité et le rôle des CDR, comme point d’appui des masses populaires à l’assaut des citadelles réactionnaires et contre-révolutionnaires.
Pour une juste compréhension de la nature, du rôle et du fonctionnement des CDR
L’édification de d’État de démocratie populaire qui est l’objectif final de la révolution d’août n’est pas et ne sera pas l’oeuvre d’un seul jour. C’est une tâche ardue qui exigera de nous des sacrifices énormes. Le caractère démocratique de cette révolution nous impose une décentralisation et une déconcentration du pouvoir administratif afin de rapprocher l’administration du peuple, afin de faire de la chose publique une affaire qui intéresse tout un chacun. Dans cette oeuvre immense de longue haleine, nous avons entrepris de remodeler la carte administrative du pays pour une plus grande efficacité.
Nous avons aussi entrepris de renouveler la direction des services administratifs dans un sens plus révolutionnaire. En même temps, nous avons «dégagé» des fonctionnaires et militaires qui, pour des raisons diverses, ne peuvent suivre la cadence de la présente révolution. Il nous reste beaucoup à faire et nous en sommes conscients.
Le Conseil national de la révolution, qui est dans le processus révolutionnaire déclenché depuis le 4 août le pouvoir de conception, de direction, et de contrôle de la vie nationale tant sur le plan politique, économique que social, se doit d’avoir des instances locales dans les divers secteurs de la vie nationale. Et c’est là que réside le sens profond de la création des CDR qui sont les représentants du pouvoir révolutionnaire dans les villages, les quartiers des villes, les lieux de travail.
Les CDR constituent l’organisation authentique du peuple dans l’exercice du pouvoir révolutionnaire. C’est l’instrument que le peuple s’est forgé pour se rendre véritablement souverain de son destin et étendre de ce fait son contrôle dans tous les domaines de la société. Les armes du peuple, le pouvoir du peuple, les richesses du peuple, ce sera le peuple qui les gèrera et les CDR sont là pour cela.
Quant à leurs rôles, ils sont immenses et diversifiés. Leur mission première est l’organisation du peuple voltaïque tout entier en vue de l’engager dans le combat révolutionnaire. Le peuple ainsi organisé dans les CDR acquiert non seulement le droit de regard sur les problèmes de son devenir, mais aussi participe à la prise de décision sur son devenir et à son exécution. La révolution comme théorie juste pour détruire l’ordre
ancien et, en lieu et place, édifier une société d’un type nouveau ne saurait être menée que par ceux qui y ont intérêt.
Les CDR sont alors les détachements d’assaut qui s’attaqueront à tous les foyers de résistance. Ce sont les bâtisseurs de la Haute-Volta révolutionnaire. Ce sont les levains qui devront porter la révolution dans toutes les provinces, tous nos villages, tous les services publics et privés, tous les foyers, tous les milieux. Pour ce faire, les militants révolutionnaires au sein des CDR doivent rivaliser d’ardeur dans les tâches primordiales suivantes :
1°) L’action en direction des membres du CDR : il revient aux militants révolutionnaires le travail d’éducation politique de leurs camarades. Les CDR doivent être des écoles de formation politique. Les CDR sont les cadres adéquats où les militants discutent des décisions des instances supérieures de la révolution, du CNR et du gouvernement.
2°) L’action en direction des masses populaires vise à les entraîner à adhérer massivement aux objectifs du CNR par une propagande et une agitation intrépides et sans relâche. A la propagande et aux calomnies mensongères de la réaction, les CDR doivent savoir opposer une propagande, une explication révolutionnaires appropriées selon le principe que seule la vérité est révolutionnaire.
Les CDR se doivent d’être à l’écoute des masses afin de se rendre compte de leur état d’esprit, de leurs besoins, pour en informer à temps le CNR et faire à ce sujet des propositions concrètes. Ils sont invités à examiner les questions touchant l’amélioration des intérêts des masses populaires, en soutenant les initiatives prises par ces dernières.
Le contact direct avec les masses, populaires, par l’organisation périodique des assemblées ouvertes où sont discutées les questions qui les intéressent, est une nécessité impérieuse pour les CDR s’ils veulent aider à l’application correcte des directives du CNR. Ainsi, dans l’action de propagande, les décisions du CNR seront expliquées aux masses. Seront aussi expliquées toutes les mesures destinées à l’amélioration de leurs conditions de vie. Les CDR doivent lutter avec les masses populaires des villes et des campagnes contre leurs ennemis et l’adversité de la nature, pour la transformation de leur existence matérielle et morale.
3°) Les CDR devront travailler de manière rationnelle illustrant ainsi un des traits de notre révolution : la rigueur. Par conséquent, ils doivent se doter de plans d’action cohérents et ambitieux qui s’imposent à tous leurs membres.
Depuis le 4 août, date devenue désormais historique pour notre peuple, répondant à l’appel du CNR, les Voltaïques ont développé des initiatives pour se doter de CDR. Ainsi des CDR virent le jour dans les villages, dans les quartiers des villes, bientôt sur les lieux de travail, dans les services, dans les usines, au sein de l’armée. Tout ceci est le résultat de l’action spontanée des masses. Il convient maintenant de travailler à leur structuration interne sur une base claire, et à leur organisation à l’échelle nationale. C’est ce à quoi s’attelle actuellement le Secrétariat général national des CDR. En attendant que des travaux de réflexions qui se mènent actuellement sur la base des expériences déjà accumulées, sortent des résultats définitifs, nous nous contenterons d’esquisser le schéma et les principes directeurs généraux du fonctionnement des CDR.
L’idée première poursuivie avec la création des CDR consiste en la démocratisation du pouvoir. Les CDR devenant ainsi des organes par lesquels le peuple exerce le pouvoir local découlant du pouvoir central dévolu au CNR.
Le CNR constitue, en dehors des assises du congrès national, le pouvoir suprême. Il est l’organe directeur de tout cet édifice dont le principe directeur est le centralisme démocratique.
Le centralisme démocratique est basé d’une part sur la subordination des organes de l’échelon inférieur aux organismes de l’échelon supérieur dont le plus haut est le CNR auquel se subordonnent toutes les organisations. D’autre part, ce centralisme reste démocratique, car le principe électif est de rigueur à tous les niveaux et l’autonomie des organes locaux est reconnue pour toutes les questions relevant de leur ressort, toutefois dans les limites et le respect des directives générales tracées par l’instance supérieure.

De la moralité révolutionnaire au sein des CDR
La révolution vise à la transformation de la société sous tous les rapports, économiques, sociaux et culturels. Elle vise à créer un Voltaïque nouveau, avec une moralité et un comportement social exemplaires qui inspirent l’admiration et la confiance des masses. La domination néo-coloniale a placé notre société dans un pourrissement tel qu’il nous faudra des années pour la purifier.
Cependant les militants des CDR doivent se forger une nouvelle conscience et un nouveau comportement en vue de donner le bon exemple aux masses populaires. En faisant la révolution, nous devons veiller à notre propre transformation qualitative. Sans une transformation qualitative de ceux-là mêmes qui sont censés être les artisans de la révolution, il est pratiquement impossible de créer une société nouvelle débarrassée de la corruption, du vol, du mensonge, et de l’individualisme de façon générale.
Nous devons nous efforcer de faire concorder nos actes à nos paroles, surveiller notre comportement social afin de ne pas prêter le flanc aux attaques des contre-révolutionnaires qui sont à l’affût. Avoir continuellement à l’esprit que l’intérêt des masses populaires prime sur l’intérêt personnel nous préservera de tout égarement.
L’activisme de certains militants caressant le rêve contre-révolutionnaire d’amasser des biens et des profits par le biais des CDR doit être dénoncé et combattu. Le vedettariat doit être éliminé. Plus vite ces insuffisances seront combattues, mieux cela vaudra pour la révolution.
Le révolutionnaire de notre point de vue, c’est celui qui sait être modeste tout en étant des plus déterminés dans les tâches qui lui sont confiées. Il s’en acquitte sans vantardise et n’attend aucune récompense.
Ces derniers temps nous constatons que des éléments qui ont pris part activement à la révolution et qui s’attendaient, pour ce faire, à ce que leur soient réservés des traitements privilégiés, des honneurs, des postes importants se livrent, par dépit, à un travail de sape parce qu’ils n’ont pas eu gain de cause. C’est la preuve qu’ils ont participé à la révolution sans jamais comprendre les objectifs réels. On ne fait pas de révolution pour se substituer simplement aux anciens potentats renversés. On rie participe pas à la révolution sous une motivation vindicative animée par l’envie d’une situation avantageuse : «ôte-toi de là que je m’y mette». Ce genre de mobile est étranger à l’idéal de la révolution d’août et ceux qui le portent démontrent leurs tares de petits-bourgeois situationnistes quand ce n’est pas leur opportunisme de contre-révolutionnaires dangereux.
L’image du révolutionnaire que le CNR entend imprimer dans la conscience de tous, c’est celui du militant qui fait corps avec les masses, qui a foi en elles et qui les respecte. Il se départit de toute attitude de mépris vis-à-vis d’elles. Il ne se considère pas comme un maître à qui ces masses doivent obéissance et soumission. Au contraire, il se met à leur école, les écoute attentivement et fait attention à leurs avis. Il se départit des méthodes autoritaires dignes des bureaucrates réactionnaires.
Le révolution se distingue de l’anarchie dévastatrice. Elle exige une discipline et une ligne de conduite exemplaires. Les actes de vandalisme et les actions aventuristes de toute sorte, au lieu de renforcer la révolution par l’adhésion des masses, l’affaiblissent et repoussent loin d’elle les masses innombrables. C’est pourquoi les membres des CDR doivent élever leur sens des responsabilités devant le peuple et chercher à inspirer respect et admiration.
Ces insuffisances le plus souvent relèvent d’une ignorance du caractère et des objectifs de la révolution. Et pour nous en prémunir, il nous faut nous plonger dans l’étude de la théorie révolutionnaire. L’étude théorique élève notre compréhension des phénomènes, éclaire nos actions et nous prémunit de bien des présomptions. Nous devons désormais accorder une importance particulière à cet aspect de la question et nous efforcer d’être des exemples qui encouragent les autres à nous suivre.

Pour une révolutionnarisation de tous les secteurs de la société voltaïque
Tous les régimes politiques qui se sont succédé jusqu’alors se sont évertués à instaurer un ensemble de mesures pour une meilleure gestion de la société néo-coloniale. Les changements opérés par ces divers régimes se résumaient à la mise en place de nouvelles équipes dans la continuité du pouvoir néo-colonial. Aucun de ces régimes ne voulait et ne pouvait entreprendre une remise en cause des fondements socio-économiques de la société voltaïque. C’est la raison pour laquelle ils ont tous échoué.
La révolution d’août ne vise pas à instaurer un régime de plus en Haute-Volta. Elle vient en rupture avec tous les régimes connus jusqu’à présent. Elle a pour objectif final l’édification d’une société voltaïque nouvelle au sein de laquelle le citoyen voltaïque animé d’une conscience révolutionnaire sera l’artisan de son propre bonheur, un bonheur à la hauteur des efforts qu’il aura consentis.
Pour ce faire, la révolution sera, n’en déplaise aux forces conservatrices et rétrogrades, un bouleversement total et profond qui n’épargnera aucun domaine, aucun secteur de l’activité économique, sociale et culturelle.
La révolutionnarisation de tous les domaines, de tous les secteurs d’activité, est le mot d’ordre qui correspond au moment présent. Fort de la ligne directrice ainsi dégagée, chaque citoyen, à quelque niveau qu’il se trouve, doit entreprendre de révolutionnariser son secteur d’activité.
D’ores et déjà, la philosophie des transformations révolutionnaires touchera les secteurs suivants : 1°) L’armée nationale ; 2°"
ThomasSankara.net


Les organisateurs de ce mémorial crachent sur les idées de Sankara.
Ils font comme si son discours d'orientation politique était un souvenir vague à cacher dans le tiroir des souvenirs.

Alors que tout ce que préconisait Thomas Sankara dans ce discours est parfaitement

d'actualité.

Seuls les CDR permettront au peuple de sortir de la misère.
Seuls les CDR redonneront vie à ceux qui ont perdu espoir dans le changement
Seuls les CDR protégeront le Burkina Faso des vautours impérialistes et en garantiront son indépendance.

RENDRE HOMMAGE A SANKARA C'EST CONSTRUIRE DES CDR

LA TERRE EST NOTRE PATRIE NOUS VAINCRONS !



POUR METTRE EN PLACE LES CDR LIRE ABSOLUMENT :


Comment 5 sankaristes peuvent préparer la "révolution burkinabè du 15 octobre 2016" en 8 jours ?