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dimanche 23 octobre 2022

Le 13 octobre Kyélem le déserteur voulait supprimer le poste de 1° ministre et que Ibrahim Traoré gouverne par ordonnance sans CNR, sans délégués des CDR "Donc une ordonnance, c’est tout simplement une loi. Mais la seule différence c'est que ce n'est pas une loi qui émane de la représentation du peuple mais une loi qui émane de l'exécutif."(Verbatim commenté de son interview à LibreInfo le 13 octobre 2022)

Par Julie Amadis
avec Yanick Toutain
#IpEaVaEaFaF
23 octobre 2022

 "Et moi je souhaiterais même qu'il n'y ait même pas de premier ministre. Il assume le pouvoir comme Thomas Sankara assumait le pouvoir sans Premier ministre et qu’il légifère par ordonnance. Là ça va aller vite.
Parce que nous-même, premier ministre tout ça là, ça crée un intermédiaire entre le président et le gouvernement, donc ça accroît les lourdeurs administratives, alors que lui-même, il dit qu'il faut aller vite voilà. Donc voilà mon point de vue sur ce point."

Kyélem ment. Thomas Sankara n'a jamais gouverné seul. Il y avait les CDR.

Ibrahim Traoré - s'il avait été sankariste - aurait sollicité le soutien de 80 000 Burkinabè pour le désigner membre du CNR-B Comité National de la Révolution Burkinabè et qu’il devrait être REVOCABLE à tout moment par ceux qui l’ont choisi.
Il devrait donc être accrédité par 4 délégués députés en tant que DIN Délégué Intermédiaire National.
100 députés formant le CNRB Comité national de la révolution Burkinabè.
Cent commissaires nationaux représentant chacun 16 000 Burkinabè et 500 sous commissaires représentant chacun 3200 Burkinabè qui formeraient le Grand Comité National de la Révolution Burkinabè.
et il aurait exigé que Kyélem en fasse autant : Obtenir le soutien de 8 000 CDR de base (de 25 citoyens) le soutien de 1600 grands CDR de base formé de 100 citoyens et de leurs 25 délégués révocables

Kyélem, le déserteur, celui qui s’était enfui de Haute-Volta pour fuir sa nomination qu’allait annoncer Thomas Sankara au JT du soir, donnait des leçons de politique le 16 octobre.

"J’ai moi-même échappé de justesse parce que j’ai pris l’avion le 14 septembre 1983 à 14 h alors que le décret de ma nomination devait être rendu public au journal de 20 h. En France je me suis retrouvé successivement à Paris, Sarcelles et surtout à Nice."

Un fatras d’absurdités incohérentes émises par un prétentieux arriviste dont la carrière d’avocat Franceàfric avait plus d’importance que son devoir de haut fonctionnaire de la révolution du 4 août 1983.

Un déserteur qui a déserté avec un mot d’excuse : il participait à un CDR à Nice qui vendait des objets d’art…… une fois en quatre ans….


Kyélem ne veut pas du système des CDR qui donne le pouvoir aux pauvres et donc supprime le pouvoir des classes privilégiées mais ne veut pas non plus d’un système où il serait obligé de pactiser constamment avec les vieux politiciens Franceàfric. Il pense pouvoir résoudre ce dilemme par une dictature.

Si Thomas Sankara était un héros c'est parce que le peuple voltaïque était un héros. Sans l'intelligence politique des Voltaïques de 1983, Thomas Sankara n'aurait pas pu prendre le pouvoir et le conserver quatre années. La preuve c'est que les Burkinabè - malgré la trahison de leurs diplômés de la formoisie - continuent à aspirer à la reconstruction des CDR

Kyélem travaille au service des diplômés compradores et donc de leurs maitres, les capitalistes impérialistes. C'est un ennemi de l'égalisme sankariste. Kyélem cache donc sa traîtrise par des références à des figures révolutionnaires africaines, Sankara et Lumumba.

Mais il ne cite pas Amilcar Cabral qui a dénoncé sa classe sociale, la formoisie. Cette formoisie compradore qui soutient le coup d'Etat d'Ibrahim Traoré. Cette même formoisie compradore qui soutient Assimi Goita et ne veut pas des CDR Sankara. Cette Formoisie compradore qu'Amilcar Cabral appelait "petite bourgeoisie intellectuelle" et qu'il appelait à se "suicider pour renaître en travailleur" et qu'il dénonçait encore dans son discours sur le "Cancer de la trahison" durant les obsèques de Kwamé 'N'Krumah à Conakry.

", la petite bourgeoisie révolutionnaire doit être  capable  de se  suicider  comme classepour ressusciter comme travailleur  révolutionnaire, entièrement identifiée avec les aspirations les plus profondes du peuple auquel elle appartient"
La vie de Kyélem le déserteur est l'exact contraire du "suicide sociologique" préconisé par Amilcar Cabral. Un petit arriviste déserteur confortablement installé dans sa classe sociale : la formoisie compradore Franceàfric qui se Russieàfric peu à peu

Le 13 octobre Kyélem le déserteur voulait supprimer le poste de 1° ministre et que Ibrahim Traoré gouverne par ordonnance sans CNR, sans délégués des CDR  "Donc une ordonnance, c’est tout simplement une loi. Mais la seule différence c'est que ce n'est pas une loi qui émane de la représentation du peuple mais une loi qui émane de l'exécutif."(Verbatim commenté de son interview à LibreInfo le 13 octobre 2022)

Kyélem, le déserteur, celui qui s’était enfui de Haute-Volta pour fuir sa nomination qu’allait annoncer Thomas Sankara au JT du soir, donnait des leçons de politique le 16 octobre.

"J’ai moi-même échappé de justesse parce que j’ai pris l’avion le 14 septembre 1983 à 14 h alors que le décret de ma nomination devait être rendu public au journal de 20 h. En France je me suis retrouvé successivement à Paris, Sarcelles et surtout à Nice."

Un fatras d’absurdités incohérentes émises par un prétentieux arriviste dont la carrière d’avocat Franceàfric avait plus d’importance que son devoir de haut fonctionnaire de la révolution du 4 août 1983.

Un déserteur qui a déserté avec un mot d’excuse : il participait à un CDR à Nice qui vendait des objets d’art…… une fois en quatre ans….

Un déserteur Kyélem qui n’a jamais lancé aucun appel à former des CDR – que ce soit en 2014 ou après….. En 2014 il conseillait à Blaise Compaoré de rester au pouvoir jusqu'en 2015

Le président a été élu en 2010 sur la base d’un programme. Il applique simplement son programme. A la fin de son mandat, il fera le bilan au peuple et il s’en va

Voici ce que Yanick Toutain écrivait le 25 janvier

Un déserteur Kyélem qui prétend avoir donné de bons conseils à Sankara….. « bons conseils » qu’il n’a jamais appliqué depuis 35 ans : former des CDR comme socle du CNR.

Un déserteur Kyélem qui veut supprimer le poste de Premier Ministre le 16 octobre…. Pour accepter de le prendre le 21 octobre… Six jours plus tard…

Un déserteur Kyélem qui conseille au traitre Traoré d’instaurer une tyrannie à la grecque – un tyran solitaire dirigeant un pays entier sans CDR, sans CNR, sans Premier ministre, sans Parlement…. Une tyrannie dont les prétendues « lois » sont des ordonnances décidées par le seul président.

Voyons en détail les incohérences stupides du déserteur. 

Apollinaire Kyélem : Il fallait plus ou moins s'y attendre. Moi je m'attendais à un changement. Mais c'est peut-être la période, je ne savais pas que ça viendrait si tôt que ça. 

Parce que si vous remarquez le coup d’État du 24 janvier qui a porté au pouvoir le lieutenant colonel Damiba avait pour justificatif le problème sécuritaire.

Quand le Président Damiba est venu, c’était comme un soulagement, on pensait que beaucoup de choses changeraient. Mais, on a vu, en fait, que dans la réalité le problème sécuritaire n’évoluait pas. Est-ce-que vous avez vu ?

Un soulagement ? Le prétendu sankariste aura donc été incapable de comprendre que Damiba faisait une révolution de palais. Ou plutôt une contre-révolution de palais. 

Le prétendu sankariste Kyélem aura donc été incapable de remarquer que Damiba ne reprenait pas l’appel de Thomas Sankara, appel lancé dès sa prise de pouvoir le 4 aôut 1983.

 Le Conseil national de la révolution appelle chaque Voltaïque, homme ou femme, jeune ou vieux à se mobiliser dans la vigilance pour lui apporter son soutien actif. Le Conseil national de la révolution invite le peuple voltaïque à constituer partout des Comités de défense de la révolution (CDR) pour participer à la grande lutte patriotique du CNR et pour empêcher les ennemis intérieurs et extérieurs de nuire à notre peuple. Il va sans dire que les partis politiques sont dissous. (extrait Premier Discours de Thomas Sankara)

Le prétendu sankariste Kyélem ne lisait donc pas les articles des véritables sankaristes : les supersankaristes qui écrivaient, le jour même du putsch Damiba 

Burkina Faso Mutinerie ou Coup d'Etat en cours : Comment transformer une révolution de palais en révolution Sankara en formant des CDR pour désigner un CNR Comité National de la Révolution



Apollinaire Kyélem :  (...) Alors, voilà,  ça fait que, bon, ce pourquoi ils étaient venus, ça posait problème. Donc il y avait comme une incapacité de faire face à leur propre défi. Et surtout avec ce qu’il y avait eu à Gaskindé, je me suis dit que les gens ne resteraient pas inactifs. Mais je ne savais pas qu’il y aurait un coup d’État le 30 septembre, c’est-à-dire moins d’une semaine après le gang de Gaskindé. C’est ça peut être qui m’a un peu surpris. Sinon quand on écoutait l’opinion, on sentait que l’opinion cherchait une autre voie pour la sortie de crise.

Le journaliste : Alors quelle lecture faites-vous des manifestations qui ont suivi la destitution du lieutenant Paul Henri Damiba ?

Apollinaire Kyélem :  Voilà, il y a eu des manifestations. Avant le coup d’État il y a eu des manifestations. Il y a eu des manifestations à Bobo-Dioulasso ou les commerçants demandaient n'est-ce pas la démission du président de Lieutenant Damiba parce que c'est qui s'est passé à Gaskiendé a affecté beaucoup plus que les commerçants. C'est leur vivre qui a été incendié, c’est leur camion.
Je pense que les dégâts peuvent s'évaluer autour du milliard.
Donc il y a eu ça d'abord et ensuite même pendant le coup d'État il y a eu l'Institut français de Bobo-Dioulasso qui a été saccagé puis l'Institut français de Ouagadougou aussi je crois et puis l'ambassade de France. Voilà, mais moi, je pense que ça ne se justifie pas. Parce que aucune violence ne peut se justifier. Mais ça s'explique, ça s'explique parce que les gens soupçonnaient la France, n'est-ce pas, de tirer les ficelles en bas et surtout de soutenir le président Damiba alors que il n'arrivait plus à résoudre tous les problèmes. Donc c'est ce qui a expliqué le mécontentement des citoyens vis-à-vis des Français et une autre raison et que, entre-temps, les gens ont cru que les français protégeaient le président Damiba dans la base militaire de Kamboinsin. C'est pour ça qu'il y a eu des barrages au niveau du camp de Kamboinsin pour empêcher éventuellement les troupes françaises basées à Kamboinsin de descendre dans la rue pour soutenir le président Damiba. Est-ce que vous avez vu ? Et entre-temps le bruit courait aussi que Damiba était à l'ambassade de France. Donc c'est pour ça que les gens se sont déplacés au niveau de l'ambassade de France pour essayer de grimper là-bas et puis voir s’il y était et puis l’y extirper. Et, plus tard on a dit qu'il était à la base aérienne, la base aérienne militaire avec l'ambassadeur de France, donc vous voyez, il y a eu toutes ces rumeurs-là qui ont fait que, les gens en voulaient à la France donc ça a permis à la jeunesse anti française de pouvoir, d'exprimer sa colère. Donc sur ce plan, moi je n'explique pas la violence mais j'essaie de comprendre

Parce que tous ceux qui ont manifesté c'était pas des gens qui avaient ni mon âge ni ma formation ni ma hauteur d'esprit voilà donc dans l'ensemble de la jeunesse ils ont voulu par là exprimer leur point de vue, leur mécontentement.

Le journaliste : Alors que pensez-vous de la gestion des huit mois du lieutenant-colonel Damiba ?

Apollinaire Kyélem : Bon on peut pas dire que tout est négatif. Voilà, de plus qu’ il avait commencé à prendre certaines mesures, comme n'est-ce pas, la relecture du statut des volontaires de défendre la patrie ; voilà comme par exemple la poursuite, n'est-ce pas, de l'armement du Burkina Faso et la diversification des partenaires, notamment envers des nouveaux partenaires déjà qui avaient déjà été entamés même par le président Roch Marc Christian Kaboré. Voilà et puis il y a eu aussi des mouvements au sein de l'administration ça c'est ça ne concerne pas le problème sécuritaire ça concerne la gestion du pays il y a eu des mouvements au niveau de l'administration qui a permis l'espace de débusquer, n'est-ce pas, certaines malversations qui avaient, qui étaient en cours. Donc on peut dire que il y a eu du positif voilà. Il y a eu aussi du positif mais comme il y a eu du négatif à savoir qu’il n'a pas été à la hauteur des défis sécuritaires qui se posaient à lui. Là, si vous avez suivi la déclaration du nouveau président le capitaine Ibrahim Traoré il a dit que on a perdu 8 mois. Ca veut dire que sur certains points sa gestion a été défectueuse.

Donc pour Kyélem, la politique impérialiste Franceàfric esclavagiste de Damiba, c’est bien sauf pour l’aspect sécuritaire.

Nourrir les 15 % de la population en insécurité alimentaire, ce n’est pas une priorité pour Kyélem. Quand un enfant sur 10 au Burkina Faso est malnutri, tout va bien. Le bilan de Damiba est bon. Le seul problème c’est la mauvaise gestion de la lutte anti terroriste !

Quand 60 % du riz est importé d’Asie, 50 % du blé est importé de Russie, l’important pour Kyélem n’est pas de développer la production agricole au Burkina mais de diversifier les pays impérialistes qu’il appelle  « partenaires ».

Sankara à l’inverse avait dès son arrivée au pouvoir l’objectif de s’auto-suffisance alimentaire et du développement de la production locale pour rendre le pays totalement indépendant.

Sankara avait pour objectif constant de développer la production dans tous les domaines au Burkina pour que le pays ne puisse dépendre de l’étranger.

Kyélem lui a comme première préoccupation de « diversifier les partenaires » autrement dit les impérialistes !

« Mais la production, ne se limite pas seulement aux céréales.I1 faut produire dans tous les


domaines, à l'usine, dans les bureaux et j'invite chacun à la production intellectuelle.

La Conférence nationale des CDR a félicité, et elle a raison, tous ceux qui ont écrit, qui ont produit quelque chose sur le plan littéraire, artistique, et dans tous les autres domaines.

C'est ça la production, nous sommes des révolutionnaires ! (..)

[Applaudissements nourris] Il faut donc produire, produire et encore produire.

Sur le plan international, beaucoup de choses positives sont dites mais non écrites.

Thomas Sankara 1986 Première conférence des CDR

Mais pour doubler la production agricole en quatre ans, Sankara s'est appuyé sur les CDR :

« La terre appartient au peuple BURKINABE et le peuple confie un morceau de terre à chacun de nous pour la travailler. Ce qui signifie en terme clair que chaque fois qu’on vous donnera la terre vous devrez la travailler. Le contrat que vous passez avec le peuple, stipule clairement que vous devrez travailler cette terre. Et si vous la travaillez pas, nous vous confisquons cette terre pour d’autres travailleurs », dixit le Président THOMAS SANKARA.

Le taux d'alphabétisation n'est que de 29,7%. Et Kyélem trouve que le seul point négatif de la politique Damiba c’est la sécurité.

Kyélem n’a vraiment rien de commun avec Thomas Sankara qui avait en tête constamment d’améliorer l’instruction des Burkinabè. Même quand la thématique du discours qu’il a à faire ne concerne pas directement l’enseignement, il parle de l’amélioration de l’alphabétisation des Burkinabè.

C'est au Burkina Faso quand même qu'il y a le plus de tracts, vous le savez très bien ! Cela prouve que nous savons lire et écrire..

Mamadou et Bineta' sont devenus grands, il y a très longtemps.

Ils commencent à être vieux. 

[Rires et applaudissements]  -

Thomas Sankara 1986 Première conférence des CDR

Le journaliste : Comme le lieutenant colonel Damiba n’est plus le Président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré est le nouveau chef de l’État, d’abord quel commentaire faites-vous de l’acte fondamental du MPSR ?

Apollinaire Kyélem : Il n’y a rien de particulier. C'est à peu près la même chose que l'acte fondamental de quand Damiba est arrivé au pouvoir. Voilà. Donc il y a pas de lecture à faire c'était pour régulariser la prise du pouvoir par le nouveau MPSR et puis régulariser le fait que, actuellement le chef de l'État c'est le Président Ibrahim Traoré. Donc c’est cet acte fondamental là qui gérait l'État en attendant le rétablissement de la Constitution, voilà.

C'est pour ça d'ailleurs que si vous avez remarqué, je crois que si je ne me trompe pas, ils ont dit que l’acte fondamental il prend effet à partir de 30 septembre alors qu'il a été pris en octobre. Voilà donc ça régularise ce qui s'est passé depuis le 30 septembre jusqu'à la prise de l’acte fondamentale et à partir de la prise l’acte fondamentale il fait partie maintenant de l'ordre institutionnel et l'ordre juridique du Burkina Faso.

Le journaliste : alors est-ce que, selon vous, il inspire déjà confiance de par ses premières déclarations ?

Apollinaire Kyélem : Oui pour moi il m'inspire confiance, parfaitement confiance parce que résolument il semble être engagé du côté de la révolution. C'est à dire du côté des inspirations de la jeunesse du côté du changement donc il m'inspire confiance dès le départ.

 Rien dans ce qu’a dit Ibrahim Traoré ne peut faire penser à la Révolution et à Sankara.  Pour penser qu’Ibrahim Traoré est engagé du côté de la révolution alors qu'il a connu la révolution sous Sankara -il s'est enfui en France sous prétexte de ses études -, il faut vraiment être un vieillard sénile qui a trahi ses idéaux de jeunesse depuis bien longtemps.

Bien entendu Kyélem qui connait parfaitement les CDR n'utilise pas le mot dans cette interview. Alors qu'il en parlait régulièrement en 2014.

Apollinaire Kyélem : Mais cela dit, on ne peut pas savoir à quoi cela serait dû, parce que à l'épreuve du pouvoir les gens changent.

Ibrahim Traoré - s'il avait été sankariste - aurait sollicité le soutien de 80 000 Burkinabè pour le désigner membre du CNR-B Comité National de la Révolution Burkinabè et qu’il devrait être REVOCABLE à tout moment par ceux qui l’ont choisi.
Il devrait donc être accrédité par 4 délégués députés en tant que DIN Délégué Intermédiaire National.
100 députés formant le CNRB Comité national de la révolution Burkinabè.
Cent commissaires nationaux représentant chacun 16 000 Burkinabè et 500 sous commissaires représentant chacun 3200 Burkinabè qui formeraient le Grand Comité National de la Révolution Burkinabè.
et il aurait exigé que Kyélem en fasse autant : Obtenir le soutien de 8 000 CDR de base (de 25 citoyens) le soutien de 1600 grands CDR de base formé de 100 citoyens et de leurs 25 délégués révocables

Apollinaire Kyelem : Voilà donc comme on dit d'habitude chacun a son prix voilà donc il suffit d'évaluer son prix et puis on peut l'acheter et puis l'amener à faire ce qu'on veut qu'il fasse. 

C'est à lui maintenant de savoir ce qu’il veut et de s'en tenir à la route qu'il s'est donné. Donc, c'est en fonction de la vertu, de l'honnêteté de chacun, voilà, on peut t’acheter ou ne pas pouvoir t’acheter. Par exemple quelqu’un comme Thomas Sankara on ne pouvait pas l’acheter. Parce que sa vertu était au-delà de ça. A partir d'un certain niveau, vous considérez sur les choses matérielles comme des choses basses parce que ça n'a pas beaucoup d'importance pour vous. Ce qui compte c'est votre spiritualité, c'est votre idéal, c'est votre vertu qui va vous suivre même après votre mort.
Voilà, mais quand vous n'avez pas cette élévation d'esprit vous avez tendance à croire que, en accumulant les biens, en jouant sur l'apparence, en se faisant voir, que tout se rapporte à ça alors que, dès que, lorsque vous allez quitter cette terre-là, vous allez tout laisser et puis partir les mains vides. Donc ça dépend du niveau d'élévation d'esprit et de spiritualité de chacun.

Kyélem le déserteur est parti en France se faire acheter avec un diplôme Franceàfric !
Voilà la vérité !
Il s'est enfui en septembre 1983 pour aller se faire ACHETER ! 

Kyélem nous fait la démonstration que Traoré -qui vient de RETABLIR la Constitution de Blaise Compaoré - n’a rien à voir avec Sankara. Ibrahim Traoré est achetable "Voilà donc comme on dit d'habitude chacun a son prix voilà donc il suffit d'évaluer son prix et puis on peut l'acheter et puis l'amener à faire ce qu'on veut qu'il fasse".  Sankara ne l’était pas. Mais il n’a pas l’air d’en avoir conscience. Kyélem explique qu’il a l’intention d’acheter Traoré pour lui faire faire ce qu’il veut pour ensuite nous donner l’exemple de Thomas Sankara que personne ne pouvait acheter parce qu’il agissait tout le temps par éthique.

Le journaliste :  Le jeune capitaine de 34 ans doit légiférer par ordonnance proposent certaines personnes. Juridiquement, qu’est que cela veut dire ? 

Apollinaire Kyélem : Non c'est simple, je l'ai proposé, j'ai donné une interview.

J'ai dit que de mon point de vue, je pense que il ne devrait pas mettre en place les institutions lourdes qu’on a vu sous la présidence de la précédente transition mais il devrait légiférer par ordonnance. C'est simple une ordonnance. C'est quoi une ordonnance ? C'est une loi mais qui n'est pas prise par l'Assemblée nationale mais qui est prise par l'exécutif.
C'est l'équivalent d'une loi - même si vous avez remarqué sous le président Damiba l'Assemblée législative avait voté une loi d'habilitation qui permettait au président Damiba de prendre certaines décisions par voix d'ordonnance – voilà, mais à la seule différence que, comme il y avait une assemblée, à une période donnée ,ces ordonnances devaient être ratifiées par l'Assemblée nationale. Voilà donc, il y a des domaines dans lesquels le président devait légiférer par voix d’ ordonnance. Donc une ordonnance, c’ est tout simplement une loi. Mais la seule différence c'est que ce n'est pas une loi qui émane de la représentation du peuple mais une loi qui émane de l'exécutif.
Sinon ça a la valeur d'une loi. Après l'ordonnance, vous avez les décrets après les décrets vous avez les arrêtés et après les arrêtés vous avez les circulaires. Voilà c'est comme ça l’ordonnancement juridique dans un pays.

Gouverner par ordonnances, c'est le principe des monarchies et des dictatures.

Kyélem donne le qualificatif de simplicité pour ce qu’il appelle « gouverner par ordonnances ». Un dictateur qui n’a pas de soutien populaire ne peut tenir bien longtemps. N'est pas Jules César ou Napoléon Bonaparte qui veut. Ibrahim Traoré n'a ni le charisme, ni l'intelligence, ni la subtilité d'un Jules César ou d'un Napoléon Bonaparte.

Kyélem ne veut pas du système des CDR qui donne le pouvoir aux pauvres et donc supprime le pouvoir des classes privilégiées mais ne veut pas non plus d’un système où il serait obligé de pactiser constamment avec les vieux politiciens Franceàfric. Il pense pouvoir résoudre ce dilemme par une dictature.

Le journaliste : D’accord mais est ce qu’il y a des risques ?

Apollinaire Kyélem : Des risques, je ne sais pas. Là c'est tout dépend du patriotisme du chef de l'État. Sinon même à l'Assemblée Nationale, il y a des risques. Il y a des lois qu'on fait voter par les assemblées nationales qui ne sont pas conformes aux besoins des citoyens. Vous avez des Assemblées nationales, n'est-ce pas, qui sont à la botte de l'exécutif. On a vu ça sous Blaise Compaoré. La preuve est que c’est sous Blaise Compaoré  on avait voté une loi, n'est-ce pas sur les vignettes, pour taxer les engins, les véhicules à deux roues, les véhicules à quatre roues etcétéra,  mais les gens n’ont jamais accepté, de telle sorte que quand le gouvernement a été renversé à la suite des troubles qui sont survenus en 2011  etcétéra, le gouvernement qui a suivi a immédiatement abrogé cette loi. Je sais pas si vous étiez au Burkina ou pas à ce moment-là mais ça s'est passé comme ça. Ça veut dire que c'est une loi qui avait été votée par l'Assemblée nationale, mais qui n'avait pas été accepté par le peuple. Voilà donc c'est pas parce qu'il y a une Assemblée nationale qu’il n’y a pas de loi impopulaire. Parce que vous savez que l'Assemblée nationale aussi peut être une assemblée, c'est une institution de classe, en fonction d’une classe déterminée. Sous Blaise Compaoré, l’Assemblée Nationale était une assemblée de classe, de possédants, de dirigeants. Ce n’était pas une assemblée qui reflétait nécessairement les aspirations populaires. Les décisions que prenait cette assemblée ne représentaient pas nécessairement les besoins de la population. Donc que ce soit une Assemblée nationale ou bien l’exécutif qui prend les décisions tout dépend de l’ancrage de ce pouvoir-là au niveau de la société. Si ce pouvoir-là est le reflet de la population  il prendra les décisions conformément aux aspirations de la population. Si ce pouvoir est en décalage avec la population, les décisions qu’il prendra seront en déphasage avec les aspirations de la population. Donc c’est une question de classes et d’orientations.

Kyélem est aujourd’hui Premier Ministre et ne sait pas dire quels sont les risques du système qu’il préconise. Il répond « des risques je ne sais pas » mais comme il y en avait aussi dans l’autre système alors on avance en faisant l’autruche sur les problèmes que l’on pourrait rencontrer.  Il préfère nous expliquer ce que tout le monde sait, à savoir que la démocratie esclavagiste est une mascarade de «pouvoir du peuple».... qui est le "pouvoir du peuple des esclavagistes".... les esclaves n'ayant pas élu ni Macron ni Biden ni Poutine le nouveau pillard de l'Afrique.

Comme la démocratie est une mascarade de « pouvoir du peuple », alors il préconise de supprimer complétement le pouvoir du peuple.

Alors qu’il a connu le système qui permet de concrétiser le pouvoir du peuple, les CDR.


DOP 1983 de Thomas Sankara «Nous ne pouvons pas accepter de mettre les CDR de côté. Il n’y a pas deux Burkina Faso. Il n’y a qu’un seul Burkina Faso : le Burkina Faso des CDR.Il commence avec les CDR et finit avec les CDR. C’est pourquoi, il faut que là où il n’y a pas encore des CDR qu’ils soient rapidement constitués. Partout où se trouvent des Burkinabè, le premier réflexe doit être pour eux de constituer un Comité de défense de la révolution parce qu’ils sont et existent grâce à la révolution. Et s’ils ne le font pas, ils vont à l’encontre de la révolution et il n’y a pas de raisons qu’ils bénéficient des bienfaits de la révolution».

Le journaliste : Alors qui pour diriger la transition un militaire ou un civil ?

Apollinaire Kyélem : Ecoutez je me suis déjà prononcé sur ce point. Moi militaire, civil, jeune, vieux, homme, femme, ça n'a pas d'importance ce qui compte c'est la compétence et c'est l'intégrité et la vertu de la personne. Quelle que soit la personne, si la personne est vertueuse elle va gouverner en fonction des aspirations du peuple et en fonction de la droiture. Quelle que soit la personne, si la personne est hypocrite, fausse, tourner vers l'enrichissement qu'il soit militaire qu'il soit femme qu'il soit homme etc, il va dévoyer la gouvernance vers ses propres intérêts. Donc les

débats militaires civils n’ont pas d’importance. Il y a des militaires pourris comme il y a des civils pourris et vendus donc ça n'a pas d'importance. L'essentiel c'est de chercher l'homme qu'il faut, l'homme charismatique qu'il faut, capable d'engager la société vers des voies nouvelles de sorte que le pouvoir qui viendrait après la transition ne puisse pas aller, ne puisse pas trop reculer par rapport à l’orientation que le gouvernement de la transition aura fixé pour le peuple. C'est ça l'essentiel.

Notre réponse à nous, Sankaristes, ce n’est pas de dire comme Kyélem on s’en fiche que les personnes au pouvoir soient des militaires ou des civils. Les militaires doivent être désignés par des civils. Et donc 2 militaires par comité de 25 délégués. Deux militaires pour 25 ! Ni plus ni moins !!!

« L’essentiel est de chercher l’homme qu’il faut dit-il »,l

Donc pour Kyelem le déserteur le pouvoir doit donc être dans les mains d’un seul homme.

Kyelem prétend chercher un héros - lui en  réalité ! Alors que le seul héros doit être le peuple libre ! Ce que les Algériens qui ont fait la révolution algérienne du 11 décembre 1960 l'avaient compris


SAMEDI 15 NOVEMBRE 2014

Si Thomas Sankara était un héros c'est parce que le peuple voltaïque était un héros. Sans l'intelligence politique des Voltaïques de 1983, Thomas Sankara n'aurait pas pu prendre le pouvoir et le conserver quatre années. La preuve c'est que les Burkinabè - malgré la trahison de leurs diplômés de la formoisie - continuent à aspirer à la reconstruction des CDR

Les héros seront visibles dans la population où l'on verra surgir de nombreux délégués de CDR qui monteront jusqu’au niveau le plus élevé de l’État.

On verra des lieutenants et des sergents, des institutrices et des instituteurs, des infirmières et des petits fonctionnaires révéler tout à coup des compétences immenses justifiant leur nomination (pour six mois) au comité exécutif du CNR, le gouvernement légal du Burkina Faso.

Le journaliste : Alors est ce que l’homme qu’il faut peut-être est Ibrahim Traoré ?

Apollinaire Kyélem : Moi je pense que c'est lui qu'il faut. C'est lui qu'il faut pour moi. Pour moi, faut pas qu'il commette d'erreur. Vous savez pour pouvoir gouverner il faut aussi connaître l'histoire. Je ne sais pas si vous savez qui est Patrice Lumumba ?

Patrice Lumumba était le premier ministre du Congo belge. Voilà. Il a commis l'erreur - parce que aux élections qui sont passées son parti était majoritaire (est-ce que vous avez vu?) mais il aurait pu choisir d'être Président mais il a choisi d’être Premier Ministre parce que la Constitution confère plus de pouvoir au Premier ministre. Donc il a pris le poste de Premier ministre, il a laissé la présidence à Joseph Kasa Vubu . Est-ce que vous avez vu ? Erreur fatale parce que même si le premier ministre a beaucoup de pouvoir, le président même s'il a un rôle symbolique, a un pouvoir de démettre le premier ministre ou alors de signer des traités internationaux. Donc ça a permis à Joseph Kasa Vubu, qui bien que n'ayant pas autant de poids que Patrice Lumumba, qui sur le plan  international était considéré comme le chef de l'État, donc ça a permis de semer des intrigues qui ont abouti à l'élimination de Patrice Lumumba. De même si vous remarquez par exemple au Mali à côté, ce sont les colonels Diaw et Assimi Goïta, Maïga qui ont fait le coup d'État. Donc ils ont succombé aux sirènes internationales et ils ont appelé  Bah N’Daw qui est venu comme président avec Moctar Ouane comme Premier Ministre. Vous avez vu ce qui s'est passé ? Ils ont trahi leur voie, c'est pour ça qu’ils étaient obligés de le refaire pour récupérer leur chose. Ici au Burkina, ça a été la même chose. Ce sont les Ibrahim Traoré  qui ont fait le coup d’État le 24 janvier, il l’ont donné à Damiba qui a trahi leurs voix. Ils ont récupéré leur chose. Faut pas qu’ils commettent l’erreur de se faire récupérer encore en remettant le pouvoir à quelqu'un d'autre. Voilà celui qui se bat pour quelque chose c'est pour lui la chose. Vrai ou faux ?
Voilà comme l’a dit Damiba lui-même c'est ça.
Ibrahima s'est battu pour la chose donc c'est pour lui la chose. Et il y a un autre élément qui intervient. Ibrahima a pris le risque - il a pris le risque, il a mis en cause sa vie si le coup d'État avait échoué qu'elle voulait être son sort, s'il y avait eu des affrontements ( parce que tout était possible, il pouvait succomber pendant les combats) donc il a engagé sa vie pour le changement – donc il assume le pouvoir.
Il y en a qui disent que voilà, qu'il était un jeune capitaine qui a des colonels il y a des généraux et que au nom de la hiérarchie militaire, il devrait laisser le pouvoir aux plus gradés. Je dis, mais non où étaient ces gradés-là ? Donc c'est la raison de complice de la situation. Donc si on remet le pouvoir à ces gradés-là, étant complice du régime renversé, ils vont œuvrer à saboter leur ligne. Comme ça a fait pour Kasa Vubu par rapport à la ligne de Patrice Lumumba au Congo belge comme N’Daw et Ouane l’ont fait au Mali par rapport à la Ligne d’Assimi Goita. Donc s’ils commettent l'erreur de remettre le pouvoir à un milieu plus gradé sous prétexte qu'il est plus gardé, ils en payeront le prix. Et comme l’a dit Saint-Just au moment de la Révolution française, celui qui fait la révolution à moitié creuse sa propre tombe . Qu'il retienne cela « celui qui fait la révolution à moitié creuse sa propre tombe ». 
Donc il faut qu'il garde le pouvoir et qu'il assume.
Si c'est bien il en récoltera les fruits. Si c'est pas bien aussi il payera les conséquences.
Donc pour moi il n’y a pas quelqu'un d'autre qui peut assumer le pouvoir d’Etat comme une chose comme Ibrahim Traoré.

Kyélem décrit le fonctionnement de sa classe sociale la Formoisie compradore. S’ils font un effort, il leur faut en échange une récompense. Si tu passes du temps à apprendre tu as un diplôme qui te donne un gros salaire. Si tu te bats dans un coup d’État alors il te faut une récompense et la récompense c’est le pouvoir. Comme le diplôme tu ne le partages pas avec ton voisin de classe, ton pouvoir tu ne le partages avec personne, tu le gardes pour toi seule. La population dans son délire n’est qu’un décor.

Dans la logique de Kyélem celui qui a pris des risques en faisant le coup d'Etat doit être celui qui récupère le pouvoir. Alors pourquoi a t-il lui accepté le poste de Premier Ministre alors qu'il n'a pas participé au coup d'Etat ?
Quand la soupe est bonne, les "achetables" sont démasqués.

 Et moi je souhaiterais même qu'il n'y ait même pas de premier ministre. Il assume le pouvoir comme Thomas Sankara assumait le pouvoir sans Premier ministre et qu’il légifère par ordonnance. Là ça va aller vite.
Parce que nous-même, premier ministre tout ça là, ça crée un intermédiaire entre le président et le gouvernement, donc ça accroît les lourdeurs administratives, alors que lui-même, il dit qu'il faut aller vite voilà. Donc voilà mon point de vue sur ce point.

Kyélem ment. Thomas Sankara n'a jamais gouverné seul. Il y avait les CDR.

Les Comités de Défense de la Révolution (C.D.R.) qui sont une émanation du Conseil National de la Révolution (C.N.R.), constituent l’organisation authentique du peuple dans l’exercice du pouvoir révolutionnaire. Ils sont l’instrument que le peuple s’est forgé pour la maîtrise souveraine de son destin. Ils ne sont pas un parti. Ils sont un mouvement de masse auquel adhère le peuple sur la base de la plate-forme anti-impérialiste dégagée par le discours d’orientation du 2 Octobre 1983. L’adhésion méconnaît l’appartenance à un clan, à une région, à une religion donnés.
Ainsi que l’indique leur dénomination, les C.D.R. ont pour mission de défendre la Révolution Démocratique et Populaire (R.D.P.). Défendre ici, signifie sauvegarder les acquis, garantir la continuité, œuvrer en vue d’atteindre les objectifs visés sur tous les plans. Ainsi les C.D.R. doivent participer activement :
– à la construction socio-économique du pays, et à son épanouissement culturel ;
– au maintien de la sécurité et de la défense militaire du Pays ;
– à la formation politique et idéologique du peuple ; ce qui présuppose que les C.D.R. se constituent en creusets permanents de formation, de diffusion des idées révolutionnaires ;
– à la destruction de toutes les entraves au développement économique et social, notamment la destruction des entraves à l’émancipation de la femme et la solution des problèmes du monde paysan.
Mais toute organisation, si elle entend être opérationnelle, doit se fonder sur une discipline interne. Les C.D.R. fonctionnent sur le principe du centralisme démocratique. Thomas Sankara extrait Statut général des CDR

 "IL RESTE DEUX ANS" DONC KYELEM PREVOIT
 LE RETOUR DES COMPRADORES EN 2024 !!

Le journaliste . Donc comment entrevoyez-vous la transition là qui va venir ?

Apollinaire Kyélem : Je ne comprends pas votre question

Le journaliste : comment vous voyez la transition là qui va venir ?

Donc moi, je garde espoir. D’autant plus qu’il reste 2 ans maximum selon le calendrier établi au préalable voilà même si c'est le calendrier peut être revu à la baisse ou à la hausse il reste 2 ans. Et en deux ans je ne crois pas que beaucoup de choses puissent arriver de pire que ce que nous avons déjà subi donc moi je vois ça de façon heureuse donc je vois ça sans inquiétude et je pense que les jeunes officiers qui sont là sont assez engagés et donc je pense qu’ils pourraient trouver les solutions à nos problèmes au cours de cette transition.

Un révolutionnaire ne s'étend pas sur ses ressentis mais sur les tâches à réaliser pour que la faim ne puisse plus exister au Burkina, pour que chaque Burkinabè sache lire et écrire, pour que le pays puisse se développer économiquement sans dépendre de l'extérieur. Pour que chaque jeune ait comme avenir de devenir ingénieur ET chercheur ET artiste !

Les supersankaristes proposent les moyens d'arriver à ces objectifs, les institutions CDR. 

Kyélem est tranquillement en train de dire qu'il voit l'avenir de manière "heureuse" quand actuellement 1 enfant sur 10 ne mange pas à sa faim.
Il attend que les officiers trouvent "des solutions à nos problèmes".
Et c'est lui qui est aux commandes actuellement depuis sa nomination comme Premier Ministre par Ibrahim Traoré.
On va rapidement voir le naufrage de l'imposteur déserteur !

Le journaliste : donc nous sommes à la fin de cet entretien est-ce que il y a un point sur lequel vous souhaiteriez répondre ?

Apollinaire Kyélem :  non bon non pas du tout c'est vous qui m'avez posé la question. Moi je vous ai dit j'ai essayé de vous répondre donc je n'ai pas de points particuliers. Sinon que moi j'appelle la jeunesse révolutionnaire du Burkina Faso à s'organiser parce que ici on sent que la jeunesse a des aspirations, mais elle ne sait comment les traduire en action, et elle est souvent déboussolée parce qu’ il y a des sirènes de toutes parts qui l'appellent. Alors que souvent c'est pas ce qu'il faut faire mais, n'ayant pas de formation suffisante elle se laisse souvent entraîner hors des ornières qui feront

son bonheur donc, j'appelle la jeunesse burkinabè à se former politiquement techniquement professionnellement pour savoir où elle va et ne pas se laisser entraîner comme ça n'importe comment, voilà. Y’en a qui disent qu'il faut, qu'il faut par exemple reprendre les relations avec la France et s'allier à la Russie etc. Je dis non, ce n’est pas une question de quitter X pour aller avec y non il revient au burkinabè de tirer profit de chaque partenaire voilà avec la France nous pouvons avoir des intérêts à défendre et à obtenir avec la Russie nous pouvons avoir des intérêts à défendre et à obtenir, avec n'importe quel pays qui coopère avec nous on peut avoir des intérêts à défendre et acquérir c'est à nous maintenant de savoir qui nous sommes ce que nous voulons et de voir quelle utilité peut nous être par rapport à chacun des partenaires . Mais le drame des Africains est qu'ils ne savent même pas ce qui ils sont.

Ils ne savent pas ce qu'ils veulent donc il navigue à vue. Il revient d'abord de savoir qui tu es et ce que tu veux. Une fois que tu sais qui tu es et ce que tu veux tout devient simple. Voilà chacun sait que ça n'allait pas parce que dans le cadre de ton identité ou dans le cadre de ce que tu veux tu sais que c'est pas bon pour toi. Et si tu ne sais même pas qui tu es, ce que tu veux mais on te balade de gauche à droite. Comme on veut dans la donc je dirais que le message pour la jeunesse c'est de savoir qui elle est, ce qu’elle veut et à partir de là tout devient simple. 

Encore une fois Kyélem est condescendant et méprise la population. 

Qu’est ce qu’il en sait que la jeunesse ne sait pas qui elle est et ce qu’elle veut.

Evidemment si on empêche les jeunes de s’autoorganiser en CDR ils n'ont pas l’occasion d’exprimer ce qu’ils veulent

Kyélem travaille au service des diplômés compradores et donc de leurs maitres, les capitalistes impérialistes. C'est un ennemi de l'égalisme sankariste. Kyélem cache donc sa traîtrise par des références à des figures révolutionnaires africaines, Sankara et Lumumba.

Mais il ne cite pas Amilcar Cabral qui a dénoncé sa classe sociale, la formoisie. Cette formoisie compradore qui soutient le coup d'Etat d'Ibrahim Traoré. Cette même formoisie compradore qui soutient Assimi Goita et ne veut pas des CDR Sankara. Cette Formoisie compradore qu'Amilcar Cabral appelait "petite bourgeoisie intellectuelle" et qu'il appelait à se "suicider pour renaître en travailleur" et qu'il dénonçait encore dans son discours sur le "Cancer de la trahison" durant les obsèques de Kwamé NKrumah à Conakry.

"Pour ne pas trahir ces objectifs, la petite bourgeoisie n’a qu’un seul chemin: renforcer sa conscience [P.169] révolutionnaire, répudier les tentatives d’embourgeoisement et les sollicitations naturelles de sa mentalité de classe, s’identifier aux classes laborieuses, ne pas s’opposer au développement normal du processus de la révolution. Cela signifie que, pour remplir parfaitement le  rôle  qui lui revient  dans la lutte de libération nationale, la petite bourgeoisie révolutionnaire doit être  capable  de se  suicider  comme classepour ressusciter comme travailleur  révolutionnaire, entièrement identifiée avec les aspirations les plus profondes du peuple auquel elle appartient
Cette  alternative — trahir  la Révolution ou se  suicider comme classe — constitue le choix de la petite bourgeoisie dans le cadre général de la lutte de libération nationale." Extrait de Amilcar Cabral.  Unité et lutte. — I. L’arme de la Théorie.— François Maspero,Paris.  1980, pp.167-169
La vie de Kyélem le déserteur est l'exact contraire du "suicide sociologique" préconisé par Amilcar Cabral. Un petit arriviste déserteur confortablement installé dans sa classe sociale : la formoisie compradore Franceàfric qui se Russieàfric peu à peu

samedi 15 octobre 2022

Ibrahim Traoré - désigné Président du Burkina Faso par Zéphirin Diabré et un groupuscule de collabos Franceàfric ex proches de #Compaoré et de lobbyistes #Russieàfric - va poursuivre la politique impérialiste de Damiba. Urgent : Former 640 CDR Directions fonctionnelles Sankara socle d'un gouvernement provisoire avec 25 Ministres révocables

Par Julie Amadis
avec Yanick Toutain
15 octobre 2022
#IpEaVaEaFaF


Il faut un gouvernement du peuple.
Il faut donc reconstruire les CDR Sankara
Il faut un gouvernement composé de 25 ministres révocables à tout moment par la population.
Les dernières élections au Burkina date du 22 novembre 2020, RMC Kaboré avait été élu avec 1,6 millions de voix.
Pour avoir la légitimité il faut donc que 2 millions de Burkinabè participent à l'humanocratie soit 1 adulte sur 5.

Zéphirin Diabré, ex ministre de Compaoré 1992-1996 ex ministre de Damiba 2022, le traitre qui organisait le retour de Blaise Compaoré condamné par la justice à la prison à vie pour l'assassinat de Thomas Sankara faisait partie de la poignée d'invités chargés de désigner Ibrahim Traoré Président du Faso.
Et les traîtres panafricains petits miliciens sponsorisés par Poutine voudraient faire croire aux naïfs que Ibrahim Traoré incarne la fin de la Franceàfric !
Les impérialistes Franceàfric et Russieàfric, répètent à qui veut entendre leur mensonge qu'Ibrahim Traoré serait soutenu par les Burkinabès.
Les manifestants n'étaient même pas un millier à Ouagadougou dans un pays  de 20 Millions d'habitants.


La solution se trouve dans la construction d'une armée Sankara.
Il faut une armée de 80 000 hommes et femmes militaires délégués révocables.

Dans chaque CDR il faut accréditer 2 militaires. Les militaires sont soutenus par des civils. 

2 militaires dans chaque CDR conseil.
et donc 25 militaires par Direction Fonctionnelle.
Chaque DIRFONCT doit donc former une section de 25 militaires avec 20 hommes et femmes du rang, 4 sergents délégués de base et un lieutenant.



Ibrahim Traoré - désigné Président du Burkina Faso par Zéphirin Diabré et un groupuscule de collabos Franceàfric ex proches de #Compaoré et de lobbyistes #Russieàfric - va poursuivre la politique impérialiste de Damiba. Urgent : Former 640 CDR Directions fonctionnelles Sankara socle d'un gouvernement provisoire avec 25 Ministres révocables


Le putschiste Ibrahim Traoré vient d'être désigné Président du Burkina Faso de Sankara par une poignée de collabos des Assises Nationales.

Assises nationales : Zéphirin Diabré, Clément Sawadogo, pour le compte des partis de l'ex-majorité présidentielle,...

Publiée par Burkina 24 sur Vendredi 14 octobre 2022
Zéphirin Diabré, - ex ministre de Compaoré 1992-1996 ex ministre de Damiba 2022, le traitre qui organisait le retour de Blaise Compaoré condamné par la justice à la prison à vie pour l'assassinat de Thomas Sankara - faisait partie de la poignée d'invités chargés de désigner Ibrahim Traoré Président du Faso.
Et les traîtres panafricains petits miliciens sponsorisés par Poutine voudraient faire croire aux naïfs que Ibrahim Traoré incarne la fin de la Franceàfric !
En , Zéphirin Diabré rencontre l'ancien président Blaise Compaoré à Abidjan. Les deux hommes discutent d'un éventuel retour de Blaise Compaoré à Ouagadougou, où il est accusé dans le procès sur l'assassinat de Thomas Sankara7. Wikipédia
Les impérialistes Franceàfric et Russieàfric, répètent à qui veut entendre leur mensonge qu'Ibrahim Traoré serait soutenu par les Burkinabès.
Les manifestants n'étaient même pas un millier à Ouagadougou dans un pays  de 20 Millions d'habitants.

Pour L'AFP, l'agence de presse de la Franceàfric Ibrahim Traoré a fait un putsch mais montrerait "une volonté affiché de ne pas être président" !


 

Les conditions de Damiba ont remplis, la vieille clique de Compaoré est recyclé.
 

640 CDR SANKARA POUR UN GOUVERNEMENT PROVISOIRE AVEC 25 MINISTRES REVOCABLES

Il faut un gouvernement du peuple.
Il faut donc reconstruire les CDR Sankara
Il faut un gouvernement composé de 25 ministres révocables à tout moment par la population.
Les dernières élections au Burkina date du 22 novembre 2020, RMC Kaboré avait été élu avec 1,6 millions de voix.
Pour avoir la légitimité il faut donc que 2 millions de Burkinabè participent à l'humanocratie soit 1 adulte sur 5.

Chaque ministre représentera 80 000 Burkinabès. Elle ou il sera coordinatrice coordinateur nationale.
Il devra donc être accrédité par 4 délégués députés en tant que DIN Délégué Intermédiaire National.
100 député formant le CNRB Comité national de la révolution Burkinabè.
Cent commissaires nationaux représentant chacun 16 000 Burkinabès et 500 sous commissaires représentant chacun 3200 Burkinabès formeront le Grand Comité National de la Révolution Burkinabès.
Il faut reconstruire les CDR de Sankara

Dans chaque village, chaque quartier de ville des CDR doivent être constitués.
Thomas Sankara dès sa prise du pouvoir le 4 août 1983 avait appelé à constituer des CDR :


"Peuple de Haute-Volta, le Conseil national de la révolution appelle chaque Voltaïque, 
homme ou femme, jeune ou vieux à se mobiliser dans la vigilance pour lui apporter son soutien actif. Le Conseil national de la révolution invite le peuple voltaïque à constituer partout des Comités de défense de la révolution (CDR) pour participer à la grande lutte patriotique du CNR et pour empêcher les ennemis intérieurs et extérieurs de nuire à notre peuple. Il va sans dire que les partis politiques sont dissous" (extrait déclaration de Thomas Sankara le 4 août 1983)



Chaque résistant burkinabé doit dès à présent se faire désigner délégué révocable 1 pour 5 puis 1 pour 25.
Pour cela c'est très simple, quatre personnes qui vous font confiance acceptent de vous désigner Délégué Intermédiaire de base. Vous vous répartissez les missions Pédagogie, Santé, Sécurité, Protection, Justice. Ensuite vous choisissez votre #spessmiss correspondante à votre mission dans le tableau ci- dessous. Les quatre qui vous auront désignés deviendront vos adjoints statutaires. A leur tour, ils recruteront quatre délégants pour les désigner en tant Délégués Intermédiaires de base

Les 24 seront d'accord pour que vous soyez leur délégué de base révocable 1 pour 25.


Les 5 délégués révocables que vous formez (4 DIB et un DB), vont continuer à recruter. Si chacun recrute encore 4 délégués qui en recrutent 4 à nouveau, vous pourrez être 25 délégués révocables. Vous constituerez alors le premier CDR conseil de votre alliance politique.

Quand 24 autres CDR conseils seront constitués, vous aurez créé une Direction Fonctionnelle.
La structure CDR contrôlée par le peuple et qui remplacera les CDR de services.
Dans cette direction fonctionnelle 5 commissions et 25 sous commissions seront constituées. 

Chacun des 25 coordinateurs dirigeant cette DIRFONCT (DIRection FONCTionnelle) aura donc 4 assistants fonctionnelles sous ses ordres qui appartiendront à des alliances politiques différentes de la sienne.

UNE ARMEE SANKARA

Les  quelques centaines de manifestants qui appelaient hier les mercenaires russes Wagner à la rescousse veulent dilapider l'argent d'un des pays les plus pauvres du monde pour des mercenaires russes payés entre 1900 et 2800 euros par mois soit entre 20 et 30 fois ce que gagne un Burkinabè !

Selon des médias habituellement sérieux, Assimi Goita verserait plus de 10 Millions de dollars par mois à la société Wagner pour une armée qui n'a toujours pas réussi à éradiquer le terrorisme. Normal, avec un ministre terroriste MNLA ex porte parole de l'Etat Islamique de l'Azawad pour l'Europe : Mossa Ag Attaher
C'est ça le modèle de ceux qui font la propagande Russieàfric.

La solution se trouve dans la construction d'une armée Sankara.
Il faut une armée de 80 000 hommes et femmes militaires délégués révocables.

Dans chaque CDR il faut accréditer 2 militaires. Les militaires sont soutenus par des civils. 

2 militaires dans chaque CDR conseil.
et donc 25 militaires par Direction Fonctionnelle.
Chaque DIRFONCT doit donc former une section de 25 militaires avec 20 hommes et femmes du rang, 4 sergents délégués de base et un lieutenant.

Yanick Toutain écrivait le 2 octobre 2022 :

"Ibrahim Traoré, s'il avait été un géant aurait appelé CHACUN DE SES HOMMES, CHAQUE MILITAIRE BURKINABE à obtenir ACCREDITATION de la part de 100 citoyens organisés en CDR avec leurs 20 délégués révocables 

#1pour125 

Il aurait appelé chacun de ces #CDRconseil du peuple à désigner un 2° MILITAIRE de réserve

On aurait donc alors UNE ARMEE SANKARA d'active et UNE ARMEE SANKARA de réserve 

160 000 militaires au Burkina Faso 

Désignés par 80 000 fois 100 citoyens et donc 8 millions de délégateurs et leurs 2 millions de délégués organisés en 80 000 CDR de base - #CDRconseils 


Sur cette base il aurait appelé ces 10 millions de Burkinabè adultes à aider les jeunes à s'auto-organiser de même en pionniers de 7 à 13 ans et en juniors de 14 à 17 ans 

Sur cette base, il aurait appelé les 2 millions de délégués de CDR à FORMER LE GOUVERNEMENT 

25 coordinateurs nationaux, 100 commissaires nations, 500 sous-commissaires nationaux TOUS DELEGUES REVOCABLES "



mercredi 5 octobre 2022

Sankara 1986 .« II est normal que celui qui vous donne à manger vous dicte également ses volontés. Regardez dans votre assiette, quand vous mangez le grain de riz, de maïs, de mil importé. C’est ça l’impérialisme " 55% du blé au Burkina est importé de Russie. URGENT : Autosuffisance alimentaire par des CDR Sankara Zéro impérialiste Ni Franceàfric Ni Russieàfric Ni Chineàfric

 


Par Julie Amadis
#IpEaVaEaFaF
5 octobre 2022

"Tout ce que nous avons réalisé au Burkina Faso, sous la révolution, nous l'avons réalisé grâce aux CDR en premier lieu.

Nous avons construit des maisons, des écoles, des dispensaires, des routes, des ponts et des barrages." Thomas Sankara 1986 1° conférence des CDR


60 % du riz consommé et la quasi totalité du blé consommé sont importés. 

Pourtant il serait possible de cultiver du blé au Burkina.

""L'Afrique subsaharienne possède d'importantes étendues de terres propices à la production de blé de façon rentable et sans irrigation, compte tenu des conditions de précipitations", affirment les auteurs de l'étude. "Le Monde


Celui qui ne vous a pas nourris ne peut rien exiger de vous.
Or, nous sommes là, à nous faire nourrir chaque jour, chaque année et nous disons : « À bas l'impérialisme !» Eh bien la reconnaissance du ventre est là. 
[Rires, applaudissements] 
Mais les pro Russes font semblant de ne pas voir que la Russie est capitaliste et impérialiste depuis 30 ans

La Conférence nationale des CDR a félicité, et elle a raison, tous ceux qui ont écrit, qui ont produit quelque chose sur le plan littéraire, artistique, et dans tous les autres domaines.
C'est ça la production, nous sommes des révolutionnaires ! (..)
[Applaudissements nourris] Il faut donc produire, produire et encore produire.


Sankara 1986 .« II est normal que celui qui vous donne à manger vous dicte également ses volontés.  Regardez dans votre assiette, quand vous mangez le grain de riz, de maïs, de mil importé. C’est ça l’impérialisme "
55% du blé au Burkina est importé de Russie. URGENT : Autosuffisance alimentaire par des CDR Sankara Zéro impérialiste Ni Franceàfric Ni Russieàfric Ni Chineàfric 


"Il y en a qui demandent ; «Mais où se trouve l’impérialisme ?» Regardez dans vos assiettes quand vous mangez : les grains de riz, de maïs, de mil importés, c’est ça l’impérialisme. N’allez pas plus loin. [Applaudissements]"Discours de Thomas Sankara à la conférence nationale des Comités de défense de la révolution, 4 avril 1986. »


Regardez dans vos assiettes
L'impérialisme est là

55% DU BLE AU BURKINA VIENT DE RUSSIE

55% du blé consommé au Burkina Faso vient de Russie

La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) a révélé dans un rapport, le degré de dépendance « élevé » de 25 pays africains en termes d’importation de blé de la Fédération de Russie et de l’Ukraine.

 Près de la moitié des pays de l’Afrique est affectée par la guerre en Ukraine. Entre 2018 et 2020, l’Afrique a importé pour 3,7 milliards USD de blé (32 % du total des importations africaines de blé) en provenance de la Fédération de Russie et pour 1,4 milliard USD en provenance d’Ukraine (12 % des importations totales de blé africain).

Dans les 25 pays africains concernés, on trouve 4 pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) que sont le Bénin, le Togo, le Burkina Faso, le Sénégal qui dépendent de l’importation de blé de ces 2 pays. Le Bénin importe 100% de son blé de la Russie.

Il est suivi du « pays des hommes intègres » avec 55% en provenance de Russie contre 5% de l’Ukraine. Le Sénégal importe pour sa part 50% de son blé de la Russie contre 15% de l’Ukraine. Enfin, le Togo n’importe pas de blé de l’Ukraine, ses achats proviennent de la Russie à hauteur de 45%. Ouaganews

 


LES MEMES QUI SABOTENT LES CDR APPELLENT LA RUSSIE A PRENDRE LE CONTRÔLE DU BURKINA FASO 
EN SE FAISANT PASSER POUR DES HERITIERS DE SANKARA

Mais il suffit de lire les principaux discours de Thomas Sankara pour constater que ces panneàfricains sont des hypocrites menteurs cachant ce que fut la révolution sankariste
Voici ce que Thomas disait en avril 1986 à la 1° conférence des CDR

Yanick Toutain avait republié ce discours en 2014

JEUDI 4 DÉCEMBRE 2014

Thomas Sankara "Les Comités de défense de la révolution, c'est la production ! Certes s'il faut des thèmes de mobilisation, s'il faut des slogans ? Oui ! Il faut des slogans ! S'il faut des images, des symboles de la révolution, pour comprendre ! Oui ? il en faut.
(..)
Il faut produire, il faut produire et c'est pourquoi, je salue le mot d'ordre de : « Deux millions de tonnes de céréales ».
Notre pays produit suffisamment de quoi nous nourrir.
Ce n'est plus le cas en 2022
Nous pouvons dépasser même notre production.
Malheureusement, par manque d'organisation, nous sommes encore obligés de tendre la main pour demander des aides alimentaires.
Ces aides alimentaires qui nous bloquent, qui inspirent, qui installent dans nos esprits cette habitude, ces réflexes de mendiant, d'assisté, nous devons les mettre de côté par notre grande production ! Il faut réussir à produire plus, produire plus parce qu'il est normal que celui qui vous donne à manger vous dicte également ses volontés.

CELUI QUI CONTRÔLE SA NOURRITURE CONTRÔLE SA POLITIQUE

A la fête de la Tabaski, à Pâques, à Noël, quand dans les familles, on abat les coqs, les dindons, les moutons, on le fait parce qu'on est sûr qu'on a nourri le coq, le dindon, le mouton.
On peut l'abattre quand on veut.
A Noël, à Pâques, à la Pentecôte ou même pendant le carême.
On est libre.
Celui qui ne vous a pas nourris ne peut rien exiger de vous.
Or, nous sommes là, à nous faire nourrir chaque jour, chaque année et nous disons : « À bas l'impérialisme !» Eh bien la reconnaissance du ventre est là. 
[Rires, applaudissements] 
Mais les pro Russes font semblant de ne pas voir que la Russie est capitaliste et impérialiste depuis 30 ans
Si dans notre expression, nous, révolutionnaires, ne voulons pas être reconnaissants, ou en tout cas, si nous voulons mettre de côté toutes les formes de domination, le ventre sera là qui, lui, risque de prendre le chemin de droite, de la réaction et de la cohabitation pacifique [Applaudissements] avec tous ceux qui nous oppriment à travers les graines de céréales déversées ici.
Ne consommons que ce que nous contrôlons ! Il y en a qui demandent ; «Mais où se trouve l'impérialisme ?» Regardez dans vos assiettes quand vous mangez : les grains de riz, de maïs, de mil importés, c'est ça l'impérialisme.
N'allez pas plus loin.
[Applaudissements] Donc, camarades, nous devons nous organiser pour produire ici et nous pouvons produire plus qu'il n'en faut.
Et s'organiser c'est évidemment reconstruire les CDR !!!
Thomas le répètera ensuite
On dit que c'est la sécheresse qui a fait que notre production a baissé.
Le ministère de l'Agriculture est là, qui témoigne que même pendant la sécheresse, la production de coton n'a fait qu'augmenter.
Pourquoi cela ? Eh bien, parce que la SOFITEX paye.
Eh bien, nous allons changer de méthodes.
Oui, il faut changer de méthodes.
Mais la production, ne se limite pas seulement aux céréales.
I1 faut produire dans tous les domaines, à l'usine, dans les bureaux et j'invite chacun à la production intellectuelle.
La Conférence nationale des CDR a félicité, et elle a raison, tous ceux qui ont écrit, qui ont produit quelque chose sur le plan littéraire, artistique, et dans tous les autres domaines.
C'est ça la production, nous sommes des révolutionnaires ! (..)
[Applaudissements nourris] Il faut donc produire, produire et encore produire.
Sur le plan international, beaucoup de choses positives sont dites mais non écrites.
(..)
C'est au Burkina Faso quand même qu'il y a le plus de tracts, vous le savez très bien ! Cela prouve que nous savons lire et écrire..
Mamadou et Bineta' sont devenus grands, il y a très longtemps.
Ils commencent à être vieux. 
[Rires et applaudissements] 
On rappellera aux anti-impérialistes du dimanche que "Mamadou et Bineta est un livre éducatif utilisé en Afrique de André Davesne".... un Français !
Thomas Sankara était évidemment l'allié des Français anti-impérialistes. Pas comme les fascistes téléguidés par Poutine..... l'impérialiste Poutine !

Thomas Sankara "Mais camarades, il est important que nous revenions en d'autres occasions sur ce qui n'est pas fait, sur ce qui doit se faire.

L'unité, l'unité dans nos rangs ! Unité-critique-auto-critique-unité.

Bannissons de nos rangs tous les louvoiements, les calculs insidieux perceptibles et imperceptibles qui se trament ; les mots d'ordre téléguidés et télécommandés.

Heureusement, la Conférence nous a permis de constater que l'unité s'est renforcée.

Ce qui prouve que des éléments sains de tous bords ont oeuvré consciemment, loyalement, afin que l'unité se consolide.

C'est une victoire.

[Applaudissements] Camarades, je vous félicite tous pour l'effort fourni, je vous félicite surtout pour les efforts que vous avez fournis avant cette conférence.

Tout ce que nous avons réalisé au Burkina Faso, sous la révolution, nous l'avons réalisé grâce aux CDR en premier lieu.

Nous avons construit des maisons, des écoles, des dispensaires, des routes, des ponts et des barrages.

Nous avons fait de la production intellectuelle, artistique.

Bref, nous avons marqué des points.

Nous avons sur le plan économique, financier, budgétaire, réalisé des sacrifices, des efforts et chacun de nous a payé le prix qu'il fallait payer.

On peut facilement constater l'héritage des saboteurs - Compaoré Zida le Balai Citoyen le PCRV Damiba..... l'héritage de tous les ennemis de Sankara, l'héritage de tous les ennemis des CDR 

BLE ET RIZ IMPORTES DE CHINE ET DE RUSSIE ALORS QU'IL EST POSSIBLE DE LES CULTIVER AU PAYS

15% des habitants du Burkina Faso sont en "situation d'insécurité alimentaire".
1 enfant sur 10 est malnutri.

 15% de la population, sont actuellement en situation d'insécurité alimentaire dans le pays. Les femmes enceintes et les nouveau-nés sont particulièrement vulnérables. Actuellement, 1 enfant sur 10 au Burkina Faso est confronté à la malnutrition. " https://www.icrcnewsroom.org/story/fr/2011/burkina-faso-conflict-aggravates-ongoing-food-crisis

60 % du riz consommé et la quasi totalité du blé consommé sont importés. 

Pourtant il serait possible de cultiver du blé au Burkina.

""L'Afrique subsaharienne possède d'importantes étendues de terres propices à la production de blé de façon rentable et sans irrigation, compte tenu des conditions de précipitations", affirment les auteurs de l'étude. "Le Monde


L'ALLIANCE D'IBRAHIM TRAORE AVEC LES ACTIVISTES PRO POUTINE PROUVE QU'IL VA POURSUIIVRE LA POLITIQUE IMPERIALISTE ALIMENTAIRE 

 Ibrahim Traoré nouveau chef de l'Etat autoproclamé du Burkina a déclaré sur Radio Oméga le 1er octobre :

"C'est qu'il faut révolutionner notre production, révolutionner notre agriculture. On conquiert les terres on les installe et on les aide à produire pour qu'on ne soit pas dépendants de l'extérieur."

Il ment. Il est allié avec les activistes pro Poutine, porteurs de drapeaux russes. Comme si Poutine allait le laisser cultiver du blé au Burkina quand 55 % du blé vient de Russie.

S'il avait comme réel projet l'auto-suffisance alimentaire, il aurait appelé les Burkinabè à constituer des CDR. Et il ne l'a pas fait.

SANKARA : L'AUTO SUFFISANCE ALIMENTAIRE GRACE AUX CDR


Le premier jour de son arrivée au pouvoir, Sankara appelait la population à constituer des CDR




Dans le DOP du 2 octobre 1983, Sankara annonçait que son objectif était l'auto-suffisance alimentaire au Burkina Faso.

"Cela est possible en donnant son vrai sens au slogan d’auto-suffisance alimentaire, trop vieilli à
force d’avoir été proclamé sans conviction. Ce sera d’abord la lutte âpre contre la nature qui, du reste, n’est pas plus ingrate chez nous que chez d’autres peuples qui l’ont merveilleusement vaincue sur le plan agricole. Le Conseil national de la révolution ne se bercera pas d’illusions en projets gigantissimes, sophistiqués. Au contraire, de nombreuses petites réalisations dans le système agricole permettront de faire de notre territoire un vaste champ, une suite infinie de fermes. Ce sera ensuite la lutte contre les affameurs du peuple, spéculateurs et capitalistes agricoles de tout genre. Ce sera enfin la protection contre la domination impérialiste de notre agriculture, dans l’orientation, le pillage de nos ressources et la concurrence déloyale à nos productions locales par des importations qui n’ont de mérite que leur emballage pour bourgeois en mal de snobisme. Des prix rémunérateurs et des unités industrielles agro-alimentaires assureront aux paysans des marchés pour leurs productions en toute saison." 2 octobre 1983


Les CDR étaient les nouvelles institutions dirigeantes et le projet d'auto-suffisance alimentaire se faisait grâce aux CDR.

Le pouvoir dévolu aux CDR villageois affirmait la volonté d’opposition aux responsables villageois traditionnels ; ceux-ci étaient d’ailleurs souvent désignés par les autorités révolutionnaires comme des « féodaux ». Cette accusation est reprise dans le préambule de l’Ordonnance du 4 août 1984 :

« En raison de l’interaction entre structures socio-politiques d’une part, et d’autre part structures foncières et agraires, le droit foncier et agraire du Burkina-Faso était marqué du sceau bourgeois et féodal et donc utilisé contre les masses laborieuses. »

De cette analyse découlait la volonté de transformer les rapports sociaux en milieu rural, en brisant le pouvoir foncier des chefferies traditionnelles et en donnant de nouveaux pouvoirs aux CDR.

En ce domaine, la volonté de rupture avec le passé était donc affirmée, mais le temps a manqué pour en saisir la portée. Les CDR ont été élus, mais aucune étude n’a été faite qui permettrait d’avoir une idée de leur représentativité sociale, de leur lien avec les autorités habituelles (anciens et notables). Leur action a surtout consisté à encourager la participation des paysans aux travaux prévus dans le Programme populaire de développement (travaux d’intérêt collectif : ouverture et entretien des pistes, construction d’écoles, de dispensaires, reboisement, etc.). Les tensions risquaient de se multiplier dès lors que les CDR prétendaient toucher aux rouages réels du fonctionnement de la société paysanne, notamment les attributions foncières. Théoriquement, les CDR étaient responsables de la gestion des terroirs villageois : comment allaient-ils arbitrer les différends fonciers ? Bernard Tallet  Le CNR face au monde rural le CNR à l'épreuve des faits

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COMPLEMENTS

L'EXTRAIT COMPLET DE CE DISCOURS DE SANKARA

Les Comités de défense de la révolution, c'est la production ! Certes s'il faut des thèmes de mobilisation, s'il faut des slogans ? Oui ! Il faut des slogans ! S'il faut des images, des symboles de la révolution, pour comprendre ! Oui ? il en faut.

Nous n'hésiterons pas ! Mais nous ne devons pas mettre la forme avant le fond, et la révolution ne se mesurera pas au nombre de slogans et au nombre de ténors, de stentors dans les cris.

Ce sera à autre chose, ce sera à la production.

Il faut produire, il faut produire et c'est pourquoi, je salue le mot d'ordre de : « Deux millions de tonnes de céréales ».

Notre pays produit suffisamment de quoi nous nourrir.

Nous pouvons dépasser même notre production.

Malheureusement, par manque d'organisation, nous sommes encore obligés de tendre la main pour demander des aides alimentaires.

Ces aides alimentaires qui nous bloquent, qui inspirent, qui installent dans nos esprits cette habitude, ces réflexes de mendiant, d'assisté, nous devons les mettre de côté par notre grande production ! Il faut réussir à produire plus, produire plus parce qu'il est normal que celui qui vous donne à manger vous dicte également ses volontés.

A la fête de la Tabaski, à Pâques, à Noël, quand dans les familles, on abat les coqs, les dindons, les moutons, on le fait parce qu'on est sûr qu'on a nourri le coq, le dindon, le mouton.

On peut l'abattre quand on veut.

A Noël, à Pâques, à la Pentecôte ou même pendant le carême.

On est libre.

Celui qui ne vous a pas nourris ne peut rien exiger de vous.

Or, nous sommes là, à nous faire nourrir chaque jour, chaque année et nous disons : « À bas l'impérialisme !» Eh bien la reconnaissance du ventre est là.

[Rires, applaudissements] Si dans notre expression, nous, révolutionnaires, ne voulons pas être reconnaissants, ou en tout cas, si nous voulons meurt de côté toutes les formes de domination, le ventre sera là qui, lui, risque de prendre le chemin de droite, de la réaction et de la cohabitation pacifique [Applaudissements] avec tous ceux qui nous oppriment à travers les graines de céréales déversées ici.

Ne consommons que ce que nous contrôlons ! Il y en a qui demandent ; «Mais où se trouve l'impérialisme ?» Regardez dans vos assiettes quand vous mangez : les grains de riz, de maïs, de mil importés, c'est ça l'impérialisme.

N'allez pas plus loin.

[Applaudissements] Donc, camarades, nous devons nous organiser pour produire ici et nous pouvons produire plus qu'il n'en faut.

On dit que c'est la sécheresse qui a fait que notre production a baissé.

Le ministère de l'Agriculture est là, qui témoigne que même pendant la sécheresse, la production de coton n'a fait qu'augmenter.

Pourquoi cela ? Eh bien, parce que la SOFITEX paye.

Eh bien, nous allons changer de méthodes.

Oui, il faut changer de méthodes.

Mais la production, ne se limite pas seulement aux céréales.

I1 faut produire dans tous les domaines, à l'usine, dans les bureaux et j'invite chacun à la production intellectuelle.

La Conférence nationale des CDR a félicité, et elle a raison, tous ceux qui ont écrit, qui ont produit quelque chose sur le plan littéraire, artistique, et dans tous les autres domaines.

C'est ça la production, nous sommes des révolutionnaires ! J'ai lu dans un télex, dans une dépêche d'agence, que lors d'un tournoi de tennis de table, le Burkina Faso a été battu par le Nigéria, par le Libéria.

J'ai trouvé cela très bien.

Il faut que nous soyons encore battus.

Mais si nous sommes battus, c'est la faute de ceux qui ne nous ont pas organisés les années passées.

Par contre, si dans les années à venir, nous sommes battus, camarades, ce sera de notre faute.

[Applaudissements nourris] Il faut donc produire, produire et encore produire.

Sur le plan international, beaucoup de choses positives sont dites mais non écrites.

Prenons l'exemple des Tribunaux populaires de la révolution : qui peut nous citer un livre écrit par un Burkinabè sur les TPR'.

Le peu qui ait été écrit, a été écrite par des étrangers, des étudiants, des professeurs d'université, des chercheurs....

Pourtant, il y a de grands enseignements que les TPR sont en train de nous donner, que nous ferions mieux de consigner précieusement dans des livres.

Demandez à la radio-diffusion, si elle a encore l'enregistrement du 14ème TPR ? Elle vous dira que la bande, la cassette à été utilisée pour enregistrer le dernier tube de je ne sais quelle vedette.

Ce n'est pas normal.

Nous n'avons pas ce réflexe de protéger notre capital intellectuel.

Il faut produire davantage.

Et puis après tout, nous battons le record en matière de littératures clandestines.

C'est au Burkina Faso quand même qu'il y a le plus de tracts, vous le savez très bien ! Cela prouve que nous savons lire et écrire..

Mamadou et Bineta' sont devenus grands, il y a très longtemps.

Ils commencent à être vieux.

[Rires et applaudissements] Mais camarades, il est important que nous revenions en d'autres occasions sur ce qui n'est pas fait, sur ce qui doit se faire.

L'unité, l'unité dans nos rangs ! Unité-critique-auto-critique-unité.

Bannissons de nos rangs tous les louvoiements, les calculs insidieux perceptibles et imperceptibles qui se trament ; les mots d'ordre téléguidés et télécommandés.

Heureusement, la Conférence nous a permis de constater que l'unité s'est renforcée.

Ce qui prouve que des éléments sains de tous bords ont oeuvré consciemment, loyalement, afin que l'unité se consolide.

C'est une victoire.

[Applaudissements] Camarades, je vous félicite tous pour l'effort fourni, je vous félicite surtout pour les efforts que vous avez fournis avant cette conférence.

Tout ce que nous avons réalisé au Burkina Faso, sous la révolution, nous l'avons réalisé grâce aux CDR en premier lieu.

Nous avons construit des maisons, des écoles, des dispensaires, des routes, des ponts et des barrages.

Nous avons fait de la production intellectuelle, artistique.

Bref, nous avons marqué des points.

Nous avons sur le plan économique, financier, budgétaire, réalisé des sacrifices, des efforts et chacun de nous a payé le prix qu'il fallait payer.

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Goita qui est le pantin des impérialistes fait donc alliance avec Poutine...... et avec Biden 

Bien évidemment pour SABOTER LA REVOLUTION AFRICAINE