ARTICLES

Affichage des articles dont le libellé est expulsion. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est expulsion. Afficher tous les articles

samedi 1 avril 2017

1er Avril 2017 : des propriétaires sont contents de faire "une bonne farce" à leur locataire en les expulsant et en les transformant en SDF !

Par Julie Amadis
#IpEaVaEaFaF
Le 1 avril 2017

A la bonne farce, aujourd'hui samedi 1er avril 2017, pleins de propriétaires farceurs attendaient avec impatience le jour des farces pour faire une bonne farce aux locataires.
La bonne farce de les transformer en SDF.
Ils ont sabrer le champagne tout impatients du 1er avril, le jour des farces.

Ceci n'est pas une blague, très sérieusement... Aujourd'hui 1er Avril 2017, les locataires qui n'auront pas payé leur loyer pourront être expulsés !

"Après cinq mois d'interruption, avec la «trêve hivernale» du 1er novembre au 31 mars, les expulsions locatives vont reprendre dès lundi, ainsi que les coupures d'électricité pour factures impayées." Le Parisien

 Les expulsions de locataires sont de plus en plus importantes. Les personnes précaires et sombrant dans la misère sont de plus en plus nombreuses, et les loyers de plus en plus élevés. Il est donc logique que les expulsions augmentent chaque année. Elles ont augmenté de 24% en 1 an.

Selon la fondation Abbé Pierre, les expulsions risquent d'atteindre un nouveau niveau record. En 2015, 168 775 procédures judiciaires ont été intentées en vue d'une expulsion locative. Environ 127 000 ont abouti à une décision d'expulsion. 67 406 ménages ont fait l'objet d'un tel « commandement » à la suite d'une décision de justice prononçant l'expulsion. Et 14 363 expulsions ont été réalisées avec l'intervention des forces de l'ordre, soit 24% de plus que l'année précédente. Le Parisien
Une partie de ces personnes expulsées n'auront nulle part où aller pour s'abriter. Elles appelleront le 115, un numéro de téléphone qui sert à trouver une place dans un centre d’hébergement d'urgence. Le Canard Enchainé est allé enquêter à cette centrale téléphonique du Samu Social de Paris, ils décrivent comment ça se passe :

Jour et nuit, au Samu social de Paris, une cinquantaine écoutants » font les trois-huit, casque de téléphone à l'oreille. Sur leur ordi : une liste de sans-abri, un résumé de leur vie, le sort qui leur est fait. Une place ici, ou la rue. DNP », comme ils disent pudiquement, pour "demande non pourvue ». Le Canard Enchaîné

Une partie d'entre eux auront attendu au standard et dépensé une communication téléphonique pour rien... Ils feront partis des DNP, demande non pourvue comme ils disent dans leur jargon.
Une bonne partie d'entre ces expulsés du 1er avril auront ce type de conversation avec leur interlocuteur du Samu Social :

« Alors, là, monsieur, nous n'avons plus de place. — On m'a dit ça hier. — Il faut rappeler demain. — Mais, ce matin, on m'a dit d'appeler ce soir ! » Le Canard Enchaîné
Les demandes non pourvues sont majoritaires. Un exemple pour octobre 2015 (information la plus récente trouvée), dans toute la France, 64% des personnes qui ont appelé le 115 n'ont pas eu de réponse positive. Il y a une augmentation constante du nombre de "DNP demande non pourvue". Autrement dit les SDF appellent trois quart du temps pour rien, pour se retrouver à dormir dehors un soir de plus !

Parmi l’ensemble des demandes, 64% n’ont donc pas donné lieu à un hébergement. L’essentiel de ces non-attributions correspond à des demandes non pourvues faute de places disponibles (71 %). Les demandes non pourvues ont progressées de 10 % entre octobre 2014 et octobre 2015 et elles touchent particulièrement les personnes en famille (66 % des DNP totales) - majoritaires parmi les demandes reçues par le 115. La situation se dégrade également pour les femmes seules, avec
une augmentation des DNP de 23 %. A l’inverse les hommes seuls ont été moins confronté à l’absence de réponse pour absence de places (- 13 %), effet également de la baisse des demandes exprimées.(FNARS : Baromètre du 115)

Alors ces personnes faisant l'objet d'une "Demande Non Pourvue" au 115 dormiront dehors cette nuit.

Le nombre de sans abri est de 143000 en 2017 selon la Fondation Abbé Pierre.

Dans la rue, sans abri, sans eau, sans rien, on meurt très vite.

Selon le collectif "les morts de la rue", 501 personnes SDF sont mortes en 2016 et l'espérance de vie est de 49 ans.

Encore hier, on apprend qu'un SDF nommé Darius est mort dans le 9ème à Paris.

https://twitter.com/l_peillon/status/847888768778592256 Les SDF ne meurent pas que l'hiver. Décès hier soir, sur le trottoir, de Darius, la quarantaine, dans le 9e à Paris.

En 1 siècle rien n'a changé pour les SDF. Le descriptif que fait Jack London dans le peuple de l'abîme
au début du XX° siècle est le même.
Jack London a fait de l'observation participante en devenant SDF dans les rues de Londres en 1902. Il avait 26 ans et il raconte à quel point il est difficile de se faire virer des centres d’hébergement tous les matins.
C'est toujours la même chose les gens qui appellent le 115 sont en très grande majorité "accueillis" pour une seule nuit ! Le lendemain ils sont à nouveau dans la rue.




Pascal Noblet,  haut fonctionnaire qui vient de prendre sa retraite, raconte son expérience et dénonce la logique étatique du "temporaire" :

Pascal Noblet Dysfonction publique
"Là où le bât blesse c'est qu'au nom de cette exigence vertuaire sont mises en œuvre des politiques d'insertion où l'aide apportée est toujours considérée comme temporaire. Un toit est offert mais c'est pour une nuit, une semaine ou quelques mois (...)" p 199 Dysfonction Publique
Et nombreux sont les centres sales sans aucune intimité. Les SDF les connaissent bien, c'est là qu'ils atterrissent la plupart du temps quand il demande une place d’hébergement au 115. L'un d'entre eux au 115 prévient directement qu'il ne veut pas du pire des centres appelé "la Boulangerie".

Lui, 36 ans, téléphone tous les jours à G heures et rappelle, et rappelle « C'est pour dormir, mais pas à la Boulangerie, s'il vous plaît. » Surnommée « la Morgue » par les gens de la rue, la Boulangerie est un gigantesque foyer où il ne fait pas bon atterrir. (Le Canard Enchaîné)
CONCLUSION

Le crime sanitaire des patrons du CAC40 touche maintenant l'Occident.
100000 bébés africains sont morts à cause du génocide sanitaire des patrons Franceàfric en 25 ans.
Des enfants, des femmes et des enfants meurent dans les rues des villes de France tous les jours .
L'espérance de vie des SDF en France et des esclaves de Bolloré payés 50€/mois ne dépasse pas 50 ans...
L'Occident se tiermondise... Au Sud comme au Nord, des humains meurent parce qu'on leur vole leur droits d'auteur ancestraux qui leur permettraient de vivre dignement...

vendredi 10 juillet 2015

Mes ex-élèves de l'école Valmy, Nelly, Ramona et leur famille dorment dans les rues du Havre depuis le 3 juillet 2015

Au premier plan, Ramona 10 ans, sœur de Nelly 8 ans.
Ces deux petites filles dorment dehors depuis le 3 juillet 2015 !
(photo Jean-Luc Nail)
Par Julie Amadis
#IpEaVaEaFaF
Le 10/07/2015












NELLY ET RAMONA : DEUX ÉLÈVES AIMANT APPRENDRE ET JOUER DORMENT DEHORS EN CE DÉBUT DE MOIS DE JUILLET

Nelly subit une nième expulsion de son nième squat à 8 ans.
A 8 ans, Nelly a déjà subi les brimades racistes anti roms, les expulsions, les nuits dehors dans le froid le vent et la pluie.
Nelly est épuisée. Elle a les traits tirés chaque fois que je la croise

Nelly était dans ma classe de CE1 à Valmy 1 l'an dernier. Elle vivait, à l'époque, avec sa famille dans un squat suite à une première expulsion du camp où ils logeaient en juillet 2013.

mardi 23 décembre 2014


15 enfants-SDF sont morts en 2013. 31000 enfants dorment dehors en France dans l'indifférence générale.

Nelly, 7 ans et sa sœur Ramona, 9 ans étaient à l'école Valmy en 2013/2014.

Dès 8H30, Nelly avait les yeux cernés.
Comme Antonio, elle était très fatiguée ...
Ce n'était pas très étonnant. Elle vivait dans un squat sans eau ni électricité !


Sans aucune aide sociale, sa famille ne pouvait survivre qu'en mendiant et en faisant les poubelles.
Actuellement, leur situation n'a pas changé.
La famille de Nelly et Ramona erre de squat en squat, mendie et fait les poubelles pour survivre...

Nelly aime apprendre. Elle aime aussi beaucoup qu'on la félicite. Quand elle avait fini une activité , elle voulait montrer ce qu'elle avait réalisé à tout le monde, ses copines et la maîtresse.

Elle adore la piscine. C'est la première fois que j'ai vu une enfant aussi heureuse dans l'eau. Elle avait un sourire resplendissant quand elle était dans la piscine.

Sa sœur Ramona était à Valmy 2. Je la voyais dans la cour de récréation le jeudi, jour où je travaillais dans son école. Elle venait toujours me parler aux récréations...
Quand je la croise elle semble à chaque fois très heureuse de me rencontrer...

Nelly, Ramona et sa famille dorment dehors en ce moment. Et oui, vous ne rêvez pas, nous sommes en France le pays des droits de l'homme et des enfants dorment dehors.

Dehors ça veut dire sur le trottoir ou sur l'herbe, sans abri pour se protéger.
Maintenant ils ont ma tente.

« LA POLICE A DÉGAGÉ TOUT LE MONDE
DU STADE DES CHEMINOTS »


J'ai appris il y a 2 jours que cette famille était à la rue par une rencontre impromptue avec leur grande sœur, Christina - âgée d'une vingtaine d'année.

Le 3 juillet la famille de Nelly et de Ramona a été exclue de leur squat situé au Stade Des cheminots

Christina raconte :
« la police a dégagé tout le monde du stade Des Cheminots. C'était le 3 juillet ».

J'ai demandé s'il y avait des associations qui leur avaient apporté de l'aide.
« Non personne » m'a t-elle répondu.

Tous squattaient près du stade depuis plusieurs mois. Et voilà que la police les expulse à nouveau.

PAS DE PLACE D’HÉBERGEMENT D'URGENCE :
SEULE SOLUTION LA TENTE



J'ai proposé d'appeler afin de leur trouver une place d’hébergement d'urgence.

Christina m'a répondu que son mari appelait tous les matins le 115 tous les jours et qu'il n'y avait pas de place.

Je leur ai donc donné la tente-Quechua à 50 euros que j'avais acheté pour le cas où l'Etat voyou me transformerait en SDF du jour au lendemain.


Valls et sa police profitent de l'été, du Tour de France qui arrive au Havre pour les virer.
Les virer sans leur proposer de relogement bien évidemment.
Les Roumains sont considérés comme des bêtes sauvages en France.
Le racisme est à son stade ultime et Vichy est de retour.

L'été dernier, en juillet 2014, cette même famille avait déjà été expulsée du squat qu'elle occupait. J'avais appelé le 115 pour eux et une place d'hébergement pour une partie seulement de la famille leur avait été proposée temporairement.

mardi 23 décembre 2014


15 enfants-SDF sont morts en 2013. 31000 enfants dorment dehors en France dans l'indifférence générale.

La grande sœur de Nelly (vingtaine d'année) m'a demandé d'appeler le 115 pour eux.
Elle m'explique les raisons de sa demande :
"On appelle et il y a rien à chaque fois."(jeune femme SDF recherchant un hébergement d'urgence pour sa famille)
Quand j'ai appelé, des places pour les enfants en bas âge et la mère ont été trouvées. Mais on a refusé à la grande sœur d'une vingtaine d'année d'être hébergé !
Et c'était exceptionnel car la famille appelait tous les jours sans résultat.(

Entre deux, ils ont trouvé un nouveau squat, au stade Des Cheminots. Et rebelote, ils en sont virés...

Quelle vie pour des enfants !
Nelly, 7 ans, Ramona, 10 ans et les autres frères et sœurs vivent dans la peur chaque jour. Peur d'être expulsé, peur de la police, peur de dormir dehors, peur de ne pas manger...

Et leur mère est inquiète chaque jour en voyant ses enfants fatigués et sans force...

Voilà à quel degré d'inhumanité le capitalisme français est arrivé... Pendant que des bateaux-hôtels pour riches entrent et sortent du port du Havre, pendant qu'une partie des Français se rendent dans leur résidence secondaire pour les vacances, des familles n'ont même pas un toit pour dormir à l’abri.

C'est cela, le capitalisme finissant du 21° siècle.
Il est temps que la révolisation commence.





LIRE AUSSI

Le Havre / 3 juillet 2015 / expulsion du Stade des Cheminots. (Jean-Luc Nail)

Mis à jour : dimanche
Le sous-préfet du Havre aime les symboles. Dernière expulsion en date, celle de l'université du Havre la veille de la trève hivernale. Les mêmes familles sont donc expulsées ce matin des endroits qu'elles avaient trouvés pour survivre, à savoir le stade des Cheminots et le squat de Dumont-D'Urville, le dernier jour de l'école.
Les bâtiments du stade sont à l'heure actuelle rasés, la maison est condamnée.
Ça ferait environ 8 familles, 55 personnes dont 42 mineurs.