vendredi 17 février 2017

Nos vêtements "tachés de sang" comme dans le roman de Jack London, le Talon de Fer


Manifestation (2013) d'ouvrières du textile au Bangladesh.
Elles réclamaient un salaire minimum de 74€/mois
Par Julie Amadis
#IpEaVaEaFaF
Le 17/02/2017











C'est la dernière semaine de soldes. Des femmes se ruent dans les magasins de vêtements pour y faire des affaires, un tee shirt à 5€, un jean à 20 € ... Un groupe de copines dans un café jouxtant un centre commercial commentent leurs emplettes.... "t'as vu cette jupe 10 € seulement, bon c'est vrai que je ne mets jamais de jupe mais pour le prix", dit l'une.... L'autre "ah moi, si tu savais le nombre de fringues que j'ai dans mon armoire et que je ne mets jamais".

C'est bien ça le problème,
en moyenne chaque foyer français possèdent l'équivalent 114€ de
vêtements non portés (source : le Parisien).... La publicité, la norme sociale, la volonté de "plaire" dans une société où le paraître compte plus que tout pousse une frange importante de la population française à acheter des vêtements sans en avoir réellement besoin....

Peu de Français se posent réellement la question de qui a fabriqué leurs vêtements et dans quelles conditions ?
Ni bien sur de la pollution gigantesque qu'à engendré la production de leurs habits. Rien que pour un tee shirt en coton c'est 1300 litres d'eau gaspillé, 7 mégajoules d’énergie et 600 grammes de CO2 !

"La production d'un T-shirt en coton nécessite l'utilisation de 1300 litres d'eau au total, ce qui consomme 7 megajoules  d'energie et émet environ 600 grammes de C02.  Autant d'impact qui peuvent être évités en utilisant des textiles ou vêtements de seconde main." (planetoscope)
 Utiliser 1300 litres d'eau pour un tee shirt qui n'est porté que de temps en temps parce que la mode passe, les gouts aussi et qu'on en a 20 autres dans l'armoire... tandis que 768 millions de personnes (soit 11% de la population mondiale)  n'ont même pas accès à l'eau potable, c'est de la folie !

Peu de Français savent que derrière leur tee shirt, leur jean ou leur robe,  il y a un travail harassant  de femmes qui travaillent 12 heures par jour pour à peine 100 euros par mois (un peu plus pour la Chine qui, suite, aux multiples mouvements sociaux a augmenté le salaire minimum et contrôlé davantage les employeurs).
Ces ouvrières de l'industrie textile qui travaillent pour les grandes marques européennes, ZARA, H&M; Mango ... sont comme Jackson, ce travailleur d'une filature états-uniennes du début du XX°siècle, sous la menace d'un accident  sous la menace de la maladie et même sous la menace de tomber enceinte comme les usines d' H&M au Cambodge qui refusent les femmes enceintes...
Le personnage de Jackson dans le Talon de Fer écrit par Jack London a perdu son bras à cause d'une machine de son usine de filature. Son accident de travail lui a fait perdre le peu qu'il possédait  .... et en plus de la tragédie les institutions bourgeoises (justice, média) se sont acharnés contre lui pour protéger les intérêts des actionnaires.

NOS VÊTEMENTS SONT COMME LA ROBE D'AVIS
DANS LE TALON DE FER "TACHÉS DE SANG" 


Avis, la narratrice est d'origine bourgeoise. Elle est naïve sur sa classe sociale avant de découvrir en enquêtant sur l'accident de Jackson et avec l'aide du révolutionnaire Ernest, la réalité morbide du capitalisme.

Ernest bouscule les idées préconçues d'Avis concernant sa responsabilité en tant que qu'actionnaire des filatures et acheteuse de vêtements luxueux.

Extrait du Talon de Fer de Jack London :

"Ernest se mit à rire. Son rire était brutal, et je me sentis poussée à prendre la défense de l’évêque.
Souvenez-vous, lui dis-je, que vous ne voyez qu’une face de la médaille. Bien que vous ne
nous fassiez crédit d’aucune bonté, il y a beaucoup de bon chez nous. L’évêque Morehouse a raison. Les maux de l’industrie, si terribles qu’ils soient, sont dus à l’ignorance. Les 60 divisions sociales sont trop accentuées.
L’Indien sauvage est moins cruel et moins implacable que la classe capitaliste, répondit-il, et en ce moment je fus tenté de le prendre en grippe.
Vous ne nous connaissez pas. Nous ne sommes ni cruels ni implacables.
Prouvez-le, lança-t-il d’un ton de défi.
Comment puis-je vous le prouver, à vous ? Je commençais à être en colère. Il secoua la tête.
Je ne vous demande pas de me le prouver à moi ; je vous demande de vous le prouver à vous- même.
Je sais à quoi m’en tenir.
Vous ne savez rien du tout, répondit-il brutalement.
Allons, allons, mes enfants ! dit père d’un ton conciliant.
Je m’en moque, commençai-je avec indignation. Mais Ernest m’interrompit.
Je crois que vous avez de l’argent placé dans les filatures de la Sierra, ou que votre père en a,61
ce qui revient au même.
Qu’est-ce que ceci a de commun avec la question qui nous occupe ? m’écriai-je.
Peu de chose, énonça-t-il lentement, sauf que la robe que vous portez est tachée de sang. Vos aliments ont le goût du sang. Des poutres du toit qui vous abrite dégoutte du sang de jeunes enfants et d’hommes valides. Je n’ai qu’à fermer les yeux pour l’entendre couler goutte à goutte autour de moi." p 62

Avis finira, après avoir enquêté sur Jackson, par prendre conscience de cette chaîne de responsabilité à laquelle elle appartient.

Elle dit :

"Alors je me souvins du dernier dividende touché par père, qui avait servi à payer une jolie robe pour moi et des livres pour lui. Je me rappelai l’accusation d’Ernest disant que ma jupe était tachée de sang, et je sentis ma chair frissonner sous mes vêtements."
p 80
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LE TALON DE FER DE JACK LONDON


 Le capitalisme ne s'est pas stoppé. Il s'est aggravé. Les "Jackson" ne sont plus dans les usines américaines et européennes, ils sont en Chine, en Inde, au Sri Lanka, au Cambodge, au Bangladesh.
Ce sont majoritairement des femmes, elles ont entre 18 et 35 ans pour la plupart et elles s'appellent Hong Chanthan, Ai ou Bao. Ces femmes n'ont pas les moyens d'acheter les habits qu'elles fabriquent tous les jours. Elles les produisent c'est tout. Ils sont ensuite transportés en Europe, aux USA là où les gens peuvent acheter, acheter, acheter sans jamais se soucier de ces travailleuses du textile....


CONDITIONS DE TRAVAIL ET SALAIRES D'ESCLAVES POUR LES OUVRIÈRES DES GRANDES MARQUES DE TEXTILE EUROPÉENNES

Nous avons tous été choqué par l'effondrement du Rana Plaza, usine de textile qui produisait les
Ces manifestants au Bangladesh réclament justice pour les
victimes du Rana Plaza l'usine qui s'est effondré et a fait 1138 morts.
vêtements que nous portons. L'accident avait fait 1138 morts et des milliers de blessés.
Les bâtiments dans lesquels travaillent ces ouvrières sont souvent vétustes et les accidents ne sont pas rares (même si le rapport de force a changé suite à la médiatisation de ce drame et donc de grosses améliorations ont eu lieu (voir l'article de libération qui fait le bilan des améliorations au Bangladesh après le drame médiatisé)).

32€ par mois: 230 morts au Bangladesh, 230 morts du capitalisme pour des salaires de misère

 Outre les bâtiments non conformes aux normes, il y a les conditions de travail tellement difficile qu'il est impossible de rester en bonne santé en travaillant dans les usines de textiles.Ces femmes travaillent 12 heures par jour, 6 jours sur 7 à une cadence infernale. Le documentaire de Marie Maurice "Le monde selon H&M" montre que l'entreprise suédoise fait travailler ses employés  80 heures par semaine.


Hong Chantan, 35 ans, ouvrière au Cambodge pour des grandes marques occidentales témoigne :

Hong Chantan ouvrière
du textile témoigne
(source Libération)
«Je m’appelle Hong Chantan. J’ai 35 ans. Je travaille dans différentes usines de textile au Cambodge depuis l’âge de 20 ans. Je viens d’un village à 195 kilomètres de Phnom Penh, d’une famille de paysans, huit enfants. On a cultivé du riz jusqu’à la mort de mon père. Il a fallu trouver une solution, un travail. Je n’avais pas d’autres possibilités que de partir rejoindre une de ces sweatshops. Je suis restée deux mois dans une première usine, trois mois dans la deuxième, six ans dans la troisième, et j’ai bossé dans la dernière pendant sept ans, avant qu’elle ne brûle… J’ai commencé au début en étant payée 30 dollars par mois [environ 23 euros, ndlr] en moyenne. On peut être salariée mensuellement ou payée à la pièce. Dans le premier cas, vous avez un patron sur le dos en permanence, qui vous intimide, vous menace, vous demande d’aller plus vite, vous interdit de vous lever ou de parler avec d’autres ouvrières. Dans le second cas, vous êtes votre propre patron, vous vous mettez en permanence la pression pour produire plus vite dans des conditions épouvantables.
«Sur votre contrat, il est écrit que l’on doit travailler huit heures par jour, quarante-huit heures par semaine, selon les standards de l’Organisation internationale du travail. Mais aucun travailleur ou travailleuse de sweatshop ne fait cela ! Notre quotidien, c’est plutôt douze heures par jour, six jours voire six jours et demi sur sept, même les jours fériés. Et bien évidemment, sans aucun congé payé. Je n’ai pas de vie, pas de mari. J’habite dans un petit studio de 12 mètres carrés à vingt minutes à pied de l’usine avec toute ma famille qui m’a rejointe. On le loue 50 dollars par mois. Cinq de mes sœurs se tuent aussi à la tâche à l’usine. Je me lève tous les jours à 5 heures pour me préparer à manger. Je finis à 20 heures, je passe au marché, on mange et on se couche à 22 heures, terrassées par la fatigue.» (Libération)
Une ouvrière de la marque ZARA raconte les insultes des chefs, l'absence de sécurité et les risques pour leur santé au quotidien.

«Je couds depuis 2007 des pantalons dans l’usine Chang Sheng, qui produit pour le groupe Inditex (Zara)
Ouvrières du textile pendant une pause (source Libération)
dans une usine. Il n’y a aucune sécurité, aucune hygiène, on est comme des poulets élevés en batterie. Quand on veut aller aux toilettes, on est mal vu. Les contremaîtres, tous chinois, nous insultent, ils nous disent : "On vous paie pas pour aller pisser." On ne peut s’absenter plus de cinq minutes. On n’a pas le droit de parler. Au bout de trois fois, on nous suspend pour une journée de travail. Ils nous traitent d’incultes, de paysannes, d’ignorantes. Ils nous disent que si on n’est pas content(e)s, d’autres attendent à la porte pour être embauché(e)s. Le confinement est total. Les fenêtres sont voilées pour éviter qu’on nous voie ou qu’on fasse passer de la marchandise. On se touche quasiment entre nous. Impossible de circuler : les allées sont bourrées d’habits cousus ou à faire. La chaleur est accablante, la ventilation défaillante. L’odeur d’égouts, de toilettes, reflue en permanence. La cadence est infernale. Et, pour ceux qui travaillent notamment sur les jeans, les solvants, les pesticides et autres produits chimiques provoquent des malaises, des maladies. En 2011, plus de 2 400 ouvrier(e)s se sont évanoui(e)s d’épuisement au Cambodge.» Libération
 H&M installe maintenant des usines en Ethiopie où la main d’œuvre est encore moins chère qu'en Asie.
Les ouvrières éthiopiennes sont payés 36 et 50 €/mois nous informe Marie Maurice.

Quand les ouvriers d'un pays se défendent, s'organisent et réussissent à forcer les patrons à augmenter leur salaire, les multinationales s'installent ailleurs.
C'est comme ça qu' H&M s'est installé en Afrique. Le continent eldorado pour les entrepreneurs et enfer pour ses habitants. Henri Verneuil résume dans son film "1000 milliards de dollars" le fonctionnement des multinationales.
 Patrick Dewaere qui joue un journaliste d'investigation proclame :


""Ce soir je suis un rescapé de la plus impitoyable des guerres, la guerre économique où les généraux sont en costumes rayées de bonnes coupes et leur arme un attaché case de bon goût. Derrière 3 initiales discrètes une lettre un point une lettre un point se cache la plus gigantesque machine à broyer les frontières, les États, les intérêts collectifs dont le seul but de produire plus, créer sans cesse des marchés et vendre. Je me suis cogné la tête contre ce défi lancé au monde. Si le dynamisme et mondialisation des affaires est dans la nature des choses, il est difficilement supportable qu'il s'exerce au profit de 30 firmes dans le monde. C'est aux États et à leurs gouvernements qu'il appartient de les contrôler les prévoir les définir et les dominer. Devant l'absence de cette politique ou le manque de volonté ces empires économiques nous regardent dans la légalité et du haut de leur gigantisme, ils nous regardent avec nos petits drapeaux, nos frontières, nos grosses bombes, nos patriotismes, nos idéologies, nos querelles et nos folklores tandis qu'apparaît en bas de leur bilan annuel 1000 milliards de dollars."




PATHOLOGIE CONSUMÉRISTE : LES FRANÇAIS ACHÈTENT DES QUANTITÉS ÉNORMES DE VÊTEMENTS QU'ILS NE PORTENT JAMAIS


La pathologie consumériste, "c'est la croyance imbécile en un droit (acquis ou construit) à s’accaparer une plus grosse part de la productivité historique, une plus grosse part de la production mondiale disponible".

Lire : Pathologie consumériste, principale folie.


Nous vivons tous sur la même planète et nous avons l'obligation de restreindre notre consommation afin que chaque Terrien puisse vivre dignement.
On ne comprendrait pas que, dans une fusée spatiale, un astronaute s'accapare plus de place et consomme la part de nourriture de ses camarades.
Notre planète Terre est l'équivalent d'une grande fusée spatiale et nous vivons tous dedans. Il n'est absolument pas normal que certains s'accaparent la part des autres. Et qu'en plus, ils empêchent les autres de respirer dans un air pur à cause des déchets qu'ils ont engendrés en piquant ce qui aurait dû revenir aux autres. Notre monde dirigeait par des capitalistes fonctionne de manière illogique et va à sa perte.

Les inégalités entre les Terriens sont énormes.

"

20% du monde profite de la quasi totalité des richesses disponibles. Si vous faites partie de la classe moyenne occidentale, vous êtes probablement dans cette catégorie des 20%. Ce qui signifie que les 80% de la population, soit la majorité, doit aujourd’hui vivre sur les restes d’autres restes…" (Mr Mondialisation)

En moyenne les français achètent pour 63 € par mois de vêtements. C'est l'équivalent de ce que gagne en 1 mois une grande partie des ouvrières asiatiques, et c'est plus que le revenu mensuel des ouvrières éthiopiennes de H&M, pour fabriquer les vêtements des occidentaux.

"En moyenne, les Françaises dépensent 63€ par mois en articles de mode, un budget moyen qui grimpe à 72€ chez les 15-24 ans et les 35-44 ans. Mais elles sont, au total, 20% à admettre "faire des folies", c'est-à-dire dépenser plus que prévu, au moins une fois par mois ! " IsaConso

Et 60 % des vêtements achetés ne sont même pas portés par leurs acquéreurs.

"on estime que chaque logement renferme l’équivalent de 114 euros de vêtements qui ne sont jamais portés. Ce que confirme un autre chiffre avancé par le site spécialisé Planetoscope : 60% des Français ont des vêtements qu’ils ne portent jamais." Europe 1

Alors pourquoi les avoir achetés ?
Pour se sentir exister, pour combler un vide intérieur, pour plaire (car c'est d'abord par le déguisement social que l'on cherche à plaire aux autres)...

Pendant que l'on achète, on fait trimer les pauvres femmes... et on détruit la Terre.


EN ACHETANT DES VÊTEMENTS INUTILES ON POLLUE ET ON PARTICIPE A LA DESTRUCTION DE LA TERRE

748 millions de personnes n'ont pas accès à l'eau potable dans le monde (source Le Monde)

La situation est actuellement inquiétante et elle risque d'être dramatique si ceux qui ont les moyens continuent de gaspiller l'eau.

"
Y aura-t-il demain assez d’eau pour tous sur notre planète ? Théoriquement oui, mais il est urgent de changer « radicalement » la façon de l’utiliser et de la partager, prévient l’Organisation des Nations unies (ONU) dans son rapport annuel 2015 sur l’or bleu, qu’elle a rendu public vendredi 20 mars, à l’avant-veille de la journée mondiale de l’eau. Sinon, au rythme actuel, « le monde devra faire face à un déficit hydrique global de 40 % » dès 2030, écrivent les experts du Programme mondial des Nations unies pour l’évaluation des ressources en eau. Le Monde


Un tee shirt en coton, c'est 1300 litres d'eau. La culture du coton demande une quantité astronomique d'eau.


"Par ailleurs, ce végétal est l’une des plantes les plus assoiffées du monde industriel, exigeant 6 fois plus d’eau que la laitue et 60% de plus que le blé. Et pourtant, les gouvernements subventionnent la culture de coton jusque dans le désert de l’Arizona… Ainsi, les grandes pénuries d’eau que subissent certaines régions du monde peuvent être liées à la surproduction de vêtements. " (Mr Mondialisation)


En plus, les pesticides et insecticides sont utilisés à foison pour cultiver le coton !

Le coton. C’est le composant le plus couramment utilisé dans le monde. On le retrouve dans près de 40% de nos vêtements. Bien qu’il ne représente que 2,4% de toutes les terres cultivées, il utilise à lui seul 12% de tous les pesticides et 25% des insecticides fabriqués dans le monde (Danish Fashion Institute).(Mr Mondialisation) 
Tout cela détruit l'écosystème.

Mais on continue de privilégier cette matière première pour la fabrication des vêtements.


Il faut ajouter aux matières premières très polluantes, les transports utilisés pour la fabrication des habits. La recherche du meilleur coût  amène les multinationales a faire faire de longs voyages aux  matières premières puis les produits finis ce qui induit comme on le sait un dégagement important de CO2 dans l'atmosphère.

Alors que la plupart des humains ont quelques vêtements tout usés, en occident on consomme des habits comme des petits pains. Une femme achète 30 kg de textile par an !

"
Un chiffre permet de prendre la mesure du problème : une femme achète en moyenne 30 kg de textile par an, d’après le documentaire Vêtements, n’en jetez plus ! Vous trouvez que cela fait beaucoup ? C’est pourtant dans la moyenne des pays européens les plus riches, à l'image du Royaume-Uni, où chaque personne achète en moyenne 20 kilos de vêtements par an, tous sexes confondus." Europe 1

CONCLUSION

Comme le montrait très bien Jack London dans le Talon de fer à travers le dialogue entre Ernest et Avis sur "sa robe taché de sang", c'est toute une chaîne de responsabilité qui amène ces milliers de femmes à travailler dans des conditions épouvantables pour un salaire de misère. Et cette chaîne va du simple consommateur au grand capitaliste.
S'ajoute à cela, la destruction de la planète dont London ne parlait pas dans son livre écrit il y a 1 siècle... Mais qui aujourd'hui prend une autre dimension.... Car nous avons les preuves que les capitalistes ont détruit la Terre. Lire : Les capitalistes sont des criminels écologiques. Ils ont détruit l'humanité.
Acheter plus de vêtements que nécessaire détruit la Terre et maintient le système d'exploitation et de spoliation des terriens.

LIRE AUSSI :

2 ans après l'effondrement du Rana Plaza : "menaces, intimidation, licenciement, agression physique" exercés sur les employés qui veulent créer un syndicat


32€ par mois: 230 morts au Bangladesh, 230 morts du capitalisme pour des salaires de misère

 









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