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vendredi 16 décembre 2016

Comprendre le fascisme du 21° siècle à la lumière de Reich et du postmarxisme

Charlie Chaplin dans Le Dictateur
Par Julie Amadis
#IPEAVAEAFAF
Le 16/12/2016








Actuellement en Occident ceux qui ont des actions et des idées fascistes recrutent.
D'abord les partis d’extrême droite augmentent leurs scores d'année en année en Europe. C'est ce que montre Le Figaro qui a étudié les résultats électoraux des Partis d’extrême droite en Europe depuis 2001.
"La progression est claire. Depuis 2001, l’extrême droite gagne du terrain sur le Vieux Continent. L’infographie que publie aujourd’hui Le Figaro.fr répertorie près de 250 élections de portée nationale en Europe sur une période de 15 ans. Au fil des années, nombre de pays se foncent (voir l’infographie ci-dessous), traduisant la progression dans les urnes de cette frange de l’échiquier politique. On note bien, localement, quelques retours en arrière, qu’ils soient le résultat d’un effondrement électoral ou de l’étiolement d’une position jadis bien tenue. On distingue également des zones hermétiques au vote d’extrême droite. Cependant, si cette hausse des résultats électoraux ne se traduit pas par une prise de pouvoir, elle n’en reste pas moins une tendance visible sur l’ensemble du continent européen. (Le Figaro)


Ensuite, on voit se développer un islamofascisme organisé par les USA et financé par l'Arabie Saoudite et  le Qatar. Des organisations comme Daech ou Al Qaeda  propagent un faux islam au service des banques. Elles ont pu être crées et prospérer grâce à l'aide des Etats Unis et elles prospèrent en 2016.

LIRE :

Wilhelm Reich toujours actuel pour analyser l'islamofascisme et les ribafascistes

Comme le dit Wilhelm Reich, le marxisme à lui seul ne permet pas de comprendre pourquoi de nombreuses personnes adhèrent aux idéologies fascistes.

REICH CRITIQUE LE MARXISME
"CONCEPTS VULGAIRES QUI BARRENT LA ROUTE A LA COMPRÉHENSION DU FASCISME"



Reich critique le marxisme.
« Pour comprendre force est de nous débarrasser d'abord des concepts marxistes
vulgaires qui barrent la route à la compréhension du fascisme. Les voici pour l'essentiel :
Le marxisme vulgaire établit une cloison étanche entre l'être économique et l'être social, il prétend que l' « idéologie » et la « conscience » des hommes sont déterminés exclusivement et directement par l'être économique. Il aboutit ainsi à une opposition mécanique entre économie et idéologie, entre « base » et « superstructure » ; il fait découler l'idéologie d'une manière schématique et unilatérale de l'économie et ignore la dépendance de l'évolution économique par rapport à l'idéologie. Pour cette raison même il ne voit pas le problème soulevé par « l'effet en retour de l'idéologie ». Bien que le marxisme fasse aussi état du « retard du facteur subjectif » tel que l'entendait Lénine, il n'est pas à même de se rendre mettre de ce retard parce qu'il l'a fait découlé exclusivement de la situation économique, sans chercher d'abord les contradictions économiques dans l'idéologie, sans appréhender l'idéologie comme une forme historique. » Psychologie de masse du fascisme Wilhelm Reich  p 37 – 38

Selon Reich, les marxistes sont incapables d'expliquer l'idéologie fasciste chez les ouvriers car ils considèrent que c'est « l'être économique » qui détermine l'idéologie de l'individu.
Autrement dit " l'existence détermine la conscience ".

Reich a raison de pointer du doigt les lacunes du marxisme.
En effet, le marxisme considère que la situation économique de l'individu et la place qu'il occupe dans la société vont l'amener à prendre conscience de la classe auquel il appartient.
De cette conscience de classe va naître une pensée politique qui va pousser l'individu à l'action.
Un ouvrier va prendre conscience qu'il est exploité par son patron et va donc être naturellement amené à défendre les intérêts de tous les prolétaires par l'action (grève, occupation d'usine...).

Quelques pages avant, Reich explique que la logique voudrait que les travailleurs défendent leurs intérêts dans des groupements politiques « communistes ».
«  Dans l'ordre rationnel on pourrait s'attendre à ce que les masses laborieuses paupérisées développent une conscience aiguë de leur situation sociale et s'emploient à mettre un terme à leur détresse. » Psychologie de masse du fascisme Wilhelm Reich p 34

Or, ce schéma marxiste ne s'applique pas toujours.
Il arrive dans des situations de crise sociale que les masses laborieuses choisissent le fascisme.
C'est ce que montre W Reich en décrivant les résultats des élections en Allemagne en 1932.

« Quel que soit le nombre de membres des classes moyennes ayant voté pour les partis de gauche ou d'ouvriers ayant voté pour les partis de droite, on est frappé par le fait que les estimations sur la stratification idéologique correspondent à peu près aux résultats des élections de 1932 : communistes et socialistes obtinrent ensemble 12 à 13 millions de voix, le NSDAP (Parti ouvrier national-socialiste allemand) et les Nationaux Allemands ensemble 19 à 20 millions de voix. Il s'ensuit que l'élément décisif n'était pas, sur le plan pratique, la stratification économique mais la stratification idéologique de la population. Les classes moyennes de la petite bourgeoisie ont donc joué un rôle plus important que celui qu'on s'accorde généralement à leur attribuer.
La grande avance du NSDAP qui passa de 800 000 voix en 1928 à 6,4 millions à l'automne 1930, à 13 millions en été 1932, à 17 millions en janvier 1933, coïncidait avec la régression rapide de l'économie allemande entre 1929 et 1932. Selon une évaluation de Jager ( « Hitler » Roter Aufbau, octobre 1930), la part des travailleurs sur les 6,4 millions de votants national socialiste s'élevait à 3 millions environ, dont environ 60-70 % d'employés et 30-40% d'ouvriers. » Psychologie de masse du fascisme Wilhelm Reich p 36-37

REICH EXPLIQUE LE FASCISME PAR LA
"SOCIOLOGIE SEXUELLE"


Reich recherche à comprendre ce phénomène du vote ouvrier fasciste à travers le prisme de la psychologie et en particulier à travers la répression sexuelle que subisse les Allemands.

Selon Reich, pour comprendre le fascisme, l'analyse marxiste doit se combiner avec les apports de la psychologie et notamment ceux de Freud concernant le refoulement sexuel. Cette nouvelle science, il l'appelle « sociologie sexuelle ».

« Il en découle que la science de la sociologie de l'économie sexuelle qui repose sur les découvertes sociologiques de Marx et sur les découvertes psychologiques de Freud, est à la fois une psychologie de masse et une sociologie sexuelle. » Psychologie de masse du fascisme Wilhelm Reich, p 48-49

Comme il le souligne, si Hitler a réussi à hypnotiser les masses allemandes c'est qu'il réveillait chez les gens quelque chose qui correspond à leur psychologie malade.

« Un führer ne peut faire l'histoire que si les structures de sa personnalité coïncident avec les structures – vues sous l'angle de la psychologie de masse – de larges couches de la population » Psychologie de masse du fascisme Wilhelm Reich p 54

Selon lui, la répression de la sexualité a un rôle précis dans la société.

« La sociologie fondée sur l'économie sexuelle va plus loin : pour quel motif d'ordre social, se demande-t-elle la sexualité est-elle réprimée par la société et refoulée dans l'individu ? » Psychologie de masse du fascisme Wilhelm Reich

Reich étudie l'histoire et constate que la répression sexuelle existe depuis que les classes sociales et donc les inégalités sont apparues.

«  En se penchant sur l'histoire de la répression sexuelle on découvre qu'elle n'est pas née avec la naissance de la culture, qu'elle n'est donc pas une condition de la formation de la culture, mais qu'elle a débuté relativement tard, après l'instauration du patriarcat autoritaire et la naissance des classes » p 49 Psychologie de masse du fascisme Wilhelm Reich

Il explique comment la répression de la sexualité des enfants entraîne une soumission à l'autorité, adulte.

Wilhelm Reich
«  L'inhibition morale de la sexualité naturelle de l'enfant dont la dernière étape est le rétrécissement caractérisé de la sexualité génitale, rend l'enfant anxieux, sauvage, soumis, obéissant, « aimable » et « docile » dans le sens autoritaire du mot ; en investissant tout mouvement de vie et de liberté d'une lourde charge d'angoisse, elle paralyse les forces de révolte dans l'homme et détériore, en lui imposant l'interdiction de penser aux choses sexuelles, sa puissance intellectuelle et son sens critique ; bref son but est la création du sujet adapté à l'ordre autoritaire, qui accepte ce dernier en dépit de toutes les misères et humiliations. Pour commencer, l'enfant doit se plier à l’État autoritaire en miniature, qu'est la famille, dont il doit accepter les structures, pour s'intégrer plus tard dans le cadre social général. La structuration autoritaire de l'homme se produit – ce qu'il s'agit de ne jamais perdre de vue – en premier lieu par l'ancrage d'inhibitions et d'angoisses sexuelles dans la matière vivante des pulsions sexuelles. » Psychologie de masse du fascisme Wilhelm Reich p 50

L'APPORT POSTMARXISTE
POUR COMPRENDRE LE FASCISME


Son analyse est pertinente. Mais elle doit s'inscrire dans une grille scientifique plus vaste qui prend en considération à la fois l'existence d'autres classes sociales que celles décrites par Marx – la dualité prolétariat contre la Bourgeoisie et la lutte de strates.

Tout d'abord, Reich ne va pas plus loin que ce que disent les marxistes quand il décrit les ouvriers allemands. Pour lui ce sont des prolétaires point barre. Il ne cherche pas à différencier les ouvriers qualifiés et des non qualifiés...
Pourtant lorsque l'on recule la caméra sociologique pour regarder les ouvriers allemands de 1932 parmi la masse des travailleurs dans le monde, on observe d'énormes différences de conditions de vie entre les ouvriers allemands et le travailleur moyen dans les pays du Tiers Monde.
En étudiant les revenus des ouvriers allemands, il est fort probable que l'on remarquerait que les plus qualifiés sont au dessus du revenu moyen mondial; et que donc, ils sont spoliateurs des ouvriers non formés des pays du tiers monde et appartiennent à la classe formoise appelée Formoisie par Yanick Toutain.
La définition de Formoisie étant "2e classe sociale exploiteuse principale: la bourgeoisie de la formation. Les membres de la formoisie ont le capital humain, reçoivent de hauts salaires (le plus souvent grâce à leurs diplômes) et consomment plus que le PIB moyen mondial".



LA BASE SOCIALE DU FASCISME : LA FORMOISIE ET LA PETITE BOURGEOISIE


Reich comprend que la dichotomie prolétariat bourgeoisie ne permet pas de comprendre le fascisme. Puisque la base sociale du fascisme serait selon lui « la classe moyenne » ou « petite bourgeoisie ».

Il comprend que ce qu'il nomme « classe moyenne » mais qui regroupe la Formoisie et la petite Bourgeoisie, est traître aux plus pauvres. Cette traîtrise s'expliquerait, selon Reich, par le fait que ses valeurs morales (préjugés sans fondements logiques) seraient identiques à celles de la grande Bourgeoisie.

« La situation sociale de la classe bourgeoise est déterminée :
a) par sa position dans le processus de production capitaliste
b) par sa position dans l'appareil d'Etat autoritaire
c) par sa situation familiale particulière, qui découle directement de sa position dans le processus de production et nous fournit la clef de la compréhension de son idéologie. Économiquement parlant, la situation du petit paysan, du fonctionnaire ou du commerçant moyen est marqué par certaines différences, mais sur le plan familial il y a identité, au moins dans les grandes lignes. » p 61 Psychologie de masse du fascisme

Ces deux classes sociales "Petite Bourgeoisie" et "Formoisie" sont des classes spoliatrices secondaires. Leur spoliation dépend directement de ce que la classe spoliatrice principale la bourgeoisie est prête à lui laisser. Et donc dépend directement de sa complicité dans l'écrasement du Formariat (classe sociale spoliée, ses membres ont un niveau de qualification inférieur à la moyenne mondiale).

W. Reich décrit la façon dont se manifeste cette complicité à l'égard des projets capitalistes au quotidien dans le travail par exemple :

«  La dépendance par rapport aux autorités établies qui caractérise cette couche sociale aboutit, à l'égard des collègues à une attitude de compétition incompatible avec la formation authentique de solidarité. La conscience sociale du fonctionnaire n'est pas déterminée par le sentiment d'une communauté de destin avec ses collègues mais par l'attitude face à l'autorité établie et à la « nation ». Cette attitude consiste pour le fonctionnaire, en une identification absolue avec le pouvoir étatique ; pour l'employé avec l'entreprise qui l'emploie. En réalité, l'un et l'autre sont des sujets au même titre que l'ouvrier de l'industrie. Pourquoi ne développent t-ils pas comme ce dernier, un sentiment de solidarité ? Réponse : parce qu'il occupe une position intermédiaire entre l'autorité et les travailleurs manuels. Sujet par rapport à l'autorité, il est le représentant de cette même autorité dans ses relations avec ses subordonnés et il jouit à ce titre d'une protection morale (non matérielle) particulière. Les adjudants de toutes les armées du monde nous fournissent le type le plus prononcé de ce produit de la psychologie de masse. » p 63

Dans les moments que l'on appelle « crise économique » comme en 1929 ou comme l'époque que nous vivons actuellement (mais qui ne sont pas des "crises" pour la grande bourgeoisie puisque c'est à ce moment là qu'elle s'enrichit le plus), les classes intermédiaires sont les premières à être touchées. En fait, il s'agit d'un changement de stratégie des capitalistes qui choisissent momentanément de prendre de l'argent à ces classes intermédiaires pour s'enrichir encore plus, en n'espérant que celles-ci continuent de défendre le capitalisme et ne s'allient pas pour autant avec les plus pauvres.

La Formoisie et la petite Bourgeoisie sont, dans les périodes de crises économiques, face à un dilemme; soit elles choisissent de s'allier avec les plus pauvres et de faire la révolution afin de vaincre la bourgeoisie et de l'obliger à rendre tout ce qu'elle a volé, soit elles continuent comme avant à collaborer avec les capitaliste . Dans ce dernier cas, la bourgeoisie ne se sentant pas menacée, continuera d'écraser les classes sociales intermédiaires jusqu'à ce qu'elles deviennent elles aussi très pauvres.

Reich décrit ce choix qu'ont à faire ces classes spoliatrices secondaires :

« Les classes moyennes n'ont rien d'autres à espérer que l'anéantissement impitoyable. Le problème est simple : ou bien tous se confondent dans la masse grise et morne du Prolétariat où tout le monde possède la même chose, c'est à dire rien, ou bien on rendra aux particuliers la possibilité d'acquérir par la force et la ténacité, par le travail ardu de toute une vie, des biens propres. Classe moyenne ou prolétariat. Voilà la question ! » p 61

Comme ces classes sociales ont épousé les valeurs d’égoïsme de la bourgeoisie, ils leur aient difficile de faire un virage à 180 ° et de s'allier avec le Formariat. Elles sont donc prises en tenaille et une partie de celles-ci cherchent une troisième voix. Cette troisième voix, elles la trouvent dans le fascisme
.

A la différence de beaucoup d'autres marxistes, W. Reich avait compris en étudiant le fascisme que une partie de ce que Marx appelait le Prolétariat choisissait le camp de la bourgeoisie et défendait les mêmes valeurs.

« Au cours des dernières décennies, on assiste dans le monde ouvrier à un processus idéologique dont l'exemple le plus pur nous est fournis dans ce qu'on a appelé « l'aristocratie ouvrière », mais qui n'a pas épargné non plus le travailleur moyen de l'industrie. Le monde ouvrier du XX° siècle n'est plus le prolétariat du XIX° décrit par Karl Marx. Il a adopté dans une large mesure les modes de vie et les concepts de couches bourgeoises de la société. » p 78

Comme le dit Reich un groupe social de travailleur ayant de nombreuses valeurs similaires à la bourgeoisie a grossi depuis le 19° siècle. Ce groupe qui a grossi ce sont les travailleurs qualifiés.

Marx avait répondu à une question qui lui avait été posée sur le travail complexe du travailleur qualifié que l'on retrouve dans la note 19 du capital.
Yanick Toutain montre que c'est là dessus que Marx se trompe car il balaye cette question qui ne lui parait pas importante à l'époque où les travailleurs qualifiés sont minoritaires.

"
"On le voit, la différence entre le travail utile et le travail source de valeur que nous constations au commencement de nos recherches par l'analyse de la marchandise, vient de se manifester comme différence entre les deux faces de la production marchande. Dès qu'elle se présente non plus simplement comme unité du travail utile et du travail créateur de valeur, mais encore comme unité du travail utile et du travail créateur de plus-value, la production marchande devient production capitaliste, - c'est-à-dire production marchande sous la forme capitaliste.

En examinant la production de la plus-value, nous avons supposé que le travail, approprié par le capital, est du travail simple moyen.
Là, Marx concède la globalité de sa faiblesse conceptuelle : c'est dans l'ensemble de son ouvrage - Le Capital -, dans l'ensemble de son étude, qu'il a négligé de prendre en considération ce qui est le fondement de la classe exploiteuse formoise. Ce n'est pas une négligence locale. Ce sont tous les chapitres qui portent le sceau de cette lacune fondamentale.

La supposition contraire n'y changerait rien.
Cela resterait à prouver. Chose qu'il ne fera jamais. Nulle part.

Admettons par exemple, que, comparé au travail du fileur, celui du bijoutier est du travail à une puissance supérieure, que l'un est du travail simple et l'autre du travail complexe où se manifeste une force plus difficile à former et qui rend dans le même temps plus de valeur.

Ce distinguo se trouvait déjà chez Adam Smith. A cette différence que Smith insistait sur le TEMPS nécessaire à cette formation du travail complexe.
Marx embrouille le problème en invoquant une "difficulté" à former le "travailleur complexe". Il s'agit du temps de travail nécessaire à accumuler le capital formation.
Car c'est bel et bien d'une accumulation de capital qu'il s'agit." (Révolisation)

POUR LIRE L'ARTICLE ENTIÈREMENT :

L'erreur économique historique de Marx concernant la formoisie, le travail complexe et les transferts de plus-value : la note 19 du chapitre 7



Pourtant il y a bel et bien un transfert de plus value entre le travailleur qualifié qui réalise un travail complexe et le travailleur non qualifié qui réalise un travail simple.


Cette productivité supérieure que la Formoisie revendique pour réclamer des revenus supérieurs aux autres est en réalité très faible. Au regard du stock d'innovations ancestrales, la productivité d'un formoi répétant est très faible.


Cependant Reich n'en a pas étudié les raisons économiques et n'a pas essayé de voir si la partie supérieure (du prolétariat) spoliait l'autre.

Reich explique, plus loin dans son livre que la base sociale de Hitler est la petite bourgeoisie et que, les valeurs et la morale de celle ci ont conquis une partie des masses.

« Il est toutefois intéressant de constater que l'origine petite-bourgeoise de ses idées coïncidait pour l'essentiel avec les structures de masses disposées à leur faire le meilleur accueil. Hitler s'appuyait, comme tout mouvement réactionnaire, sur plusieurs couches de la petite bourgeoisie. » p 55

Par "petite bourgeoisie", comme tout marxiste, Reich inclut à la fois les personnes qui retirent un profit de la propriété de leur moyen de production (comme les petits commerçants et les petits paysans) et les personnes qui perçoivent un revenu supérieur à la moyenne grâce à leur diplôme et qui appartiennent à la petite et moyenne Formoisie.

LUTTE DE STRATES

IDÉOLOGIE FASCISTE ATTIRE LES REPETANTS
ET LES PARASITES


Pour avoir le sentiment d'exister, chacun doit être reconnu par les autres par une identité qui lui ait propre.
La personne qui crée, qui découvre ne recherche pas à se différencier des autres par la violence ou par ses caractéristiques physiques, ce sont ses créations, ses découvertes qui l'identifient comme un individu différent des autres avec une personnalité propre.
A l'inverse quelqu'un dont les capacités innovantes ont été cassées par une répression subie depuis sa plus tendre enfance n'arrive pas à découvrir, à créer, à innover. Elle ne sait que répéter le monde qu'on lui propose. Elle devient une sorte de robot qui accepte ce que les puissants lui ordonne de faire. Mais cette personne a besoin pour autant de se différencier de la masse. Comme elle ne peut le faire par des critères innovants, elle le fait par l'identification à un groupe qui se dit « différent » mais « surtout » « supérieur » aux autres selon des caractéristiques physiologiques comme la couleur de la peau.
Les fascistes attirent donc ceux qui ont un besoin d'appartenir à un groupe qui se dit supérieur aux autres en raison de critères farfelues et racistes.


Et c'est pour cette raison que Reich a raison de dire que les capitalistes par leur répression de la sexualité et leur valeur (en réalité anti innovante mais ça il le suggère sans le comprendre) prépare le terrain à l'idéologie fasciste.

REICH : "LE PETIT BOURGEOIS A BESOIN D'OPPOSER
SON INDIVIDUALITÉ A LA MASSE"

Pour Reich, le petit bourgeois a besoin d'« opposer son individualité à la masse ». Et ce à cause d'une éducation de répression. On pourrait traduire ce que dit Reich en langage post marxiste en disant que la destruction de ses capacités innovantes par la société (parents, école...) amène l'individu adulte à se sentir vide intérieurement et sans réelle personnalité. Pour combler ce vide, celui ci va prendre part à l'idéologie fasciste afin d'avoir le sentiment d'être important parce que dans ce groupe politique, on lui dit qu'il appartient à un groupe supérieur.

« Plus importante encore est l'identification des individus nivelés dans la masse avec le « führer » (leader). Plus l'individu a perdu, du fait de son éducation, le sens de l'indépendance, plus le besoin infantile d'un appui se manifeste par une identification affective au führer. Cette tendance est le fondement psychologique du narcissisme national, c'est-à-dire d'un sentiment de fierté emprunté à la « grandeur de la nation ». Le petit bourgeois réactionnaire se découvre lui-même dans le führer, dans l’État autoritaire, il se sent – en raison de cette identification – le défenseur de la « nationalité »(« Volkstum »), ce qui ne l'empêche pas de mépriser – en raison de cette même identification - « la masse » à laquelle il oppose son individualité ». Sa détresse matérielle et sexuelle est si bien « noyée » dans l'idée exaltante de faire partie de la race des maîtres et d'être conduit par un génie , que dans certains moments privilégiés, il en arrive à oublier qu'il est devenu un simple « suiveur » sans importance et sans voix au chapitre. » p 76

CONCLUSION


"Psychologie de masse du fascisme" est une œuvre majeure.
Les travaux de Reich doivent être étudiés et enrichis actuellement car ils constituent une mine pour comprendre nos sociétés du 21° siècle.
Le postmarxisme avec la découverte de nouvelles classes sociales, l'Innovoisie, la Formoisie, l'Egérioisie, Gangstéroisie, permet de comprendre plus finement les mobiles sociologiques des groupes sociaux attirés par le fascisme.
La lutte de strates complète en partie "la sociologie sexuelle" par laquelle Reich explique la sclérose des adultes dans nos sociétés capitalistes patriarcales.
Mais nous sommes au bord d'un océan de découvertes sociologiques et psychologiques permettant de comprendre les comportements humains.

mardi 13 décembre 2016

Wilhelm Reich toujours actuel pour analyser l'islamofascisme et les ribafascistes

Par Julie Amadis
#IPEAVAEAFAF
Le 12/10/2016






On voit se développer un islamofascisme organisé par les USA et financé par l'Arabie Saoudite et  le Qatar. Des organisations comme Daech ou Al Qaeda  propagent un faux islam au service des banques. Elles ont pu être crées et prospérer grâce à l'aide des Etats Unis.
Ces organisations criminelles ont aussi des auxiliaires. Des organisations en apparence non meurtrières mais qui propagent une idéologie raciste, antisémite, anti femme au nom du soit disant islam.

Si le fascisme est défini par le dictionnaire Larousse comme une "doctrine ou tendance visant à installer un régime autoritaire rappelant le fascisme italien ; ce régime lui-même", on voit depuis les Regulares espagnols au Maroc, Al Husseini avec la Grande Bretagne puis Hitler, les Frères Musulmans dirigés par l'agent de la CIA père de Tariq Ramadan, Al Qaeda, puis DAECH apparaitre un nouveau fascisme créé de toutes pièces par l'impérialisme.
Le complot terroriste vise aussi bien l'Asie, le Proche-Orient, l'Afrique que l'Europe.

RECRUTEMENT ISLAMOFASCISTE DANS LES QUARTIERS PAUVRES DANS LES PAYS A FORT POTENTIEL RÉVOLUTIONNAIRE


L'organisation Daech recrute dans les quartiers pauvres en Europe.
L'objectif des chefs de cette organisation financée et mise en place par les USA est clairement de recruter dans la jeunesse des quartiers pauvres. Autrement dit ceux qui ont toutes les raisons de devenir anti capitaliste parce qu' ils vivent les inégalités quotidiennement et que leurs ascendants ont vécu le colonialisme français sont recrutés par Daech.

Gilles Kepel considère que depuis 2005 et l'Appel à la résistance islamique mondiale de Mustafa Setmariam Nassar, 58 ans (alias Abou Moussab al-Souri (le Syrien)), que certains considèrent être le principal idéologue de DAECH l'objectif est clairement de recruter les jeunes d'origine immigrés dans les quartiers défavorisés des pays européens.
«  L'année 2005 voit la mise en ligne d'un « Appel à la résistance islamique mondiale »
qui théorise le terrorisme sur le sol européen comme principal vecteur de la lutte contre l'Occident et identifie dans la jeunesse « mal intégrée » issue de l'immigration son instrument de prédilection Ce texte rompt avec la logique d'Al-Qaeda, dont les dirigeants missionnaient des exécutants venus du Moyen-Orient pour attaquer les Etats-Unis et privilégie une stratégie d'offensive à l'intérieur des pays d'Europe, avec l'objectif de les faire imploser en suscitant la guerre civile en leur sein. » p 30 Gilles Kepel Terreur dans l'hexagone, genèse du djihad français

Mais, Gilles Képel ne relève pas la convergence de stratégie de la CIA et de Abou Moussab al-Souri !
Comme par hasard, la stratégie de la tension de l'OTAN (strategia della tensione) est en parfait accord avec les élucubrations fascistes de celui que Assad libéra pour pourrir la révolution syrienne.
"Il a été arrêté par les services secrets pakistanais en 2005, avant d’être remis aux Etats-Unis qui, à leur tour, l’ont livré à Damas en 2011. Bachar el-Assad le relâchera en 2011 afin de propager les idées djihadistes parmi les manifestants qui s’opposent à lui dans la rue."Le Matin

La France, pays européen à fort potentiel révolutionnaire et dont les manifestations massives sont relativement fréquentes, est particulièrement marquée par cette propagande djihadiste. Il en est de même pour la Tunisie qui a fait une révolution il y a seulement quelques années.
« La France produit effectivement un fort contingent de djihadistes (1200) tout comme la Belgique (440) et la Tunisie (entre 1300 et 3000). » Marianne


Il y a alliance de la gangtéroisie djihadiste avec les boursiers de Wall Street pour prendre les potentielles recrues aux révolutionnaires et les transformer en kamikazes tueurs d'innocents.

L'objectif est aussi de diviser les pauvres d'Europe en les détournant des questions sociales en axant leur pensée vers un mysticisme gangstérois anti science.

Les djihadistes comme les nazis recrutent surtout parmi les déçus du système capitaliste, parmi ceux qui espéraient plus et qui se trouvent lésés. L'objectif est le même pour les nazis comme pour les djihadistes, ils s'appuient sur cette révolte pour la détourner vers un mysticisme meurtrier.

« L'apparition d'un modèle de rupture avec les valeurs de la « société mécréante » se substitue au précédent modèle de rupture sociale avec la « société bourgeoise ». En émerge une génération de diplômés, de cadres et d'entrepreneurs de culture musulmane, imbus de valeurs de droite et révérant les forces du marché. » p 233 Gilles Kepel Terreur dans l'hexagone, genèse du djihad français

C'est aussi ce qu'ont fait les partis fascistes d'Europe dans les années 30.

Cet aspect est relevé pas Wilhelm Reich qui dénonce des similitudes organisationnelles

En Allemagne, Hitler voulait imposer l'impérialisme nationaliste par des méthodes marxistes.

« Pour parvenir à ses fins, Hitler fait appel aux sentiments nationalistes des foules, mais il décide d'organiser son mouvement, comme le marxisme, sur une base de masse, de mettre au point une propagande appropriée et de s'en servir de manière conséquente. Son propos est donc – il est le premier à l'admettre – d'imposer l'impérialisme nationaliste par des méthodes empruntées au marxisme et sa technique d'organisation des masses. » Psychologie de masse du fascisme p 57

Une partie de ceux qui ont rejoint Hitler étaient convaincus que leur leader était un ennemi du capital et pensaient réaliser une révolution socialiste.

« Il suffisait de s'entretenir avec des partisans du national-socialisme, notamment avec des membres des SA, pour se rendre compte que la phraséologie révolutionnaire était le facteur décisif du ralliement de ces masses. Ainsi, certains national-socialistes niaient qu'Hitler représentât le capital. D'autres mettaient Hitler en garde de trahir la cause de la « révolution ». Quelques membres de SA affirmaient qu'Hitler était le Lénine allemand. » Psychologie de masse du fascisme p 57

C'est pourquoi, une partie des recrues d'Hitler étaient des révolutionnaires potentiels.

« Les transfuges de la social-démocratie et des partis libéraux du centre, qui étaient venus au national-socialisme, appartenaient sans exception aux masses révolutionnaires qui avaient fait partie naguère du groupe des apolitiques et des indécis. Les communistes convertis au national socialiste étaient souvent des éléments révolutionnaires qui n'avaient pas compris les mots d'ordre contradictoire du Parti Communiste allemand ou qui s'en étaient laissé imposer par le faste extérieur du Parti d'Hitler, par son allure militaire, par ses explosions de force brutale. » p 104

POUR ATTIRER LES MASSES LES FASCISTES REPRENNENT UN VOCABULAIRE MARXISTE QU'ILS DÉTOURNENT


Certains thèmes sont empruntés directement au marxisme comme « la lutte contre le grand capital »

« Hitler n'aurait jamais pu gagner à sa cause les classes moyennes s'il n'avait pas promis d'engager la lutte contre le grand capital. » p 59

Le vocabulaire utilisé par les fascistes est en partie celui des révolutionnaires marxistes.

« Parmi les moyens symboliques mis en œuvre, on est frappé par le symbolisme du drapeau :

« Nous sommes l'armée de la croix gammée
Brandissez les drapeaux rouges
C'est au travail allemand que nous voulons
Aplanir le chemin de la liberté
 »

Ce texte est nettement révolutionnaire si l'on considère son orientation émotionnelle. Les national-socialistes utilisaient à bon escient des airs révolutionnaires auxquels ils adaptaient des paroles réactionnaires. » p 104 Psychologie de masse du fascisme

LES NOUVELLES ORGANISATIONS TOLÉRANTES AVEC LES DJIHADISTES


Les organisations qui détruisent les combats des révolutionnaires laïques et qui se donnent des allures de résistants anti colonisation fleurissent en France actuellement.

Il y a les indigènes de la République, le collectif Mafed, le collectif Mwasi ...

Ces organisations donnent l'illusion qu'elles sont anti colonial mais jamais elles ne parlent des crimes de la France en Afrique. Jamais elles ne dénoncent les 100 millions de bébés africains morts en 25 ans.
Et elles ne se sont jamais prononcées contre les coups d'état comme celui de Ouattara organisé par la France et mettant Gbagbo à la Haye, lui qui avait gagné les élections.


Mais, par contre, elles créent un racisme. Le racisme "anti blanc". Elle refuse le concept de « nous sommes tous des roses ». En mai 2015, j'avais répondu à un tweet de Sihame Assbague »,


@Lil_RoXaNe @s_assbague je RT. Mais je préfère les mots rose foncé et rose clair que noir et blanc.http://revolisationactu.blogspot.fr/.../nous-sommes-tous... Considérer que nous sommes une même race et que nos couleurs de peau ne sont que des dégradés d'une même couleur était pour Sihame Assbague insupportable. Elle m'avait donc répondue en m'insultant.




Les organisateurs du "camp décolonial" interdit aux roses clairs sont racistes. Toutes les personnes ayant  une couleur de peau rose pâle étaient interdites d'entrée !!! Le Figaro décrit à quoi ressemblait de "camp décolonial".

"
Ce «camp d'été décolonial» se présente comme une «formation à l'antiracisme politique». Un stage de quatre jours, du 25 au 28 août, ouvert à 150 personnes, qui aura lieu près de Reims et qui s'inscrit «dans la tradition des luttes d'émancipations décoloniales anti-capitalistes et d'éducation populaire», expliquent sur leur site les organisatrices, qui revendiquent déjà «plus de la moitié des places réservées.»
Une forme d'antiracisme très spéciale, puisqu'elle exclut les personnes blanches. En effet, est-il précisé sur le site: «Le camp d'été est réservé uniquement aux personnes subissant à titre personnel le racisme d'État en contexte français, nous accepterons cependant quelques inscriptions de personnes subissant le racisme d'État mais vivants dans d'autres pays.» Une précision qui exclut de facto les personnes blanches, qui ne souffrent pas selon les organisateurs de «racisme structurel». Une exclusion qui n'est pas sans susciter l'indignation. «Où sont les critiques? Où sont les demandes d'interdiction?», se demande ainsi le journaliste Laurent de Boissieu, qui le premier a repéré l'évènement, sur son blog.
A l'origine de cette idée, deux militantes: Fania Noël et Sihame Assbague. Cette dernière, qui se présente comme une militante antiraciste, est proche du PIR (Parti des Indigènes de la République) mouvement qui dénonce le «philosémitisme» d'État, dont l'une des responsables, Houria Boutedjla est accusée de prôner une forme de racisme anti-Blancs. Porte-parole du Collectif «stop au contrôle au faciès», Sihame Assbague est également membre du Collectif Mafed, Marche des femmes pour la dignité. Quant à Fania Noël, elle se présente comme «afroféministe anticapitaliste anticolonialiste anti-impérialiste anti-mixité…», et fait partie du Collectif Mwasi, réservé aux «femmes cisgenres et transgenres noires/métisses africaines et afro-descendantes». Cette militante très radicale revendique ouvertement une forme de communautarisme. «Je pars du principe que si tu ne vis pas un truc, tu ne peux pas en parler», déclarait-elle à Libération. «Oh que oui, on est bien entre nous!», ajoutait-elle, un brin provocatrice. «Entre nous». C'est bien là le principe du camp d'été. Il est également précisé que les couples non-mixtes ne sont pas acceptés, puisqu'il faut subir de façon «personnelle» le racisme d'Etat. Contactées, les deux organisatrices n'ont pas accepté de répondre à nos questions.
Au programme du stage, on trouve, pêle-mêle: des ateliers d'écriture pour «décoloniser l'imagination», des formations pour «construire une lutte anticapitaliste décoloniale à l'échelle de l'UE», mais aussi «lutter contre la négrophobie des personnes racisé.e.s non noir.e.s», et «combattre les politiques anti-migrations»." Le Figaro

Les leaders de ces groupes ont des propos très ambigus concernant le djihadisme. Caroline Fourest démasque ce que cache réellement ces organisations.

« Ces « nouveaux antiracistes » sont plutôt pro-islamistes, partisans de la concurrence victimaire entre les juifs et les Arabes ou les Noirs, parfois même racistes envers les juifs et méprisants envers les homosexuels. La plupart ont participé à la Marche de la dignité, ce grand rendez-vous des « nouveaux antiracistes ». Aveuglée par la présence d'Angela Davis, la presse l'a couverte avec une incroyable complaisance. Il s'agissait en fait d'une marche très radicale, où l'on a fait siffler « Charlie Hebdo » et des intellectuels engagés contre l'intégrisme, le tout en brandissant une banderole plus que douteuse... Elle était censée montrer les visages des victimes de violences policières racistes. Sauf que parmi ces visages se trouvaient celui d'un certain Bilal Bertrand Nzohbonayo. L'homme qui aurait crié « Allahou akbar » avant de blesser trois agents à Joué-lès-Tours en décembre 2014. La police l'a abattu en pensant éviter un carnage. Quelques jours avant son attaque, il avait affiché le drapeau noir de l’État islamique sur sa page Facebook. Mais pour la Marche de la dignité, pas de doute, c'est une bavure raciste. (...) »

« Radicalement antilaique et pro-islamiste, le mouvement des Indigènes de la République est né en réaction à la loi sur les signes religieux. Il considère que la France doit « interroger ses Lumières » et lutte, selon ses mots, « contre toutes les formes de domination impériale, coloniale et sioniste qui fondent la suprématie blanche à l'échelle internationale ». Ils ont tweeté une étrange photo prise à Molenbeek le 19 mars 2016. Elle montre un jeune homme défiant d'un air menaçant un cordon de policiers … lequel tente alors de sécuriser l'arrestation de Salah Abdeslam, l'un des terroristes du 13 novembre. En dessous de la photo du jour, en soutien à ce jeune homme menaçant, le Parti des indigènes de la République a écrit : #Resistance. (…) Les « nouveaux antiracistes » sont surtout.... les nouveaux racistes.
Tenant fièrement la banderole de tête de la Marche de la dignité, le leader des Indigènes de la République, la sulfureuse Houria Bouteldja, s'est définitivement décrédibilisée en signant un livre accablant "Les Blancs, les juifs et nous". (…) On y trouve ce passage gênant où l'auteur raconte son exultation en entendant Ahmadinejad déclarer à la tribune des Nations unies : « Il n'y a pas d'homosexuels en Iran. » « Je suis pétrifiée, explique t'elle. Il y a des gens qui restent fascinés longtemps devant une œuvre d'art. Là, ça m'a fait pareil. Ahmadinejad, mon héros. »  Marianne article Le génie de la laïcité et ses mauvais génies reprend des extraits du livre de Caroline Fourest Génie de la laïcité




CONCLUSION


Les faux musulmans se réclamant de l'Islam et organisant des attentats contre des innocents ont été crées par les États Unis.
Les capitalistes utilisent le fascisme quand ils sentent leurs intérêts trop menacés. Léon Trotsky analyse cette stratégie utilisée par les capitalistes :


« Le régime fasciste, qui ne fait que reculer jusqu'à l’extrême les limites du déclin et de la réaction inhérente à tout capitalisme impérialiste, devient indispensable lorsque la dégénérescence du capitalisme anéantit les possibilités de maintenir le illusions sur l'élévation du niveau de vie du prolétariat. La dictature fasciste signifie la reconnaissance ouvertes de la tendance à l'appauvrissement que les plus riches démocraties impérialistes s'efforcent encore de cacher. » p 624 recueil d'écrits de Trotsky sur le fascisme « Contre le Fascisme » Léon Trotsky
 Un des objectifs capitalistes avec la création et le soutien de ces organisations djihadistes est de "pourrir les quartiers populaires potentiellement révolutionnaires". L'islamofascisme constitue une contre révolution organisée par les capitalistes dans les pays à fort potentiel révolutionnaire.Wilhelm Reich a analysé très finement les techniques qu'utilisaient les nazis pour attirer les masses dans Psychologie de masse du fascisme et on observe que celles ci ont de nombreux points communs avec les islamofascistes.



mercredi 14 octobre 2015

L'obligation de rester assis des journées entières dès l'âge de 6 ans (classe de CP) construit la "cuirasse caractérielle" et transforme l'humain innovant en Répétant docile

Une classe de Cours Préparatoire. A 6 ans, les enfants
restent assis sur une chaise la quasi totalité de la journée

Par Julie Amadis
#IPEAVAEAFAF
Le Savoir en Echanges

Le 13/10/2015










EN GRANDE SECTION DE MATERNELLE LES ENFANTS CRÉENT, INNOVENT,
ET DÉCOUVRENT ENCORE

Une classe de Grande Section de maternelle,
les enfants bougent.
Ils passent d'un coin à l'autre...
En Grande Section de maternelle, les enfants créent sans cesse.
Ils dessinent dès qu'ils le peuvent.
Ils inventent des objets, ils construisent des villes extraordinaires avec des Lego ou des cubes...
Ce sont aussi des petits chercheurs scientifiques.
Toutes les occasions sont bonnes pour faire des expériences, appuyer sur un objet dans l'eau pour essayer de comprendre quelle force l'empêche de couler, sauter dans les flaques et voir que leurs pieds prennent la place de l'eau qui s'échappe et arrose les passants …

J'ai eu l'occasion de faire plusieurs stages d'observations et de pratiques professionnelles dans plusieurs classes de Grande Section. Les enfants de 5 ans sont extrêmement curieux de tout, tout le

temps. Ils posent à leur enseignant des tas de questions … et leur maître ou maîtresse est obligé de les brimer... Parce que dans une classe de 30 vous ne pouvez répondre aux questions de 30 élèves en même temps ...

ARRIVÉS EN COURS PRÉPARATOIRE, LES ENFANTS SONT MOINS CURIEUX
ET MOINS INNOVANTS

Bizarrement, en CP, les enfants sont moins curieux.
Ils posent moins de questions, font moins d'expériences...
Pourtant, il n'y a qu'une année de différence avec la Grande Section.
Ils ont entre 6 et 7 ans au Cours Préparatoire. Ils en avaient entre 5 et 6 en Grande Section de maternelle.
L'explication ne se trouve donc pas dans la biologie...
La physionomie et la psychologie de l'enfant ne se métamorphosent pas en quelques mois parce qu'il entre en Cours Préparatoire !
L'explication à cette perte de curiosité est donc sociale.

RESTER ASSIS EST MAUVAIS POUR LA SANTÉ SURTOUT A 6 ANS

La position assise durant une durée trop longue
est mauvaise pour la santé

En CP, les enfants restent assis sur une chaise toute la journée.
Presque toutes les classes de CP sont conçues pour que 25 élèves de 6 à 7 ans puissent rester assis à la même place toute une journée.
Les tables et chaises sont tournées en direction du tableau. (voir photo en début d'article).
La place pour circuler est très étroite et il n'y a quasiment pas de coins pour que l'enfant puisse expérimenter et créer en toute liberté.

Les enfants de 6 et 7 ans dans les écoles françaises doivent contraindre leur corps à s'immobiliser dans la position assise.
Cette action est contraire à la nature du corps humain. Même les adultes ne restent pas assis des journées entières chez eux ou alors c'est qu'ils font une dépression...
Des chercheurs ont montré que rester assis trop longtemps était néfaste pour la santé.

"Rester assis trop longtemps est (très) mauvais pour la santé. Selon une infographie détaillée du "Washington Post", cela pourrait même favoriser le cancer du colon."L'Obs le plus
Ces chercheurs ne se sont intéressés qu'aux adultes. Alors imaginez les dégâts pour la santé des enfants, eux qui ont un besoin naturel de bouger régulièrement !

ON CONSTRUIT DES L'AGE DE 6 ANS LA CUIRASSE CARACTÉRIELLE
QUI EMPÊCHE DE SE LIBÉRER DES ANGOISSES

L'être humain et encore plus l'enfant, n'est pas constitué pour rester dans l'immobilité 6 heures par jour.
Bloquer ses muscles pour les empêcher de fonctionner naturellement contribue à construire ce que
Wilhelm Reich nomme "cuirasse caractérielle".
La cuirasse caractérielle (character armor) est un concept de Wilhelm Reich : elle correspond à la globalité des attitudes caractérielles qu'un individu développe comme défense contre les excitations émotionnelles. Elle est la résultante neuro-musculaire comme adaptation de la personne à la rigidité de son environnement affectif, un compromis totalement intégré tant du point de vue de la musculature que du système nerveux entre les pulsions d'allant vers le monde, et ce que celui-ci lui tolère de plaisir et sous quelle forme.

Le schéma de la cuirasse caractérielle montre une énergie initiale barrée par une tension musculaire apprise, qui dévie et transforme la pulsion initiale en son contraire qu'une autre adaptation, cette fois-ci sociale, transforme à son tour.
La cuirasse caractérielle est la base de l'analyse caractérielle. Ses attitudes se présentent sous la forme d'une rigidité caractérielle, un manque de contact, une attitude "mortifère", et elle possède une identité fonctionnelle avec la cuirasse musculaire (wikipédia)

BLOQUER SES MUSCLES POUR APPRENDRE A OBÉIR BÊTEMENT

On apprend au jeune enfant à bloquer ses muscles pour répondre à une demande sociale.
L'enfant apprend en même temps qu'il interdit à ses membres de bouger à obéir bêtement à une autorité hiérarchique, le maître, la maîtresse, l'institution scolaire.

Il est préparé au fascisme. Pour que le fascisme puisse exister, il faut que les individus soient capables

Wilhelm Reich
d'obéir sans concession à une autorité sans qu'on leur donne d'explication logique à l'ordre qu'ils reçoivent.Reich dans Psychologie de masse du fascisme montrait comment -pour une partie de la classe moyenne- un entraînement à l'obéissance servile depuis la plus tendre enfance aboutissait à une attirance pour des personnalités fascistes comme Hitler et une acceptation d'une situation de cataclysme humain pour la plus grande partie de la population de ces pays.La psychologie des individus issue de l'éducation qu'ils ont reçu dans une société occidentale capitaliste les amène à laisser un Hitler au pouvoir.
«C'est la structure autoritaire, antilibérale et anxieuse des hommes qui a permis à sa propagande d'accrocher les masses. C'est la raison pour laquelle l'importance sociologique de Hitler ne réside pas dans sa personnalité, mais dans ce que les masses ont fait de lui. » (Reich (Wilhelm), La psychologie de masse du fascisme, Paris, Payot, p 54
Cette structure des humains qui ont accepté l'arrivée des dictateurs fascistes au pouvoir dans les années 30 et que Reich décrit comme "autoritaire, antilibérale et anxieuse" s'explique par des décennies d'éducation à l'automatisation des gestes.
"L'homme s'est cuirassé contre tout ce qu'il y avait de naturel, de spontané en lui, il a perdu le contact avec la fonction d'autorégulation biologique, il ressent une vive angoisse devant tout ce qui est vivant et libre.Cet engourdissement biologique se manifeste essentiellement par un raidissement général de l'organisme et une réduction démontrable de la mobilité plasmatique : l'intelligence est amoindrie, le sens social naturel bloqué, la psychose généralisée." p 291 Psychologie de masse du fascisme Wilhelm Reich

MANIPULER LE CERVEAU DES JEUNES ENFANTS POUR EN FAIRE
DES ADULTES DOCILES

De même l'enfant doit bloquer sa langue toute la journée. Il lui est impossible de s'exprimer sauf quand la maitresse lui pose une question.

Le grande majorité de l'énergie déployée par le jeune enfant de 6 ans se concentre sur le blocage musculaire pour s’interdire de bouger et de parler.
Le peu qu'il lui reste doit servir aux apprentissages de la lecture, de l'écriture, des mathématiques, des sciences.
On comprend bien que l'objectif n'est pas d'apprendre à lire aux enfants mais de leur apprendre à obéir comme le souligne d'ailleurs Ivan Illitch dans son livre "une société sans école".
Si l'enfant était libre de ses mouvements, il apprendrait aussi vite à lire qu'il apprend à marcher.

JULES FERRY INSTIGATEUR DE L’ÉCOLE RÉPUBLICAINE AVAIT POUR OBJECTIF PREMIER L’ÉDUCATION MORALE DES JEUNES
L'ACQUISITION DE SAVOIRS ET DE CONNAISSANCES N'EST PAS LA PRIORITÉ

Jules Ferry, raciste et colonialiste, à l'origine de l'école "Républicaine", fixait l'objectif prioritaire de l'enseignement dans sa première lettre aux instituteurs en 1883 :
"Des diverses obligations qu'il vous impose, celle assurément qui vous tient le plus au cœur, celle qui vous apporte le plus lourd surcroît de travail et de souci, c'est la mission qui vous est confiée de donner à vos élèves l'éducation morale et l'instruction civique : vous me saurez gré de répondre à vos préoccupations en essayant de bien fixer le caractère et l'objet de ce nouvel enseignement ; et, pour y mieux réussir, vous me permettrez de me mettre un instant à votre place, afin de vous montrer, par des exemples empruntés au détail même de vos fonctions, comment vous pourrez remplir, à cet égard, tout votre devoir, et rien que votre devoir." (wikipédia)
La bourgeoisie capitaliste française est bien consciente que les esprits doivent être façonnés durant l'enfance.

"JE SUIS EFFRAYE PAR LES AUTOMATISMES QU'IL EST POSSIBLE DE CRÉER A SON INSU DANS LE SYSTÈME NERVEUX D'UN ENFANT. IL LUI FAUDRA DANS SA VIE D'ADULTE UNE CHANCE EXCEPTIONNELLE POUR ÉCHAPPER A CETTE PRISON"

Henri Laborit, neurobiologiste, montre à quel point le système nerveux des enfants est perméable.
"Avec le recul des années, avec ce que j'ai appris de la vie, avec l'expérience des êtres et des choses, mais surtout, grâce à mon métier qui m'a ouvert à l'essentiel de ce que nous savons aujourd'hui de la biologie des comportements, je suis effrayé par les automatismes qu'il est possible de créer à son insu dans le système nerveux d'un enfant. Il lui faudra dans sa vie d'adulte une chance exceptionnelle pour s'échapper de cette prison, s'il y parvient jamais."Henri Laborit Eloge de la fuite Ed Laffont, Paris, 1976
La construction de la cuirasse caractérielle par le blocage des muscles au Cours Préparatoire (CP) dans les écoles de France va de pair avec la destruction des capacités innovantes de l'individu.
Le processus de destruction des capacités innovantes de l'individu commence à cet âge. Il ne fera que s'aggraver avec les années jusqu'à ce que ce petit être en perpétuelle exploration du monde qui l'entoure ne devienne un adulte qui ne crée plus, ne découvre plus et obéit à son chef.

Détruire l'être humain Innovant qu'est l'enfant pour le transformer en être docile incapable d'empathie et indifférent à la souffrance humaine, tel est ce à quoi participe l'école française à partir de la classe préparatoire.
"La grande école" comme disent les parents n'est rien d'autre qu'une machine à broyer des humains Innovants et partageurs pour les intégrer à notre société.
Notre société dans laquelle l'assassinat
par des policiers d'un jeune à la peau foncé est banalisé (comme l'assassinat entre autre d'Abdoulaye Camara au Havre en décembre dernier)
Notre société qui développe à tout va des centrales nucléaires dont le fonctionnement même fait exploser le nombre de cancers et dont les risques importants d'explosion et donc de destruction totale de toute forme de nature (dont l'humain) sans que personne ne s'en offusque réellement.
Notre société, dans laquelle des hommes élus par le peuple français, décident de quel sera le futur dictateur au pouvoir dans tel ou tel pays africain afin de permettre aux patrons français de faire d’énorme profits en versant des salaires d'esclavagistes de 50 euros par mois.

Notre société, dans laquelle, les adultes passent tous les jours à côté d'hommes, de femmes et d'enfants qui dorment dehors dans le froid sans avoir la moindre gène, sans les aider, sans militer pour que cette honte cesse...