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jeudi 7 mars 2024

Sylvia Pankhurst avait détaillé bien mieux que Lénine en 1917 comment des soviets pourraient donner le pouvoir aux femmes comme aux hommes


 Présentation Yanick Toutain
édité par Julie Amadis

7 mars 2024

Lénine au lieu d'insulter Sylvia Pankhurst en la traitant de "gauchiste" malade aurait été inspiré de prendre modèle sur ses préconisations, d'installer en Russie de telles structures et d'appeler tous les communistes d'Europe à mettre en place ces "soviets domestiques" sans même attendre une prise de pouvoir centrale.

"Le soviet domestique élit un délégué au soviet domestique du district. (...)

Les Soviets domestiques des villes.

Les Soviets domestiques de district ou de sous-district qui font partie des villes de plus de 50_000 habitants enverront au Soviet domestique de cette ville un délégué pour vingt régions soviétiques. Ainsi, au soviet de Manchester et de Salford, les différents sous-districts enverraient au total 207 délégués.

Les soviets domestiques des villes désignent des délégués aux soviets de ville. (...)"



On arrivera donc au quota de #1pour625 comme socle du soviet d'arrondissement. 
Et donc dans une zone de 250 familles (et donc d'environ 625 adultes) nous préconisons la désignation de 5 DIC délégués intermédiaires conseilles, de 20 déléguéEs de base et de 100 délégués intermédiaires de base (parmi lesquels 20 étudiants et 80 fonctionnaires révocables) 
Sylvia Pankhurst aurait certainement accepté une telle structure.


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JEUDI 7 MARS 2024

Sylvia Pankhurst avait détaillé bien mieux que Lénine en 1917 comment des soviets pourraient donner le pouvoir aux femmes comme aux hommes

Dans son texte passionnant, Sylvia Pankhurst confond délégateurs et délégués. Le soviet de Petrograd n'était pas une assemblée générale, une assemblée confuse dont les manipulateurs organisent en coulisse leurs manoeuvres. Mais la réunion de délégués ayant chacun 500 délégateurs. Le 12 mars 1917, l'appel des mencheviks et des sociaux-révolutionnaires modifiait ce quota pour un délégué pour 1000. 
Naturellement, nous, révolutionnaires humanocrates, nous avons donc une lecture critique du texte de Sylvia Pankhurst - nous appelons à des délégués #1pour5 #1pour25 #1pour125 etc
Et pour le quota #1pour500 délégateurs désignant 1 délégué conseiller, nous ajoutons à cela que les 500 délégateurs formeront 25 groupes de 20 et que chaque groupe désignera 4 fonctionnaires et 1 étudiant.
On arrivera donc au quota de #1pour625 comme socle du soviet d'arrondissement. 
Et donc dans une zone de 250 familles (et donc d'environ 625 adultes) nous préconisons la désignation de 5 DIC délégués intermédiaires conseilles, de 20 déléguéEs de base et de 100 délégués intermédiaires de base (parmi lesquels 20 étudiants et 80 fonctionnaires révocables) 
Sylvia Pankhurst aurait certainement accepté une telle structure.
Quant aux soviets de santé publique et d'éducation de son projet, ce seront évidemment des commissions et des sous-commissions formées de délégués révocables qui seront mises en place. 8 commissions pédagogie et 5 commissions santé par commune d'environ 4400 habitants dans la France de 2024

Lénine au lieu d'insulter Sylvia Pankhurst en la traitant de "gauchiste" malade aurait été inspiré de prendre modèle sur ses préconisations, d'installer en Russie de telles structures et d'appeler tous les communistes d'Europe à mettre en place ces "soviets domestiques" sans même attendre une prise de pouvoir centrale.


Une constitution pour les soviets britanniques. Points pour un programme communiste - Sylvia Pankhurst

Pankhurst expose sa vision de la manière dont un système de soviets pourrait être appliqué à la Grande-Bretagne.

Le système capitaliste doit être complètement renversé et remplacé par la propriété commune et le contrôle ouvrier de la terre, des industries de toutes sortes et de tous les moyens de production et de distribution.

Le Parlement doit être aboli et remplacé par un système de soviets formés de délégués des industries, des foyers, des régiments et des navires.

Tous les délégués soviétiques peuvent être changés à tout moment. Ils doivent être instruits et rendre compte à ceux qu'ils représentent. Nul ne peut participer à un soviet, voter ou être élu délégué soviétique s'il vit ou tente de vivre de ses richesses accumulées, du commerce privé ou du travail d'autrui qu'il emploie à des fins privées.

Soviets domestiques

Afin que les mères et ceux qui organisent la vie familiale de la communauté soient représentés de manière adéquate et puissent prendre la part qui leur revient dans la gestion de la société, un système de soviets domestiques sera institué.

Zones urbaines

Chaque district urbain sera divisé en zones soviétiques domestiques, dont chacune comprendra, autant que possible, 250 habitants.

Les femmes membres de ces familles, âgées de plus de 20 ans, mères et ménagères, constitueront le soviet domestique de la région. (...)

Le Soviet domestique se réunira chaque semaine. Il peut être convoqué entre-temps pour des affaires urgentes par les délégués.

Le Soviet domestique établira des règles pour sa propre direction et instruira ses délégués sur les questions suivantes :

Ameublement, réparations et décorations nécessaires pour les maisons de sa zone.

L'installation de familles ou d'individus supplémentaires dans des locaux vacants ou partiellement occupés sur son territoire.

La prévention de la surpopulation dans sa zone.

Fourniture de nourriture et de vêtements aux habitants de sa zone. Efficacité de l'approvisionnement en eau, éclairage, carburant, nettoyage et assainissement, enlèvement des ordures, nettoyage des vitres, etc.

Installations de bain et buanderie. Entretien ménager coopératif. Crèches pour enfants. Prise en charge des soins infirmiers pour les malades.

Sage-femme et soins aux femmes enceintes et allaitantes et toutes les questions touchant les mères, les nourrissons et les questions familiales en général. Toutes les questions publiques ou politiques intéressant les femmes qui forment le Soviet Domestique de la Région.

Le soviet domestique élit un délégué au soviet domestique du district. (...)

Les Soviets domestiques des villes.

Les Soviets domestiques de district ou de sous-district qui font partie des villes de plus de 50_000 habitants enverront au Soviet domestique de cette ville un délégué pour vingt régions soviétiques. Ainsi, au soviet de Manchester et de Salford, les différents sous-districts enverraient au total 207 délégués.

Les soviets domestiques des villes désignent des délégués aux soviets de ville. (...)

[Suit ensuite l'organisation nécessaire à la création de soviets domestiques dans les zones rurales.]

Soviets industriels

Les ouvriers de chaque industrie prépareront et adopteront un plan pour la gestion de l'industrie, tant au niveau local que national, par les travailleurs de l'industrie, et ce plan sera soumis à la ratification du Conseil national des Soviets.

Dans chaque industrie, les lignes générales suivantes doivent être suivies : -

Dans chaque atelier sera formé un comité ouvrier ou soviet composé de tous les ouvriers de l'atelier, des deux sexes et de tous les grades. Un comité de délégués de chaque atelier et, autant que de besoin, de chaque branche artisanale et technique, sera constitué dans l'usine. Les contremaîtres et les directeurs seront nommés par vote des ouvriers de l'usine et sur avis du conseil de district, de ville, régional ou national de l'industrie.

Des soviets de district et, si nécessaire, des soviets de sous-district seront formés pour l'industrie, et les ouvriers de chaque usine enverront des délégués au soviet de district ou de sous-district.

Des soviets régionaux et des soviets nationaux seront également constitués pour chaque industrie.

Le soviet de district de chaque industrie sera représenté au soviet général de district, les différents soviets régionaux industriels seront représentés au soviet régional général et les conseils nationaux des industries seront représentés au conseil national des soviets.

Des conseils économiques nationaux, régionaux et de district, composés de délégués des diverses industries et des soviets généraux, seront formés afin de coordonner les diverses fonctions industrielles et de superviser les questions de distribution et d'approvisionnement. Les ouvriers des métiers de la distribution, dans lesquels seront absorbés à la fois les employés actuels des coopératives et les employés des entreprises privées, se chargeront cependant du principal travail de distribution. Ces ouvriers auront leurs soviets comme les ouvriers des autres industries.

Soviets de santé publique

Toutes les personnes chargées des soins aux malades, chirurgiens, médecins, infirmières, etc., formeront leurs propres soviets industriels ;

Des soviets de santé publique seront formés, composés pour moitié de délégués du personnel médical et chirurgical et pour moitié de délégués du soviet général local. Des conseils de santé publique seront formés pour les districts et groupes de districts, les villes de plus de 50 000 habitants, les régions et les comtés, ainsi qu'un conseil national.

Soviets d'éducation

Des soviets pour les écoles, collèges, universités et autres établissements d'enseignement seront créés. Chaque établissement d'enseignement aura son soviet de professeurs et son soviet d'élèves. Chaque école pour enfants de moins de seize ans tiendra également des réunions de parents et d'enseignants et élira un conseil composé de représentants des enseignants et des parents, avec un représentant du soviet de district et un représentant du soviet éducatif de district.

Dans les écoles pour enfants âgés de seize à dix-huit ans, les élèves peuvent envoyer un représentant au Conseil d'école, et dans les écoles et collèges pour élèves entre dix-huit et vingt ans, les élèves nommeront un quart du Conseil, les parents nommeront un - le quatrième et la moitié des enseignants ; un nombre approprié de représentants experts sera nommé par le Soviet éducatif du district. (...)

[Les soviets de l'armée, des marins et des marins et des ouvriers agricoles sont décrits de la même manière.]

Les soviets

Les soviets, organes centraux de l'administration sociale, instrument de la dictature du prolétariat contre le capitalisme, sont constitués de soviets de district ou de sous-district de délégués des industries, des soviets de l'intérieur, des soviets de l'armée et de la marine. , et ainsi de suite.

Les soviets de district seront formés d'un délégué pour chaque soviet industriel de la région, et de tout soviet de l'armée, de la marine ou de la marine marchande qui pourrait s'y trouver, et d'un délégué supplémentaire pour 500 ouvriers de l'industrie, un délégué pour 300 membres des soviets domestiques, un délégué du soviet pédagogique du district et un délégué du soviet des enseignants de district, avec un délégué supplémentaire pour 300 membres du soviet des enseignants ; également un délégué du Soviet de santé publique et un pour 300 membres du Soviet des travailleurs médico-chirurgicaux. La tâche du soviet est d'être le lien de coordination avec tous les autres comités, de créer tous les nouveaux comités qui pourraient être nécessaires et de mettre en œuvre la politique politique générale des ouvriers. (...)

Conseil national des soviets

Un Conseil national des soviets sera formé. Il sera composé pour deux tiers de délégués des soviets de région et de comté, à raison d'un délégué pour 100 000 habitants, et pour un tiers de délégués du Conseil national des soviets domestiques, du Conseil économique national, du Soviets nationaux des principaux groupes d'industries, Conseil national de l'agriculture et Conseil national des Soviets de ménages, de santé publique et d'éducation. (Un Conseil similaire sera formé pour l'Écosse si cela est souhaité.) Le Conseil national des Soviets se réunira tous les trois mois et siégera aussi longtemps que nécessaire.

Le Conseil national des Soviets élira un comité exécutif de 300 personnes qui exécutera les directives du Conseil national des Soviets et nommera les présidents des Conseils nationaux de l'économie domestique, de la santé publique industrielle, de l'éducation, de l'armée, de la marine, etc.

Il élira également les secrétaires des départements nationaux supplémentaires qui pourraient être nécessaires, par exemple celui des affaires étrangères. Un comité exécutif sera nommé par le Comité exécutif national pour travailler avec ces secrétaires.

Les présidents et secrétaires des départements nationaux formeront ensemble un comité de commissaires du peuple. Leur président est choisi par le Comité exécutif national.


Publié dans Workers' Dreadnought, 19 juin 1920. Tiré du site Web Antagonism .

mercredi 8 mars 2023

Tout le pouvoir aux délégué-es révocables ! Reprendre le combat des femmes révolutionnaires initiatrices de la journée de la femme Clara Zetkin, Rosa Luxembourg et Alexandra Kollontai pour gagner la révolution mondiale anti-capitaliste

Par Julie Amadis
8 mars 2023
édité par Yanick Toutain

Le 8 mars est un hommage au premier jour de la Révolution Russe


Le 23 février (8 mars 1917 calendrier occidental), c'était la "Journée internationale des Femmes". On projetait, dans les cercles de la social-démocratie, de donner à ce jour sa signification par les moyens d'usage courant : réunions, discours, tracts. La veille encore, il ne serait venu à la pensée de personne que cette " Journée des Femmes " pût inaugurer la révolution.
Léon Trotsky 


"Le combat pour la libération de la femme est avant tout votre combat pour le renforcement de la Révolution"  Thomas Sankara 8 mars 1987

 Rosa Luxemburg 1917 : "Tout le pouvoir aux masses ouvrières et paysannes, tout le pouvoir aux soviets - c'était là en effet le seul moyen de sortir de la difficulté où se trouvait engagée la révolution, c'était là le coup d'épée qui pouvait trancher le nœud gordien, tirer la révolution de l'impasse et lui ouvrir un champ de développement illimité.

Le parti de Lénine fut ainsi le seul en Russie qui comprit les vrais intérêts de la révolution; dans cette première période, il en fut la force motrice, en tant que seul parti qui poursuivit une politique réellement socialiste. "

"Le parlementarisme bourgeois, comme la domination de classe de la bourgeoisie, dont il est l'objectif politique essentiel, est déchu de son droit à l'existence." Rosa Luxemburg novembre 1918


Clara Zetkin sera réélue par acclamation à la conférence (en) de Copenhague en 1910. Lors de cette conférence d'août 1910, elle propose, avec le soutien de la Russe Alexandra Kollontaï, d’organiser une Journée internationale des femmes. La conférence, qui réunit des militantes venues de 17 pays, adopte la proposition, qui vient après les manifestations d’ouvrières des États-Unis en 1908 et en 1909. L'objectif principal de l'Internationale des femmes socialistes est l'obtention du droit de vote pour toutes les femmes. Mais la «Journée internationale des femmes » se veut une journée de manifestation annuelle qui permet de militer non seulement pour le droit de vote, mais aussi pour l'égalité entre les sexes et le socialisme. La première Journée, à laquelle participe Clara Zetkin, est fixée le 19 mars 1911. Cette initiative constitue directement l'origine de l'actuelle Journée internationale des femmes, manifestation annuelle fixée de nos jours le 8 mars. Wikipédia


Tout le pouvoir aux délégués révocables ! Reprendre le combat des femmes révolutionnaires initiatrices de la journée de la femme, Clara Zetkin, Rosa Luxembourg et Alexandra Kollontai pour gagner la révolution mondiale anti-capitaliste

"Le combat pour la libération de la femme est avant tout votre combat pour le renforcement de la Révolution"  Thomas Sankara 8 mars 1987
Prétendre défendre les droits des femmes sans révolution comme le font les femmes de la strate des Parasites, ces hypocrites spoliatrices bourgeoises innovoises et formoises françaises n'a aucun sens.
Elles ne défendent pas les femmes, elles défendent les voleuses femmes bourgeoises, les voleuses femmes formoises, les voleuses femmes innovoises.
Les spoliatrices dont le niveau de vie - supérieur au PIB moyen mondial - est directement le résultat de leur oppression contre les femmes et les hommes du Tiers Monde.
Seule la révolution anti capitaliste mondiale libérera les femmes.
C'était ce programme révolutionnaire que défendaient les initiatrices de la 
«Journée internationale des femmes »; Rosa Luxembourg, Clara Zetkin et Alexandra Kollontaï. Cette journée était une journée pour 'égalité des sexes mais aussi pour le socialisme" donc une journée de lutte révolutionnaire.

Clara Zetkin sera réélue par acclamation à la conférence (en) de Copenhague en 1910. Lors de cette conférence d'août 1910, elle propose, avec le soutien de la Russe Alexandra Kollontaï, d’organiser une Journée internationale des femmes. La conférence, qui réunit des militantes venues de 17 pays, adopte la proposition, qui vient après les manifestations d’ouvrières des États-Unis en 1908 et en 1909. L'objectif principal de l'Internationale des femmes socialistes est l'obtention du droit de vote pour toutes les femmes. Mais la «Journée internationale des femmes » se veut une journée de manifestation annuelle qui permet de militer non seulement pour le droit de vote, mais aussi pour l'égalité entre les sexes et le socialisme. La première Journée, à laquelle participe Clara Zetkin, est fixée le 19 mars 1911. Cette initiative constitue directement l'origine de l'actuelle Journée internationale des femmes, manifestation annuelle fixée de nos jours le 8 mars. Wikipédia

Et cette révolution ne peut exister sans l'auto-organisation en délégués révocables.
Clara Zetkin , Alexandra Kollontaï et Rosa Luxembourg, à l'origine de la journée de la femme initiée à la conférence internationale des femmes socialistes à Copenhague en 1910, défendaient le système des délégués révocables.

ROSA LUXEMBOURG A DEFENDU LE MOT D'ORDRE
 "TOUT LE POUVOIR AUX SOVIETS"

Rosa Luxembourg a participé et défendu le système des conseils ouvriers mis en place lors de la révolution allemande de 1918 et pourfendu la démocratie bourgeoise à laquelle participent toutes les pseudo-féministes qu'on voit en permanence dans les journaux de la bourgeoisie., les Sandrine Rousseau, Najat-Vallaud Belkacem, Clémentine Autain, Mathilde Panot...

Rosa Luxembourg avait défendu le mot d'ordre "tout le pouvoir aux soviets" scandaient dans la manifestation du 16 et 17 juillet 1917 en Russie. La population réclamait que le gouvernement provisoire capitaliste laisse le pouvoir intégralement aux délégués révocables 1 pour 1000 des soviets.

En 1917 elle a écrit après les Thèses d'avril de Lénine, dans son opuscule sur la Révolution Russe

"Dans cette situation, c'est à la tendance bolcheviste que revient le mérite historique d'avoir proclamé dès le début et suivi avec une logique de fer la tactique qui seule pouvait sauver la démocratie et pousser la révolution en avant. Tout le pouvoir aux masses ouvrières et paysannes, tout le pouvoir aux soviets - c'était là en effet le seul moyen de sortir de la difficulté où se trouvait engagée la révolution, c'était là le coup d'épée qui pouvait trancher le nœud gordien, tirer la révolution de l'impasse et lui ouvrir un champ de développement illimité.

Le parti de Lénine fut ainsi le seul en Russie qui comprit les vrais intérêts de la révolution; dans cette première période, il en fut la force motrice, en tant que seul parti qui poursuivit une politique réellement socialiste. "

 Le 20 novembre 1918 Rosa Luxemburg elle met les points sur les "I" pour l'instruction des femmes ignares du genre de Sandrine Rousseau

"L'Assemblée Nationale est un héritage suranné des révolutions bourgeoises, une cosse vide, un résidu du temps des illusions petites-bourgeoises sur le « peuple uni », sur la « liberté, égalité, fraternité » de l'état bourgeois. 
Celui qui, aujourd'hui, recourt à l'Assemblée Nationale, celui-là veut, consciemment ou inconsciemment, faire reculer la révolution jusqu'au stade historique des révolutions bourgeoises ; c'est un agent camouflé de la bourgeoisie, ou un idéologue inconscient de la petite-bourgeoisie.
C'est au cri de : « Démocratie ou dictature !» que se livre la bataille autour de l'Assemblée Nationale, et les dirigeants socialistes dociles reprennent à leur compte ce slogan de la démagogie contre-révolutionnaire, sans s'apercevoir que cette alternative n'est qu'une falsification démagogique. 
Il ne s'agit pas aujourd'hui d'un choix entre la démocratie et la dictature. La question qui est mise par l'histoire à l'ordre du jour, c'est : démocratie BOURGEOISE ou démocratie SOCIALISTE. Car la dictature du prolétariat, c'est la démocratie au sens socialiste du terme. La dictature du prolétariat, cela ne signifie pas les bombes, les putschs, l'émeute, l' « anarchie , ainsi que les agents du profit capitaliste osent le prétendre, mais bien l'emploi de tous les moyens du pouvoir politique pour l'édification du socialisme, pour l'expropriation de la classe capitaliste — conformément au sentiment et par la volonté de la majorité révolutionnaire du prolétariat, donc dans l'esprit de la démocratie socialiste. Sans la volonté consciente et l'action consciente de la majorité du prolétariat, pas de socialisme. Pour aiguiser cette conscience, pour tremper cette volonté, pour organiser cette action, il faut un organe de classe : le parlement des prolétaires des villes et des campagnes. 
La convocation d'une telle assemblée de représentants des travailleurs, à la place de l'Assemblée Nationale des révolutions bourgeoises, constitue par elle-même un acte de la lutte des classes, une rupture avec le passé historique de la société bourgeoise, un instrument puissant d'agitation des masses prolétariennes, une déclaration de guerre sans ambages au capitalisme. 
Pas de faux-fuyants, pas d'équivoque — les dés doivent être jetés. Le crétinisme parlementaire était hier une faiblesse, c'est aujourd'hui une équivoque, ce sera demain une trahison envers le socialisme. « Die Rote Fahne », 20 novembre 1918"

Et pour les prétendues "féministes" de 2023, Rosa Luxemburg précisait 

"Le parlementarisme a été, pour le prolétariat, une arène de la lutte de classes, tant qu'a duré le train-train quotidien de la société bourgeoise : il était la tribune d'où les masses, rassemblées autour du drapeau du socialisme, pouvaient être éduquées pour le combat.

Aujourd'hui, nous sommes au milieu de la révolution prolétarienne, et il s'agit aujourd'hui de porter la hache sur l'arbre de l'exploitation capitaliste elle-même. Le parlementarisme bourgeois, comme la domination de classe de la bourgeoisie, dont il est l'objectif politique essentiel, est déchu de son droit à l'existence. C'est maintenant la lutte de classes sous sa forme la plus dépouillée, la plus nue, qui entre en scène. Le capital et le travail n'ont plus rien à se dire, ils n'ont plus maintenant qu'à s'empoigner dans un corps à corps sans merci pour que le combat décide lequel sera jeté à terre. "

CLARA ZETKIN : "LA FEMME PROLETAIRE COMBAT COUDE A COUDE
AVEC L'HOMME DE SA CLASSE 
CONTRE LA SOCIETE CAPITALISTE"

Qu'on l'écoute en 1896 ou qu'on la lise en 1920, Clara Zetkin a toujours considéré que la lutte de classe prévalait à la lutte pour les revendications féministes.

«Et là doit être la pensée directrice : nous n'avons pas à mener une agitation féminine spéciale, mais plutôt une agitation socialiste parmi les femmes. Nous ne devons pas mettre au premier plan les intérêts mesquins et momentanés des femmes, notre tâche doit être de classer le prolétaire moderne dans la lutte des classes. (Très vrai !) Nous n'avons pas de tâches spéciales pour l'agitation parmi les femmes. Dans le cas de réformes justes à passer pour les femmes dans la société d'Aujourd'hui, il faut les venger dans le programme minimum de notre part." Ce n'est qu'avec la femme prolétaire que le socialisme triomphera Discours à la conférence du Parti social-démocrate d'Allemagne à Gotha (16 octobre 1896)

Elle appelait à l'armement des ouvriers et ouvrières d'Allemagne pour défendre les soviets de la Révolution .
En novembre 1920 Clara Zetkin écrivait

"Pour la masse du prolétariat il était clair qu'il fallait détruire le militarisme pour enlever cette arme de domination des mains des exploiteurs capitalistes, qu'il devait, par le désarmement de la garde gouvernementale, de l'armée volontaire de la milice civile et bourgeoise, en un mot par le complet désarmement des classes riches et l'armement des ouvriers, conquérir une forte position qui sera le point d'appui et la clé pour la conquête du pouvoir politique. La conviction générale de tous les représentants de l'avant-garde révolutionnaire du prolétariat était que sans l'armement des ouvriers, il est impossible d'organiser la défense des soviets, et qu'aucune dictature du prolétariat n'est possible. Cette conviction n'a fait que s'ancrer plus profondément dans le peuple. Et maintenant, c'est pour tous l'évidence même que ni le gouvernement, ni la démocratie bourgeoise, ne peuvent accepter ces revendications : le désarmement de la bourgeoisie et l'armement des ouvriers. Cela ne pourra être que l'œuvre des travailleurs eux-mêmes. Des soviets ouvriers et des comités de guerre créés à la hâte, se mirent énergiquement à organiser et à diriger la lutte révolutionnaire. (...) Mais il est aussi bien certain que la masse des travailleurs ne s'est pas mise en grève pour les beaux yeux de la bourgeoisie. Leur mot d'ordre était : « À bas Kapp et Hindenburg, Bauer, et Ebert ! », « A bas Lüttwitz et Noske ! ». La masse comprenait très bien que le but de sa lutte ne pouvait pas être la démocratie bourgeoise et la « collaboration » harmonieuse des exploiteurs et des exploités, que ce but devait être aujourd'hui comme demain la dictature du prolétariat." 

 ALEXANDRA KOLLONTAI :
UNE "BOLCHEVIK EN JUPONS COMPLEMENT FOLLE"
TELLE QUE LA BOURGEOISIE DE L'EPOQUE LA CARACTERISAIT
UNE FEMME PARTICIPANT A LA REVOLUTION DE 1917


Alexandra Kollontai fut élue commissaire du peuple pour la sécurité sociale de 1917 à 1918. Elle défendit le mot d'ordre "tout le pouvoir aux soviets". Elle raconte le début de la révolution russe et en quoi l'organisation en soviets constituait une importance stratégique majeure pour les travailleurs et travailleuses.

"La marée des évènements qui ont suivi fut si forte que jusqu’à ce jour, je ne savais vraiment pas ce que j’allais décrire, et sur quoi j’allais mettre l’accent. Qu’avais-je accompli, désiré, mené à bout ? Dans une époque pareille, peut-on parler de volonté complètement individuelle ? N’était-ce pas seulement l’orage tout-puissant de la Révolution, le commandement des masses actives, sortie de la torpeur qui déterminait notre volonté et notre action ? Y avait-il un seul être humain qui ne serait pas plié à la volonté générale ? Il y avait seulement des masses de gens, liés ensemble dans une volonté bipartite qui opéraient soit pour, soit contre la révolution, soit pour, soit contre la fin de la guerre et qui se situaient pour ou contre le pouvoir des Soviets. En regardant en arrière, on ne distingue qu’une vaste opération, une lutte et une action des masses. En réalité, il n’y avait pas de héros ou de leader. C’était le peuple, le peuple qui travaille, en uniforme de soldat ou en tenue civile, qui contrôlait la situation et inscrivait sa volonté indélébile dans l’histoire du pays et de l’humanité. C’était par un été étouffant, l’été décisif de la marée révolutionnaire de 1917 ! D’abord la tourmente sociale ne fit rage que dans les campagnes ; les paysans mettaient le feu aux « nids des nobles ». Dans les villes, la lutte qui faisait rage se partageait entre les partisans de la Russie républicaine et bourgeoise et les aspirations socialistes des bolcheviks. Comme je l’ai dit au préalable, je faisais partie des bolcheviks. Immédiatement, dès les premiers jours, je trouvai un énorme amoncellement de travail qui m’attendait. Une fois de plus mon but était d’engager une lutte contre la guerre, contre la coalition avec la bourgeoisie libérale et pour le pouvoir de conseils ouvriers : les soviets. Conséquence logique de cette situation : la presse bourgeoise me stigmatisa comme une bolchevik en jupons, complètement folle." Buts et valeurs de ma vie 

LES FEMMES ONT INITIE LA REVOLUTION RUSSE LE 8 MARS 1917 

La révolution russe a commencé le 8 mars 1917 par les femmes et avec des délégués révocables de soviet 1 pour 1000 le 12 mars

Le 8 mars la révolution russe a été démarrée par les femmes. Lénine a donc décidé le 8 mars 1921 que cette date deviendrait la "journée de la femme";

La journée du mardi 6 mars 1917 (23 février calendrier russe)



Maurice Paléologue :
Pétrograd manque de pain et de bois ; le peuple souffre.
Ce matin, devant une boulangerie de la Liteïny, j'étais frappé de l'expression mauvaise que je lisais sur les figures de tous les pauvres gens qui faisaient la queue et dont la plupart avaient passé là toute la nuit.
La journée du jeudi 8 mars 1917 (23 février calendrier russe)
Maurice Paléologue :
Toute la journée, il y a eu de l’effervescence à Pétrograd... Des cortèges populaires parcouraient les grandes avenues. Sur plusieurs points, la foule a crié : « Du pain et la paix ! » Sur d'autres, elle a entonné la Marseillaise Ouvrière. Quelques bagarres se sont produites à la Perspective Newsky.
Malgré le vent d'émeute qui souffle dans la capitale, l'empereur qui vient de passer deux mois à Tsarskoïé-Sélo est parti ce soir pour le grand quartier général.
Léon Trotsky :
Le 23 février, c'était la " Journée internationale des Femmes ". On projetait, dans les cercles de la social-démocratie, de donner à ce jour sa signification par les moyens d'usage courant : réunions, discours, tracts. La veille encore, il ne serait venu à la pensée de personne que cette " Journée des Femmes " pût inaugurer la révolution. Pas une organisation ne préconisa la grève pour ce jour-là. Bien plus, une organisation bolcheviste, et des plus combatives, le Comité du rayon essentiellement ouvrier de Vyborg, déconseillait toute grève. L'état d'esprit des masses d'après le témoignage de Kaïourov, un des chefs ouvriers du rayon, était très tendu et chaque grève menaçait de tourner en collision ouverte. Mais comme le Comité estimait que le moment d'ouvrir les hostilités n'était pas encore venu – le parti n'étant pas encore assez fort et la liaison entre ouvriers et soldats étant trop insuffisante – il avait donc décidé de ne point faire appel à la grève, mais de se préparer à l'action révolutionnaire pour une date indéterminée. Telle fut la ligne de conduite préconisée par le Comité à la veille du 23, et il semblait que tous l'eussent adoptée. Mais le lendemain matin, en dépit de toutes les directives, les ouvrières du textile quittèrent le travail dans plusieurs fabriques et envoyèrent des déléguées aux métallos pour leur demander de soutenir la grève. C'est " à contrecœur ", écrit Kaïourov, que les bolcheviks marchèrent, suivis par les ouvriers mencheviks et socialistes-révolutionnaires. Mais du moment qu'il s'agissait d'une grève de masse, il fallait engager tout le monde à descendre dans la rue et prendre la tête du mouvement : telle fut la résolution que proposa Kaïourov, et le Comité de Vyborg se vit contraint de l'approuver. " L'idée d'une manifestation mûrissait depuis longtemps parmi les ouvriers, mais, à ce moment, personne ne se faisait encore une idée de ce qui en sortirait. "  Prenons bonne note de ce témoignage d'un participant, très important pour la compréhension du mécanisme des événements.
On croyait d'avance que, sans le moindre doute, en cas de manifestation, les troupes devraient sortir des casernes et seraient opposées aux ouvriers. Qu'allait-il se passer ? On est en temps de guerre, les autorités ne sont pas disposées à plaisanter. Mais, d'autre part, le soldat de la " réserve ", en ces jours-là, n'est déjà plus celui que, jadis, l'on a connu dans les cadres de l’" active "  . Est-il vraiment si redoutable ? A ce sujet, on raisonnait beaucoup dans les cercles révolutionnaires, mais plutôt abstraitement, car personne, absolument personne – on peut l'affirmer catégoriquement d'après tous les documents recueillis – ne pensait encore que la journée du 23 février marquerait le début d'une offensive décisive contre l'absolutisme. Il n'était question que d'une manifestation dont les perspectives restaient indéterminées et, en tout cas, fort limitées.
En fait, il est donc établi que la Révolution de Février fut déclenchée par les éléments de la base qui surmontèrent l'opposition de leurs propres organisations révolutionnaires et que l'initiative fut spontanément prise par un contingent du prolétariat exploité et opprimé plus que tous les autres – les travailleuses du textile, au nombre desquelles, doit-on penser, l'on devait compter pas mal de femmes de soldats. La dernière impulsion vint des interminables séances d'attente aux portes des boulangeries. Le nombre des grévistes, femmes et hommes, fut, ce jour-là, d'environ 90 000. Les dispositions combatives se traduisirent en manifestations, meetings, collisions avec la police. Le mouvement se développa d'abord dans le rayon de Vyborg, où se trouvent les grosses entreprises, et gagna ensuite le faubourg dit " de Pétersbourg ". Dans les autres parties de la ville, d'après les rapports de la Sûreté, il n'y eut ni grèves, ni manifestations. Ce jour-là, les forces de police furent complétées par des détachements de troupes, apparemment peu nombreux, mais il ne se produisit point de collisions. Une foule de femmes, qui n'étaient pas toutes des ouvrières, se dirigea vers la Douma municipale pour réclamer du pain. Autant demander du lait à un bouc. Dans divers quartiers apparurent des drapeaux rouges dont les inscriptions attestaient que les travailleurs exigeaient du pain, mais ne voulaient plus de l'autocratie ni de la guerre. La " Journée des femmes " avait réussi, elle avait été pleine d'entrain et n'avait pas causé de victimes. Mais de quoi elle était lourde, nul ne se doutait encore dans la soirée.

Lire la suite de la narration de Leon Trotsky et de Maurice Paléologue Revactu


 

8 mars 2022 : Journée internationaliste de la femme. Reprendre l'héritage de ses initiatrices Rosa Luxembourg et de Clara Zetkin qui appelaient à transformer la guerre en révolution ainsi que l'héritage de la révolution russe commencée le 8 mars 1917. "Tout le pouvoir aux délégués révocables #1pour25"


TOUT LE POUVOIR AUX DELEGUES REVOCABLES !
REPRENDRE LE COMBAT DES FEMMES DU 8 MARS 1917


Il faut reprendre le quota de la révolution de 1905, 1 délégué pour 500 , ce qui correspond à un délégué conseiller  (DC) pour 500 délégateurs qui sont des correspondants. Mais il faut y ajouter le mot d'ordre de 1 pour 5 et donc 125 pour 500, pour construire dans le même temps la "Fonction Publique révolutionnaire"
Il faut donc désigner, - en même temps que le délégué conseiller - 
4 délégués Intermédiaires Conseiller (DIC)
20 délégués de base (DB)
et 100 délégués Intermédiaires de base (DOB)

Les 4 DIC seront les 4 adjoints du délégué conseiller.
Ces 4 DIC siégeant au comité exécutif de commune.
Le délégué conseiller désigné par 500 délégateurs correspondants siégera au comité exécutif du canton, au comité d'arrondissement et au grand comité de district (400 000 habitants)

Les capitalistes ont détruit la Terre. Nous ne pouvons continuer à les laisser faire. Nous avons l'obligation de mettre fin à ce régime destructeur d'humanité. Et nous ne pouvons le faire qu'en mettant fin à leur système la démocratie, le pouvoir du Démos (à Athènes 21000 propriétaires d'esclaves décidaient pour 400 000 esclaves pour le remplacer par l'humanocratie le pouvoir des humains, le système des délégués révocables 1 pour 25.

Les femmes d'Iran d'Afghanistan et d'Arabie Saoudite qui subissent les islamofascistes leur imposant le voile sont les victimes des pantins de la CIA .

Iran : Anniversaire du complot CIA Carter pour installer Khomeini et les islamofascistes ribanazis


Les femmes iraniennes sont en lutte depuis bientôt six mois et les mollahs sont toujours là. Il faut qu'elles reprennent l'héritage des shoras et mettent en place un gouvernement du peuple, un gouvernement proportionnel révocable sinon c'est la bourgeoisie impérialiste qui se charge de mettre un nouveau pantin pour mater les femmes rebelles.

Révolution iranienne 2022: Le CNRI laisse un sursis aux islamofascistes d'Iran en refusant d'appeler à renverser la dictature en quatre jours par des shoras #1pour625 comme le firent les Russes le 12 mars en formant un gouvernement proportionnel révocable #GouvernementRévocableQuiVote




 

mercredi 16 mars 2022

L'anti-guerre russe Marina Ovsiannikova condamnée à une amende et libérée Cette libération prouve que Poutine a peur d'une révolution russe et qu'il a paniqué de créer une martyre que des millions de Russes auraient voulu libérer par la révolution !

 Par Julie Amadis
avec Yanick Toutain
#IpEaVaEaFaF
15 Mars 2022


LIRE AUSSI :

Guerre Russie Ukraine Otan : Transformer la guerre en révolution donc que 60 Millions de Russes délégateurs désignent 2,4 Millions de Délégués de Base #1pour25 #ToutLePouvoirAuxSoviets de délégués révocables

L'anti-guerre russe Marina Ovsiannikova condamnée à une amende et libérée
Cette libération prouve que Poutine a peur d'une révolution russe et qu'il a paniqué de créer une martyre que des millions de Russes auraient voulu libérer par la révolution !


Lundi 14 mars, Marina Ovsyannikova, citoyenne russe a brandi une pancarte contre son propre gouvernement en plein journal télévisé sur lequel il était écrit :
« Arrêtez la guerre. Ne croyez pas la propagande. Ils vous mentent ici. Les Russes contre la guerre »
Elle risquait 15 ans de prison mais elle n'a, pour finir, était condamnée qu' à une amende et libérée. Ce qui signifie que Poutine a paniqué. Il a évité de créer une martyre que des millions de russes auraient voulu libérer par la révolution.
Marina Ovsyannikova était productrice chez Channel One, un média très regardé. Elle a expliqué avoir honte d'avoir participé à la propagande pro guerre de Poutine.
Dans une vidéo pré-enregistrée publiée après son geste, la quadragénaire disait regretter avoir participé à propager "la propagande du Kremlin" en travaillant pour une médié lié à l'État russe pendant plusieurs années. "J'en ai honte maintenant", disait-elle.BFM

Elle a aussi dénoncé l'absurdité d'une guerre contre les Ukrainiens qui sont des amis des russes. 

"Mon père est ukrainien, ma mère est russe. Ils n'ont jamais été ennemis. Le collier que je porte est le symbole de la nécessité pour la Russie d'arrêter immédiatement cette guerre fratricide. Notre peuple fraternel peut encore faire la paix", assurait-elle, un collier aux couleurs de l'Ukraine autour du cou." BFM

Les Russes anti guerre sont nombreux. Un sondage étatique russe réalisé le 28 février 2022, la première semaine de guerre, montre un pourcentage important de Russes opposés à la guerre, 22% opposés à la guerre et 10% d'indécis.

"Quelque 68% des Russes interrogés par le Centre panrusse d'étude de l'opinion publique (VTsIOM) soutiennent "une opération militaire en Ukraine", selon des résultats publiés lundi, contre 22% d'avis défavorables et 10% d'indécis. "Oui, 22%, c'est beaucoup, commente au passage l'institut sur sa chaîne Telegram, presque surpris, et nous devrions travailler tous ensemble pour leur expliquer que Moscou n'avait pas d'autre choix"." France Info

 Yanick Toutain écrivait dès le premier jour de la guerre que, si Poutine faisait la guerre c'était par peur qu'une révolution populaire éclate en Russie - ce qu'il appelé le "syndrome Kazakh" de Vladimir Poutine dans ses tweets depuis le 24 février.


 

Les Kazakhs se sont révoltés massivement en janvier 2022 réclamant la démission du président Kassym-Jomart Tokaïev et de son gouvernement. Poutine a suivi de près cette révolte réprimée dans le sang, 225 morts au moins, des milliers de civils blessés, 9900 arrestations au moins, craignant qu'elle fasse contagion et n'entraîne les Russes à réclamer sa démission dans la rue.

Pour David Teurtrie, chercheur à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco), la crise est suivie de près par le gouvernement russe « car le Kazakhstan est l’un des principaux partenaires de la Russie en tant que membre de l’Union économique eurasiatique et de l’Organisation du traité de sécurité collective. Le pays compte près d’un quart de citoyens d’origine russe concentrés dans la partie nord frontalière avec la Russie. Elle est la plus longue frontière terrestre continue au monde et le Kazakhstan fait figure d’État tampon stable entre la Russie et l’Asie centrale méridionale Wikipédia

Comme Nicolas II, Poutine fait la guerre par peur d'une révolution.

  La réaction de Poutine face à Marina Ovsyannikova  prouve que pour stopper la guerre, il faut la révolution.

Poutine fait sa guerre parce qu'il a peur de la révolution russe Si sa guerre fait accélérer la révolution russe, il se...

Publiée par Yanick Toutain sur Mardi 15 mars 2022


Si les Russes de 2022 font comme ceux de 1917, constituent des soviets en reprenant les améliorations que nous y avons intégrées avec les délégués révocables 1 pour 25, Poutine subira le même sort que Nicolas II, une révolution !



 

 

jeudi 29 mars 2018

Le mouvement étudiant 2018 devrait être le fer de lance de la Révolution 2018 VS Macron, le capitalisme & la Franceàfric

manifestation à Lille contre la sélection à l'université aujourd'hui
Par Julie Amadis
#IpEaVaEaFaF
Le 29/03/2018
"
..seule une Révolution permettra de mettre fin à ces folies capitalistes.
Une Révolution suppose la destruction de l'ancien système et la construction d'un nouveau favorable aux plus pauvres.
"Par quoi le remplacer ? Par les soviets" écrit Lénine.
Il faut des soviets améliorés. Des délégués révocables 1 pour 25. Avec des fonctions.
Et donc des délégués Sécurité (20%) et des délégués Justice (8%)
Un quota bien plus petit que celui de la révolution russe
pour que chacun puisse s'exprimer en petits groupes.

DERNIERES INFORMATIONS :


Mise en examen du doyen et du professeur de la faculté de droit de Montpellier :

"Le doyen et le professeur de la faculté de droit de Montpellier qui étaient en garde à vue depuis mercredi dans l’enquête sur les violences commises dans l’établissement il y a une semaine ont été mis en examen, a annoncé jeudi le procureur Christophe Barret." La Voix du nord



LIRE AUSSI :

Les jeunes contre Macron. Commencez la Révolution. Choisissez vos délégués révocables 1 pour 25


Le mouvement étudiant de février 2018 était en train de s'éteindre.
Les étudiants dans leur grande majorité sauf - fait exceptionnel - dans quelques facs comme à Montpellier avaient laissé tomber la révolte.
Mais la violence fasciste contre les étudiants de l'université de droit de Montpellier dans la nuit du jeudi 22 au vendredi 23 mars a réveillé les jeunes et a ressuscité le mouvement étudiant contre Macron.
Depuis cet événement, les manifestations se sont multipliées en France pour dénoncer cette violence institutionnelle.
Ce jeudi une douzaine d'universités sont bloquées ou occupées.

A REZE MACRON COLLOMB UTILISENT LES MÊMES MÉTHODES QUE LE DOYEN  DE LA FAC DE DROIT DE MONTPELLIER

Au moment où le doyen et les professeurs ayant organisé l'attaque des étudiants qui occupaient leur fac par des hommes cagoulés sont actuellement en garde à vue et ont été suspendus de leurs fonctions (le doyen a démissionné), nous apprenons que des lycéens ont été agressés violemment par des policiers ce matin à Rézé.
Jeudi 22 mars, les policiers ont délogé, matraque à la main, les lycéens massés devant Jean-Perrin. Les jeunes sont choqués, les profs aussi. Une lettre de protestation a été adressée à la proviseure.Ouest France
La jeunesse c'est la strate des Innovants non encore détruite par la strate des Parasites
C'est pour cette raison qu'elle est systématiquement manipulée par les organisations de la Formoisie qui viennent imposer des modes de mobilisation rétrogrades et anti représentatives ! Les agents de la Formoisie imposent des techniques d'organisation et de "mobilisation" qui mènent à l'échec. A commencer par le fait que personne n'est représentant d'un nombre donné de jeunes.
Sans véritables représentants du mouvement, le mouvement n'a pas de force. Même un mouvement réformiste ne peut vraiment gagner sans représentants désignés par un quota de délégateurs.
C'est pourquoi la priorité c'est la désignation de délégués révocables 1 pour 25 !

VIOLENCES INSTITUTIONNELLES
CONTRE LES JEUNES


A L'UNIVERSITÉ DE MONTPELLIER



A L’UNIVERSITÉ DE STRASBOURG





A NANTES


A LILLE


MOBILISATION DES JEUNES CONTRE LES VIOLENCES INSTITUTIONNELLES ENVERS EUX AINSI QUE CONTRE LA SÉLECTION SCOLAIRE

Aujourd'hui une douzaine d'universités sont bloquées ou occupés. Les étudiants réagissent aux violences qui ont eu lieu à l'Université de Montpellier ainsi que dans d'autres lieux contre les jeunes, à Nantes, à Strasbourg et rappellent leur refus face aux réformes pour la sélection scolaire de Macron.

Une douzaine d'universités sont touchées par des blocages et des occupations par des étudiants, ce jeudi, selon un décompte de franceinfo. Les étudiants mobilisés protestent contre la réforme de l'accès à l'université, la nouvelle plateforme d'inscription Parcoursup et la violente évacuation des étudiants de la faculté de droit de Montpellier.  l' express



A NANTES


A MONTPELLIER

A ROUEN

A LILLE

A BORDEAUX


UNE AG DE 3000 PERSONNES DEVRAIT ÊTRE LA RÉUNION DE 120 DÉLÉGUÉS RÉVOCABLES 1 POUR 25
120 REPRESENTANTS DE 120 CONSEILS DE 25



Les modes de mobilisation sont les mêmes qu'à l'époque où j'étais étudiante, il y a plus de 10 ans, des blocages d'université, des AG où ce sont toujours les mêmes, ceux qui sont politisés et membres d' organisations formoises, qui parlent, qui proposent, qui sont à la tribune.
Les délégués révocables avec le quota 1 pour 25 ne sont toujours pas mis en place.
Des comités sont crées comme à Montpellier mais ils ne représentent rien puisque ils ne sont pas constitués de délégués révocables. Ils n'ont donc aucune force.
L'heure est pourtant bien plus grave qu'à l'époque où nous combattions la loi CPE, la loi LRU.
La bourgeoisie ne veut pas seulement exclure de l'Université les enfants d'ouvriers de chômeurs et d'employés, elle détruit actuellement tous les acquis sociaux et continue à aggraver le couvercle carbone. C'est une bourgeoisie fascisante alliée des ribanazis pour continuer à détruire la Terre et imposer l'obscurantisme partout.
Macron est prêt à tout pour appliquer le plan JP Morgan pour lequel il a été choisi par les plus gros capitalistes pour devenir le Président des Français, il ne reculera pas devant quelques manifestations et quelques blocages d'universités.
Seul un mouvement révolutionnaire pourrait lui faire peur.
Et seule une Révolution permettra de mettre fin à ces folies capitalistes.
Une Révolution suppose la destruction de l'ancien système et la construction d'un nouveau favorable aux plus pauvres.

« Les ouvriers ne pourront se saisir de l’appareil de l’État ? Mais il ne s’agit pas du tout — enseigne Lénine — de s’emparer de la vieille machine pour de nouveaux buts : c’est une utopie réactionnaire. Le choix qui a été fait des gens dans le vieil appareil, leur éducation, leurs rapports réciproques — tout contredit aux tâches historiques du prolétariat. Quand on a conquis le pouvoir, il ne s’agit pas de rééduquer le vieil appareil, il faut le démolir complètement. Par quoi le remplacer ? Par les soviets. Dirigeant des masses révolutionnaires, organes de l’insurrection, ils deviendront les organes d’un nouvel ordre Étatique » la Révolution Russe Léon Trotski p 463

"Par quoi le remplacer ? Par les soviets" écrit Lénine.

Il faut des soviets améliorés. Des délégués révocables 1 pour 25. Avec des fonctions.
Et donc des délégués Sécurité (20%) et des délégués Justice (8%)
Un quota bien plus petit que celui de la révolution russe pour que chacun puisse s'exprimer en petits groupes.
Les AG de 3000 personnes comme la dernière à la fac de Montpellier n'ont pas de sens dans le système humanocrate. Demander à 3000 personnes d'être spectateurs pendant quatre heures durant d'une dizaine de militants politiques qui vont faire quelques propositions est totalement inefficace et anti représentatif.
Dans le système humanocrate ce sont les délégués révocables qui se réunissent en comité. Ils auront préalablement discuté avec leurs délégateurs qui ne sont pas de simples spectateurs des décisions politiques.

Extrait de Panstitution

article 1 Tout représentant du peuple présente en permanence la liste complète des délégateurs qu'il représente. Cette liste est publique et apparaît sur les réseaux télématiques.

article 2 Tout représentant du peuple représente un nombre défini de délégateurs. Ce nombre étant puissance du quota défini par le comité de rang le plus élevé.

article 3 Tout représentant du peuple rend publiques les modalités permettant sa révocation éventuelle.

article 4 Tout représentant du peuple doit être en permanence contrôlé et révocable par un conseil restreint formé de délégués du peuple de rang inférieur. Ce conseil ne pourra pas être composé de plus de 30 personnes.




CONCLUSION


Un régime capitaliste à l'agonie s'en prend aux jeunes, utilise la violence contre les jeunes parce que les jeunes leur font peur, parce que les jeunes sont spontanément solidaires, altruistes, écologistes et veulent que les responsables du désastre écologique et social rendent des comptes.
Les jeunes font peur parce qu'ils sont le coeur de la strate des Innovants.
Face à cette violence institutionnelle, face à toutes les attaques de la politique de Macron contre les jeunes, face à la destruction de la planète, face à la politique impérialiste criminelle de la France en Afrique, les jeunes doivent démarrer la Révolution.
Pour cela, il faut des délégués révocables 1 pour 25, le système humanocrate qui est le système des soviets amélioré.
Trotski explique que c'est grâce aux soviets que la révolution de février 17 a été sauvé contre la tentative de coup d'Etat fasciste de Kornilov

« Après que, dans la lutte contre Kornilov, les soviets, malgré la couardise et l’impuissance de la démocratie officielle, eurent sauvé la révolution, Lénine écrivait : « Que s’instruisent, d’après cet exemple, tous les hommes de peu de foi. Qu’ils aient honte ceux qui disent : « Nous n’avons point d’appareil pour remplacer l’ancien, celui qui inévitablement tend à la défense de la bourgeoisie. « Car cet appareil existe. Ce sont les soviets. Ne craignez point l’initiative et la spontanéité des masses, faites confiance aux organisations révolutionnaires des masses — et vous verrez se manifester dans tous les domaines de la vie de l’État, la même puissance, la même grandeur, l’invincibilité des ouvriers et des paysans qu’ils ont montrées dans leur union et leur élan contre le mouvement de Kornilov. »Trotski la révolution russe