"Un héros" ! Voilà comment Emmanuel Macron considère le général François Lecointre son nouveau chef d'Etat-Major des armées nommé le 19 juillet 2017
"François Lecointre a été nommé chef d’état-major des armées, mercredi
19 juillet en conseil des ministres, pour succéder à Pierre de Villiers,
qui avait annoncé sa démission quelques heures plus tôt. M. Lecointre
est « un héros, reconnu comme tel dans l’armée », a déclaré
Emmanuel Macron lors du conseil, selon des propos rapportés par le
porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner."Le Monde
Ce jeudi, Le Point, médiàfric aux ordres a sorti la brosse à reluire
À 55 ans, le général François Lecointre a donc succédé à Pierre de Villiers, démissionnaire. Ce choix du chef d'état-major des armées (Cema) par Emmanuel Macron
n'a fait l'objet d'aucune contestation, tant son nom fait l'unanimité.
« Il est brillant, intelligent, humain. Il est exceptionnel », dit un
officier qui ne lui doit rien, mais ne tarit pas d'éloges. Les défis qui
attendent le nouveau Cema sont pourtant de taille : il doit rasséréner
des armées chamboulées par la polémique, tout en gérant une situation
financière complexe
Même le Canard Enchainé de mercredi 26/7 feint de critiquer le nouveau CEMA : La journaliste
Le portrait du Canard Enchaîné de Lecointre n'évoque même pas sa participation au génocide au Rwanda
palmipède Anne-Sophie Mercier sait pourtant que F. Lecointre fait partie des troupes génocidaires de l'opération Turquoise. Elle écrit :
"C'est un général parfait, ce n'est pas un général d'opérette, puisqu'il était au Rwanda, en Bosnie, en Côte d'Ivoire, au Kosovo"
Cette journaliste pourrait tenter de faire croire à de l'ironie si le mot "Rwanda" apparaissait à nouveau dans la suite de son article. Mais non, pas un mot !!! Anne-Sophie Mercier respecte l'omertafric ! Pas un mot sur l'interview de Jacques Morel parue dans l'Humanité de lundi
FRANÇOIS LECOINTRE, NOUVEAU CHEF D’ÉTAT-MAJOR NOMMÉ PAR MACRON A DÉFENDU UN DES PIRES GÉNOCIDAIRES DES TUTSI ET A COLLABORE AVEC LUI
Pourtant dans l'article de l'Humanité de vendredi, on découvre, qu'un "héros" pour Emmanuel Macron, c'est quelqu'un qui a défendu l'un des pires criminels génocidaires rwandais condamné à perpétuité, Alfred Musema et a collaboré avec lui. C'est ce que nous apprend Jacques Morel, spécialiste du génocide au Rwanda qui a écrit "La France au cœur du génocide des Tutsi".
"Responsable des troupes, il collaborait avec le directeur de l’usine à
thé, Alfred Musema, un des organisateurs du génocide dans la région de
Bisesero. Nous en avons des preuves. Au moment de son procès au Tribunal
pénal international pour le Rwanda (Tpir), où il a été condamné à
perpétuité pour génocide, une pièce à conviction déposée par sa défense
est une lettre du capitaine Lecointre adressée à Musema. Dans cette
missive datée du 18 juillet 1994, il l’informe qu’il va changer de
secteur et qu’il laisse la région à un subordonné. Ce document montre
que leurs relations étaient cordiales. Au lieu d’enquêter et de
l’arrêter, Lecointre a collaboré avec lui. Ce ne sont pas les seuls
éléments. Dans une lettre rédigée dans l’Ancre d’or datée du 18 juillet,
le capitaine évoque les sauvetages d’enfants tutsis cachés chez des
Hutus. Il y décrit des opérations de sauvetage qui se déroulaient la
nuit, sans lampe, pour ne pas être repérés par les miliciens, qui,
dit-il, « poursuivent leurs patrouilles de nuit ». Preuve que les
Français ont laissé les miliciens opérer librement dans la zone
« humanitaire sûre » décrétée par l’Hexagone début juillet. Cette zone
humanitaire était sûre pour les miliciens, car ils pouvaient continuer à
opérer sans être attaqués par le Front patriotique rwandais (FPR). De
fait, le nouveau chef d’état-major défendait les auteurs du génocide
rwandais. " L'Humanité
Alfred Musema celui que le nouveau Chef d'Etat-major nommé par Macron a défendu au tribunal quand il était jugé et condamné à perpétuité a tué des hommes et des femmes Tutsi en masse et violé des femmes.
"Alfred Musema-Uwimana dirige lui-même les bandes de tueurs qui
pourchassent les Tutsi de la région de Bisesero. Il les transporte avec
les véhicules de l’usine, manie lui-même le fusil, viole puis tue des
femmes. Il était parmi les meneurs des attaques des 13 et 14 mai. Il
participe à l’enfumage de la grotte de Nyakavumu fin mai où 300 Tutsi
sont asphyxiés (ou 400 suivant les sources)."(Jacques Morel) Revactu
Les crimes les plus sordides, inimaginables ont été commis par Alfred Musema.
"Le 13 [mai], j’ai vu Musema prendre Gorette Mukangoga ; elle était enceinte. Musema l’ouvrit d’un coup d’épée, disant qu’il voulait « voir le ventre d’une femme tutsie ». Il garda son sang-froid durant tout l’épisode. C’était atroce. J’ai vu nettement ce qu’il faisait. J’étais caché à proximité de l’endroit où Musema avait garé sa voiture rouge. J’ai continué de le voir à Bisesero après cela, nous tirant dessus sans cesse. 212"(témoignage) Revactu
Ce génocidaire était ultra protégé par l'Armée française.
"La dernière fois que j’ai vu Musema, c’était après l’arrivée des soldats français. Musema est venu et les survivants ont dit aux Français que cet homme était un tueur, qu’il avait réellement achevé des personnes. Les Français demandèrent à quelques personnes de témoigner, puis ils le laissèrent repartir."(témoignage)"– L’officier français commandant les troupes à Gisovu l’avise de son remplacement :
La
pièce à conviction D81 est une lettre du capitaine Lecointre de l’armée
française, adressée à Musema et datée du 18 juillet 1994. L’auteur de
la lettre explique qu’il quittait la zone pour une autre et que le
lieutenant Beauraisain était désormais chargé du commandement des
troupes stationnées à Gisovu." (extrait jugement TPIR) Revactu
Alors qu'il était possible pour chacun de savoir cette vérité en faisant une recherche en ligne. Certains internautes dès le lendemain de la nomination de Lecointre dénonçaient le passé criminel de François Lecointre.
Guillaume Ancel, ex officier de l'armée française vient
de témoigner sur l'armement des génocidaires
rwandais par la France en 1994
Par Julie Amadis
#IPEAVAEAFAF
Le 12/07/2017
"j’étais officier
détaché dans une unité de la Légion étrangère, quand nous
sommes partis pour cette opération humanitaire, la première partie
de l’opération était clairement destinée à remettre au pouvoir
le gouvernement génocidaire." Guillaume Ancel
"Je
pense qu’à un moment, il faut accepter que les Français aient le
droit d’être seuls juges des interventions qui ont été menées
en leurs noms." Guillaume Ancel ex-membre des troupes françaises Turquoise de soutien aux génocidaires FAR
"La
deuxième partie, quand on a enfin renoncé à remettre au pouvoir ce
gouvernement génocidaire, on a juste protégé sa fuite en créant
une zone humanitaire. Et, non seulement, les génocidaires ont pu
tranquillement aller se réfugier au Zaïre - aujourd’hui la
République Démocratique du Congo - mais, en plus, on les a laissé
organiser l’exode de leur population qui a quand même dû faire
encore à peu près 100000 morts supplémentaires."Guillaume Ancel
« Les Français
nous ont appris comment attraper les gens et comment les attacher ».
Des Français se trouvaient également au « fichier central »,
au centre de Kigali, où se déroulaient des séances de torture... »
Medhi Ba Un génocide français 1997, Editions l’esprit frappeur p
13-15
"...pour moi c’est un sujet de complicité de
génocide. On nous a demandé de livrer des armes aux
génocidaires dans les camps de réfugiés. Moi, j’ai assisté à
un système de une de ces livraisons, c’était la deuxième
quinzaine de juillet 1994" Guillaume Ancel
"...ce qu’a
révélé la revue XXI, et que même moi j’ignorais, c’est qu’il
y a des officiers, qui sont beaucoup plus courageux que moi, qui ont
rapporté au plus haut niveau de l’État major français qu’ils
étaient contre cette politique et qu’ils ne comprenaient pas
pourquoi on nous demandait de livrer des armes aux génocidaires dans
des camps de réfugiés." (Guillaume Ancel)
"Mais avec la même hypocrisie mensongère de l’armée française (parlant d’"opération
humanitaire" alors qu’elle est en train d’organiser un génocide),
l’ONU parle d’embargo sur les armes tout en permettant à la
France d’envoyer des armes aux tueurs.
C'est l'ONU qui a donné le feu vert à la France pour que la France intervienne au Rwanda."J.A. infra
23 ans après le
génocide au Rwanda, nous commençons à avoir une partie de la
vérité. Guillaume Ancel, officier de l'armée de terre est un des
premiers à avoir eu le courage de témoigner des ordres venus du
plus haut sommet de l’État leur enjoignant de livrer des armes aux
génocidaires.
Son témoignage fait suite à celui du gendarme français Thierry Prungnaud en 2010.
Thierry Prungnaud dans la revue XXI expliquait que alors que le message des autorités françaises était "les Tutsis massacrent les Hutus", c était l'inverse que lui montrait la réalité. Le génocide visait ceux que les fascistes appelaient "Tutsis".
"Dans ce témoignage, le gendarme ne lance jamais d'accusation, s'en tient
aux événements qu'il a vécus. A son arrivée, dans le cadre de
Turquoise, Thierry Prungnaud
est mis à la disposition du Commandement
des opérations spéciales qui dresse, selon lui, un ahurissant tableau de
la situation. "Les Tutsi exterminent les Hutu. Nous sommes venus pour
les protéger, mettre fin aux massacres. Mais nos forces sont encore
insuffisantes pour jouer un rôle d'interposition", rapporte le gendarme.
A ce moment là, le génocide est presque achevé et Thierry Prungnaud
progresse avec d'autres militaires dans l'ouest du Rwanda. Le 27 juin,
il découvre un charnier dans un village, d'où tous les habitants tutsi
semblent avoir disparu, sauf un homme muré dans le silence. C'est le
révélateur pour le gendarme: "C'est un Tutsi. Ils ont tous été
massacrés. On n'a rien compris!".
Les jours suivants, il affirme être empêché par sa hiérarchie de se
rendre à Bisesero, où se cacheraient de nombreux rescapés tutsi. C'est
alors qu'il désobéit.
Arrivé le 30 juin à Bisesero, il voit "des morts partout dans les hautes
herbes, certains encore tièdes". Alerté, le commandement dépêche hommes
et hôpital de campagne.
Selon le rapport d'un officier consulté par la revue, une patrouille
était déjà passée à Bisesero trois jours avant et avait estimé à
"environ 2.000" les rescapés tutsi. Le 30 juin, l'armée française ne
dénombre plus que 800 survivants, rapporte Thierry Prungnaud. Ultime
espoir du gendarme: témoigner de ce qu'il a vu. Convoqué en octobre 1994
au ministère de la Défense, il affirme qu'un général, dont il ne cite
pas le nom, lui a dit: "Vous oubliez tout. Vous mettez tout à la
poubelle.""
Mais les
donneurs d’ordre et leurs amis organisent l’omerta et le mensonge
depuis 23 ans.
Le témoignage de Guillaume Ancel est donc très précieux pour la vérité historique et le jugement des criminels.
En 1994 Guillaume Ancel avait 28 ans.
Il était officier quand il est parti au Rwanda. Il venait d'intégrer le 68° régiment d'artillerie d'Afrique.
L'opération turquoise auquel il a participé est appelée "humanitaire", sauf que juste avant de partir Guillaume Ancel avait compris que l'objectif de l'armée n'était pas "humanitaire".
" A Nîmes, la veille de son départ, Ancel reçoit une feuille de route
d’une autre nature, confidentielle : il doit préparer au plus vite un
raid sur Kigali. Il n’est pas dupe : «Prendre une capitale, c’est rétablir les autorités sur place.» Celles qui orchestrent donc le génocide, héritières d’un régime soutenu depuis quatre ans par Paris." Libération
En 2014, cet ex officier écrit un roman "Vents sombres sur le lac Kivu" qui raconte l'opération turquoise au Rwanda de manière romancée. La même année, en avril il témoigne dans France Culture sur le rôle que la France a joué dans le génocide au Rwanda. A l'époque, le Point donne une tribune au colonel Hogard pour tenter de discréditer les dires de Guillaume Ancel.
En 2017, Patrick de Saint Saint-Exupéry remet le rôle de la France dans le génocide au Rwanda dans l'actualité avec son enquête sur les livraisons d'armes de l'armée française aux génocidaires.
Quelques médias ont décidé, suite à ce travail d'enquête de Patrick de Saint Saint-Exupéry, de reprendre l'information. France Info a interviewé Guillaume Ancel.
C'est cet enregistrement qui est ici publié et commenté.
Ce dossier se nomme "« Réarmez-les ».
Guillaume Ancel : « On ne
peut que constater que 23 ans après le génocide au Rwanda, nous ne
connaissons toujours pas le rôle que la France a joué.
Je
pense qu’il serait grand temps, qu’on arrête de dire aux
Français ce qu’ils devraient penser et qu’ils jugent par eux-
même.
C’est-à-dire d’ouvrir les archives, de faire la
lumière sur ce qui s’est passé et d’arrêter d’être dans ce
déni permanent d’une réalité auquel moi j’ai assisté."
On
ment aux Français, on manipule l’information concernant le rôle
de la France en Afrique.
Guillaume Ancel réclame la vérité
historique. Pour cela, il est indispensable d’ouvrir les archives
et de faire circuler dans les médias les véritables informations
sur ce qui s’est réellement passé dans les années 90 au Rwanda ;
quel a été le rôle exact des dirigeants français dans ce
génocide. A commencer par celui de Mitterrand, Balladur, Hubert Védrine et Simone Veil, la n°2 du gouvernement génocidaire que les médias encensent actuellement à l'occasion de sa mort.
MENSONGE MARQUE DE FABRIQUE FRANCEàFRIC
Le mensonge est une marque de fabrique des médias
français concernant la Franceàfric.
Pour ce qui est du
génocide au Rwanda, Guillaume Ancel fait remarquer que il a fallu 23
ans pour qu’une petite partie de la vérité soit révélée mais
on sait très peu de choses.
Si tout est mis en œuvre pour
empêcher la vérité historique, c’est parce que ceux qui sont au
pouvoir actuellement en France sont les successeurs de ceux qui ont
commis le génocide au Rwanda.
La politique Franceàfric n’a
jamais cessé.
Tous les moyens sont toujours mis en œuvre par la
France, coup d’état, assassinat, financement de terroristes ...
pour permettre aux patrons français de continuer de faire d’énormes
bénéfices dans ce qui n’est pour eux qu’un énorme camp de
travail où ils peuvent payer les Africains des salaires 20 fois
inférieurs à ceux des travailleurs français.
L'Etat français était le donneur d'ordre du génocide du Rwanda comme il est le donneur d'ordre des terroristes MNLA Ansardine au Mali comme au Burkina à Samorogouan.
L’Élysée, la DGSE et l’armée française sont bien sûr les premiers
responsables du génocide au Rwanda.
Guillaume
Ancel :Je ne vais prendre qu’un exemple, j’étais officier
détaché dans une unité de la Légion étrangère, quand nous
sommes partis pour cette opération humanitaire, la première partie
de l’opération était clairement destinée à remettre au pouvoir
le gouvernement génocidaire.
On pourrait dire qu’on en avait
parfaitement conscience alors qu’en réalité la DGSE avait
largement informé le gouvernement de l’époque.
Le
terme « opération humanitaire » utilisé par l’armée
vise à masquer leur participation au génocide.
C’est une
technique souvent utilisée pour brouiller les pistes et qui permet
aux médias de mentir aux Français en leur faisant croire que la
France est un État généreux qui vient en aide aux Africains.
Quand, en réalité, elle commet des crimes.
C'est la même technique que Hollande et le général Puga ont utilisé au Mali pour installer officiellement leurs milices terroristes au pouvoir au Mali. MNLA sous leur sigle de l'attaque, Ansardine sous les déguisements MIA, HCUA, CMA et même RPM, section malienne de l'Internationale Socialiste dont un député jihadiste Ahmada Ag Bibi s'est fait élire à l'Assemblée Nationale du Mali..... comme membre du parti gouvernemental qui prétend...... combattre le terrorisme.
IBK et la DGSE ont réussi à faire élire député l'ex porte parole du pire des chefs terroristes du Mali, Iyad Ag Ghali.
C'est la continuation de la méthode de camouflage utilisée au Rwanda.
Guillaume Ancel le
dit lui même, l’objectif était de « remettre au pouvoir le
gouvernement génocidaire ».
La décision a, bien entendu,
été prise au plus haut niveau de l’État. L’armée française a
exécuté les ordres qui venait du gouvernement de l’époque. Les
responsables sont le Parti Socialiste représenté par François
Mitterrand alors Président de la République, le RPR parti politique qui a changé de nom et s’appelle
maintenant Les Républicains, et l'UDF.
Guillaume Ancel : La
deuxième partie, quand on a enfin renoncé à remettre au pouvoir ce
gouvernement génocidaire, on a juste protégé sa fuite en créant
une zone humanitaire. Et, non seulement, les génocidaires ont pu
tranquillement aller se réfugier au Zaïre - aujourd’hui la
République Démocratique du Congo - mais, en plus, on les a laissé
organiser l’exode de leur population qui a quand même dû faire
encore à peu près 100000 morts supplémentaires.
Guillaume Ancel dit clairement que tout a été mis en place pour
aider les génocidaires.
« La solution finale » a
été préconisée par les extrémistes hutus proches de la famille
Hobyarimana.
Mehdi Ba dans son livre « Rwanda un génocide
français » nous donne des précisions sur l’aide apportée
aux génocidaires :
« La passivité et la
complaisance de la France dans la consolidation de ce régime
d’apartheid sont soulignés par les rapporteurs lesquels étayent
leurs conclusions par un témoignage émanant d’un certain Janvier
Afrika un tueur repenti qui travaillait « directement pour la
présidence ».Medhi Ba Un génocide français 1997, Editions l’esprit frappeur p
13-15
Deux militaires français entraînaient les Interahamwes.
« Les Français
nous ont appris comment attraper les gens et comment les attacher ».
Des Français se trouvaient également au « fichier central »,
au centre de Kigali, où se déroulaient des séances de torture... »
Medhi Ba Un génocide français 1997, Editions l’esprit frappeur p
13-15
Nous n’avons pas eu connaissance d’un désaveu
clair des responsables politiques de l’époque : ni Mitterrand
ni Hubert Védrine n’ont désavoué ces « conseillers en
génocide », ni Édouard Balladur, ni Nicolas Sarkozy ministre du budget, n’ont démenti avoir missionné ces assassins. Ni François Léotard n’a annoncé que plaintes avaient été déposées
contre ces criminels soldats français.
Bien au contraire,
Nicolas Sarkozy dans la 2° moitié de juillet 1994 s’inquiétait
de trouver un endroit pour faire atterrir ses avions : le
porte-parole du gouvernement savait évidemment de quelle livraison
il s’agissait, et de quelle urgence il était question.
Guillaume
Ancel : Et, alors là, c’est, à mon avis, l’épisode le
plus indéfendable parce que ce n’est pas un manque de confusion ou
de clairvoyance, pour moi c’est un sujet de complicité de
génocide.
On nous a demandé de livrer des armes aux
génocidaires dans les camps de réfugiés. Moi, j’ai assisté à
un système de une de ces livraisons, c’était la deuxième
quinzaine de juillet 1994.
En fait, je revenais d’une mission
d’exfiltration qui c’était mal passé. Quand j’arrive sur la
base de G, le commandant adjoint du
détachement me demande de détourner l’attention des journalistes. Parce que, je le cite, « un convoi d’armes va partir vers le
Zaïre ». Je le fais. Je fais ce qu’il m’a demandé parce
que je n’ai pas eu le temps de réagir plus que ça et le soir au
débriefing qui a évidemment été très dur, vous imaginez dans ces
opérations les débriefes sont très, sont nécessairement assez
compliqués. Je demande des explications sur ce sujet et là
j’entends les commandants du groupement m’expliquer que on livre
des armes à ces hommes qui ont conduit les massacres parce que il
faut éviter qu’ils ne se retournent contre l’armée française.
C’est pas en les réarmant qu’on les rendra moins dangereux. Ça
ne tient absolument pas la route. Et je comprends à ce moment là,
qu’ils ne font qu’exécuter des directives qui viennent au plus
haut niveau de l’État.
Nous avons ici le témoignage précieux de Guillaume Ancel, officier
dans l’armée française, missionné au Rwanda, à qui on demande
de « détourner l’attention des journalistes parce qu’un
convoi d’armes va partir vers le Zaïre ».
Il obéit. Il
n’a pas le courage qu’auront certains de ses collègues qui
ont refusé d’obéir aux ordres. Mais il témoigne maintenant.
Il
a su le soir même pour quelle raison on lui avait demandé de
détourner l’attention des journalistes, c’est parce que les
armes que l’armée française envoyait, elles étaient destinées
aux génocidaires. Son témoignage est précieux. Il permet de
connaître la vérité historique.
Guillaume
Ancel :C’est pour ça que la révélation de la revue XXI et
les annonces que vous avez faites sur le fait que ces trafics ils ont
été financés, ils ont été tracés, c’est bien la preuve qu’il
y a eu un manque total de clairvoyance du gouvernement de
cohabitation de l’époque et que maintenant, ils s’enferment dans
un déni total plutôt que d’oser expliquer aux Français les
décisions qu’ils ont prises à l’époque.
Ce n’est pas un manque de clairvoyance du
gouvernement Balladur de cohabitation de l’époque puisque c’est lui qui a
pris les décisions avec Mitterrand et Védrine. Le fait que le gouvernement Balladur s’enferme dans un déni total
est l’attitude de beaucoup de criminels. Le naïf Guillaume Ancel voudrait
que des criminels viennent expliquer à la population qu’ils
étaient censés représenter qu’ils ont agi comme des
criminels !
Guillaume Ancel :Il n’y a
qu’un point qui m’ennuie un petit peu dans les mises en
accusation, dans les mises en examen, pardon, dont on a parlé, c’est
que je trouve un peu dommage qu’on s’en prenne à mes compagnons
d’armes. Je suis solidaire d’eux parce que de toutes les façons
j’y étais et voilà j’ai participé à ces actions. Je pense que
eux ont fait ce que l’on attendait d’eux. Même si un officier
est forcément responsable des ordres qu’il donne, il faut se
rappeler que on était dans le cadre d’une politique qui était
décidée au plus haut niveau de l’État.
Guillaume Ancel a en partie raison quand il
explique que l’on s’en prend aux militaires et pas aux vrais
responsables qui sont les responsables politiques. Oui tous les
membres du gouvernement de l’époque devraient être jugés et ils
le seront par des Juges Délégués Révocables après la Révolution.
Au lieu de ça toute la presse encense Simone Veil
actuellement alors qu’elle était numéro 2 du gouvernement français au moment où celui ci a organisé le génocide au Rwanda.
Hubert Védrine n’est toujours pas en prison ni
même poursuivi.
Les partis politiques
responsables ont continué à régner en France depuis le génocide.
Le PS vient tout juste de se prendre une défaite électorale majeure
aux deux dernières élections. Le Premier Ministre actuel, Edouard Philippe appartient au nouveau RPR renommé Les Républicains.
La
journaliste : Donc, ce que vous dîtes, c’est que les
militaires en place n’avaient pas le choix, ils devaient
obéir.
Guillaume Ancel :Ah bah écoutez ce qu’a
révélé la revue XXI, et que même moi j’ignorais, c’est qu’il
y a des officiers, qui sont beaucoup plus courageux que moi, qui ont
rapporté au plus haut niveau de l’État major français qu’ils
étaient contre cette politique et qu’ils ne comprenaient pas
pourquoi on nous demandait de livrer des armes aux génocidaires dans
des camps de réfugiés. Et, c’est là où ce rapport arrive à
l’Élysée et où un homme de l’Élysée HV, sans doute Hubert
Védrine, met cette mention terrifiante « appliquer la
directive ».
Vous vous rendez compte de ce que ça
signifie.
Ça veut dire qu’il y avait une directive de
fournir des armes à des génocidaires dans les camps de réfugiés
alors qu’on est sous un mandat humanitaire avec embargo des armes
de l’ONU. Voilà.
Hubert Védrine
était secrétaire général de l’Élysée à l’époque. On a la
preuve directe qu’il a donné l’ordre d’appliquer la directive qui consistait à réarmer les génocidaires.
Mais c'est le Président de la République François Mitterrand qui est le premier responsable, c'est évidemment lui qui a donné l'ordre à Hubert Védrine de mettre la mention "appliquer la directive".
C’est l’entourage
de François Mitterrand qu’il faut faire parler. Pour l’instant
seuls des militaires ont témoigné.
Pourtant Guillaume Ancel ne prononce jamais le nom de François
Mitterrand.
Journaliste :
Guillaume Ancel puisque vous parlez du pouvoir politique. Devant la
commission de la défense le 16 avril 2014, Hubert Védrine, donc
ancien Secrétaire général de l’Élysée, a reconnu que les
livraisons d’armes s’étaient bien poursuivies après le début
des massacres mais tout en disant que ça n’avait rien à voir avec
le génocide. Qu’en pensez-vous ?
Guillaume
Ancel : Écoutez ce que j’en pense. C’est que ce n’est pas
la peine d’avoir fait Saint Cyr pour comprendre que, quand on
arrive sur un territoire, que les gens qui ont du sang jusqu’au cou, qui se vantent des massacres qu’ils
ont conduit - on en a eu exemple dans les collines de Biséséro où on a vu les forces gouvernementales qui massacraient
la population civile – pour comprendre que les gens que l’on nous
demande d’aider sont ceux qui organisent les massacres.
Ce
qui explique la totale réticence de l’armée française. Et
aujourd’hui on les a mis dans une situation extrêmement délicate
parce que, en gros, pendant 22 ans ils ont été obligé de couvrir
ce secret d’État. Maintenant, c’est délicat de leur demander de
raconter la réalité qu’ils n’ont jamais pu dire pendant toutes
ces années, voilà.
Donc je pense qu’il y avait, enfin très
clairement, on avait toutes les informations pour changer de
politique. Et si ça n’a pas été fait, ça doit être justifié
par des raisons que je ne comprends toujours pas.
La question du journaliste est étrange. On dirait
qu’il cherche à dédouaner Hubert Védrine en répétant ses
propos mensongers comme si ils pourraient être vrais.
Guillaume
Ancel nous prouve dans sa réponse que il était impossible
d’imaginer une seule seconde que les personnes à qui l’armée
française livrait des armes étaient autre chose que les
génocidaires. Quand Guillaume Ancel dit « ce qui explique la totale
réticence de l’armée française », il donne une vision faussée du rôle qu'a eu l'armée française. Ce n’est qu’une toute petite partie de l’armée
française qui a refusé les ordres. La grande majorité a obéi sans
broncher. De la même façon que les militaires actuellement au Mali participent au recyclage des terroristes MNLA et Ansardine.
Ensuite, Guillaume Ancel nous indique qu’on aurait
demandé pendant 23 ans aux membres de l’armée de couvrir ce
secret d’État.
Un vrai journaliste lui poserait des questions pour
savoir quelles ont été les pressions exercées par l'Etat français pour demander aux
militaires de se taire mais les journalistes qui l'interrogent ne lui posent aucune question là dessus.
Guillaume Ancel dit ne pas comprendre
l’omerta qui a continué à régner sur le Rwanda. Les Africains
qui subissent la Franceàfric le comprennent très bien. La politique
française en Afrique n’a pas vraiment changé. Le génocide
sanitaire organisé par la Franceàfric depuis 25 ans a fait 100 millions d’enfants morts. Plus de morts que le génocide au Rwanda qui a fait 800000 morts dont la
France est aussi responsable. Donc l'omerta sur le génocide au Rwanda est très facile à
comprendre. Les gouvernants français sont une bande de gangsters
criminels en Afrique et comme dans toutes les bandes de gangsters, on
ne dénonce pas son collègue gangster pour se
protéger.
Journaliste : Guillaume Ancel, la
livraison d’armes dont vous avez parlé, livraison d’armes aux
génocidaires rwandais était avant ou après l’embargo décrété
par l’ONU sur les armes ?
Guillaume Ancel :
Alors écoutez, ça c’est passé dans la deuxième quinzaine de
juillet, donc techniquement, c’est juste à la fin du génocide.
Mais toujours sous embargo (en même temps on entend la voix de la
journaliste dire « après l’embargo » et donc il répond
« non on est toujours sous embargo ») et de toute façons,
ce sont les unités qui ont conduit les massacres.
Donc, même
si le génocide est terminé - génocide que on ne reconnaît pas
d’ailleurs - la France, à ce moment là, on sait que ce sont des
massacres de grande ampleur mais on a tout fait pour parler de
génocide beaucoup plus tard.
Mais, enfin, on voit bien que les
gens qui sont là sont des criminels. Donc, leur livrer des armes est
complètement inepte.
La question
du journaliste suppose que l’ONU serait une organisation pacifiste
qui n’aurait rien à voir avec les crimes en Afrique. Sauf que
l’ONU est une organisation qui travaille de concert avec la
Franceàfric pour les intérêts des esclavagistes. Ce sont eux qui
ont permis le coup d’état de la France en Côte d’Ivoire en
2011/ 2012.
C'est l'ONU qui transportait l'or des terroristes de Guillaume Soro pour franchir les frontières et armer les milices Forces Nouvelles.
C'est l'ONU de Jean-Marie Bourry qui lançait des appels à la radio ONUCI le 16 décembre 2010 pour inciter les naïfs pro Ouattara à venir manifester pacifiquement dans une manifestation qui était une attaque à mains armées (Kalachnikov Lance-Roquettes) pour prendre d'assaut la télévision ivoirienne RTI. (vidéo originale interdite en France. qqn en a fait une copie)
Mais avec la même hypocrisie mensongère de l’armée française (parlant d’"opération
humanitaire" alors qu’elle est en train d’organiser un génocide),
l’ONU parle d’embargo sur les armes tout en permettant à la
France d’envoyer des armes aux tueurs.
C'est l'ONU qui a donné le feu vert à la France pour que la France intervienne au Rwanda.
Journaliste :
en 2016, Guillaume Ancel vous avez publié une lettre ouverte au
Président de la République et dans cette lettre ouverte vous
réclamiez une véritable ouverture des archives sur le Rwanda.
Aujourd’hui, on en est loin ?
Guillaume Ancel :
Clairement, vous savez, c’est assez incroyable.
Un chercheur
qui a demandé à accéder à des documents importants suite à
l’annonce de cette ouverture, on lui a écrit que les documents
étaient ouverts mais non consultables.
Or, ça me rappelle une
politique que l’on m’a demandé d’appliquer quand je suis
arrivé ensuite sur le siège de Sarajevo que j’ai raconté dans un
livre. J’ai reçu l’ordre de riposter sans tirer, voilà.
On
est à peu près dans cette même logique totalement irrationnelle,
on a fait des trucs indéfendables et on raconte totalement son
contraire en espérant que les Français s’en contenteront. Je
pense qu’à un moment, il faut accepter que les Français aient le
droit d’être seuls juges des interventions qui ont été menées
en leurs noms.
Guillaume Ancel dit
quelque chose qui touche à la justice populaire. Il dit : « Je
pense qu’à un moment, il faut accepter que les Français aient le
droit d’être seuls juges des interventions qui ont été menées
en leurs noms. »
Comme le souligne Guillaume Ancel, les
Français doivent pouvoir savoir ce que leurs gouvernants ont fait
comme crimes au Rwanda et en général tous les crimes qu’ils font
en Afrique. Encore faudrait-il pour cela qu’il y ait des
médias véritablement indépendants.
Ensuite les Français
devraient être en colère parce que les crimes comme le dit si
justement Guillaume Ancel ont été faits en leur nom.
Enfin
ces criminels ne seront pas jugés par des Français mais par des
Africains qui sont les victimes de ces monstres, au Nuremberg de
l’Afrique par des Juges délégués révocables choisis par la
population.
LES CRIMINELS AUTEURS DU GÉNOCIDE AU RWANDA SONT TOUJOURS LIBRES ET MÊME AU POUVOIR EN FRANCE
François Mitterrand, commandant en chef du génocide au Rwanda, a eu droit à un enterrement en grande pompe, aux louanges des médias qui le considéraient comme un grand homme. Alors qu'il n'est qu'un gangster Franceàfric criminel des Africains.
Aucun des ministres du gouvernement
responsable du génocide, le gouvernement Balladur, n’a été
jugé. Charles Pasqua et Simone Veil sont décédés sans jamais avoir été jugés. Simone Veil est encensée par les médias. Elle est entrée au Panthéon alors qu'elle était numéro 2 du gouvernement Balladur en 1994.
Les autres s'en tirent très bien. Ils ont des postes importants, en Europe ou en France.
Michel Barnier est actuellement Commissaire européen au marché intérieur et aux services.
Nicolas Sarkozy est membre du Conseil Constitutionnel Français.
François Bayrou était il y a encore quelques semaines ministre de la justice. Il a dû démissionner pour une affaire d'emploi fictif, ce qui révélateur de ce qu'est devenu notre pays, nos médias, nos partis politiques et syndicats....
Français Bayrou n'a pas démissionné pour avoir participé à un gouvernement génocidaire mais pour une histoire d'emplois fictifs !
En France, il est plus grave de détourner l'argent public que de participer à un génocide ! C'est pareil pour François Fillon, il a été épinglé par le Canard Enchainé pour un scandale d'emplois fictifs mais jamais pour sa participation dans un gouvernement ayant participé au génocide du Rwanda ni pour sa participation au coup d'état contre Gbagbo.
Hubert Védrine qui a donné l’ordre
d’armer les génocidaires est toujours en liberté.
Tous ces
criminels seront jugés au Nuremberg de l’Afrique par des Juges
Délégués Révocables.