ARTICLES

Affichage des articles dont le libellé est Université. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Université. Afficher tous les articles

samedi 21 avril 2018

Occupation Sciences-Po : Lutte des strates plus que lutte des classes


Par Julie Amadis
#IpEaVaEaFaF
Le 21/04/2018
La grande majorité des étudiants ont des parents qui appartiennent à la Bourgeoisie et la Haute Formoisie. Plus de 63% ont des parents "intellectuels supérieurs"

Les étudiants aspirent de plus en plus à prendre connaissance du véritable Héritage ancestral
Dêmókritos VS Aristoteles,
Titus Lucretius et Philolaos VS Claúdios Ptolemaîos, Isaac Newton VS Auguste Comte et les imposteurs positivistes,
Kronecker VS Cantor et Hilbert.

Mais plus encore, les étudiants aspirent à rester des Innovants qu'ils étaient depuis leur naissance, Innovants découvreurs, Innovants Inventeurs, Innovants créateurs artistiques.

Ces jeunes qui se mobilisent actuellement contre la politique de Macron trahissent leur classe sociale d'origine. Ils étaient en voie de reproduction sociale. A Science po, ils subissaient une manipulation mentale pour accepter de reproduire leur classe sociale d'appartenance, tuer à vitesse accélérée leur altruisme naturel et leur appartenance à la strate des Innovants. JA

"De nombreuses multinationales subventionnent notre école pour que soient vantées dans nos cours leurs pratiques d’exploitation des travailleur.euse.s, d’appropriation des ressources naturelles dans les pays du Sud Global, de violations des droits humains et de destruction de la planète. Cours d’économie néolibérale obligatoire en première année, cours néocoloniaux sur entrepreneuriat en Afrique, sur le droit du pétrole en master Énergie, sur la meilleure manière de licencier des salarié.e.s en master Ressources Humaines... Notre école est pleine de ces modules visant à former les hauts fonctionnaires zélés du régime libéral et autoritaire et les délinquants à col blanc qui ne cessent de renforcer leurs positions."
(COMMUNIQUE D'ETUDIANTS SCIENCES PO)










C'est un début de Révolisation. Des pseudo-archéo-marxistes pourraient décrire ce qui se passe à Sciences-Po comme un refus d’appartenance de classe: des étudiants faisant grève d'appartenance à la Bourgeoisie ou à la bureaucratie bourgeoise.
Des chercheurs néomarxistes pourraient y voir un refus d'appartenance à la Formoisie ou en tout cas à la très haute Formoisie.
Mais c'est l'humanologie scientifique postmarxiste qui donne les clés véritables de ce qui se passe.
Les étudiants de Sciences-Po refusent de quitter la strate des Innovants, refusent d'entrer dans la strate des Répétants ou dans la strate des Parasites.
De plus en plus d'étudiants prennent consciences que le pseudo savoir qui leur est transmis (positivisme solipsiste de Poincaré, Mach, Einstein, pseudo sciences humaines dépourvues de tout caractère scientifique, pseudo sciences biologiques niant le cycle quotidien accélération ralentissement de tout corps vivant)... est anti-scientifique.
Les étudiants aspirent de plus en plus à prendre connaissance du véritable Héritage ancestral Dêmókritos VS Aristoteles, Titus Lucretius et Philolaos VS Claúdios Ptolemaîos, Isaac Newton VS Auguste Comte et les imposteurs positivistes, Kronecker VS Cantor et Hilbert.
Mais plus encore, les étudiants aspirent à rester des Innovants qu'ils étaient depuis leur naissance, Innovants découvreurs, Innovants Inventeurs, Innovants créateurs artistiques.

LUTTE DES STRATES : LES ÉTUDIANTS DE SCIENCES PO REFUSENT D'ENTRER DANS LA STRATE DES PARASITES COMME MILICIENS DES CAPITALISTES


Sur les murs de Sciences Po les étudiants ont installé des banderoles qui résument leur lutte de strates.
 "Les étudiants de Sciences Po
contre la dictature macronienne"
 "Ici sont formés ceux qui sélectionnent
"Bloquons la fabrique à élites"
 "Macron ton école est bloquée"

Sciences Po c'est l'école des élites du capitalisme.

Le journal Le Monde la qualifie d'"école historique des élites".
"École historique des élites, Sciences Po tient toujours son rang" Le Monde

La sélection pour y entrer est très importante.

Le niveau académique des recrues demeure « excellent », défend un membre du jury de sélection. Le ratio candidats/admis reste « épouvantablement sélectif », précise Marc Germanangue, enseignant. A titre de comparaison, intégrer Sciences Po est aussi ardu que réussir sa première année de médecine, dont le taux de sélection était en 2015 équivalent Le Monde
Ces étudiants sont des futurs spoliateurs de pauvres. Ils gagneront en moyenne 45000 euros par an en France et entre 60000 et 70000 euros par an s'ils vont dans certains pays étrangers.
En moyenne, un élève de Sciences Po Paris est recruté à 45 000 euros annuels dans l’Hexagone. Mais la culture d’ouverture vers l’international permet à ses élèves de s’exporter à l’étranger. « A Singapour ou Hongkong, les premiers salaires grimpent entre 60 000 et 70 000 euros », souligne François Moret. Le Monde
Ces salaires entre quatre et six fois supérieurs à ce que la Terre peut donner à chaque humain, 1000 euros par mois - le PIB moyen mondial. Ces diplômés Sciences-Po  prennent les revenus, les droits d'auteurs ancestraux de quatre à six humains.
Ces salaires correspondent à une magouille conceptuelle de la Formoisie (bourgeoisie des diplômes) qui considère que le capital formation validé par un diplôme leur donne droit à un revenu supérieur aux autres humains et donc leur donne l'autorisation de spoliater d'autres humains.

Mais la carotte "gros salaire" en échange de leur collaboration au capitalisme parasite, les étudiants de Sciences Po n'en veulent plus !

La grande majorité des étudiants ont des parents qui appartiennent à la Bourgeoisie et la Haute Formoisie. Plus de 63% ont des parents "intellectuels supérieurs"

"Par ailleurs, l’analyse de l’origine socioprofessionnelle des étudiants montre que la proportion d’étudiants ayant un parent cadre ou exerçant une « profession intellectuelle supérieure » a augmenté au cours de la période récente, en passant de 58,5 % en 2005-2006 à 63,5 % en 2010-2011."
Le Monde
Ces jeunes qui se mobilisent actuellement contre la politique de Macron trahissent leur classe sociale d'origine. Ils étaient en voie de reproduction sociale. A Science po, ils subissaient une manipulation mentale pour accepter de reproduire leur classe sociale d'appartenance, tuer à vitesse accélérée leur altruisme naturel et leur appartenance à la strate des Innovants.

La question de la reproduction des classes, des bureaucraties et plus encore des strates est au coeur de la science à découvrir au 21° siècle.

Antoine Artous (cité par Yanick Toutain) mettait en évidence le phénomène de reproduction  bureaucratique en URSS.
"Pourtant, il fonctionne comme un véritable point aveugle chez Trotsky (et par la suite dans la tradition “trotskyste”) qui, tout en dénonçant le contrôle de la bureaucratie sur l’économie, n’arrive pas à concevoir, du point de vue théorique, qu’il y ait là un facteur décisif de production/reproduction de formes étatiques bureaucratiques durant la période de transition." p 116 de Yanick Toutain Humanologie scientifique, véritable postmarxisme

De la même façon qu'il  y a reproduction de classes sociales et structures bureaucratiques, il y a reproduction de strate Parasite et de la Formoisie.
La strate Parasite correspond au groupe des humains qui spoliatent les autres tout en ayant une productivité historique négative.

Les étudiants de Science Po s'apprêtaient à devenir des baratineurs professionnels servant à construire un brouillard de fumée philosophique pour faire perdurer le capitalisme comme l'est Emmanuel Macron, ancien étudiant de Sciences po.

Les étudiants revendiquent leur refus de devenir comme lui. Les étudiants en lutte ont proclamé :
"Nous occupons Sciences Po parce que Macron en est sorti et que nous ne voulons pas finir comme lui"

LES ÉTUDIANTS DE SCIENCES-PO VEULENT PRÉSERVER LEUR CAPITAL INNOVANT

ILS REFUSENT D’ÊTRE LES RÉCEPTEURS D'UN FAUX SAVOIR AU SERVICE DE LA DESTRUCTION DE LA PLANÈTE ET DE L’HUMANITÉ


Le communiqué des étudiants de Sciences Po en lutte met en évidence leur volonté de préserver leur capital innovant et leur humanité partageuse ainsi que leur refus de devenir des Parasites au services du capitalisme dégénéré.



Les humains sont naturellement des Innovants, altruistes et partageurs.
Depuis trois millions d'années, ils ont toujours transmis leurs connaissances.
C'est grâce à cette transmission des connaissances que l'humanité à pu se développer.
Mais s'il n'y avait eu que transmission des connaissances l'humanité serait restée au même point.
Le processus d'Innovations sous la forme de Découvertes, d'Inventions et de Créations artistiques est inhérent à l'humanité. {Les majuscules à ces mots indiquent d'ailleurs une Productivité Historique positive à ces processus : les découvertes de la bombe atomique, de la mitrailleuse ou de l'épée romaine venue d'Espagne ont une productivité historique négative}
Deux processus opèrent donc, la transmission du stock d'innovations ancestrales et le grossissement de ce stock par de nouvelles innovations.
C'est ce qu'explique Yanick Toutain dans son livre inédit Humanologie scientifique, véritable postmarxisme:
"La production puis la transmission des Innovations ancestrales, cette transmission des Découvertes ancestrales, des Inventions ancestrales et même des Créations artistiques ancestrales fut une des principales activités de nos ancêtres africains. Il fallut, pendant plusieurs millions d’années que ces Innovants, nos ancêtres, partagent leur temps entre deux ces deux activités : Innover et transmettre. Il fallut donc préserver, génération après génération, la capacité à Innover. Cette capacité qu’ont tous les enfants n’ayant pas connu la vie de l’enfant sauvage. Il fallut tout autant, génération après génération, transmettre la capacité à transmettre. Il fallut que le meilleur du Savoir Ancestral, le meilleur du stock ancestral des connaissances scientifiques, technologiques et artistiques soit transmis – avant qu’ils ne meurent – à chaque nouvelle génération d’êtres humains.
Il fallut donc trancher la contradiction inhérente à ces deux activités. La dépasser dialectiquement. Il fallut que chaque génération transmette le Savoir ancestral mais sans cesser d’innover. Il fallut, tout autant, que chaque génération innove, mais sans cesser de transmettre, sans laisser perdre une partie du savoir ancestral." p 163 - 164 Humanologie scientifique, véritable postmarxisme de Yanick Toutain
Les inégalités apparues avec l'apparition de l'agriculture et des stocks agricoles, puis se développant au fur et à mesure, ont développé un autre phénomène, l'apparition des classes et des strates sociales - Parasites et Répétants, et donc la reproduction de ces classes sociales et de ces strates sociales.
Les enfants dont les parents étaient membres de la strates des Parasites - et donc appartenant aux classes privilégiées et volant les plus pauvres - étaient abimés volontairement par leurs parents et les adultes de la même classe sociale pour les empêcher de devenir des Humains partageurs. Pour cela, il fallait casser leurs capacités innovantes. Les violences physiques contre les enfants des classes esclavagistes étaient fréquentes : On peut voir que les esclavagistes d'Athènes, de Sparte et de Rome tapaient leurs enfants - et avaient même droit de vie et de mort sur eux !
L'objectif était d'empêcher ceux ci de devenir des amis du genre Humain et donc des anti-esclavagistes et de reproduire la classe sociale esclavagiste.
De la même façon, beaucoup de jeunes en Occident subissent des violences enfants, violences physiques et psychologiques.
L’archaïsme pédagogique dénoncé par les étudiants en lutte à Sciences Po entre dans ce cadre de destruction des capacités innovantes pour reproduire une classe sociale spoliatrice et une strate Parasite.

Lire mon article :

Violence à enfants: depuis l'Antiquité à Rome et à Athènes jusqu'à la France du
21° siècle

Les étudiants mobilisés remettent clairement en cause le contenu de leurs cours qu'ils estiment être des faux savoirs. Faux savoirs propagandistes d'une idéologie au service de la destruction de la planète et de la spoliation des plus pauvres. C'est ce qu'ils expriment clairement dans leur communiqué.

"De nombreuses multinationales subventionnent notre école pour que soient vantées dans nos cours leurs pratiques d’exploitation des travailleur.euse.s, d’appropriation des ressources naturelles dans les pays du Sud Global, de violations des droits humains et de destruction de la planète. Cours d’économie néolibérale obligatoire en première année, cours néocoloniaux sur entrepreneuriat en Afrique, sur le droit du pétrole en master Énergie, sur la meilleure manière de licencier des salarié.e.s en master Ressources Humaines... Notre école est pleine de ces modules visant à former les hauts fonctionnaires zélés du régime libéral et autoritaire et les délinquants à col blanc qui ne cessent de renforcer leurs positions."
Ces étudiants ne veulent plus de la sélection.
Ils veulent renouer avec le sens originel du mot "savoir" et du mot "transmission de savoirs".
Transmettre le savoir implique le refus de la sélection.
Ils l'ont compris et veulent faire de leur école, un lieu de transmission du stock d'innovations ancestrales.
Ils invitent tous les exclus du système scolaire, tous les exclus de la société à venir dans leur école.

"Pour ces raisons, nous appelons toute.s les étudiant.e.s révolté.e.s par la politique de Macron, de Mion et de leurs allié.e.s à nous rejoindre pour faire de Sciences Po un lieu ouvert à tou.te.s, étudiant.e.s, chômeur.se.s, précaires, salarié.e.s, exilé.e.s, avec ou sans papiers, en vue de briser ce temple de l'enseignement injuste, inégalitaire et élitiste que l'on essaie de nous imposer."
Les étudiants remettent en cause la pédagogie utilisée dans leur école mais aussi le contenu qui consiste à "cloisonner les savoirs".
Nous invitons les enseignant.e.s à réfléchir et discuter avec nous afin de construire une pédagogie nouvelle et de décloisonner les savoirs.

Cloisonner les savoirs empêche de comprendre le monde et sert à la sélection.
C'est pour cette raison que l'école de la Formoisie et de la Bourgeoisie cloisonne les savoirs. L'objectif n'est pas que les élèves comprennent le monde. Ils deviendraient égalistes humanocrates. Non l'objectif est de reproduire les trois strates sociales, les classes sociales, en privilégiant la réussite scolaire des enfants des classes spoliatrices, et donc en privilégiant un faux-savoir académique déconnecté de la réalité, de la vie.

CONCLUSION

Ce qui se passe à Science Po actuellement est un espoir pour l'avenir de l'humanité et une grande défaite pour la Bourgeoisie et la Formoisie.
Une victoire des Innovants.
Ces jeunes prédestinés à une vie d'élite dirigeante friqués ne faisaient dans leur école Sciences Po, pour la plupart d'entre eux, que reproduire la classe sociale dont ils étaient issus.
Ils ne veulent plus de ce que les capitalistes pensent être "une vie de rêve".
Ils préfèrent, comme le prêtre et Avis Cunningham dans le Talon de Fer de Jack London, renoncer à leurs privilèges pour à la fois protéger leurs capacités innovantes et leur Humanité tout simplement.
Leurs revendications touchent à ce qu'il y a de plus profond dans l'être humain, la volonté de transmettre le stock de savoirs ancestraux et celle d'innover, de rester inventeur, créateur artistique et découvreur comme le sont tous les enfants et comme l'étaient nos ancêtres du Paléolithique.


Edition et introduction par Yanick Toutain


LIRE AUSSI :


Postmarxisme, lutte des strates, une découverte: au Paléolithique seule existait la strate des Innovants



Luttes des strates et innovations dans l’Antiquité grecque et romaine




jeudi 2 novembre 2017

Université Macron = Université des patrons. Il faut une révolution pédagogique


Par Julie Amadis
#IpEaVaEaFaF
Le 02/11/17














LIRE AUSSI :

Comment les médias préparent les esprits à l’exclusion de l’Université des enfants d’ouvriers et de chômeurs ?


Édouard Philippe le premier ministre de Macron a présenté lundi son “plan étudiant”.
Au milieu de quelques mesurettes sucrées comme la construction de logements étudiants se cache la sélection des étudiants à l’université.
L’école en France est la plus sélective d’Europe.
Elle est pointée du doigt dans le rapport PISA comme la plus inégalitaire….
“Les inégalités s’aggravent d’année en année.
« C'est en France que l'on observe l'un des plus grands écarts au sein de l'OCDE entre les 10 % d'élèves les meilleurs et les 10 % les moins performants. Et le fossé entre le groupe des meilleurs et celui des moins forts s'est creusé de 34 points entre 2003 et 2012, alors qu'il s'est réduit de 3 points en moyenne dans l'OCDE, de 20 points en Pologne, et même de 45 points en Allemagne ! » Alternative économique Éducation : ce qu'il faut retenir de PISA 2012, Laurent Jeanne au, 13/12/2013 
Les plus "performants" sont les plus riches et les "moins bons" les plus pauvres.
« Autre spécificité française, l'origine sociale pèse lourdement sur les résultats scolaires : 22,5 % des résultats des élèves français en mathématiques s'expliquent par l'influence du milieu social, contre 15 % en moyenne au sein de l'OCDE. De ce point de vue, la France est même l'un des pays les plus inégalitaires de l'OCDE, après la Slovaquie et la Hongrie » Alternative économique Éducation : ce qu'il faut retenir de PISA 2012, Laurent Jeanne au, 13/12/2013 "

L'école française championne des inégalités




Cette sélection sociale qui s’opère dès la maternelle ne suffisait pas aux capitalistes Parasites.
Ils excluent en plus, maintenant, les pauvres et les rebelles de l’Université…
Cela fait longtemps qu’ils en rêvaient.... Macron en toutou des patrons du CAC40 l’a fait…
Empêcher les pauvres d’accéder à l’Université … pour en faire un repère de Bourgeois et de haut Formois … qui vont se reproduire entre eux…



UNE SÉLECTION SOCIALE ET POLITIQUE
POUR ENTRER A L'UNIVERSITÉ




Comme le mot "sélection" à l'Université risque de faire bondir les jeunes. Le gouvernement Philippe est diplomate...



Édouard Philippe nous dit que « les candidats seront retenus sur la base de la meilleure adéquation entre leur projet, leur motivation, leur parcours, et les attentes de la formation demandée ». Les Echos



Il s'agit évidemment de sélection puisque on nous parle de "candidats retenus" et donc de bacheliers qui ne seraient pas retenus donc exclus en fonction de "leur projet, leur motivation, leur parcours, et les attentes de la formation demandée »".

Le Canard Enchaîné d'hier se moque d’Édouard Philippe qui utilise des mots dépourvus de sens pour éviter d'utiliser les mots qui fâchent les étudiants, "sélection", "sélectionner"…

"Peur de la sélection, lui ? Édouard Philippe, le boxeur du gouvernement qui combat dans l'ombre de Macron, n'a peur de rien. Et surtout pas du mot « sélection », qui a mis des générations de jeunes dans la rue et a eu la peau de quelques ministres subitement désélectionnés. Philippe ne craint pas le mot il l'a dit, mais il préfère ne pas l’employer, on n'est jamais trop prudent quand il s'agit de braquer des étudiants déjà échauffés par le rabotage de rentrée de l'APL. Philippe met donc des gants pour aborder , non pas la « réforme », mais la « transformation » de l'orientation post-bas après le naufrage de la plateforme APB. Les Universités de leur côté sont priées de policer leur langage, elles ne sélectionneront plus, elles « recruteront », les exigences académiques pour réussir dans chaque filière ne seront pas des « prérequis », mais des « attendus ». » Le Canard Enchaîné du 02/11/2017
 

EXCLUSION DES PAUVRES DE L’UNIVERSITÉ




Pour résumer, en fonction de votre dossier scolaire vous pourrez être refusé d'entrer à l'université.



Alors que jusque là, l'université était ouverte à TOUS LES BACHELIERS.

Jusqu'à présent, l’idée était que le bac, n’importe lequel (général, technologique ou professionnel) permettait de s’inscrire dans n’importe quelle université dans n’importe quelle filière.

C’est cette politique issus des luttes sociales des années 60, politique d’ouverture, politique qui reconnait que « apprendre est un droit » et que l’État doit pouvoir permettre à chacun de découvrir ce qu’il souhaite quand il le souhaite qui m’a permis à moi, une ex élève en échec scolaire qui n’avait pas lu plus de 10 livres à l’âge de 20 ans, de découvrir l’histoire, de comprendre la révolution russe, l’esclavage dans l’antiquité, la révolte de Spartacus, le commerce triangulaire …On peut être en échec au lycée et réussir très bien à l’Université parce qu' on se passionne pour un domaine non enseigné au lycée ou mal enseigné (ce qui arrive souvent) ou tout simplement parce que l’on a changé …

Ça a été mon cas. J’ai eu en trois années une double licence histoire et sociologie, sans redoubler en améliorant mes résultats d’année en année, en progressant chaque fois.
Et après avoir travaillé pendant quelques années, je me suis inscrite en 2009 en Master enseignement. J’ai obtenu ce master avec Mention Bien.

Je ne suis pas un cas à part.
La sélection à l'Université vise d'abord les jeunes comme moi titulaires d'un bac Technologique et Professionnel.
Et ils sont majoritairement fils et filles d'ouvriers, employés....
Les enfants de médecins, d'avocats, de cadres supérieurs, de profs.... ont majoritairement des bacs généraux S, ES ou L.



"41 % des enfants de cadres supérieurs obtiennent un bac S, contre moins de 5 % des enfants d’ouvriers non qualifiés. Entre les bacheliers du milieu des années 1990 et ceux du début des années 2000, l’accès au bac a peu évolué. La situation s’est dégradée pour les milieux les plus populaires, les employés de service et les ouvriers non qualifiés. Chez ces derniers, la part de bacheliers de la filière S est passée de 6,4 à 4,6 %." (Observatoire des Inégalités)



Le plan de sélection à l’Université prévoit entre autres une année supplémentaire pour ceux dont l'Université aura décrété que "ils n’auraient pas le niveau" avant même qu’ils aient démarré le cursus.
Vous avez ici le détail du plan Macron



"
● Un «oui si». Les bacheliers pourront choisir la filière qu’ils souhaitent. «Je n’ai pas et je n’ai jamais eu peur du mot sélection, mais ce n’est pas ce que nous proposons. L’objectif n’est pas que l’université dise non. Dans la plupart des cas, elle dira oui, et dans certains cas elle dira oui si», a déclaré Edouard Philippe.
● Plus de tirage au sort. «Il relève du naufrage», a qualifié le premier ministre. Il va donc être «supprimé», a-t-il annoncé au cours de la conférence de presse.
» LIRE AUSSI - APB: la justice condamne le tirage au sort
● Un dispositif spécifique pour les filières en tension. «Si pour des raisons de capacités d’accueil (...) il y a plus de demandes que de places dans certaines filières», alors les candidats seront retenus en fonction de «l’adéquation de leur profil et de leur parcours» à la filière en question, a précisé Frédérique Vidal. Avant de préciser: «Cela ne signifie pas que les élèves n’auront pas de place». Des formations proches de leur vœu d’origine leur seront proposées.
● Dossier scolaire. Les universités auront accès au dossier des candidats. L’université aura la possibilité de donner trois avis: «accepté», «accepté sous condition» ou «refusé». L’avis «refusé» sera donné uniquement dans le cas de filières en tension, c’est-à-dire les licences où il y aura plus de candidats que de places.
● Un avis des professeurs pour le passage en licence. Au deuxième trimestre de l’année de terminale, les enseignants pourront donner un avis officiel sur l’orientation de leurs élèves. Celui-ci figurera dans leur dossier: les universités y auront donc accès. Cet avis existait déjà pour l’entrée en classe préparatoire et en BTS. Il sera généralisé pour la licence, ce qui est nouveau. Déjà cette année, le chef d’établissement avait accès aux vœux des candidats, ce qui n’était pas le cas par le passé.
● Prérequis. Les étudiants qui ont reçu un avis «accepté sous condition» devront suivre un stage de remise à niveau.
● Le stage de remise à niveau. Ceux qui auront choisi une filière avec un «avis sous condition» devront suivre un stage de prérentrée ou des cours renforcés dans certaines matières. L’objectif: lutter contre le taux d’échec en première année à l’université. Toute la question est de savoir si cette remise à niveau sera obligatoire. Et quid des étudiants qui n’auraient pas réussi à rattraper leur retard. Pourront-ils tout de même rester dans cette filière?
●  Année de césure ou année préparatoire après le bac. Les candidats pourront faire une année de césure après le bac ou une année préparatoire pour préparer un concours. Ils cocheront une case sur la plateforme pour préciser leur choix. Et durant cette période, ils bénéficieront du statut étudiant.
●  Un nombre de vœux réduit. À propos du ‘nouveau logiciel’ qui remplacera Admission Post Bac (APB), les lycéens ne pourront plus faire 24 vœux, comme c’était le cas auparavant, mais dix.
LE FIGARO



Macron va jusqu'au bout du rôle excluant de l'école.
L'école devient de la maternelle à l'Université une gigantesque machine à casser psychologiquement les pauvres.



"On vole aux pauvres leur respect d'eux-mêmes en les convertissant à une foi qui ne leur promet le salut que par l'école" (Ivan Illich, Une société sans école )


EXCLUSION DES CRÉATIFS INNOVANTS REBELLES DES UNIVERSITÉS




Macron et Édouard Philippe ont décidé d'exclure les enfants de pauvres de l'Université.
Ça fait des économies pour les riches !!



Mais les pauvres ne sont pas les seuls visés par cette exclusion de l'université.



Il y a aussi les créatifs enfants de la Formoisie des Innovants pas forcément bons élèves ayant des difficultés à obéir aux normes imposées par l'école.



L'éducation en France : Acquérir de nouvelles connaissances ou apprendre à obéir ?




Les rebelles posent toujours trop de questions … et énervent les profs… Ils sont perçus par l'institution COMME des enquiquineurs … et obtiennent rarement de bonnes appréciations … dans leur dossier scolaire, dossier scolaire qui va servir à sélectionner les étudiants à l’Université…



Parmi tous ceux qui n’entrent pas dans les codes de l’Éducation Nationale… il n'est pas rare de rencontrer des personnes extraordinaires ayant de grandes capacités d’analyse … et… qui ont complètement raté leurs études… qui n’ont pas le bac… même pas le brevet…

HANDICAPES MENTAUX OU INNOVANTS VICTIMES ?


En 2006, je travaillais en UPI (Unité Pédagogique d'Intégration) en tant qu'Assistante d’Éducation auprès de collégiens catalogués "handicapés mentaux" ....
Pourtant, dès que la situation ne ressemblait pas à une situation scolaire, ils étaient parfaitement intelligents, parfaitement capables… On jouait à des jeux de société, dont certains classiques comme les dames et les échecs et il était flagrant de voir à quel point ceux qui avaient été catalogués "débiles" par l'institution scolaire étaient en réalité intelligents....

"(...) l'école ne choisit d'enseigner que ceux qui satisfont, à chaque étape, aux mesures
approuvées et définies au préalable par le contrôle social." (Ivan Illich dans "Une société sans école" p 29)"

Donc leur sélection faites par des Parasites ayant détruit notre Terre est une exclusion de pleins d' HUMAINS COMPÉTENTS ET INTELLIGENTS A QUI ON REFUSE DE TRANSMETTRE LES DÉCOUVERTES INNOVATIONS DE NOS ANCÊTRES, LE STOCK D'INNOVATIONS ANCESTRALES.







UNIVERSITÉ NE DOIT PAS ÊTRE
UN CENTRE DE "RECHERCHES
AU SERVICE DES PARASITES PATRONS DU CAC 40"




L'Université, c'est un centre de recherche.
"Une université est une institution d'enseignements supérieurs, d'études et de recherches, constituée par la réunion de divers établissements nommés suivant les traditions « collèges » ou « facultés », « instituts », « départements », « centres », « sections », « unités » ou écoles spécifiques, mais aussi bibliothèque ou atelier, médiathèque ou musée… formant un ensemble administratif cohérent avec un statut de droit défini, public, privé ou éventuellement mixte. Sous cette égide légale et administrative sont ainsi rassemblées ou monopolisées la production (recherche), la conservation (publications et bibliothèques) et la transmission (études supérieures) de différents champs choisis d'études et de connaissance." Wikipédia



C'est le lieu au service de la science.
Le lieu où l'on peut faire des expériences, où l'on peut se documenter, où l'on peut confronter avec d'autres ses réflexions, hypothèses, analyses pour se rapprocher de la vérité scientifique.



Mais plus le capitalisme dégénère et plus il est opposé à la véritable science.



La science est dangereuse pour eux puisque la science prouve que ce sont eux les responsables de la destruction de la Terre, de la faim dans le monde et de l'impossibilité pour la plus grande partie de la population mondiale de se soigner.
Les sciences naturelles, physiques, mathématiques, historiques, sociologiques montrent cela.



Pour empêcher cela, il est possible de favoriser une fausse science.... et d'orienter les sujets de recherche et de manipuler les étudiants thésards....



Mais ça ne suffit pas.... il y a toujours des brebis galeuses.... et des étudiants qui font des recherches gênantes pour le pouvoir en place...



Alors autant supprimer tout court la recherche fondamentale.






Les réformes de ces dernières années comme la loi LRU en 2007 vont dans ce sens.



Mais Macron va encore plus loin que ses prédécesseurs. En tant que représentant des banquiers et patrons du CAC 40, son objectif est bel et bien de transformer les universitaires en "valets des  capitalistes patrons du CAC 40".
Leurs "recherches" seront orientées de façon à ce qu'elles répondent aux intérêts des destructeurs de planète et non pas aux 98% d'humains vivant sur la Terre.
Pascal Maillard, Professeur agrégé en littérature de l'Université de Strasbourg définit  l'Université de Macron :



"L’université Macron est fortement orientée par une stratégie de professionnalisation et de soumission au marché de l’emploi et au secteur privé. Mettre encore davantage la recherche au service des entreprises du CAC 40, tel est l’objectif de Macron." Médiapart
Lire l'intégralité de l'article de Pascal Maillard :



Emmanuel Macron ou l’Université-entreprise


L’UNIVERSITÉ DE DEMAIN : UN LIEU DE TRANSMISSION DU STOCK D'INNOVATIONS
ET DE DÉCOUVERTES


Ivan Illich dans Une société sans école démontre que le premier rôle de l'école dans les sociétés, ce n'est pas de transmettre des connaissances mais de former des moutons de Panurge prêts à accepter l'humiliation, l'injustice sans broncher, ayant appris à obéir à l'ordre d'un supérieur hiérarchique avant de réfléchir et d'analyser....
L'école aggrave les inégalités et détruit le goût d'apprendre.
"Et qu'avons-nous appris, si ce n'est que de contraindre les enfants à gravir l'escalier sans fin de l'éducation, qui loin de conduire à l'égalité recherchée ne fait que favoriser celui qui part en avance sur les autres ou qui se trouve en meilleur santé ou bénéficie d'une meilleure préparation. Pire encore, l'enseignement obligatoire semble miner la volonté personnelle d'apprendre" p 189 Une société sans école, Ivan Illich



On voit bien que dès le CP les enfants sont conditionnés à obéir bêtement à des ordres, qu'on ne respecte rien de leurs besoins élémentaires comme celui de "bouger le corps" et de parler, afin de les habituer à obéir....



L'obligation de rester assis des journées entières dès l'âge de 6 ans (classe de CP) construit la "cuirasse caractérielle" et transforme l'humain innovant en Répétant docile

Pourquoi empêcher l'enfant d'apprendre à lire comme il a appris à parler ?




Ensuite, on apprend à l'enfant à accepter l'exclusion de ses camarades ; et que "pour réussir", il faut écraser les autres. Les classements, les notes apprennent cela.



On désapprend la gentillesse et l'altruisme, valeurs humaines primordiales.



Les enfants apprennent mieux quand on leur permet d'être utile







Si l'école ne délivrait pas de diplôme et ne sélectionnait pas, elle deviendrait un véritable lieu de transmission du savoir.



Ivan Illich l'avait bien compris.



"Une école égalitaire ne saurait exister dans une société dans laquelle le droit de produire est conféré par les écoles" p 219


La solution pour transmettre aux humains le stock des Innovations ancestrales et favoriser de nouvelles Découvertes ne viendra nie de l'université formoise proposée par le SNES, l'UNEF ou l'UNL... ni du modèle Macron ...


Les Universités et les écoles doivent devenir des lieux d'échanges et de transmission de savoirs dans l'enthousiasme, des lieux de recherche où les gens viennent librement et avec qui ils veulent pour apprendre et découvrir.

CONCLUSION




Le plan étudiant d’Édouard Philippe est le plan des capitalistes Parasites du CAC 40.
Un plan pour détruire complètement la recherche scientifique et pour exclure de l'Université les pauvres et les rebelles.
Ce que souhaite Macron c'est une minorité de malades consuméristes devenant créateurs de startups et une autre minorité de miliciens idéologiques du capitalisme dégénéré endoctrinés par Sciences Po.
Et une masse de techniciens qualifiés devenant les salariés des premiers et votant pour les seconds.



Il faut une révolution pédagogique "j'apprends, quand je veux, ce que je veux, avec qui je veux".
Une révolution pédagogique permettant de redémarrer la véritable recherche scientifique et transmettre avec efficacité et enthousiasme le stock d'innovations de nos ancêtres.

mardi 18 juillet 2017

Comment les médias préparent les esprits à l’exclusion de l’Université des enfants d’ouvriers et de chômeurs ?

Université du Havre : j'y suis entrée avec un Bac STT et
sortie avec un Master mention bien
Par Julie Amadis
#IPEAVAEAFAF
Le 18/07/2017













Depuis 1 mois on entend à la radio régulièrement que c’est la catastrophe parce que 87000 lycéens n’auraient pas d’affectation à l’université.

Ils insistent surtout sur un point, des bacheliers avec mention et notamment mention très bien n’ont pas d’affectation !

Mais pourquoi ce problème de soit disant manque de place à l'université et d'impossibilité d'accepter tous les bacheliers qui souhaitent s'inscrire à l'université ?


Il n’y a jamais eu de problème jusqu'à maintenant. On s’inscrivait dans la filière que l’on voulait en juin ou en septembre et dans l’université souhaitée.


En 1999 je m’étais inscrite à la fac de psychologie de Rouen alors que j’habitais Compiègne et que l’université de ma zone géographique était « Amiens » sans aucun problème. Et j’avais obtenu un bac technologique, pas un bac général.

En 2001, je me suis inscrite à l’Université du Havre en première année d’Histoire Sociologie au mois d’octobre (à la toute dernière minute juste avant la rentrée et ça n’a posé aucun problème!)

Pourquoi alors en 2017, 87000 jeunes n'ont pas d'affectation dans la filière qu'ils ont choisi à l'université ?

Vous aviez compris ? La ministre veut la sélection à l’université. Mais le mot sélection risque d’énerver de déclencher un mouvement étudiant à la rentrée alors elle appelle ça prérequis.

La présidente de la FCPE Liliana Moyano hier à la radio a dit :
« ça le pré requis c’est la sélection qui ne dit pas son nom »


Jusqu'à présent, l’idée était que le bac, n’importe lequel général, technologique ou professionnel permettait de s’inscrire dans n’importe quelle université dans n’importe quelle filière.

C’est cette politique d’ouverture, cette politique qui considère que « apprendre est un droit » et que l’État doit pouvoir permettre à chacun de découvrir ce qu’il souhaite quand il le souhaite qui m’a permis à moi, une ex élève en échec scolaire qui n’avait pas lu plus de 10 livres à l’âge de 20 ans, de découvrir l’histoire, de comprendre la révolution russe, l’esclavage dans l’antiquité, la révolte de Spartacus, le commerce triangulaire …

On peut être en échec au lycée et réussir très bien à l’Université parce qu' on se passionne pour un domaine non enseigné au lycée ou mal enseigné (ce qui arrive souvent) ou tout simplement parce que l’on a changé …

Ça a été mon cas. J’ai eu en trois années une double licence histoire et sociologie, sans redoubler en améliorant mes résultats d’année en année, en progressant chaque fois.
Et après avoir travaillé pendant quelques années, je me suis inscrite en 2009 en Master enseignement. J’ai obtenu ce master avec Mention Bien.

Je ne suis pas un cas à part.

On entend depuis un mois des spécialistes, des profs d’université répéter qu'il faut sélectionner à l'université, et que certaines filières ne sont pas préparées et qu'il faudrait donc mieux les exclure ces bacheliers des filières technologiques et professionnelles dès le départ.

On a même Gilles Roussel, Président de la Conférence des présidents de l'université, qui est invité par France Info pour faire l'apologie de la sélection à l'entrée à l'Université.

"Ce qu'on préconise, c'est de regarder le dossier de chaque étudiant. Un étudiant qui veut faire des mathématiques, par exemple, nous l'acceptons s'il a le bac S. C'est ce qu'on appelle un prérequis. En fonction des places restantes, on porte ensuite un regard plus précis sur les dossiers, pour voir si on accepte ou non les étudiants." Gilles Roussel interviewé par France Info


J’ai en effet le souvenir qu’en première année à l’université, la proportion d’élèves issus de milieux populaires fils d’ouvrier ou de chômeurs, était beaucoup plus importante que la seconde année.

Mais Pourquoi cela ?

Parce que tout est mis en œuvre pour les évincer de l’université dès les premiers partiels.

Je me souviens très bien de mes premières notes en histoire, des résultats catastrophiques, des 4/20, 8/20… Des notes pour démoraliser…
Je me rappelle très bien avoir été voir un prof d’histoire contemporaine et de lui avoir demandé des conseils et de l'aide pour améliorer la note qu’il venait de me mettre, un 4/20.
Il m’a demandé quel bac j’avais eu. Et là c’était foutu pour moi. Il m’a répondu :
« la fac n’était pas faite pour les bac STT »

Il fallait donc s’accrocher, ne surtout pas dire qu’on avait un bac technologique pour de pas multiplier les opérations de démoralisation et bosser.

Mais ce n’était pas impossible de réussir. L’attaque la plus importante était psychologique.

Et la plupart des titulaires d’un bac technologique sont touchés par ces attaques et abandonnent. Ils ne font pas l’année entière, ils quittent l’université ...

Si on réussit à passer ce cap des six premiers mois, après c’est plus facile. On progresse souvent bien plus vite que ceux qui ont toujours été « bon élève » et vivent sur des acquis. On s’investit, on découvre. La découverte est exaltante, presque jouissive.


C’est grâce à mes années à l’université que j’ai appris à rechercher efficacement des informations, à organiser des idées et les structurer pour écrire un texte compréhensible pour les autres…

Tout cela me sert tous les jours pour écrire des articles qui sont au service des sans voix, de ceux que l’on a empêchés d’apprendre à écrire.

La sélection à l’université, c’est le rêve de la bourgeoisie et de la Haute Formoisie. Permettre à leurs enfants d’être entre eux sans être parasité par les enfants des pauvres.

C'est déjà ce qui est organisé depuis la maternelle. L'école est faite pour favoriser les enfants de la Haute Formoisie. C'est pour cette raison qu'ils sont trois fois plus nombreux que les enfants d'ouvriers à l'université.

"À l’université, pour l’ensemble des filières, les enfants de cadres sont trois fois plus présents que les enfants d’ouvriers. Plus on s’élève dans les années, moins les jeunes de milieux populaires sont présents. Dans les classes prépas et les écoles d’ingénieurs, l’écart devient considérable : les enfants de cadres sont huit fois plus nombreux que ceux d’ouvriers(lire notre article sur les classes prépas). À eux seuls, les enfants de cadres occupent la moitié des places dans ces filières. Dans les écoles normales supérieures, ils sont vingt fois plus représentés que ceux d’ouvriers. De fait, on n’y trouve quasiment pas d’enfants de milieux populaires (2,7 % d’enfants d’ouvriers et 6,7 % d’employés)." Observatoire des Inégalités
Bien entendu, pour ces classes sociales privilégiés, ça n'est pas encore suffisant. Il faut encore sélectionner sur leurs critères et faire baisser le nombre d'enfants de pauvres à la fac.

Parce que les enfants d'ouvriers, d'employés ou de chômeurs sont très très minoritaires dans les filières générales.

"41 % des enfants de cadres supérieurs obtiennent un bac S, contre moins de 5 % des enfants d’ouvriers non qualifiés. Entre les bacheliers du milieu des années 1990 et ceux du début des années 2000, l’accès au bac a peu évolué. La situation s’est dégradée pour les milieux les plus populaires, les employés de service et les ouvriers non qualifiés. Chez ces derniers, la part de bacheliers de la filière S est passée de 6,4 à 4,6 %." (Observatoire des Inégalités)

Sans compter que d'exclure les élèves issus des filières technologiques et professionnelles de la fac, ça fait des économies… Il en faut bien pour faire des cadeaux fiscaux aux plus riches...


Pour faire accepter la pilule de l'exclusion des classes populaires de l'Université, l’État crée un système ayant pour conséquence que 87000 lycéens n’aient pas d’affectation pour la rentrée universitaire.

Et on fait mousser la dessus "des bacheliers avec mention très bien n’ont pas d’affectation..."

Et donc nous explique t-on il faudrait mettre en place la sélection à l’université.


Ça c'est ce que défendent Macron, Edouard Philippe, Frédérique Vidal et les médias à leurs bottes...
Le gouvernement Philippe se fout des étudiants qui ont eu leur bac au rattrapage et pire encore ceux qui n’ont pas de bac général   bac technologique ou professionnel…
Eux ne comptent pas pour la bourgeoisie, ce sont majoritairement des enfants de pauvres…
Alors ils peuvent rejoindre le nombre de chômeurs qui va en s’accroissant, ils peuvent rejoindre le nombre de jeunes SDF chaque année plus important…
Pas de bourse pour eux puisqu’ils ne seront pas inscrits en études supérieurs et pas de revenu minimum puisque ça n’existe pas pour les moins de 26 ans.