dimanche 30 octobre 2022

Entretien de Kyélem Premier Ministre du Burkina Faso le 3O octobre : refus de révocation des sept ministres contestés, refus d'appeler la population à constituer des CDR, refus de mettre fin à la Franceàfric

 Par Julie Amadis
et Yanick Toutain
30 octobre 2022


Kyélem « Centrale…C’est au peuple de contribuer à la mission. C’est une mission par le peuple et pour le peuple. Donc c’est au peuple de se mettre en avant.
Je pense que nous allons bientôt demander au peuple de s’organiser, à s’organiser.
Sinon vous ne pouvez rien faire.
Ecoutez Est-ce que vous pensez que …. balayer devant la porte de chacun
Ca vous incombe d’abord. Il faut que vous en preniez conscience. Combien de domiciles sont sales ? Y a combien de domiciles dont les devantures sont sales ? C’est des choses que l’État ne peut pas faire.
 Si chacun de nous fait le nécessaire pour lui….. pour sa famille… un effet de synergie… toute la nation va aller de l’avant…
Donc nous allons appeler le peuple à prendre conscience de ses responsabilités, à se mettre au travail et à nous accompagner. Nous sommes là pour donner la direction. Mais c’est au peuple de contribuer, de participer. Donc la place du peuple est centrale. Ce sera le peuple en action. Et nous souhaitons …… un chantier à ciel ouvert


Entretien de Kyélem Premier Ministre du Burkina Faso le 3O octobre : refus de révocation des sept ministres contestés, refus d'appeler la population à constituer des CDR, refus de mettre fin à la Franceàfric


Le Premier Ministre du Burkina Faso, Kyélem, s'est exprimé huit jours après sa nomination sur la Radio Télévision du Burkina Faso.
Il confirme nos premières analyses, Traoré et Kyélem mettent en place une dictature populo fasciste.
Pas d'appel à former des CDR sauf une caricature d'organisation pour balayer dans les quartiers.
Pas d'appel  la formation de Directions Fonctionnelles de CDR contrôlant les fonctionnaires 

Ce n'est pas le Pouvoir du Peuple comme l'a fait Sankara

"Peuple de Haute-Volta,


Le Conseil national de la révolution appelle chaque Voltaïque, homme ou femme, jeune ou vieux à se mobiliser dans la vigilance pour lui apporter son soutien actif. Le Conseil national de la révolution invite le peuple voltaïque à constituer partout des Comités de défense de la révolution (CDR) pour participer à la grande lutte patriotique du CNR et pour empêcher les ennemis intérieurs et extérieurs de nuire à notre peuple. Il va sans dire que les partis politiques sont dissous."

...mais l'installation de #BalayeursdeQuartier de #BalayeursKyélemistes


Entretient avec le Premier Ministre

Entretien avec le Premier ministre

Publiée par Radio Oméga sur Dimanche 30 octobre 2022


Kyélem refuse d'écouter les manifestants qui réclamaient la démission des cinq ministres de Damiba et les deux nouveaux ministres contestés en raison d'actes illégaux qu'ils auraient commis.

Ça commence ! Le régime populo-fasciste de Kyélem-Traoré connait son premier scandale : Deux ministres ciblés par les milices du régime !


Kyèlem se fiche de ce que réclament les manifestants, même quand ce sont ses partisans qui manifestent. C'est une dictature.

🔴 Les ministres contestés seront installés !

Publiée par Radio Oméga sur Dimanche 30 octobre 2022



Kyélem ne donne pas la réponse que donnent les supersankaristes.

CHAQUE MINISTRE doit donner la liste de ses 80 000 délégateurs réunis en 625 #GrandsCDRdeBase 

Chaque grand #CDR de base formé de 100 citoyens choisissant 25 #déléguésrévocables dont 1 militaire d'active et 1 #VDP 

C'est le PEUPLE qui doit choisir SON MINISTRE 

Si vous n'avez pas VOTRE ministre au gouvernement, c'est parce que la #ContreRévolution est toujours au pouvoir !

CITATION 

➡️Pour former le gouvernement, une enquête rapide a été faite. Nous n’avons rien trouver à leur reprocher. Après les contestations de certains ministres, nous avons rien trouver en enquêtant. Ils n’ont pas de connexions politiques. Nous voulons travailler les mains libres. Nous allons bientôt procéder à leur installation.

Pour lutter contre le terrorisme Kyèlem a déclaré :

« Les recrutement dans l’armée se feront au sein des VDP. Ils seront prioritaires dans leur réintégration dans l’armée ». (Premier ministre à la télévision nationale)

🔴 Une annonce du Premier ministre Kyelem

Publiée par Radio Oméga sur Dimanche 30 octobre 2022


Le recrutement des militaires ne doit pas être fait par ces officiers promotionnés par Blaise Compaoré !

C'est le PEUPLE qui doit choisir ses soldats, ses sergents, ses lieutenants, ses capitaines, ses commandants, ses colonels, ses généraux !

C'est le peuple qui doit RECRUTER son #ArméeSankara

80 000 militaires dont chacun aura été accrédité par 100 citoyens dans un #GrandCDRdeBase

8M de Burkinabè doivent être le socle de 80 000 #GrandsCDRdeBase qui désignent 2 millions de #déléguésrévocables de #CDR

25 délégués désignés par 100 citoyens

2 militaires désignés par 100 citoyens (1 d'active et 1 #VDP)

La #ContreRévolutiondePalais a PEUR DU SANKARISME

Enfin Kyélem ne compte pas mettre fin à l'impérialisme et à la fin de la Franceàfric. 
Les pro Russes vont être déçus car ils espéraient que Traoré allait imiter Assimi Goita. Ce n'est pas le cas. La Franceàfric est encore trop puissante au Burkina.
Kyélem a déclaré :

« Toute coopération qui peut servir l’intérêt du Burkina Faso est la bienvenue. Nous tenons à ce que chaque partenaire soit loyal avec nous ». (Premier ministre à la télévision nationale)

Pour Kyélem, la seule organisation qu'a droit le peuple c'est d'organiser des balayeurs dans les quartiers 


#Kyélem "Bientôt nous allons appeler le peuple à s'organiser" Mais l'organisation pour Kyélem ce n'est pas la formation...

Publiée par Yanick Toutain sur Dimanche 30 octobre 2022

Monsieur le premier ministre, le gouvernement est installé avec un agenda assez précis. Quelle peut-être la place du peuple Burkinabè dans la réussite de votre mission ?

Kyélem « Centrale…C’est au peuple de contribuer à la mission. C’est une mission par le peuple et pour le peuple. Donc c’est au peuple de se mettre en avant.
Je pense que nous allons bientôt demander au peuple de s’organiser, à s’organiser. Sinon vous ne pouvez rien faire. Ecoutez Est-ce que vous pensez que …. balayer devant la porte de chacun
Ca vous incombe d’abord. Il faut que vous en preniez conscience. Combien de domiciles sont sales ? Y a combien de domiciles dont les devantures sont sales ? C’est des choses que l’État ne peut pas faire. Si chacun de nous fait le nécessaire pour lui….. pour sa famille… un effet de synérgie… toute la nation va aller de l’avant…
Donc nous allons appeler le peuple à prendre conscience de ses responsabilités, à se mettre au travail et à nous accompagner. Nous sommes là pour donner la direction. Mais c’est au peuple de contribuer, de participer. Donc la place du peuple est centrale. Ce sera le peuple en action. Et nous souhaitons …… un chantier à ciel ouvert. D’abord pour lutter contre le terrorisme, ensuite pour construire ce pays. Parce que nous estimons que la lutte contre le terrorisme n’est pas un objectif permanent. Nous pensons qu’il y aura un terme à cela. Mais après ça il faut reconstruire la nation. Il faut que le peuple soit là.
Ce n'est pas le gouvernement populo-fascise qui est légitime à "donner la direction" . C'est au peuple.
Nous sommes là pour donner la direction.
Un gouvernement révocable qui vote ne donne pas la direction. C'est le peuple en désignant CHAQUE MINISTRE, en choisissant un des 25 coordinateurs nationaux qui DONNE LA DIRECTION
La direction est donnée par le peuple chaque fois qu'il révoque un responsable politique au gouvernement. 
Kyélem est un populo-fasciste démagogue .
Il faut une révolution sankariste pour chasser ces imposteurs.

#IbrahimTraoréDEGAGE
#KyélemDEGAGE
#RévolutionSankara 
80 000 grands CDR de base





vendredi 28 octobre 2022

Burkina Faso : Nomination des ministres du gouvernement Kyélem Traoré "Du neuf avec du vieux" 23 gredins compradores dont 4 ex ministres de Damiba et 2 nouveaux ministres qui font scandale

 
Par Julie Amadis
avec Yanick Toutain
28 octobre 2022









Burkina Faso : Nomination des ministres du gouvernement Kyélem Traoré "Du neuf avec du vieux" 23 gredins compradores dont 4 ex ministres de Damiba et 2 nouveaux ministres qui font scandale 

"Du neuf avec du vieux"  telle est l'expression utilisé par un commentateur Didi sur le journal Le Faso pour décrire le nouveau gouvernement Traoré Kyélem.
4 anciens ministres du gouvernement Damiba sont reconduits dont le poste de ministre des affaires étrangères

On court à la difficulté de faire du neuf avec du vieux ! Surtout pas avec du vieux matériel humain civil et militaire, socio-idéologiquement englué dans la réaction compradore embourgeoisée, opportuniste, sans culture historique, littéraire ou même à minima en économie politique !

On suit et on attend de voir s’ils peuvent nous étonner agréablement, hors des sentiers battus de la "Com à brasser de l’air" ou à ONGiser le pays pour mieux le livrer aux intérêts occidentaux et à leurs soutiers locaux ! Le Faso

20 ministres et 3 ministres délégués ont été nommés par le Premier Ministre Mr Apolinaire Kyélem, lui même nommé par le Président Ibrahim Traoré nommé par une poignée de politiciens compradores collabos Franceàfric et de collabos Russieàfric. 

Ibrahim Traoré - désigné Président du Burkina Faso par Zéphirin Diabré et un groupuscule de collabos Franceàfric ex proches de #Compaoré et de lobbyistes #Russieàfric - va poursuivre la politique impérialiste de Damiba. Urgent : Former 640 CDR Directions fonctionnelles Sankara socle d'un gouvernement provisoire avec 25 Ministres révocables

Les Burkinabè n'ont désigné personne et les ministres ne sont pas révocables.

En Humanocratie Sankara, c'est le peuple qui désigne ses représentants et qui en a le contrôle.

Les naïfs qui se croient sankaristes et qui font confiance à Kyélem le Déserteur seront éclairés par cet article. Kyélem se réclame du sankarisme alors qu'il en est l'exact opposé .
Ils comprendront la différence entre un gouvernement humanocrate sankariste et un gouvernement qui garde la constitution Compaoré.

25 MINISTRES AVEC UN QUOTA DE 80 000 DELEGATEURS ET REVOCABLES A TOUT MOMENT VS 20 MINISTRES D UNE DICTATURE 

Thomas Sankara dès sa prise du pouvoir le 4 août 1983 avait appelé à constituer des CDR . Le CNR étant l'émanation des CDR présents dans chaque village, chaque quartier de villes.


"Peuple de Haute-Volta, le Conseil national de la révolution appelle chaque Voltaïque, 
homme ou femme, jeune ou vieux à se mobiliser dans la vigilance pour lui apporter son soutien actif. Le Conseil national de la révolution invite le peuple voltaïque à constituer partout des Comités de défense de la révolution (CDR) pour participer à la grande lutte patriotique du CNR et pour empêcher les ennemis intérieurs et extérieurs de nuire à notre peuple. Il va sans dire que les partis politiques sont dissous" (extrait déclaration de Thomas Sankara le 4 août 1983)


Sankara n'a pu tenir pendant quatre années et mener sa politique que parce qu'il était le délégué de ces milliers de CDR. 

Mais dans ce régime populo-fasciste , ni Traoré ni Kyélem n'a appelé la population a constituer des CDR !

A la différence de Thomas Sankara ils ont décidé de gouverner sans la population.
Nous avons pourtant eu 35 ans depuis 1987 pour améliorer les CDR, pour devenir des agitateurs NéoSankaristes. Thomas Sankara serait en 2022 un NéoSankariste !

En Humanocratie chaque ministre représente 80 000 Burkinabè.  Chaque ministre est coordinatrice/coordinateur nationale.

Un ministre doit être accrédité par 4 délégués députés DD commissaires nationaux pour devenir coordinateur national DIN Délégué Intermédiaire National.
100 députés formant le CNR-B Comité national de la révolution Burkinabè.
Cent commissaires nationaux représentant chacun 16 000 Burkinabè et 500 sous commissaires représentant chacun 3200 Burkinabè formant au total le Grand Comité National de la Révolution Burkinabè de 625 membres.

Il est peu probable que les quatre ministres du gouvernement Damiba aient pu avoir le soutien de 80 000 Burkinabès pour être ministre !

Conserver ces quatre ministres est une absurdité : S'ils s'opposaient à Damiba, ils auraient du démissionner avant. S'ils s'opposaient à Damiba sans le dire, c'est que ces quatre-là étaient des comploteurs hypocrites. Et dans ce cas, il comploteront bientôt contre Kyélem et Traoré.
Les conserver est une ânerie sans nom.

Ces compradores sont d'ailleurs déjà discrédités dans la population.

A commencer par le traitre syndicaliste Bassolma Bazié qui conserve son poste de ministre d'Etat, ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale, 

Aminata Zerbo/Sabané Ministre de la Transition Digitale, des Postes et des Communications électroniques garde le même poste que sous Damiba.

 Monsieur Robert Lucien Jean Claude Kargougou garde son poste au ministère de la santé et de l’Hygiène publique.

 Olivia Ragnaghnewendé ROUAMBA  Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale sous Damiba est maintenant ministre d des Affaires Étrangères, de la Coopération Régionale et des Burkinabés de l’Extérieur

De plus il y a un des trois ministres délégués qui garde son poste Karamoko Jean Marie Traoré le ministère délégué auprès du ministère des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur chargé de coopération régionale.

Le secrétaire général du gouvernement, Jacques Sosthène Dingara sous Damiba garde aussi son poste.

Quant aux nouveaux deux ministres, le ministre du commerce Donatien Nagalo et le ministre de l'urbanisme Yacouba Dié, ils font déjà scandale. Le premier devrait être poursuivi pour escroquerie et le second pour avoir mal réalisé les logements de la cité du 11 décembre à Manga alors qu'il était coordinateur du programme national de construction de 400 000 logements.

Des JDR Juges Délégués Révocables enquêteront sur ces ministres probablement corrompus.

DIX FOIS PLUS DE FONCTIONNAIRES
AVEC UN GOUVERNEMENT CNR SANKARA

Actuellement il y a 170247 fonctionnaires au Burkina Faso. Chacun des 20 ministres dirige donc en moyenne  8512 fonctionnaires.
En Humanocratie Sankara, à l'étape finale de la révolution, les dix millions d'adultes auront choisi des délégués révocables 1 pour 5 qui auront chacun une mission, pédagogie, justice, santé, sécurité protection, sécurité défense, écologie économie. 
 2 millions de délégués seront au service de la population. Parmi lesquels 1,6 million de fonctionnantes et 400 000 étudiants et étudiantes, soit dix fois plus que le nombre actuel.

Chaque coordinateur national (ministre) dirigera 80 000 fonctionnantes.

Nous avons amélioré les CDR de Sankara en reprenant l'héritage de la Commune de Paris 1871 où les fonctionnaires étaient révocables.
L'appareil d'Etat et l'appareil politique sont ainsi fusionnés.

Et donc les problèmes posés par les CDR de service seront résolus.
Ce que Thomas Sankara reprochait en 1986 aux CDR de services sera résolu : CDR et CDR de services seront fusionnés en un seul corps désigné et contrôlé par la population elle-même 

Au niveau des services, les CDR fonctionnent encore très mal.

Ils fonctionnent très mal parce que, loin de rechercher la qualité du service, loin de rechercher un accroissement quantitatif et qualitatif dans la production des biens sociaux et économiques, nos travailleurs organisés dans les Comités de défense de la révolution sont plutôt occupés à courir derrière les honneurs, à courir derrière les titres et le pouvoir.

Cette boulimie du pouvoir doit être combattue.

[Applaudissements] C'est ainsi que la bureaucratie risque de s'installer dans nos services, dans notre administration si nous continuons de la sorte.

Parce que, pour un document donné, vingt-cinq personnes veulent signer « vu et transmis ».

«Vu et transmis»....cela n'apporte absolument rien à la qualité du document, mais chacun veut être sûr qu'il a mis son petit quelque chose.

[Applaudissements] Cela nous bloque parce que simplement le militant CDR responsable voudrait qu'en ville, on puisse dire : camarade ! Je vous remercie ! vraiment grâce à vous » [Rires] et quand vous ne l'avez pas remercié et que vous n'avez pas été chez lui faire des courbettes, eh bien, il retarde, il bloque votre document à souhait jusqu'à ce que vous compreniez la logique du plus fort.

Ces méthodes-là, nous n'en voulons pas, car le bureaucratisme et les bureaucrates sont les pires ennemis de notre cause et en tant que tels, nous devons les combattre sans répit avec opiniâtreté dans toutes leurs manifestations.

Nos services sont sales, mal tenus, malgré les Journées révolutionnaires, malgré les Semaines révolutionnaires, bientôt les Mois révolutionnaires, les Années révolutionnaires, et les Décennies, et les Siècles révolutionnaires nous continuerons à avoir des services mal organisés, mal tenus, tant que nous n'allons pas nous meure face à nos responsabilités en dénonçant ce qu'il faut dénoncer.

J'ai toujours cité en exemple certains services : il y en a qui sont très bien tenus, qui méritent des félicitations et chacun devra prendre exemple sur eux.

Tous les fonctionnaires sont des représentants du peuple, délégués révocables.

Ils sont répartis en 5 missions et 25 spécialités de missions (25 SpecMiss).


LA SECURITE : 5 MINISTRES DANS UN GOUVERNEMENT SANKARISTE VS 2 POUR LE GOUVERNEMENT KYELEM

Kyelem annonce que la priorité numéro 1 du nouveau gouvernement est la sécurité.
Il indique que l’action de son gouvernement va concourir à l’atteinte de trois principaux objectifs. « Le premier objectif, le principal et le prioritaire, c’est la sécurisation du territoire », affirme le Premier ministre. Chaque burkinabè peut y contribuer, soutient-il. source

Pourtant il n'a nommé pour la sécurité que 2 ministres, un pour la sécurité intérieur et l'autre pour la sécurité extérieure :

1. Ministre d’Etat, Ministre de la Défense et des Anciens Combattants:
Colonel Major Kassoum COULIBALY
3. Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la
Sécurité:
Colonel Boukaré ZOUNGRANA

Pour la sécurité, le gouvernement humanocrate prévoit :

Pour la sécurité intérieure trois ministres :

SpecMiss n° 4 Policiers et gendarmes d'actives

Spec Miss n° 13 Pompiers et secouristes Sécurité civile

Spec Miss n° 22 Policiers et gendarmes de réserve

Pour la sécurité extérieure 2 ministres sont prévus :

Spec Miss n° 6 militaires d'actives


Spec Miss n° 20 militaires de réserve (les VDP)



PAS PLUS DE 2 MILITAIRES DANS CHAQUE COMITE DE 25

Dans ce gouvernement Kyélem il y a trois militaires.

Le colonel-major Kassoum Coulibaly, a été nommé ministre de la Défense et des Anciens combattants, un poste-clé dans ce pays miné par des violences jihadistes meurtrières. 

Deux autres officiers font partie de ce nouveau gouvernement: le colonel Boukare Zoungrana, (Administration territoriale, décentralisation et sécurité) et le colonel Augustin Kaboré (Environnement). Africaradio

C'est 50%¨de trop. Surtout qu'il faut ajouter à ceux ci le Président Ibrahim Traoré militaire lui aussi et qui dans le système humanocrate serait un des 25 ministres du comité national puisqu'il n'y a pas de Président (personne ne décidera seul)
On a donc 4 (3+1) militaires alors que la limite est 2.

En Humanocratie, il n'y a pas plus de 2 militaires délégués défense dans chaque comité, un délégué de la spessmiss militaire d'active et un spessmiss militaire de réserve.

Et les militaires sont choisis par des civils et sous leur contrôle.

EN HUMANOCRATIE LE CAPITAL HUMAIN EST PRIVILEGIE :
5 MINISTRES SANTE, 8 MINISTRES DE L'EDUCATION
EN POPULO-FASCISME C'EST UN MINISTRE SANTE ET 2 MINISTRES POUR L EDUCATION ( EDUCATION NATIONALE ET ENSEIGNEMENT SUPERIEUR) POUR LE GOUVERNMENT KYELEM

Le gouvernement Kyélem ne prévoit qu'un poste pour la santé :

.Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique:
Monsieur Robert Lucien Jean Claude KARGOUGOU

Dans le gouvernement humanocrate 5 postes de ministres concernent la santé :
Spec Miss n° 2 Prévention sanitaire
Spec Miss n° 9 Thérapies quotidiennes Handicaps  EHPAD
Spec Miss n° 11 Médecine Diagnostics et soins lourds
Spec Miss n° 18 Chirurgie
Spec Miss n° 25 Santé  Logistique, Pharmacie 
Dans le gouvernement Kyélem 2 postes pour l'éducation seulement :
14.Ministre de 1’Education nationale, de L’alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales:
Monsieur Joseph André OUEDRAOGO
15.Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation Monsieur Adjima THIOMBIANO

Pour l'éducation et la formation, 8 postes sont prévus dans le système humanocrate sankariste  :
Spec Miss n° 5 Alphabétisation et langages
Spec Miss n° 7 Philosophie gnoséologie Mathématique
Spec Miss n° 10 Numérisation des savoirs Jeux vidéos pédagogiques
Spec Miss n° 14 Philosophie dialectique Physique Biologie
Spec Miss n° 16 Philosophie dialectique Sciences humaines
Spec Miss n° 19     Technologie Innovations Formation Diffusion
Spec Miss n° 21     Création et gestion des entreprises
Spec Miss n° 23    Art, Culture physique et ludique


11 MINISTRES DE l'ECONOMIE (DONT UN MINISTRE DE L'ENVIRONNEMENT) 

DANS CE GOUVERNEMENT POPULO-FASCISTE 

AU LIEU DE 5 COORDINATEURS NATIONAUX ECOLOGIE ECONOMIE DANS UN COMITE EXECUTIF NEOSANKARISTE

Le gouvernement Kyélem ne prévoit qu'un ministre de l'environnement parmi 11 ministres de l'économie. C'est logique : l'économie est au service de l'impérialisme, c'est une économie compradore. Alors que le capital humain est au service de la population locale.

16.Ministre de l’Environnement, de 1’Eau et de l’Assainissement :
Colonel des Eaux et Forêts Augustin KABORE
Dans le gouvernement humanocrate ils ne seront que cinq ministres économie mais ils auront tous less cinq la mission écologie :

Spec Miss 1 Infrastructures Transports Mines Energie

Spec Miss 8  Industrie informatique Télématique

Spec Miss 15 Artisanat  Agriculture Elevage Pêche

Spec Miss 17 Finances et commerce

Spec Miss 24Logement Hébergement Alimentation Restauration

Comme Sankara l'avait dit dans son discours du 22 avril 1985 aux forestiers, la lutte pour l'environnement est la priorité pour protéger les générations futures.
38 ans sont passés depuis et la situation est encore plus catastrophique qu'elle ne l'était à l'époque. L'humanité va disparaître si le capitalisme n'est pas aboli rapidement, l'humanocratie et l'égalisme ne sont pas mis en place.
Sankara était précurseur en ce domaine.

"C’est donc un crime contre les générations du Burkina Faso, c’est-à-dire contre l’éternité même du Burkina Faso que de ne penser qu’à soi, c’est-à-dire tout pour soi et le désert pour les générations à venir. Nous combattrons ce genre de crime-là comme de l’exigence de notre société et de l’exigence de notre pérennité de notre révolution, de notre pays, de sa dignité et de sa liberté." Thomas Sankara 1985

Ainsi que nous l'écrivions dans l'article précédent "La victoire de la révolution ce sera donc la création de 640 DirFonct, 640 Directions Fonctionnelles. " et donc l'auto-organisation en CDR de 2 millions de Burkinabè. Deux millions qui entraineront chacun quatre autres adultes ainsi que les 6 millions de jeunes de 7 à 17 ans - organisés eux aussi en CDR pionniers et juniors.

Le NéoSankarisme n’est pas un #populoFascisme démagogique comme l’est le régime MPSR-RSP.

Chacun des 2 millions de citoyens qui auront rejoint les CDR sera représenté au gouvernement par un des coordinateurs, un des 25 ministres.
Deux millions divisés par 25 donne le nombre de délégateurs derrière chaque ministre : 80000 délégateurs par ministre !.

Deux millions de citoyens organisés en 80 000 CDR de base de 20 délégateurs désignant leurs 5 délégués
Deux millions de citoyens organisés en 16 000 Grands CDR de base de 100 citoyens désignant leurs 25 délégués
Parmi ces 25 délégués on trouvera 5 étudiants, 1 militaire d’active, 1 VDP, 3 délégués enseignants, 5 délégués santé, 5 délégués écologie-économie, 2 délégués justice, plus 3 délégués sécurité.
Ces cent citoyens seront donc représentés par un DIC , un Délégué Intermédiaire Conseiller. 
Ce seront donc 16 000 délégués DIC qui auront été désignés juste avant la victoire de la révolution. On pourrait même dire que la victoire de la révolution sera précisément la désignation de ces 16 000 délégués DIC.

LA VICTOIRE DE LA RÉVOLUTION
 C’EST LA CRÉATION DE 640 DIRECTIONS FONCTIONNELLES
AVEC 400 000 FONCTIONNANTES SANKARISTES

En effet, ces 16 000 DIC, formeront des groupes de 25 pour s’ériger en Direction Fonctionnelle.
Une direction fonctionnelle ce sera donc 25 délégués DIC qui dirigeront 100 délégués de base et 500 délégués intermédiaires de base.

La victoire de la révolution ce sera donc la création de 640 DirFonct, 640 Directions Fonctionnelles. 



jeudi 27 octobre 2022

Ça commence ! Le régime populo-fasciste de Kyélem-Traoré connait son premier scandale : Deux ministres ciblés par les milices du régime !

Par Julie Amadis
et Yanick Toutain
#IpEaVaEaFaF
28 octobre 2022

Ce n'est pas une enquête sur deux ministres qu'il faut, c'est une révolution NéoSankariste, une révolution Ibrahim #TraoréDEGAGE, une révolution #KyélemDEGAGE  
Une révolution NéoSankariste installant un gouvernement révocable qui vote dont chaque ministre est le représentant de 80 000 citoyens puis de 400 000 délégateurs.
Et ce seront des juges JDR des tribunaux TPR issus des CDR qui enquêteront sur les corrompus éventuels si les miliciens du régime ont des plaintes pénales à formuler ailleurs que dans la rue !


Dans un régime NéoSankariste, ce n’est pas une foule quelques dizaines ou centaines de miliciens qui manifestent, ni même - ce n'est pas le cas ici - des milliers de personnes qui défileraient ou pétitionneraient qui pourraient décider si un ministre reste en place ou pas.
Quelqu'un n'ayant pas choisi un ministre - son ministre - ne peut agir politiquement pour chasser ce ministre.
Ce sont les délégateurs du ministre qui peuvent décider s’il reste à son poste ou pas. On ne peut révoquer un responsable politique qu'à la condition de l'avoir choisi préalablement.
Il est vrai - certes - que personne sauf Kyélem et Traoré - n'a décidé de choisir Donatien Nagalo et Yacouba Dié !

Ce ne sont pas les corporations qui décident de leur ministre. Par exemple les commerçants ne choisiront pas leur Ministre du Commerce, les enseignants ne choisissent pas leur ministre de l’Éducation


La victoire de la révolution ce sera donc la création de 640 DirFonct, 640 Directions Fonctionnelles. 
Et évidemment, ces 400 000 fonctionnantes seront répartis sur tout le territoire. Le scandale actuel sera stoppé
Le taux de fonctionnaires exerçant dans la région administrative du Centre est de 54,70% selon les statistiques officielles les plus récentes du ministère de la Fonction publique sur la période 2016 à 2018.  (source)
110 000 des 200 000 actuels fonctionnaires seraient donc concentrés sur Ouagadougou. 
Le recrutement des nouveaux fonctionnaires, les fonctionnantes, sera donc fait ailleurs qu’à Ouaga ! Ce seront les autres zones du pays qui désigneront les 200 000 fonctionnaires sankaristes supplémentaires pour gérer le pays.

Ça commence ! Le régime populo-fasciste de Kyélem-Traoré connait son premier scandale : Deux ministres ciblés par les milices du régime !

A peine installé, le gouvernement populo-fasciste de Kiélem le déserteur que le scandale éclate. Rien de surprenant : dans une démocratie compradore ou dans une humanocratie révolutionnaire, les dirigeants sont choisis par la base. Qu'ils soient révocables ou contrôlés par les cabinets capitalistes, il existe un filtre pour tous les représentants.
C'est quand un dictateur comme Macron, Assimi Goita ou Ibrahim Traoré impose des gens qui n'ont été élus par personne qu'on voit surgir les scandales.
Et donc, un peine installés les nouveaux ministres que des commerçants manifestaient aujourd’hui contre la nomination du ministre du commerce Donatien Nagalo.

A quelques heures de l’installation du nouveau ministre en charge du commerce, ce jeudi 27 octobre 2022, des manifestants protestent devant le ministère à Ouagadougou pour dénoncer le choix porté sur la personne de Donatien Nagalo en tant que ministre en charge du commerce. Les manifestants entendent attirer l’attention du Premier ministre, Me Apollinaire Kyelem De Tambela, pour qu’il désigne une autre personne. L’installation officielle du nouveau ministre en charge du commerce a été reportée à une date ultérieure. Burkina 24

Ce Donation Nagalo ne convient pas une poignée de manifestants qui veulent donc le chasser. Etranges méthodes que celles de ce régime populo-fasciste.  

Ils sont même deux avec Yacouba Dié à susciter la colère d'une poignée de manifestants. 



Les deux ministres contestés sont considérés comme malhonnêtes par une partie de la population.
Le ministre du commerce est accusé d'escroquerie par les manifestants et il est reproché au  ministre de l'urbanisme Yacouba Dié d'avoir mal réalisé les logements de la cité du 11 décembre à Manga alors qu'il était coordinateur du programme national de construction de 400 000 logements.

Yacouba Tougma, membre du bureau régional de l’économie informelle du Centre qui manifesté aujourd'hui contre la nomination de Nagolo a déclaré :

« Le ministère du commerce est une grande structure. Nagalo, on ne sait même pas le secteurd’activité auquel il appartient. Il a détourné de l’argent des commerçants. Il a collecté de l’argent des femmes et des vieux dans les marchés pour la mise en place d’un fonds de garantie depuis 2015.

Mais dès lors, pas de suite, il ne mérite pas de gérer le ministère du commerce. Nous demandons au Premier ministre de trouver une autre personne pour mettre à la tête du ministère du commerce. Tant que c’est lui qui sera maintenu comme ministre on va toujours manifester » Burkina 24 

LA CONSTITUTION 1991 DE BLAISE COMPAORE
 CONTINUE DE CREER DES SCANDALES POLITIQUES

Ibrahim Traoré a gardé la constitution Compaoré et mis à la poubelle les institutions légales du Burkina Faso - les CDR de Sankara. Ces CDR sont avec le CNR le seul système légal au Burkina.
La Constitution Compaoré écrite par Kaboré et des compradores l'a été avec le sang de Thomas Sankara. Elle est le résultat d'un crime.

Dans ce système Compaoré, aucun membre du gouvernement n'a été choisi par la population et aucun n'est révocable par la population.
Mais sans CDR, Kyélem dans le régime populo-fasciste installé par Damiba puis confisqué par Ibrahim Traoré a son profit est obligé de faire des concessions aux organisations corporatistes. Donc il a écouté la corporation des commerçants et a promis qu'une enquête serait menée contre les deux ministres contestés.

Dans un communiqué lu ce jeudi 27 octobre 2022 à la Télévision nationale, le ministre en charge de la communication, Jean-Emmanuel Ouédraogo, rassure que le gouvernement « entend toutes les revendications citoyennes » et précise que « des investigations sont en cours sur les personnalités incriminées ».

Selon le communiqué, « toutes les conséquences » découlant de ces investigations seront tirées. Le gouvernement invite par ailleurs les populations à la sérénité et à « garder confiance ». Faso 7

Ce n'est pas une enquête sur deux ministres qu'il faut, c'est une révolution néosankariste, une révolution #IbrahimTraoréDEGAGE, une révolution #KyélemDEGAGE  
Une révolution NéoSankariste installant un gouvernement révocable qui vote dont chaque ministre est le représentant de 80 000 citoyens puis de 400 000 délégateurs.
Et ce seront des juges JDR des tribunaux TPR issus des CDR qui enquêteront sur les corrompus éventuels si les miliciens du régime ont des plaintes pénales à formuler ailleurs que dans la rue !

NÉOSANKARISME !
 CHAQUE CITOYEN DOIT CHOISIR SON MINISTRE,
SON COORDINATEUR NATIONAL
MEMBRE DU COMITE EXÉCUTIF DU CNR 

A la première phase (légitime) de la révolution Sankara, chaque ministre sera le représentant de 80 000 Burkinabè. 
Ce ministre parlera donc au nom de 80000 citoyens délégateurs.
Et aucune minorité ne pourra le faire sortir du gouvernement. Il sera impossible qu’une minorité de gens (qu’ils soient d’honnêtes gens ou des voyous politiques) puisse exiger le départ d’un ministre. Quel qu’il soit.
Le NéoSankarisme n’est pas un #populoFascisme démagogique comme l’est le régime MPSR-RSP.

Chacun des 2 millions de citoyens qui auront rejoint les CDR sera représenté au gouvernement par un des coordinateurs, un des 25 ministres.
Deux millions divisés par 25 donne le nombre de délégateurs derrière chaque ministre : 80000 délégateurs par ministre !.

Deux millions de citoyens organisés en 80 000 CDR de base de 20 délégateurs désignant leurs 5 délégués
Deux millions de citoyens organisés en 16 000 Grands CDR de base de 100 citoyens désignant leurs 25 délégués
Parmi ces 25 délégués on trouvera 5 étudiants, 1 militaire d’active, 1 VDP, 3 délégués enseignants, 5 délégués santé, 5 délégués écologie-économie, 2 délégués justice, plus 3 délégués sécurité.
Ces cent citoyens seront donc représentés par un DIC , un Délégué Intermédiaire Conseiller. 
Ce seront donc 16 000 délégués DIC qui auront été désignés juste avant la victoire de la révolution. On pourrait même dire que la victoire de la révolution sera précisément la désignation de ces 16 000 délégués DIC.

LA VICTOIRE DE LA RÉVOLUTION
 C’EST LA CRÉATION DE 640 DIRECTIONS FONCTIONNELLES
AVEC 400 000 FONCTIONNANTES SANKARISTES

En effet, ces 16 000 DIC, formeront des groupes de 25 pour s’ériger en Direction Fonctionnelle.
Une direction fonctionnelle ce sera donc 25 délégués DIC qui dirigeront 100 délégués de base et 500 délégués intermédiaires de base.
La victoire de la révolution ce sera donc la création de 640 DirFonct, 640 Directions Fonctionnelles.
Comme chaque Direction Fonctionnelle comprendra 625 fonctionnaires du NéoSankarisme – 625 fonctionnantes, la victoire de la révolution ce sera donc la désignation de 640 fois 625 fonctionnantes et donc un total de 400 000 fonctionnantes, 400 000 nouveaux fonctionnaires contrôlés par les CDR 
Et évidemment, ces 400 000 fonctionnantes seront répartis sur tout le territoire. Le scandale actuel sera stoppé
Le taux de fonctionnaires exerçant dans la région administrative du Centre est de 54,70% selon les statistiques officielles les plus récentes du ministère de la Fonction publique sur la période 2016 à 2018.  (source)

110 000 des 200 000 actuels fonctionnaires seraient donc concentrés sur Ouagadougou. 
Le recrutement des nouveaux fonctionnaires, les fonctionnantes, sera donc fait ailleurs qu’à Ouaga ! Ce seront les autres zones du pays qui désigneront les 200 000 fonctionnaires sankaristes supplémentaires pour gérer le pays. 

UN GOUVERNEMENT REVOCABLE QUI VOTE

Dans un gouvernement humanocrate, à la 1° étape de la révolution chaque ministre doit avoir la liste de ses 80 000 délégateurs en permanence pour rester ministre.(à l'étape finale, il lui faudra 400 000 délégateurs)
Et chaque ministre est révocable 24H sur 24.

Si des délégateurs se retirent de sa liste de soutien d’un ministre et qu'il n'a plus son quota de 80000 délégateurs, il y a deux cas de figure :

- soit il est remplacé par d’autres délégateurs immédiatement car le ministre a une liste d’attente de délégateurs. Dans ce cas de figure, le ministre reste ministre.
- soit le ministre n’a pas de liste d'attente avec des candidats délégateurs pour remplacer ceux qui sont partis et donc il rétrograde au niveau du dessous et devient non plus coordinateur national mais commissaire.

Dans un régime NéoSankariste, ce n’est pas une foule quelques dizaines ou centaines de miliciens qui manifestent, ni même - ce n'est pas le cas ici - des milliers de personnes qui défileraient ou pétitionneraient qui pourraient décider si un ministre reste en place ou pas.
Quelqu'un n'ayant pas choisi un ministre - son ministre - ne peut agir politiquement pour chasser ce ministre.
Ce sont les délégateurs du ministre qui peuvent décider s’il reste à son poste ou pas. On ne peut révoquer un responsable politique qu'à la condition de l'avoir choisi préalablement.
Il est vrai - certes - que personne sauf Kyélem et Traoré - n'a décidé de choisir Donatien Nagalo et Yacouba Dié !

Ce ne sont pas les corporations qui décident de leur ministre. Par exemple les commerçants ne choisiront pas leur Ministre du Commerce, les enseignants ne choisissent pas leur ministre de l’Éducation etc Un ministre est choisi par 20 % de délégués de chacune des 5 missions.

Un bon ministre travaille au service de l’ensemble de la population. Les ministres qui agissent en fonction des pressions de telle ou telle corporation font une politique inverse de celle de l’intérêt général.


Pour qu’un ministre soit démis il n'y a que deux solutions : la révocation par la base ou la condamnation par des juges JDR de RPR
Dans le premier cas il faut soit qu’il n’ait plus son quota de délégateurs indispensable pour occuper son poste
Dans le deuxième cas il faut que les juges lui aient interdit d’exercice d'une fonction politique - ministérielle dans ce cas.
Mais pour que les juges interdisent à un ministre d’exercer, il faut un procès
Les juges de TPR issus de tous les courants politiques ne pourront qu'être impartiaux.

DES POURSUITES CONTRE LES DELEGATEURS DES CORROMPUS

Un des principes fondamentaux de l'humanocratie est que tout individu est responsable des actes de son représentant.
article 1 Tout individu est responsable de ses actes et des conséquences de ses actes
article 2 En conséquence de l'article 1, tout individu déléguant ses pouvoirs est en permanence coresponsable des actes commis par son représentant (panstitution)
En conséquence, chaque ministre jugé le sera avec tous les délégateurs qui seront encore sur sa liste de soutien.
Il est donc fort probable que dès qu'un responsable politique sera démasqué comme corrompus par des preuves évidentes, ses délégateurs ne voulant pas être poursuivis se dépêcheront de quitter la liste de ses soutiens. Le ministre ne sera déjà plus ministre avant que l’enquête aie abouti.

Donatien Nagalo et Yacouba Dié auraient déjà perdu la majorité de leurs 80 000 délégateurs.
Sans même que les milices du régime populo-fasciste ne soient sorties dans la rue pour soutenir le putsch illégal en réclamant un droit de regard sur les nominations qui les concerne.

Ce régime populo-fasciste dirigé par un imposteur s'étant enfui de la révolution Sankara en septembre 1983 ne tiendra pas longtemps 
Surtout si les NéoSankaristes commencent à construire leurs CDR conseils de 25 et leurs Directions Fonctionnelles ! 









dimanche 23 octobre 2022

Le 13 octobre Kyélem le déserteur voulait supprimer le poste de 1° ministre et que Ibrahim Traoré gouverne par ordonnance sans CNR, sans délégués des CDR "Donc une ordonnance, c’est tout simplement une loi. Mais la seule différence c'est que ce n'est pas une loi qui émane de la représentation du peuple mais une loi qui émane de l'exécutif."(Verbatim commenté de son interview à LibreInfo le 13 octobre 2022)

Par Julie Amadis
avec Yanick Toutain
#IpEaVaEaFaF
23 octobre 2022

 "Et moi je souhaiterais même qu'il n'y ait même pas de premier ministre. Il assume le pouvoir comme Thomas Sankara assumait le pouvoir sans Premier ministre et qu’il légifère par ordonnance. Là ça va aller vite.
Parce que nous-même, premier ministre tout ça là, ça crée un intermédiaire entre le président et le gouvernement, donc ça accroît les lourdeurs administratives, alors que lui-même, il dit qu'il faut aller vite voilà. Donc voilà mon point de vue sur ce point."

Kyélem ment. Thomas Sankara n'a jamais gouverné seul. Il y avait les CDR.

Ibrahim Traoré - s'il avait été sankariste - aurait sollicité le soutien de 80 000 Burkinabè pour le désigner membre du CNR-B Comité National de la Révolution Burkinabè et qu’il devrait être REVOCABLE à tout moment par ceux qui l’ont choisi.
Il devrait donc être accrédité par 4 délégués députés en tant que DIN Délégué Intermédiaire National.
100 députés formant le CNRB Comité national de la révolution Burkinabè.
Cent commissaires nationaux représentant chacun 16 000 Burkinabè et 500 sous commissaires représentant chacun 3200 Burkinabè qui formeraient le Grand Comité National de la Révolution Burkinabè.
et il aurait exigé que Kyélem en fasse autant : Obtenir le soutien de 8 000 CDR de base (de 25 citoyens) le soutien de 1600 grands CDR de base formé de 100 citoyens et de leurs 25 délégués révocables

Kyélem, le déserteur, celui qui s’était enfui de Haute-Volta pour fuir sa nomination qu’allait annoncer Thomas Sankara au JT du soir, donnait des leçons de politique le 16 octobre.

"J’ai moi-même échappé de justesse parce que j’ai pris l’avion le 14 septembre 1983 à 14 h alors que le décret de ma nomination devait être rendu public au journal de 20 h. En France je me suis retrouvé successivement à Paris, Sarcelles et surtout à Nice."

Un fatras d’absurdités incohérentes émises par un prétentieux arriviste dont la carrière d’avocat Franceàfric avait plus d’importance que son devoir de haut fonctionnaire de la révolution du 4 août 1983.

Un déserteur qui a déserté avec un mot d’excuse : il participait à un CDR à Nice qui vendait des objets d’art…… une fois en quatre ans….


Kyélem ne veut pas du système des CDR qui donne le pouvoir aux pauvres et donc supprime le pouvoir des classes privilégiées mais ne veut pas non plus d’un système où il serait obligé de pactiser constamment avec les vieux politiciens Franceàfric. Il pense pouvoir résoudre ce dilemme par une dictature.

Si Thomas Sankara était un héros c'est parce que le peuple voltaïque était un héros. Sans l'intelligence politique des Voltaïques de 1983, Thomas Sankara n'aurait pas pu prendre le pouvoir et le conserver quatre années. La preuve c'est que les Burkinabè - malgré la trahison de leurs diplômés de la formoisie - continuent à aspirer à la reconstruction des CDR

Kyélem travaille au service des diplômés compradores et donc de leurs maitres, les capitalistes impérialistes. C'est un ennemi de l'égalisme sankariste. Kyélem cache donc sa traîtrise par des références à des figures révolutionnaires africaines, Sankara et Lumumba.

Mais il ne cite pas Amilcar Cabral qui a dénoncé sa classe sociale, la formoisie. Cette formoisie compradore qui soutient le coup d'Etat d'Ibrahim Traoré. Cette même formoisie compradore qui soutient Assimi Goita et ne veut pas des CDR Sankara. Cette Formoisie compradore qu'Amilcar Cabral appelait "petite bourgeoisie intellectuelle" et qu'il appelait à se "suicider pour renaître en travailleur" et qu'il dénonçait encore dans son discours sur le "Cancer de la trahison" durant les obsèques de Kwamé 'N'Krumah à Conakry.

", la petite bourgeoisie révolutionnaire doit être  capable  de se  suicider  comme classepour ressusciter comme travailleur  révolutionnaire, entièrement identifiée avec les aspirations les plus profondes du peuple auquel elle appartient"
La vie de Kyélem le déserteur est l'exact contraire du "suicide sociologique" préconisé par Amilcar Cabral. Un petit arriviste déserteur confortablement installé dans sa classe sociale : la formoisie compradore Franceàfric qui se Russieàfric peu à peu

Le 13 octobre Kyélem le déserteur voulait supprimer le poste de 1° ministre et que Ibrahim Traoré gouverne par ordonnance sans CNR, sans délégués des CDR  "Donc une ordonnance, c’est tout simplement une loi. Mais la seule différence c'est que ce n'est pas une loi qui émane de la représentation du peuple mais une loi qui émane de l'exécutif."(Verbatim commenté de son interview à LibreInfo le 13 octobre 2022)

Kyélem, le déserteur, celui qui s’était enfui de Haute-Volta pour fuir sa nomination qu’allait annoncer Thomas Sankara au JT du soir, donnait des leçons de politique le 16 octobre.

"J’ai moi-même échappé de justesse parce que j’ai pris l’avion le 14 septembre 1983 à 14 h alors que le décret de ma nomination devait être rendu public au journal de 20 h. En France je me suis retrouvé successivement à Paris, Sarcelles et surtout à Nice."

Un fatras d’absurdités incohérentes émises par un prétentieux arriviste dont la carrière d’avocat Franceàfric avait plus d’importance que son devoir de haut fonctionnaire de la révolution du 4 août 1983.

Un déserteur qui a déserté avec un mot d’excuse : il participait à un CDR à Nice qui vendait des objets d’art…… une fois en quatre ans….

Un déserteur Kyélem qui n’a jamais lancé aucun appel à former des CDR – que ce soit en 2014 ou après….. En 2014 il conseillait à Blaise Compaoré de rester au pouvoir jusqu'en 2015

Le président a été élu en 2010 sur la base d’un programme. Il applique simplement son programme. A la fin de son mandat, il fera le bilan au peuple et il s’en va

Voici ce que Yanick Toutain écrivait le 25 janvier

Un déserteur Kyélem qui prétend avoir donné de bons conseils à Sankara….. « bons conseils » qu’il n’a jamais appliqué depuis 35 ans : former des CDR comme socle du CNR.

Un déserteur Kyélem qui veut supprimer le poste de Premier Ministre le 16 octobre…. Pour accepter de le prendre le 21 octobre… Six jours plus tard…

Un déserteur Kyélem qui conseille au traitre Traoré d’instaurer une tyrannie à la grecque – un tyran solitaire dirigeant un pays entier sans CDR, sans CNR, sans Premier ministre, sans Parlement…. Une tyrannie dont les prétendues « lois » sont des ordonnances décidées par le seul président.

Voyons en détail les incohérences stupides du déserteur. 

Apollinaire Kyélem : Il fallait plus ou moins s'y attendre. Moi je m'attendais à un changement. Mais c'est peut-être la période, je ne savais pas que ça viendrait si tôt que ça. 

Parce que si vous remarquez le coup d’État du 24 janvier qui a porté au pouvoir le lieutenant colonel Damiba avait pour justificatif le problème sécuritaire.

Quand le Président Damiba est venu, c’était comme un soulagement, on pensait que beaucoup de choses changeraient. Mais, on a vu, en fait, que dans la réalité le problème sécuritaire n’évoluait pas. Est-ce-que vous avez vu ?

Un soulagement ? Le prétendu sankariste aura donc été incapable de comprendre que Damiba faisait une révolution de palais. Ou plutôt une contre-révolution de palais. 

Le prétendu sankariste Kyélem aura donc été incapable de remarquer que Damiba ne reprenait pas l’appel de Thomas Sankara, appel lancé dès sa prise de pouvoir le 4 aôut 1983.

 Le Conseil national de la révolution appelle chaque Voltaïque, homme ou femme, jeune ou vieux à se mobiliser dans la vigilance pour lui apporter son soutien actif. Le Conseil national de la révolution invite le peuple voltaïque à constituer partout des Comités de défense de la révolution (CDR) pour participer à la grande lutte patriotique du CNR et pour empêcher les ennemis intérieurs et extérieurs de nuire à notre peuple. Il va sans dire que les partis politiques sont dissous. (extrait Premier Discours de Thomas Sankara)

Le prétendu sankariste Kyélem ne lisait donc pas les articles des véritables sankaristes : les supersankaristes qui écrivaient, le jour même du putsch Damiba 

Burkina Faso Mutinerie ou Coup d'Etat en cours : Comment transformer une révolution de palais en révolution Sankara en formant des CDR pour désigner un CNR Comité National de la Révolution



Apollinaire Kyélem :  (...) Alors, voilà,  ça fait que, bon, ce pourquoi ils étaient venus, ça posait problème. Donc il y avait comme une incapacité de faire face à leur propre défi. Et surtout avec ce qu’il y avait eu à Gaskindé, je me suis dit que les gens ne resteraient pas inactifs. Mais je ne savais pas qu’il y aurait un coup d’État le 30 septembre, c’est-à-dire moins d’une semaine après le gang de Gaskindé. C’est ça peut être qui m’a un peu surpris. Sinon quand on écoutait l’opinion, on sentait que l’opinion cherchait une autre voie pour la sortie de crise.

Le journaliste : Alors quelle lecture faites-vous des manifestations qui ont suivi la destitution du lieutenant Paul Henri Damiba ?

Apollinaire Kyélem :  Voilà, il y a eu des manifestations. Avant le coup d’État il y a eu des manifestations. Il y a eu des manifestations à Bobo-Dioulasso ou les commerçants demandaient n'est-ce pas la démission du président de Lieutenant Damiba parce que c'est qui s'est passé à Gaskiendé a affecté beaucoup plus que les commerçants. C'est leur vivre qui a été incendié, c’est leur camion.
Je pense que les dégâts peuvent s'évaluer autour du milliard.
Donc il y a eu ça d'abord et ensuite même pendant le coup d'État il y a eu l'Institut français de Bobo-Dioulasso qui a été saccagé puis l'Institut français de Ouagadougou aussi je crois et puis l'ambassade de France. Voilà, mais moi, je pense que ça ne se justifie pas. Parce que aucune violence ne peut se justifier. Mais ça s'explique, ça s'explique parce que les gens soupçonnaient la France, n'est-ce pas, de tirer les ficelles en bas et surtout de soutenir le président Damiba alors que il n'arrivait plus à résoudre tous les problèmes. Donc c'est ce qui a expliqué le mécontentement des citoyens vis-à-vis des Français et une autre raison et que, entre-temps, les gens ont cru que les français protégeaient le président Damiba dans la base militaire de Kamboinsin. C'est pour ça qu'il y a eu des barrages au niveau du camp de Kamboinsin pour empêcher éventuellement les troupes françaises basées à Kamboinsin de descendre dans la rue pour soutenir le président Damiba. Est-ce que vous avez vu ? Et entre-temps le bruit courait aussi que Damiba était à l'ambassade de France. Donc c'est pour ça que les gens se sont déplacés au niveau de l'ambassade de France pour essayer de grimper là-bas et puis voir s’il y était et puis l’y extirper. Et, plus tard on a dit qu'il était à la base aérienne, la base aérienne militaire avec l'ambassadeur de France, donc vous voyez, il y a eu toutes ces rumeurs-là qui ont fait que, les gens en voulaient à la France donc ça a permis à la jeunesse anti française de pouvoir, d'exprimer sa colère. Donc sur ce plan, moi je n'explique pas la violence mais j'essaie de comprendre

Parce que tous ceux qui ont manifesté c'était pas des gens qui avaient ni mon âge ni ma formation ni ma hauteur d'esprit voilà donc dans l'ensemble de la jeunesse ils ont voulu par là exprimer leur point de vue, leur mécontentement.

Le journaliste : Alors que pensez-vous de la gestion des huit mois du lieutenant-colonel Damiba ?

Apollinaire Kyélem : Bon on peut pas dire que tout est négatif. Voilà, de plus qu’ il avait commencé à prendre certaines mesures, comme n'est-ce pas, la relecture du statut des volontaires de défendre la patrie ; voilà comme par exemple la poursuite, n'est-ce pas, de l'armement du Burkina Faso et la diversification des partenaires, notamment envers des nouveaux partenaires déjà qui avaient déjà été entamés même par le président Roch Marc Christian Kaboré. Voilà et puis il y a eu aussi des mouvements au sein de l'administration ça c'est ça ne concerne pas le problème sécuritaire ça concerne la gestion du pays il y a eu des mouvements au niveau de l'administration qui a permis l'espace de débusquer, n'est-ce pas, certaines malversations qui avaient, qui étaient en cours. Donc on peut dire que il y a eu du positif voilà. Il y a eu aussi du positif mais comme il y a eu du négatif à savoir qu’il n'a pas été à la hauteur des défis sécuritaires qui se posaient à lui. Là, si vous avez suivi la déclaration du nouveau président le capitaine Ibrahim Traoré il a dit que on a perdu 8 mois. Ca veut dire que sur certains points sa gestion a été défectueuse.

Donc pour Kyélem, la politique impérialiste Franceàfric esclavagiste de Damiba, c’est bien sauf pour l’aspect sécuritaire.

Nourrir les 15 % de la population en insécurité alimentaire, ce n’est pas une priorité pour Kyélem. Quand un enfant sur 10 au Burkina Faso est malnutri, tout va bien. Le bilan de Damiba est bon. Le seul problème c’est la mauvaise gestion de la lutte anti terroriste !

Quand 60 % du riz est importé d’Asie, 50 % du blé est importé de Russie, l’important pour Kyélem n’est pas de développer la production agricole au Burkina mais de diversifier les pays impérialistes qu’il appelle  « partenaires ».

Sankara à l’inverse avait dès son arrivée au pouvoir l’objectif de s’auto-suffisance alimentaire et du développement de la production locale pour rendre le pays totalement indépendant.

Sankara avait pour objectif constant de développer la production dans tous les domaines au Burkina pour que le pays ne puisse dépendre de l’étranger.

Kyélem lui a comme première préoccupation de « diversifier les partenaires » autrement dit les impérialistes !

« Mais la production, ne se limite pas seulement aux céréales.I1 faut produire dans tous les


domaines, à l'usine, dans les bureaux et j'invite chacun à la production intellectuelle.

La Conférence nationale des CDR a félicité, et elle a raison, tous ceux qui ont écrit, qui ont produit quelque chose sur le plan littéraire, artistique, et dans tous les autres domaines.

C'est ça la production, nous sommes des révolutionnaires ! (..)

[Applaudissements nourris] Il faut donc produire, produire et encore produire.

Sur le plan international, beaucoup de choses positives sont dites mais non écrites.

Thomas Sankara 1986 Première conférence des CDR

Mais pour doubler la production agricole en quatre ans, Sankara s'est appuyé sur les CDR :

« La terre appartient au peuple BURKINABE et le peuple confie un morceau de terre à chacun de nous pour la travailler. Ce qui signifie en terme clair que chaque fois qu’on vous donnera la terre vous devrez la travailler. Le contrat que vous passez avec le peuple, stipule clairement que vous devrez travailler cette terre. Et si vous la travaillez pas, nous vous confisquons cette terre pour d’autres travailleurs », dixit le Président THOMAS SANKARA.

Le taux d'alphabétisation n'est que de 29,7%. Et Kyélem trouve que le seul point négatif de la politique Damiba c’est la sécurité.

Kyélem n’a vraiment rien de commun avec Thomas Sankara qui avait en tête constamment d’améliorer l’instruction des Burkinabè. Même quand la thématique du discours qu’il a à faire ne concerne pas directement l’enseignement, il parle de l’amélioration de l’alphabétisation des Burkinabè.

C'est au Burkina Faso quand même qu'il y a le plus de tracts, vous le savez très bien ! Cela prouve que nous savons lire et écrire..

Mamadou et Bineta' sont devenus grands, il y a très longtemps.

Ils commencent à être vieux. 

[Rires et applaudissements]  -

Thomas Sankara 1986 Première conférence des CDR

Le journaliste : Comme le lieutenant colonel Damiba n’est plus le Président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré est le nouveau chef de l’État, d’abord quel commentaire faites-vous de l’acte fondamental du MPSR ?

Apollinaire Kyélem : Il n’y a rien de particulier. C'est à peu près la même chose que l'acte fondamental de quand Damiba est arrivé au pouvoir. Voilà. Donc il y a pas de lecture à faire c'était pour régulariser la prise du pouvoir par le nouveau MPSR et puis régulariser le fait que, actuellement le chef de l'État c'est le Président Ibrahim Traoré. Donc c’est cet acte fondamental là qui gérait l'État en attendant le rétablissement de la Constitution, voilà.

C'est pour ça d'ailleurs que si vous avez remarqué, je crois que si je ne me trompe pas, ils ont dit que l’acte fondamental il prend effet à partir de 30 septembre alors qu'il a été pris en octobre. Voilà donc ça régularise ce qui s'est passé depuis le 30 septembre jusqu'à la prise de l’acte fondamentale et à partir de la prise l’acte fondamentale il fait partie maintenant de l'ordre institutionnel et l'ordre juridique du Burkina Faso.

Le journaliste : alors est-ce que, selon vous, il inspire déjà confiance de par ses premières déclarations ?

Apollinaire Kyélem : Oui pour moi il m'inspire confiance, parfaitement confiance parce que résolument il semble être engagé du côté de la révolution. C'est à dire du côté des inspirations de la jeunesse du côté du changement donc il m'inspire confiance dès le départ.

 Rien dans ce qu’a dit Ibrahim Traoré ne peut faire penser à la Révolution et à Sankara.  Pour penser qu’Ibrahim Traoré est engagé du côté de la révolution alors qu'il a connu la révolution sous Sankara -il s'est enfui en France sous prétexte de ses études -, il faut vraiment être un vieillard sénile qui a trahi ses idéaux de jeunesse depuis bien longtemps.

Bien entendu Kyélem qui connait parfaitement les CDR n'utilise pas le mot dans cette interview. Alors qu'il en parlait régulièrement en 2014.

Apollinaire Kyélem : Mais cela dit, on ne peut pas savoir à quoi cela serait dû, parce que à l'épreuve du pouvoir les gens changent.

Ibrahim Traoré - s'il avait été sankariste - aurait sollicité le soutien de 80 000 Burkinabè pour le désigner membre du CNR-B Comité National de la Révolution Burkinabè et qu’il devrait être REVOCABLE à tout moment par ceux qui l’ont choisi.
Il devrait donc être accrédité par 4 délégués députés en tant que DIN Délégué Intermédiaire National.
100 députés formant le CNRB Comité national de la révolution Burkinabè.
Cent commissaires nationaux représentant chacun 16 000 Burkinabè et 500 sous commissaires représentant chacun 3200 Burkinabè qui formeraient le Grand Comité National de la Révolution Burkinabè.
et il aurait exigé que Kyélem en fasse autant : Obtenir le soutien de 8 000 CDR de base (de 25 citoyens) le soutien de 1600 grands CDR de base formé de 100 citoyens et de leurs 25 délégués révocables

Apollinaire Kyelem : Voilà donc comme on dit d'habitude chacun a son prix voilà donc il suffit d'évaluer son prix et puis on peut l'acheter et puis l'amener à faire ce qu'on veut qu'il fasse. 

C'est à lui maintenant de savoir ce qu’il veut et de s'en tenir à la route qu'il s'est donné. Donc, c'est en fonction de la vertu, de l'honnêteté de chacun, voilà, on peut t’acheter ou ne pas pouvoir t’acheter. Par exemple quelqu’un comme Thomas Sankara on ne pouvait pas l’acheter. Parce que sa vertu était au-delà de ça. A partir d'un certain niveau, vous considérez sur les choses matérielles comme des choses basses parce que ça n'a pas beaucoup d'importance pour vous. Ce qui compte c'est votre spiritualité, c'est votre idéal, c'est votre vertu qui va vous suivre même après votre mort.
Voilà, mais quand vous n'avez pas cette élévation d'esprit vous avez tendance à croire que, en accumulant les biens, en jouant sur l'apparence, en se faisant voir, que tout se rapporte à ça alors que, dès que, lorsque vous allez quitter cette terre-là, vous allez tout laisser et puis partir les mains vides. Donc ça dépend du niveau d'élévation d'esprit et de spiritualité de chacun.

Kyélem le déserteur est parti en France se faire acheter avec un diplôme Franceàfric !
Voilà la vérité !
Il s'est enfui en septembre 1983 pour aller se faire ACHETER ! 

Kyélem nous fait la démonstration que Traoré -qui vient de RETABLIR la Constitution de Blaise Compaoré - n’a rien à voir avec Sankara. Ibrahim Traoré est achetable "Voilà donc comme on dit d'habitude chacun a son prix voilà donc il suffit d'évaluer son prix et puis on peut l'acheter et puis l'amener à faire ce qu'on veut qu'il fasse".  Sankara ne l’était pas. Mais il n’a pas l’air d’en avoir conscience. Kyélem explique qu’il a l’intention d’acheter Traoré pour lui faire faire ce qu’il veut pour ensuite nous donner l’exemple de Thomas Sankara que personne ne pouvait acheter parce qu’il agissait tout le temps par éthique.

Le journaliste :  Le jeune capitaine de 34 ans doit légiférer par ordonnance proposent certaines personnes. Juridiquement, qu’est que cela veut dire ? 

Apollinaire Kyélem : Non c'est simple, je l'ai proposé, j'ai donné une interview.

J'ai dit que de mon point de vue, je pense que il ne devrait pas mettre en place les institutions lourdes qu’on a vu sous la présidence de la précédente transition mais il devrait légiférer par ordonnance. C'est simple une ordonnance. C'est quoi une ordonnance ? C'est une loi mais qui n'est pas prise par l'Assemblée nationale mais qui est prise par l'exécutif.
C'est l'équivalent d'une loi - même si vous avez remarqué sous le président Damiba l'Assemblée législative avait voté une loi d'habilitation qui permettait au président Damiba de prendre certaines décisions par voix d'ordonnance – voilà, mais à la seule différence que, comme il y avait une assemblée, à une période donnée ,ces ordonnances devaient être ratifiées par l'Assemblée nationale. Voilà donc, il y a des domaines dans lesquels le président devait légiférer par voix d’ ordonnance. Donc une ordonnance, c’ est tout simplement une loi. Mais la seule différence c'est que ce n'est pas une loi qui émane de la représentation du peuple mais une loi qui émane de l'exécutif.
Sinon ça a la valeur d'une loi. Après l'ordonnance, vous avez les décrets après les décrets vous avez les arrêtés et après les arrêtés vous avez les circulaires. Voilà c'est comme ça l’ordonnancement juridique dans un pays.

Gouverner par ordonnances, c'est le principe des monarchies et des dictatures.

Kyélem donne le qualificatif de simplicité pour ce qu’il appelle « gouverner par ordonnances ». Un dictateur qui n’a pas de soutien populaire ne peut tenir bien longtemps. N'est pas Jules César ou Napoléon Bonaparte qui veut. Ibrahim Traoré n'a ni le charisme, ni l'intelligence, ni la subtilité d'un Jules César ou d'un Napoléon Bonaparte.

Kyélem ne veut pas du système des CDR qui donne le pouvoir aux pauvres et donc supprime le pouvoir des classes privilégiées mais ne veut pas non plus d’un système où il serait obligé de pactiser constamment avec les vieux politiciens Franceàfric. Il pense pouvoir résoudre ce dilemme par une dictature.

Le journaliste : D’accord mais est ce qu’il y a des risques ?

Apollinaire Kyélem : Des risques, je ne sais pas. Là c'est tout dépend du patriotisme du chef de l'État. Sinon même à l'Assemblée Nationale, il y a des risques. Il y a des lois qu'on fait voter par les assemblées nationales qui ne sont pas conformes aux besoins des citoyens. Vous avez des Assemblées nationales, n'est-ce pas, qui sont à la botte de l'exécutif. On a vu ça sous Blaise Compaoré. La preuve est que c’est sous Blaise Compaoré  on avait voté une loi, n'est-ce pas sur les vignettes, pour taxer les engins, les véhicules à deux roues, les véhicules à quatre roues etcétéra,  mais les gens n’ont jamais accepté, de telle sorte que quand le gouvernement a été renversé à la suite des troubles qui sont survenus en 2011  etcétéra, le gouvernement qui a suivi a immédiatement abrogé cette loi. Je sais pas si vous étiez au Burkina ou pas à ce moment-là mais ça s'est passé comme ça. Ça veut dire que c'est une loi qui avait été votée par l'Assemblée nationale, mais qui n'avait pas été accepté par le peuple. Voilà donc c'est pas parce qu'il y a une Assemblée nationale qu’il n’y a pas de loi impopulaire. Parce que vous savez que l'Assemblée nationale aussi peut être une assemblée, c'est une institution de classe, en fonction d’une classe déterminée. Sous Blaise Compaoré, l’Assemblée Nationale était une assemblée de classe, de possédants, de dirigeants. Ce n’était pas une assemblée qui reflétait nécessairement les aspirations populaires. Les décisions que prenait cette assemblée ne représentaient pas nécessairement les besoins de la population. Donc que ce soit une Assemblée nationale ou bien l’exécutif qui prend les décisions tout dépend de l’ancrage de ce pouvoir-là au niveau de la société. Si ce pouvoir-là est le reflet de la population  il prendra les décisions conformément aux aspirations de la population. Si ce pouvoir est en décalage avec la population, les décisions qu’il prendra seront en déphasage avec les aspirations de la population. Donc c’est une question de classes et d’orientations.

Kyélem est aujourd’hui Premier Ministre et ne sait pas dire quels sont les risques du système qu’il préconise. Il répond « des risques je ne sais pas » mais comme il y en avait aussi dans l’autre système alors on avance en faisant l’autruche sur les problèmes que l’on pourrait rencontrer.  Il préfère nous expliquer ce que tout le monde sait, à savoir que la démocratie esclavagiste est une mascarade de «pouvoir du peuple».... qui est le "pouvoir du peuple des esclavagistes".... les esclaves n'ayant pas élu ni Macron ni Biden ni Poutine le nouveau pillard de l'Afrique.

Comme la démocratie est une mascarade de « pouvoir du peuple », alors il préconise de supprimer complétement le pouvoir du peuple.

Alors qu’il a connu le système qui permet de concrétiser le pouvoir du peuple, les CDR.


DOP 1983 de Thomas Sankara «Nous ne pouvons pas accepter de mettre les CDR de côté. Il n’y a pas deux Burkina Faso. Il n’y a qu’un seul Burkina Faso : le Burkina Faso des CDR.Il commence avec les CDR et finit avec les CDR. C’est pourquoi, il faut que là où il n’y a pas encore des CDR qu’ils soient rapidement constitués. Partout où se trouvent des Burkinabè, le premier réflexe doit être pour eux de constituer un Comité de défense de la révolution parce qu’ils sont et existent grâce à la révolution. Et s’ils ne le font pas, ils vont à l’encontre de la révolution et il n’y a pas de raisons qu’ils bénéficient des bienfaits de la révolution».

Le journaliste : Alors qui pour diriger la transition un militaire ou un civil ?

Apollinaire Kyélem : Ecoutez je me suis déjà prononcé sur ce point. Moi militaire, civil, jeune, vieux, homme, femme, ça n'a pas d'importance ce qui compte c'est la compétence et c'est l'intégrité et la vertu de la personne. Quelle que soit la personne, si la personne est vertueuse elle va gouverner en fonction des aspirations du peuple et en fonction de la droiture. Quelle que soit la personne, si la personne est hypocrite, fausse, tourner vers l'enrichissement qu'il soit militaire qu'il soit femme qu'il soit homme etc, il va dévoyer la gouvernance vers ses propres intérêts. Donc les

débats militaires civils n’ont pas d’importance. Il y a des militaires pourris comme il y a des civils pourris et vendus donc ça n'a pas d'importance. L'essentiel c'est de chercher l'homme qu'il faut, l'homme charismatique qu'il faut, capable d'engager la société vers des voies nouvelles de sorte que le pouvoir qui viendrait après la transition ne puisse pas aller, ne puisse pas trop reculer par rapport à l’orientation que le gouvernement de la transition aura fixé pour le peuple. C'est ça l'essentiel.

Notre réponse à nous, Sankaristes, ce n’est pas de dire comme Kyélem on s’en fiche que les personnes au pouvoir soient des militaires ou des civils. Les militaires doivent être désignés par des civils. Et donc 2 militaires par comité de 25 délégués. Deux militaires pour 25 ! Ni plus ni moins !!!

« L’essentiel est de chercher l’homme qu’il faut dit-il »,l

Donc pour Kyelem le déserteur le pouvoir doit donc être dans les mains d’un seul homme.

Kyelem prétend chercher un héros - lui en  réalité ! Alors que le seul héros doit être le peuple libre ! Ce que les Algériens qui ont fait la révolution algérienne du 11 décembre 1960 l'avaient compris


SAMEDI 15 NOVEMBRE 2014

Si Thomas Sankara était un héros c'est parce que le peuple voltaïque était un héros. Sans l'intelligence politique des Voltaïques de 1983, Thomas Sankara n'aurait pas pu prendre le pouvoir et le conserver quatre années. La preuve c'est que les Burkinabè - malgré la trahison de leurs diplômés de la formoisie - continuent à aspirer à la reconstruction des CDR

Les héros seront visibles dans la population où l'on verra surgir de nombreux délégués de CDR qui monteront jusqu’au niveau le plus élevé de l’État.

On verra des lieutenants et des sergents, des institutrices et des instituteurs, des infirmières et des petits fonctionnaires révéler tout à coup des compétences immenses justifiant leur nomination (pour six mois) au comité exécutif du CNR, le gouvernement légal du Burkina Faso.

Le journaliste : Alors est ce que l’homme qu’il faut peut-être est Ibrahim Traoré ?

Apollinaire Kyélem : Moi je pense que c'est lui qu'il faut. C'est lui qu'il faut pour moi. Pour moi, faut pas qu'il commette d'erreur. Vous savez pour pouvoir gouverner il faut aussi connaître l'histoire. Je ne sais pas si vous savez qui est Patrice Lumumba ?

Patrice Lumumba était le premier ministre du Congo belge. Voilà. Il a commis l'erreur - parce que aux élections qui sont passées son parti était majoritaire (est-ce que vous avez vu?) mais il aurait pu choisir d'être Président mais il a choisi d’être Premier Ministre parce que la Constitution confère plus de pouvoir au Premier ministre. Donc il a pris le poste de Premier ministre, il a laissé la présidence à Joseph Kasa Vubu . Est-ce que vous avez vu ? Erreur fatale parce que même si le premier ministre a beaucoup de pouvoir, le président même s'il a un rôle symbolique, a un pouvoir de démettre le premier ministre ou alors de signer des traités internationaux. Donc ça a permis à Joseph Kasa Vubu, qui bien que n'ayant pas autant de poids que Patrice Lumumba, qui sur le plan  international était considéré comme le chef de l'État, donc ça a permis de semer des intrigues qui ont abouti à l'élimination de Patrice Lumumba. De même si vous remarquez par exemple au Mali à côté, ce sont les colonels Diaw et Assimi Goïta, Maïga qui ont fait le coup d'État. Donc ils ont succombé aux sirènes internationales et ils ont appelé  Bah N’Daw qui est venu comme président avec Moctar Ouane comme Premier Ministre. Vous avez vu ce qui s'est passé ? Ils ont trahi leur voie, c'est pour ça qu’ils étaient obligés de le refaire pour récupérer leur chose. Ici au Burkina, ça a été la même chose. Ce sont les Ibrahim Traoré  qui ont fait le coup d’État le 24 janvier, il l’ont donné à Damiba qui a trahi leurs voix. Ils ont récupéré leur chose. Faut pas qu’ils commettent l’erreur de se faire récupérer encore en remettant le pouvoir à quelqu'un d'autre. Voilà celui qui se bat pour quelque chose c'est pour lui la chose. Vrai ou faux ?
Voilà comme l’a dit Damiba lui-même c'est ça.
Ibrahima s'est battu pour la chose donc c'est pour lui la chose. Et il y a un autre élément qui intervient. Ibrahima a pris le risque - il a pris le risque, il a mis en cause sa vie si le coup d'État avait échoué qu'elle voulait être son sort, s'il y avait eu des affrontements ( parce que tout était possible, il pouvait succomber pendant les combats) donc il a engagé sa vie pour le changement – donc il assume le pouvoir.
Il y en a qui disent que voilà, qu'il était un jeune capitaine qui a des colonels il y a des généraux et que au nom de la hiérarchie militaire, il devrait laisser le pouvoir aux plus gradés. Je dis, mais non où étaient ces gradés-là ? Donc c'est la raison de complice de la situation. Donc si on remet le pouvoir à ces gradés-là, étant complice du régime renversé, ils vont œuvrer à saboter leur ligne. Comme ça a fait pour Kasa Vubu par rapport à la ligne de Patrice Lumumba au Congo belge comme N’Daw et Ouane l’ont fait au Mali par rapport à la Ligne d’Assimi Goita. Donc s’ils commettent l'erreur de remettre le pouvoir à un milieu plus gradé sous prétexte qu'il est plus gardé, ils en payeront le prix. Et comme l’a dit Saint-Just au moment de la Révolution française, celui qui fait la révolution à moitié creuse sa propre tombe . Qu'il retienne cela « celui qui fait la révolution à moitié creuse sa propre tombe ». 
Donc il faut qu'il garde le pouvoir et qu'il assume.
Si c'est bien il en récoltera les fruits. Si c'est pas bien aussi il payera les conséquences.
Donc pour moi il n’y a pas quelqu'un d'autre qui peut assumer le pouvoir d’Etat comme une chose comme Ibrahim Traoré.

Kyélem décrit le fonctionnement de sa classe sociale la Formoisie compradore. S’ils font un effort, il leur faut en échange une récompense. Si tu passes du temps à apprendre tu as un diplôme qui te donne un gros salaire. Si tu te bats dans un coup d’État alors il te faut une récompense et la récompense c’est le pouvoir. Comme le diplôme tu ne le partages pas avec ton voisin de classe, ton pouvoir tu ne le partages avec personne, tu le gardes pour toi seule. La population dans son délire n’est qu’un décor.

Dans la logique de Kyélem celui qui a pris des risques en faisant le coup d'Etat doit être celui qui récupère le pouvoir. Alors pourquoi a t-il lui accepté le poste de Premier Ministre alors qu'il n'a pas participé au coup d'Etat ?
Quand la soupe est bonne, les "achetables" sont démasqués.

 Et moi je souhaiterais même qu'il n'y ait même pas de premier ministre. Il assume le pouvoir comme Thomas Sankara assumait le pouvoir sans Premier ministre et qu’il légifère par ordonnance. Là ça va aller vite.
Parce que nous-même, premier ministre tout ça là, ça crée un intermédiaire entre le président et le gouvernement, donc ça accroît les lourdeurs administratives, alors que lui-même, il dit qu'il faut aller vite voilà. Donc voilà mon point de vue sur ce point.

Kyélem ment. Thomas Sankara n'a jamais gouverné seul. Il y avait les CDR.

Les Comités de Défense de la Révolution (C.D.R.) qui sont une émanation du Conseil National de la Révolution (C.N.R.), constituent l’organisation authentique du peuple dans l’exercice du pouvoir révolutionnaire. Ils sont l’instrument que le peuple s’est forgé pour la maîtrise souveraine de son destin. Ils ne sont pas un parti. Ils sont un mouvement de masse auquel adhère le peuple sur la base de la plate-forme anti-impérialiste dégagée par le discours d’orientation du 2 Octobre 1983. L’adhésion méconnaît l’appartenance à un clan, à une région, à une religion donnés.
Ainsi que l’indique leur dénomination, les C.D.R. ont pour mission de défendre la Révolution Démocratique et Populaire (R.D.P.). Défendre ici, signifie sauvegarder les acquis, garantir la continuité, œuvrer en vue d’atteindre les objectifs visés sur tous les plans. Ainsi les C.D.R. doivent participer activement :
– à la construction socio-économique du pays, et à son épanouissement culturel ;
– au maintien de la sécurité et de la défense militaire du Pays ;
– à la formation politique et idéologique du peuple ; ce qui présuppose que les C.D.R. se constituent en creusets permanents de formation, de diffusion des idées révolutionnaires ;
– à la destruction de toutes les entraves au développement économique et social, notamment la destruction des entraves à l’émancipation de la femme et la solution des problèmes du monde paysan.
Mais toute organisation, si elle entend être opérationnelle, doit se fonder sur une discipline interne. Les C.D.R. fonctionnent sur le principe du centralisme démocratique. Thomas Sankara extrait Statut général des CDR

 "IL RESTE DEUX ANS" DONC KYELEM PREVOIT
 LE RETOUR DES COMPRADORES EN 2024 !!

Le journaliste . Donc comment entrevoyez-vous la transition là qui va venir ?

Apollinaire Kyélem : Je ne comprends pas votre question

Le journaliste : comment vous voyez la transition là qui va venir ?

Donc moi, je garde espoir. D’autant plus qu’il reste 2 ans maximum selon le calendrier établi au préalable voilà même si c'est le calendrier peut être revu à la baisse ou à la hausse il reste 2 ans. Et en deux ans je ne crois pas que beaucoup de choses puissent arriver de pire que ce que nous avons déjà subi donc moi je vois ça de façon heureuse donc je vois ça sans inquiétude et je pense que les jeunes officiers qui sont là sont assez engagés et donc je pense qu’ils pourraient trouver les solutions à nos problèmes au cours de cette transition.

Un révolutionnaire ne s'étend pas sur ses ressentis mais sur les tâches à réaliser pour que la faim ne puisse plus exister au Burkina, pour que chaque Burkinabè sache lire et écrire, pour que le pays puisse se développer économiquement sans dépendre de l'extérieur. Pour que chaque jeune ait comme avenir de devenir ingénieur ET chercheur ET artiste !

Les supersankaristes proposent les moyens d'arriver à ces objectifs, les institutions CDR. 

Kyélem est tranquillement en train de dire qu'il voit l'avenir de manière "heureuse" quand actuellement 1 enfant sur 10 ne mange pas à sa faim.
Il attend que les officiers trouvent "des solutions à nos problèmes".
Et c'est lui qui est aux commandes actuellement depuis sa nomination comme Premier Ministre par Ibrahim Traoré.
On va rapidement voir le naufrage de l'imposteur déserteur !

Le journaliste : donc nous sommes à la fin de cet entretien est-ce que il y a un point sur lequel vous souhaiteriez répondre ?

Apollinaire Kyélem :  non bon non pas du tout c'est vous qui m'avez posé la question. Moi je vous ai dit j'ai essayé de vous répondre donc je n'ai pas de points particuliers. Sinon que moi j'appelle la jeunesse révolutionnaire du Burkina Faso à s'organiser parce que ici on sent que la jeunesse a des aspirations, mais elle ne sait comment les traduire en action, et elle est souvent déboussolée parce qu’ il y a des sirènes de toutes parts qui l'appellent. Alors que souvent c'est pas ce qu'il faut faire mais, n'ayant pas de formation suffisante elle se laisse souvent entraîner hors des ornières qui feront

son bonheur donc, j'appelle la jeunesse burkinabè à se former politiquement techniquement professionnellement pour savoir où elle va et ne pas se laisser entraîner comme ça n'importe comment, voilà. Y’en a qui disent qu'il faut, qu'il faut par exemple reprendre les relations avec la France et s'allier à la Russie etc. Je dis non, ce n’est pas une question de quitter X pour aller avec y non il revient au burkinabè de tirer profit de chaque partenaire voilà avec la France nous pouvons avoir des intérêts à défendre et à obtenir avec la Russie nous pouvons avoir des intérêts à défendre et à obtenir, avec n'importe quel pays qui coopère avec nous on peut avoir des intérêts à défendre et acquérir c'est à nous maintenant de savoir qui nous sommes ce que nous voulons et de voir quelle utilité peut nous être par rapport à chacun des partenaires . Mais le drame des Africains est qu'ils ne savent même pas ce qui ils sont.

Ils ne savent pas ce qu'ils veulent donc il navigue à vue. Il revient d'abord de savoir qui tu es et ce que tu veux. Une fois que tu sais qui tu es et ce que tu veux tout devient simple. Voilà chacun sait que ça n'allait pas parce que dans le cadre de ton identité ou dans le cadre de ce que tu veux tu sais que c'est pas bon pour toi. Et si tu ne sais même pas qui tu es, ce que tu veux mais on te balade de gauche à droite. Comme on veut dans la donc je dirais que le message pour la jeunesse c'est de savoir qui elle est, ce qu’elle veut et à partir de là tout devient simple. 

Encore une fois Kyélem est condescendant et méprise la population. 

Qu’est ce qu’il en sait que la jeunesse ne sait pas qui elle est et ce qu’elle veut.

Evidemment si on empêche les jeunes de s’autoorganiser en CDR ils n'ont pas l’occasion d’exprimer ce qu’ils veulent

Kyélem travaille au service des diplômés compradores et donc de leurs maitres, les capitalistes impérialistes. C'est un ennemi de l'égalisme sankariste. Kyélem cache donc sa traîtrise par des références à des figures révolutionnaires africaines, Sankara et Lumumba.

Mais il ne cite pas Amilcar Cabral qui a dénoncé sa classe sociale, la formoisie. Cette formoisie compradore qui soutient le coup d'Etat d'Ibrahim Traoré. Cette même formoisie compradore qui soutient Assimi Goita et ne veut pas des CDR Sankara. Cette Formoisie compradore qu'Amilcar Cabral appelait "petite bourgeoisie intellectuelle" et qu'il appelait à se "suicider pour renaître en travailleur" et qu'il dénonçait encore dans son discours sur le "Cancer de la trahison" durant les obsèques de Kwamé NKrumah à Conakry.

"Pour ne pas trahir ces objectifs, la petite bourgeoisie n’a qu’un seul chemin: renforcer sa conscience [P.169] révolutionnaire, répudier les tentatives d’embourgeoisement et les sollicitations naturelles de sa mentalité de classe, s’identifier aux classes laborieuses, ne pas s’opposer au développement normal du processus de la révolution. Cela signifie que, pour remplir parfaitement le  rôle  qui lui revient  dans la lutte de libération nationale, la petite bourgeoisie révolutionnaire doit être  capable  de se  suicider  comme classepour ressusciter comme travailleur  révolutionnaire, entièrement identifiée avec les aspirations les plus profondes du peuple auquel elle appartient
Cette  alternative — trahir  la Révolution ou se  suicider comme classe — constitue le choix de la petite bourgeoisie dans le cadre général de la lutte de libération nationale." Extrait de Amilcar Cabral.  Unité et lutte. — I. L’arme de la Théorie.— François Maspero,Paris.  1980, pp.167-169
La vie de Kyélem le déserteur est l'exact contraire du "suicide sociologique" préconisé par Amilcar Cabral. Un petit arriviste déserteur confortablement installé dans sa classe sociale : la formoisie compradore Franceàfric qui se Russieàfric peu à peu